Katatsu-chan : La voici la voilà, cette suite tant attendue ! Encore pardon pour mon rythme de publication aléatoire (j'ai l'impression de tout le temps m'excuser).

Ryuga : Ta gueule.

Katatsu-chan : Cette politesse dès le matin ça fout la pêche dit-donc !

Gingka : il est de mauvais poil, fais gaffe !

Katatsu-chan : Comment tu peux savoir ça toi ?

Gingka : C'est mon détecteur de menace potentielle Ryuga. Et là, il est dans le rouge.

Katatsu-chan : Parce qu'il a des degrés d'énervement en plus !?

Gingka : d'habitude il est dans le orange…

Ryuga : Je vous entends vous savez !

Katatsu-chan :*Ricane*Tu veux un verre de lait pour te calmer ?

Ryuga : …

Gingka : en général quand il se tait, c'est le signe qu'il faut se mettre à courir.

Ryuga : …

Katatsu-chan : …

Gingka : Cours.

Réponse Shini : T'inquiètes pas, je n'ai pas l'intention d'abandonner mes fics, je suis juste très occupée. (Le bac, les heures de conduite, les devoirs, les recherches d'écoles pour l'année prochaine… Ma vie est nulle) Et pas de panique, je le prends pas mal, vu mon rythme de publication totalement anarchiquement aléatoire !

Sur ce, bonne lecture !

Est-ce qu'on peut dire que Gingka passait actuellement le pire moment de sa vie ? Oui carrément ! Il était là à déprimer seul dans un bar, après avoir enchaîné quatre ou cinq ; il avait déjà perdu le fil ; verres d'un saké bien fort. Et autant dire qu'il n'en menait pas large, le rouquin, qui avait une résistance à l'alcool très peu développée, était déjà aux trois quart bourré. Son cerveau embrumé par l'alcool le faisait souffrir comme pas possible, et la puissante musique qui sortait des enceintes du bar n'était en rien pour arranger les choses.

Le bladeur de l'automne était déjà quasi sûr de ne pas se souvenir de sa soirée le lendemain matin, mais ça il s'en fichait. Ce dont il se fichait moins, en revanche, c'était le fait que Ryuga l'avait abandonné comme une vieille chaussette, et qu'il n'avait pas encore absorbé assez de saké pour oublier ça ! Ni une ni deux, il se resservit un verre et l'avala d'une traite.

Le blanc l'avait laissé tomber comme une vieille chaussette, et il avait juste l'impression d'avoir le cœur brisé en mille morceaux…

-Ça s'appelle un chagrin d'amour ça mon p'tit gars !

Ha. Apparemment il avait pensé à voix haute. Mais c'était vrai quoi ! Il n'avait rien fait de travers ou qui vexerait le blanc non ! Non ? Bâ après tout, il pouvait toujours retourner au B-Pit et déprimer tout seul, ça c'était quelque chose qu'il savait faire ! Et il n'aurait même pas besoin de Ryuga pour ça, Na !

Quelques verres de plus plus tard, le rouquin était désormais affalé de tout son long sur le bar. Ha elle était belle la légende vivante du Beyblade ! Mais le jeune homme était déjà trop bourré pour se soucier du regard des gens, et pis de toute façon, les seules personnes présentes dans l'établissement était plus ou moins dans le même état d'ébriété.

Gingka poussa un soupir à s'en fendre l'âme. Les nombreux verres qu'il avait avalé ne parvenaient même pas eux-mêmes à lui faire oublier le fait que Ryuga avait disparu. Pourquoi l'avait-il laissé tomber comme une vieille chaussette ? Il poussa un autre soupir, c'était sûrement parce qu'il était minable. Oui c'était sûrement ça ; bladeur de l'automne dépressif et insupportable qu'il était, il avait fait fuir l'autre. En y réfléchissant bien, c'était pour ça que Madoka l'avait lâché. Et la preuve en était là : il parcourait toujours le monde comme quand il était adolescent avec ses amis, mais maintenant, ces derniers avaient tous trouvé de quoi aller de l'avant ; c'était sûrement pour ça aussi que ces derniers n'avaient plus le temps… Mais lui était resté au même stade. Conclusion : il était minable ! Il était juste minable.

Et Ryuga lui manquait déjà…

Le possesseur de Pegasus se demandait encore pourquoi l'autre était parti. Il lui manquait affreusement. Il s'était énormément attaché au blanc, qui pourtant avait été son ennemi autrefois. Maintenant qu'il connaissait ce dernier beaucoup mieux qu'avant, il savait que la véritable personnalité du blanc se cachait derrière une carapace, et que sous cette dernière, l'autre savait se montrer gentil, même si cela restait maladroit.

Le barman fixa d'un air contrit le rouquin affalé sur son bar, et qui se lamentait sur son sort, répétant qu'il était minable, qu'il ne savait rien faire tout seul et que c'était pour ça que tout le monde l'abandonnait. L'homme soupira, et jeta un regard sur la salle, d'un côté il y avait les types bourrés qui continuaient de boire gaiement en chantant des chansons paillardes, de l'autre, un dépressifs en train de chialer sur son bar, et au fond de la salle, un autre dépressif, celui-ci aux cheveux blanc, la tête dans ses bras et affalé sur la table, qui était arrivé quelques heures avant l'autre. Le barman détestait ça. Il préférait de loin les gens joyeux, les dépressifs, ça le déprimait lui aussi…

Un homme se rapprocha du bar, titubant légèrement, pour commander une autre boisson. Il remarqua le rouquin et lui tapa dans l'épaule.

-Hé mon gars *hips* pleurer c'est pour les fillettes !

Le barman fronça les sourcils et jeta un regard noir au type qui venait de parler, et qui venait de placer une remarque bien misogyne. Respectez les femmes bon sang !

Le rouquin eu cependant une réaction : il arrêta de se lamenter sur son sort et se leva d'une démarche un peu gauche, repoussant l'homme, qui le tenait par l'épaule.

-J'fais la fillette si j'ai envie… pas tes oignons.

Gingka était énervé. Quel était ce connard qui venait le déranger dans sa dépression !? On avait même plus le droit de chialer tranquille bordel !? Mais bon, il n'était pas très menaçant ; il peinait à tenir sur ses jambes et devait se tenir au bar pour ne pas s'écrouler par terre. Ha ! Et il avait envie de vomir aussi.

-Bâ alors ! *hips* la fillette s'énerve !?

Le rouquin fixa le type sans rien dire ; il n'avait même plus assez d'énergie pour s'énerver. Et puis il avait la flemme en plus. Et il avait toujours envie de vomir. Et surtout, il voulait Ryuga…

Soudain, quelqu'un se précipita sur le rouquin par derrière ; manquant de le faire tomber, lui que ne tenait déjà pas très bien sur ses jambes. L'inconnu se glua à lui, et deux bras vinrent lui enserrer le torse si fort qu'il en aurait régurgité sa consommation d'alcool.

-Giiingkaaaa j'ai cru que j't'avais perduuuuu… gémit la personne qui le tenait sans vouloir le laisser partir.

Le rouquin écarquilla les yeux ; cette voix, il la reconnaîtrait entre mille ! Mais ohé, il était bourré faut pas trop s'avancer, on était jamais à l'abri d'une hallucination auditive ! Il essaya de se retourner, histoire de vérifier, mais l'autre était tellement glué à lui qu'il ne réussi à rien. Le type qui le tenait fermement le serra encore plus ; bordel il allait étouffer ; et enfouit son visage dans le cou du bladeur de l'automne.

Là, Gingka sentit des cheveux lui chatouiller la joue. Il tourna légèrement la tête, pour tomber sur une masse de cheveux blanc, percés d'une mèche rouge sang.

-RYUGA !

Le rouquin se retourna brusquement, et serra le plus fort possible le blanc dans ses bras. Ce dernier lui rendit son étreinte, et ils restèrent là à se câliner, jusqu'à ce que l'homme les interrompe :

-Hoho ! *hips* On a un couple de petites frappes !

Ryuga se détacha de Gingka, mais ne le lâcha pas. Il adressa au rouquin un sourire innocent ; qu'il n'aurait absolument pas fait s'il avait été sobre, mais il avait bu beaucoup trop, surtout qu'il était arrivé quelques heures avant le rouquin, ça faisait donc un petit moment qu'il était complètement torché.

-J'peux lui casser la gueule ?

Gingka, qui lui non plus n'avait plus toute sa tête, lui rendit un sourire éclatant et répondit instantanément avec enthousiasme :

-Je t'en prie !

Il n'en fallu pas plus pas plus à Ryuga. Il se précipita sur le type qui les avait insulté ; presque en trottinant tellement il était content. L'homme le vit arriver avec un sourire innocent sur le visage, mais n'eut pas le temps d'aller au bout de son observation : Ryuga lui balança un high kick digne des plus grands films de baston de la planète en pleine face. L'homme fut assommé sur le coup, et alla s'écraser sur une table, plusieurs mètres plus loin.

-Wow ! Joli ! Lança Gingka en applaudissant.

Ryuga se retourna vers lui et fit une petite révérence pour saluer son public ; en l'occurrence le bladeur de l'automne.

Mais les petits copains du type bourré n'avaient rien manqué de la scène, et laissant tomber leurs chansons paillardes, ils se dirigèrent vers les deux acolytes avec un air menaçant, prêts à venger leur camarade. Après tout c'était pas un type tout seul, totalement bourré et aux cheveux décolorés qui allait les ridiculiser.

Our mother always used to sing our praises from the rooftops ~
Although we caused her trouble you and I were thick as thieves !

Du moins c'est ce qu'ils croyaient. Mais cela ne se passa pas du tout comme ils l'avaient prévu !

You fought your demons and deserved to have succeeded further ~
But you slipped and fell my little Kabaneri girl !

Ryuga accueilli le premier avec une droite dans l'estomac, puis le mit définitivement à terre d'un coup de genoux dans le visage. Gingka continuait à applaudir derrière en rigolant comme un débile, ses encouragements galvanisant le blanc, qui ne se gênait pas pour s'en donnait à cœur joie et sortir toute sa frustration dans ses coups. Même bourré il était badass !

Your will was stronger than any of all my powers
Your voice of reason, like a soothing stream beside my bed ~

Un des types approcha le blanc par derrière, pendant que ce dernier était occupé à casser la figure d'un autre. Le rouquin réagit au quart de tour ; on ne touchait pas à SON Ryuga ! Il bondit de là où il se tenait, et balança un coup de pied magistral dans les bijoux de famille de celui qui avait osé approcher Ryuga.

When I was terrified you'd talk to me for hours
I wanna hear your voice now !

Ce dernier se retourna et éclata de rire quand il vit le type qui se tortillait par terre en hurlant et se tenant l'entrejambe (R.I.P ses gonades !). Le blanc tendit ensuite sa main à Gingka avec un sourire espiègle. Le rouquin la prit instantanément, et Ryuga attira le rouquin à lui, prit son autre main, et l'entraîna dans un pas de danse, rythmé par la musique qui sortait des enceintes.

What would you say?

Le pas de danse servit à esquiver le coup d'un énième type bourré, puis il se séparèrent, Gingka laissant Ryuga mettre à terre celui qui venait d'avoir le culot de les attaquer.

Move on, 'cause I'm gone
Now you're talking to a shadow

Un autre attaqua le rouquin. Ce dernier se mit à tourner autour d'une table en courant pour lui échapper. L'homme le suivit, et ils tournèrent plusieurs fois autour de la table, sans qu'il ne puisse attraper le bladeur de l'automne. Soudain, ce dernier monta sur la table, et sauta à pieds joints sur la tête de son attaquant.

Look there! People so scared !
Hit your mark with every last arrow !

Ryuga poussa un sifflement admiratif, avant de balancer une pauvre chaise qui n'avait rien demandé dans la tête d'un autre homme.

Be here, ready your spear !
The path you've got to follow ~

Gingka vit ensuite arriver un poing vers son visage, qu'il se prit de plein fouet. Le possesseur de Pegasus dû se rattraper à une table pour ne pas tomber, tandis que l'homme, emporté par son élan, tomba par terre, puis se fit assommer d'un coup de pied en pleine face de Ryuga.

Is more deadly each year !

-C'EST MA PROPRIÉTÉ, PAS TOUCHE ENFOIRÉ ! Hurla le blanc.

Their sins were paid in blood so go!

Ceux que Ryuga avait déjà mit à terre se relevaient déjà et les encerclèrent, prêt à leur mettre une dérouillée. Gingka rejoignit l'ancien bladeur, et les deux se mirent dos à dos, faisant face à leurs agresseurs. Chacun abordait un petit sourire en coin, nullements inquiétés par la situation ; le taux d'alcool circulant dans leurs veines aidant un peu.

The sins of all our fathers ~
We've paid enough in battle !

Les hommes se jetèrent sur eux, et la suite ne fut plus que chaos et échanges de coups désordonnés. Cela dura un bon moment, jusqu'à ce que les deux acolytes eurent mit à terre tous les hommes. Ryuga saignait du nez et avait du sang plein la figure, mais il s'en était mieux au final mieux tiré que Gingka, qui lui, était sûr que son corp entier n'était qu'un gigantesque hématome. Mais bon, ils s'étaient bien défoulés !

This is your chance for freedom!
Lots of love your next of kin ~

Les deux compères se regardèrent, fiers de leur coup, avant de se tomber dans les bras et d'éclater de rire…

-SORTEZ DE MON BAR !

Ryuga et Gingka sursautèrent et se retournèrent vers le gérant du bar, un air coupable d'enfant prit en faute scotché sur leurs visages. Il se retrouvèrent face au patron rouge de colère qui leur montra le désastre régnant dans la pièce d'un grand mouvement du bras. Effectivement, c'était pas joli à voir, les chaises étaient renversés, des morceaux de verre brisé et d'alcool jonchaient le sol…

Alors que le gérant s'approchait d'eux avec un air menaçant, les deux se regardèrent, hochèrent simultanément la tête… Et partirent en courant vers la sortie, immédiatement suivis par le patron qui fulminait. Ils quittèrent le bar en quatrième vitesse, riant aux éclats avec l'homme qui les coursait. Ils mirent quelques minutes avant de s'arrêter, complètement essoufflés et sûrs d'avoir semé l'autre.

Là, ils éclatèrent de rire, et Ryuga se blottit dans les bras du rouquin, qui l'enlaça fermement, trop heureux de l'avoir retrouvé. L'esprit embrumé par l'alcool, le blanc devenait soudainement très tactile, pour le plus grand bonheur de Gingka, qui répondait à ses câlins avec un sourire béat.

Le bladeur de l'automne laissa alors échapper un bâillement, et ils prirent tous deux cela comme une invitation à rentrer à l'hôtel. Complètement bourrés qu'ils étaient, ils mirent au moins deux bonnes heures à retrouver l'adresse de l'hôtel. Mais ce n'était pas grave, parce qu'ils étaient ensemble, bras dessus bras dessous, riant aux éclats.

La réceptionniste les vit débouler en trottinant dans le hall. Elle les suivit du regard jusqu'à ce qu'ils disparaissent dans le couloir qui menaient à leur chambre.

Arrivés dans celle-ci, ils se mirent en boxer, et s'écroulèrent dans le même lit, où ils s'endormirent immédiatement…

XxXxXxX

Le soleil brillait déjà haut dans le ciel, les oiseaux chantaient, une légèrement brise soufflait entre les cimes de arbres… Et Ryuga se tapait actuellement la plus grosse gueule de bois de sa vie ! Bien qu'encore à moitié endormi, il sentait déjà le mal de tête pointer le bout de son nez, et c'est pour ça qu'il se refusait à se réveiller complètement ; à moitié dans les vapes, ça anesthésiait le truc vous voyez.

Et puis il était bien là où il était ; blotti entre les bras de Gingka… Wait What ! Comment il avait atterri là déjà !? Se rendant compte de cela, Ryuga ouvrit en grand les yeux et repoussa les couvertures en sautant du lit, paniqué. Il fixa pendant quelques instants le rouquin toujours endormi qui bavait sur son oreiller.

L'ancien bladeur ne chercha même pas à réfléchir ; il avait besoin d'un Doliprane avant ça, sinon son cerveau déjà fragilisé par l'alcool de la veille allait surchauffer. Il se leva et essaya de faire quelques pas… avant de se ramasser la figure par terre. Okay, ne plus jamais boire comme un trou, c'était noté.

Il se releva tant bien que mal, faisant fit du fait qu'il était complètement crevé et qu'il n'avait qu'une envie : se remettre au lit, et du décor qui tournait autour de lui, et se dirigea vers la salle de bain.

Nul ne sait où il trouva son Doliprane, mais il le trouva. Il s'apprêtait à sortir de la pièce, quand il rencontra son image dans le miroir… Et bordel il avait une sale gueule ! Des valises noires en dessous des yeux, du sang séché étalé sur la face ; vestige de la bagarre d'hier soir, il avait aussi un bleu sur la joue. Chouette tableau. Il repensa à leur petite altercation dans le bar, ou plutôt, les rares détails dont il se souvenait encore. Le blanc eu un sourire carnassier à cette pensée, ça, ça avait été marrant !

Ryuga se débarbouilla rapidement pour se débarrasser du sang séché, et retourna dans la chambre. Le rouquin dormait toujours. Pour une fois le blanc s'était réveillé en premier, chose rare. Le blanc s'assit en tailleur sur le lit, à côté du rouquin, et observa son visage endormi. Quand il se rendit compte qu'il fixait Gingka depuis un bon moment, Ryuga sentit ses joues chauffer, il avait totalement l'air d'un pervers à dévisager le rouquin comme ça !

Mais il devait bien se l'avouer, il était soulagé d'avoir retrouvé le bladeur de l'automne, il avait bien cru que ce dernier s'était barré en le laissant tomber comme une vieille chaussette. Quand il l'avait aperçu dans ce bar, son cœur avait bondit dans sa poitrine.

Il eut un sourire attendri, avant de se reprendre ; ça ne lui ressemblait pas d'agir comme ça. De simplement être fou de joie quand il avait retrouvé le rouquin, de l'avoir inondé de câlins quand il était bourré, et même d'être content de l'avoir à ses côtés. Le regard de l'ancien bladeur n'avait pas quitté Gingka. Sa simple présence le rassurait, et il se sentait bien avec lui… Rien qu'avec ce simple fait, il sentait comme si des papillons voletaient doucement dans son estomac, c'était… agréable comme sensation.

Wait, comment ça des papillons ?! Et pourquoi il rougissait comme une gamine d'un coup !? Il réagissait comme une collégienne en présence de son crush là ! Oh attendez une minute, c'était ça ? Il était amoureux ?

Bizarrement cette constatation ne perturba que très peu le blanc, qui l'accepta immédiatement. Mais une relation amoureuse ? Comment ça marchait ce truc ? Y'a pas une notice fournie par hasard ? Le visage du blanc prit une teinte cramoisie, alors qu'il se laissait tomber sur le dos, les mains sur le visage. Il ne savait absolument pas gérer ce genre de situation ! On ne l'avait pas entraîné à ça bordel ! Il était déjà pas doué pour parler aux gens, mais si on rajoutait un truc en plus, il fournissait déjà plus ! Et puis c'était Gingka quoi ! On allait pas parler du fait qu'il avait manqué du tuer son père, blessé ses amis (Ultime Bataille bonjour !). Et la liste pouvait être encore longue ! Le rouquin méritait beaucoup mieux que l'espèce d'antisocial psychopathe repentit dépressif qu'il était ! Et puis comment qu'il allait se débrouiller pour parler de ça à l'autre ? Et comment…

-Ryuga ça ne va pas ? T'es tout rouge ?

Ses réflexions furent coupées net. Heureusement qu'il avait toujours les mains plaquées sur le visage, il n'oserai plus jamais regarder le possesseur de Pegasus dans les yeux ! Aaargh vie de merde !

Mais il en trouva néanmoins le courage et fini par se redresser.

-T'as un œil au beurre noir. Remarqua-t-il.

Effectivement, le rouquin avait un coquard bien visible à l'oeil gauche, et il avait la joue complètement éraflée. Il n'était pas dans un meilleur état que Ryuga. L'altercation de la veille avait laissé des traces…

-T'as pas du Doliprane ? Gémit Gingka en se tenant la tête.

Le blanc se leva, et alla chercher la boîte de médicaments dans la salle de bain, ainsi qu'une trousse à pharmacie. Il rapporta aussi un verre d'eau que bladeur de l'automne avala d'une traite avec la gélule. Ryuga se rassit à ses côtés, et effleura sa joue…

-Aie ! Cria le rouquin en reculant soudainement.

-Bouge pas.

Le rouquin obéit instantanément, laissant l'ancien bladeur examiner sa blessure. Ce dernier désinfecta la plaie, avec une douceur dont il ne se serait jamais cru capable. Gingka le laissait faire, se laissant dorloter, et il devait bien admettre qu'il aimait ça. Il contemplait l'air concentré du blanc, alors que ce dernier appliquait finalement un pansement sur la plaie. Le voir aussi attentionné avec lui… c'était mignon.

-Voilà, j'ai fini. Déclara le blanc en rangeant tout dans la boîte à pharmacie.

-Merci Ryuga. Fit le rouquin en souriant.

Le blanc détourna aussitôt le regard, sentant ses joues chauffer. Depuis quand il rougissait comme une fillette quand Gingka lui souriait !? Ha oui, depuis qu'il s'était rendu compte qu'il était complètement amoureux !

-Pourquoi t'as disparu hier ?

Cela eu pour mérite de faire sortir le blanc de ses pensées, il rétorqua un peu plus sèchement qu'il ne l'aurait voulu :

-Tu plaisantes j'espère, c'est toi qui a disparu sans prévenir !

-Hein ? mais non ! S'offusqua le rouquin.

-Quand je suis sorti de la salle de bain, t'avais pris la poudre d'escampette ! L'accusa le blanc.

-Mais quand je suis revenu, t'étais pas là !

-ÉVIDEMMENT QUE J'ÉTAIS PAS LÀ, J'ÉTAIS PARTI TE CHERCHER DUCON !

Ryuga regretta instantanément de s'être énervé et d'avoir insulté le rouquin, tandis que ce dernier écarquilla les yeux ; Ryuga était allé le chercher ? Il s'était inquiété pour lui et était sorti le chercher ? Gingka eu un pincement au cœur en songeant qu'il avait laissé le blanc tourner pendant des heures dans la ville, alors que ce dernier devait lui aussi se dire que le rouquin l'avait laissé tomber… Et que ça l'avait tracassé au point qu'il aille se bourrer la gueule…

Et tout ça parce que Gingka était sorti au mauvais moment pour trouver un putain de cadeau, et que Ryuga aussi était sorti au mauvais moment de sa douche ! Toute cette merde pour ça bordel de merde !

-Putain on est cons… Déclara le bladeur de l'automne.

-Ça, j'te l'fais pas dire…

Ils restèrent silencieux. Ils auraient pu ne pas se retrouver ; avoir choisi le même bar pour se torcher avait quand même été un gros coup de chance. Sinon, ils n'auraient plus eu qu'à se morfondre chacun de leur côté.

Ils ne s'en rendaient pas compte, mais la présence de chacun était désormais essentielle à l'autre.

-Sinon, tu te souviens d'hier soir ? Demanda Gingka.

-Vaguement… c'était pas mal. Répondit le Blanc

Flashback

-C'EST MA PROPRIÉTÉ, PAS TOUCHE ENFOIRÉ !

End Flashback

-Ouais, c'était pas mal… Confirma le rouquin d'un air rêveur.

Lui par contre, il se souvenait parfaitement de cette soirée, et savoir qu'il était la "propriété" du blanc avait quelque chose d'extrêmement flatteur. C'était une idée qu'il appréciait grandement.

Ryuga n'avait pas tendance à dire clairement ce qu'il ressentait, il le savait, et qu'il ai dit cela prouvait plus que tout qu'il tenait à Gingka. Même s'il avait dit cette phrase quand il était bourré, et puis on le sait, in vino veritas : la vérité est dans le vin !

Les deux compères, avec leur gueule de bois, ne prirent même pas la peine de se lever et de prendre un petit dej, et se recouchèrent tout de suite. (Flemme quand tu nous tiens) Et puis la nuit avait été courte de toute façon.

Ils se réveillèrent une seconde fois en plein milieu d'après-midi. La chaleur écrasante et l'ennui les décidèrent vite à aller à la plage.

Une fois changés, ils sortirent de l'hôtel et se dirigèrent vers la mer. Dans rues, il n'y avait pas un chat ; chacun préférait rester chez lui du fait de la température qui frôlait les 30°C, ou alors à la piscine, au choix.

Quand ils arrivèrent sur la plage, celle-ci était déserte, et pour cause, la mer s'était retirée un bon kilomètre plus loin. Les deux se regardèrent ; zut, ils n'avaient pas pensé à regarder les marées. Ils n'avaient plus qu'à se baigner dans les mares d'eau ensablées et pleines de vareck ! Des bateaux de plaisance étaient posés à même le sable, coincés dans la vase.

-Pas besoin de cacher ça du coup. Fit Ryuga en enlevant son haut et en le jetant sur le sable.

Gingka acquiesça, effectivement,. Il n'y avait personne sur la plage, le blanc n'aurait donc pas de problème pour laisser sa cicatrice à l'air libre. D'un côté ça arrangeait l'ancien bladeur qu'il n'y ait personne sur la plage, et de l'autre ça arrangeait aussie rouquin, qui ne se gêna pas une seule seconde pour profiter de la vue magnifique que lui offrait le torse du blanc. Pour un peu il en aurait bavé.

Le rouquin sortit de sa contemplation, et se dirigea vers les rivage. Il clapota un peu dans les flaques d'eau de mer çà et là, écartant les algues au passage. Ryuga l'avait rejoint, et le regardait faire, assis sur un banc de sable mouillé.

Le blanc fixait l'horizon depuis un bon moment, quand il entendit un cri. Il sursauta, et se tourna vers le rouquin, qui avait finit les fesses dans sa mare d'eau salée. Ryuga se leva, inquiet, et se rapprocha du bladeur de l'automne, pour s'accroupir à côté de lui. Il lui jeta un regard interrogateur, et il n'eut même pas besoin demander ce qu'il se passait :

-C'est ce putain de crabe là !

Ryuga le regarda dans le blanc des yeux. Sur son visage on pouvait clairement lire : "et tu me dérange pour ça sérieux ?" Et d'un autre côté, il s'était inquiété pour rien. C'était beaucoup trop compliqué d'être amoureux… Mais l'ancien bladeur finit par pouffer, devant la figure indignée de Gingka, comme si le crabe venait de lui faire l'affront de sa vie.

Le visage du blanc s'orna d'un sourire malicieux ; il avait envie de taquiner le rouquin. Pendant que ce dernier reprenait son exploration entre les algues, Ryuga se mit de son côté à chercher quelque chose…

XxXxXxX

-HAAAAAAAAA !

Gingka fit un bond de deux mètres en arrière, s'éloignant du même coup de la créature que Ryuga venait brusquement de lui mettre sous le nez. Le rouquin fixa le blanc avec une petite moue boudeuse, tandis que ce dernier riait aux éclats en se tant les côtes à une main, vu qu'il avait ce maudit crabe dans l'autre.

Le blanc s'approcha avec un air machiavélique sur le visage.

-Approche pas cette sale bestiole de moi ! Fit-il en se levant brusquement et en courant quelques mètres plus loin, avant de s'arrêter en s'apercevant que le blanc ne le suivait pas.

Ryuga reposa la créature démoniaque et rejoignit Gingka, qui s'était déjà désintéressé, et fixait ses pieds. Il franchit rapidement la distance les séparant, ses pieds s'enfonçant dans la faible couche de vase.

Le rouquin dévisageait toujours ses pieds quand l'ancien bladeur parvint à sa hauteur. Et c'est vrai qu'il y avait bien quelque chose de fascinant à voir ses pieds s'enfoncer dans le sol, la vase émergeant d'entre ses doigts de pieds.

-Tu vas rester planté là à regarder tes pieds où tu viens !?

Le rouquin releva la tête. Ryuga l'avait dépassé et l'attendait, enfoncé jusqu'aux chevilles dans la vase. Il rejoignit ce dernier en quelques enjambées et se planta à côté de lui avec un petit sourire malicieux.

-C'est parti pour une randonnée spéciale vase ! Lança-t-il.

-T'as peur des crabes mais pas de la vase toi ? Qui sait toutes les bestioles qui peuvent se cacher là-dessus…

Le rouquin se retourna vers le blanc, pour croiser l'air moqueur de ce dernier. Ha mais il se foutait clairement de sa gueule ! Gingka arbora une moue boudeuse, faussement vexé, et continua son périple sur la plage, s'éloignant de plus en plus de la berge, avec les éclats de rire de Ryuga qui résonnaient derrière lui.

Plus ils s'éloignaient du littoral, plus ils s'enfonçaient dans le sol ; la vase leur arrivait maintenant aux genoux, et leur progression était de plus en plus difficile. Leurs pieds s'enfonçaient avec un affreux bruit de succion, et je vous raconte pas la galère pour extirper une jambe de la vase !

-C'est dégueulasse putain !

Ryuga se tenait en équilibre sur une seule jambe, tandis que l'autre était recouverte de vase jusqu'au genoux, lui faisant comme une chaussette de boue.

-Arrêtes de te plaindre, t'auras la peau toute douce ! Répliqua le bladeur de l'automne.

-Parce que le fait que j'ai la peau des pieds toute douce t'intéresse ? Fit Ryuga avec un regard pervers.

-Si tu veux que ça m'intéresse faudrait que t'en mettes sur tout le corps de la vase…

Gingka se donna aussitôt une baffe mentale en rougissant affreusement. Bordel il avait pas dit ça à voix haute quand même !? Ba apparemment si. Il priait pour que Ryuga n'ait rien entendu…

Manque de bol, le blanc n'en avait pas loupé une seule miette, et rougissait lui aussi comme une pivoine. "Wait il a bien dit ce que j'ai cru entendre là !?"

D'un côté il aurait presque voulu que Gingka lui saute dessus pour être sûr que son audition ne lui faisait pas défaut, et d'un autre côté, il était quand même incroyablement gêné !

Le bladeur de l'automne décida soigneusement de continuer à avancer dans la vase, en faisant style qu'il ne s'était rien passé, sans savoir qu'il venait de faire surchauffer le cerveau du blanc qui continuait à se faire des films derrière lui.

Il laissa l'histoire se tasser, avant de se rendre compte qu'ils étaient à présent très loin de la plage, et étaient à côté de bateaux de plaisance qui étaient posés à même sur la vase.

Curieux, le rouquin s'approcha du plus proche, et fit le tour de la coque. La blancheur immaculée de celle ci sous le soleil lui cramait littéralement les rétines, alors avec le sourire d'un type qui va faire une connerie, il plaqua son pied plein de vase sur la coque du bateau, et laissa une grosse trace dessus.

-Mais quel gamin…

Le rouquin renvoya à Ryuga un sourire éclatant. Ce dernier haussa les épaules, et répondit :

-Fait ça bien au moins…

Sur ce, il trempa ses mains, qui jusqu'à présent étaient restées propres, dans la vase, et les appliqua ensuite lui aussi sur la coque, laissant de belles traces de mains.

Gingka eu un grand sourire et trempa lui aussi ses mains dans la vase. Et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, les deux acolytes avaient repeint la coque du bateau d'une magnifique fresque de mains et de pieds. Une œuvre d'art digne de gosses de maternelle ! En plus la vase allait sécher au soleil, le proprio de bateau allait récupérer son bien dans un sale état ! Ça lui prendrait des heures pour tout nettoyer ! Ils eurent tous deux un sourire narquois rien qu'en pensant à la galère qu'ils allaient faire vivre à ce pauvre type. Mais c'était marrant de faire chier le monde haha !

Mais il manquait quelque chose ; Ryuga s'approcha de la coque, et avec la vase, traça les kanjis de leurs prénoms en gros au milieu de la fresque.

-Voilà ! Là c'est parfait ! Déclara-t-il.

-Vraiment magnifique partenaire ! Fit le rouquin en levant les deux pouces en l'air, un air admirateur sur le visage.

Ne voulant pas s'attarder plus sur le lieu du crime, les deux firent demi tour vers la plage. Cette fois, Ryuga marchait devant, Gingka le suivant de près.

Soudain, le blanc reçu une masse visqueuse et froide dans le dos. Il se retourna, Gingka le regardait avec un grand sourire innocent, une poignée de vase dans la main. "Ha tu veux jouer à ça !?"

Ryuga ramassa lui aussi une bonne quantité de vase, qu'il lança ensuite sur le bladeur de l'automne. Ce dernier se baissa au dernier moment pour esquiver le projectile, prenant au passage une autre poignée, qu'il lança.

Ils se balancèrent des poignées de vase pendant une bonne vingtaine de minutes, riant aux éclats. C'était à celui qui boufferait la vase en premier. Finalement, les lancers furent progressivement remplacés par des placages dans la boue.

Ils étaient totalement ridicules. Ils essayèrent de se faire tomber l'un l'autre, mais glissaient dans la vase sans atteindre leur but, tombant tout seuls, sans même avoir eu besoin de l'aide de l'autre.

Les deux compères roulèrent une dernière fois dans la vase, essayant de prendre le dessus sur l'autre. Ils ne de battaient même pas réellement, le but n'était pas de faire mal, mais de s'amuser. Ils finirent tout de même par s'arrêter, complètement essoufflés

Et ils étaient là, allongé dans la vase, riant aux éclats. Après une bataille de boue digne d'enfants de quatre ans.

Le rouquin se bidonnait en se tenant les côtes, en compagnie de Ryuga, il s'était plus amusé en quelques semaines que pendant les deux dernières années. Il se sentait bien.

Ryuga sentait la chaleur de la vase sous son dos, mais surtout les rires de Gingka, quelques mètres plus loin. Un sourire se dessina sur ses lèvres ; rien que de savoir le rouquin heureux, ça le rendait heureux lui aussi. C'était tellement guimauve ! L'amour lui faisait faire des constatations bizarres...

Le blanc roula sur le côté, observant le visage fendu d'un sourire du rouquin. L'ancien bladeur soupira, sentant son cœur battre plus fort dans sa poitrine. Il voulait bien plus que cette relation d'amitié qui s'était installée entre eux, bien plus...

Le bladeur de l'automne s'arrêta net de rire quand il sentit un poids sur son ventre. Il rouvrit les yeux, et rougit instantanément.

-Ryuga ?

Ce dernier était assis à califourchon sur son ventre, et le dévisageait d'un air indéchiffrable. La vase qui recouvrait à moitié son corps et l'eau qui perlait sur son torse lui donnaient un air fichtrement érotique selon Gingka. D'autant plus qu'il était assis sur lui ! Le rouquin sentit des papillons s'agiter dans son estomac ; le blanc lui faisait de l'effet, beaucoup d'effet.

Ne songeant même pas à la tempête qu'il avait provoqué dans le cerveau du rouquin, le blanc posa sa main à plat sur le ventre du rouquin. Ce dernier s'arrêta presque de respirer. Il sentit ses joues chauffer et son cœur commencer à battre furieusement dans sa poitrine. Ryuga le fixait toujours de ses magnifiques yeux ambrés, remontant sa main peu à peu, jusqu'à poser cette dernière sur le torse du bladeur de l'automne. Sous sa main, il sentait le cœur de Gingka s'accélérer et cogner dans sa cage thoracique.

Le rouquin fixait Ryuga. Il aurait pu se perdre dans l'ambre dorée de ses yeux, mais il était actuellement bien trop occupé à essayer de calmer le rythme de son cœur. Faites que le blanc ne se rende pas compte de l'effet que lui faisait ce simple toucher !

L'ancien bladeur eu un sourire carnassier. Alors comme ça, il faisait de l'effet au possesseur de Pegasus ? Le blanc se délectait de la manière dont le cœur de Gingka battait frénétiquement sous sa main, il se délectait de la façon dont l'autre perdait le contrôle de son corp à cause de lui…

-Ryuga ?

-hmm…

-Tu peux descendre de moi s'il te plaît…

Le blanc releva les yeux vers le visage de Gingka, qui était rouge comme une pivoine. Là le blanc se rendit compte de la position dans laquelle ils étaient… Et bizarrement, il en était blasé ; même pas gêné tiens ! Mais il libéra tout de même le rouquin. Les deux se relevèrent, encore plus vaseux qu'ils ne l'étaient.

S'ensuivit un long silence. Gingka n'osait même plus adresser la parole au blanc ; son cerveau était de toute façon bien trop en surchauffe : "pourquoi Ryuga avait-il fait ça !?". Autant dire qu'il était un peu trop en panique.

Les deux regagnèrent la plage pendant que le rouquin assomait son cerveau de questions sans réponses. Ryuga, quand à lui, avait plaqué un air blasé sur son visage. Il était tellement impassible que Gingka ne savait pas quelles conclusions en tirer.

Ils traversèrent toute la ville couverts de vase de la tête aux pieds, se fichant allègrement du regard des gens qui les regardaient bizarrement au passage. Même la fille à la réception de leur hôtel les regarda d'un air bizarre, sûrement en train de se rincer l'oeil sur les abdos de Ryuga apparents sous la vase. Heureusement que cette dernière cachait sa cicatrice d'ailleurs.

Le rouquin, en se rendant compte que la réceptionniste matait allègrement son acolyte, lui adressa un regard en biais, avant de pointer Ryuga ; qui était déjà parti dans le couloir ; le rouquin regarda la réceptionniste dans le blanc des yeux, et articula : "MINE !" Et avant de suivre le blanc, il pointa ses propres yeux avec son index et son majeur, avant de les orienter vers elle "I watch you~".

Déjà la petite scènette sur la plage était oubliée, et ils plongèrent ensemble dans le bain afin de se nettoyer. Ils ressortirent bien plus tard, habillés de leurs simples boxers, et de kimonos propres fournis par l'hôtel.

Le soleil descendait progressivement ; apparemment leur petite ballade sur la plage avait mis plus de temps que prévu. Ils avaient ouvert la porte coulissante en grand, profitant de l'air frais de la soirée. L'air avait un parfum d'été, et pour cause, ce dernier se rapprochait à grand pas. Le silence régnait, simplement brisé par le son des criquets chantant dans l'herbe. L'ambiance était tranquille.

En attendant l'heure du repas, pour tuer le temps, le rouquin avait allumé la télévision et zappait de chaîne en chaîne à la recherche d'un truc intéressant à regarder. Pendant ce temps là, le blanc était allongé sur le ventre sur un futon, soutenant son visage avec sa main libre, il pianotait à toute vitesse sur son téléphone portable.

Gingka jeta un coup d'œil à ce dernier, apparemment, il envoyait des SMS à quelqu'un, mais il était trop loin pour arriver à lire le prénom de son interlocuteur.

-Tu parles à quiiiiii ? Demanda-t-il alors en s'allongeant de tout son long sur le blanc, juste pour l'embêter.

Loin de s'en offusquer, l'ancien bladeur roula sur le côté pour laisser une place sur le futon à Gingka, bien qu'il resta collé à lui. Mais bon, ça ne le dérangeait franchement pas.

-À Kenta. Répondit-il simplement.

Le rouquin fronça les sourcils :

-Dis Ryuga ? Kenta et toi, vous êtes si proches que ça ?

-humm… Mouais, c'est mon seul ami quoi. Et puis c'est un peu lui qui m'a ramassé à la petite cuillère après le combat contre Némésis.

Ça Gingka s'en souvenait. Et la dernière fois que Ryuga lui avait raconté son passé, il avait fait ainsi cauchemar et une crise de panique. Aussi, le bladeur de l'automne décida de changer de sujet.

Mais il n'en eut même pas le loisir, car Ryuga relança la conversation :

-Mais pourquoi cette question ? T'es jaloux ? Demanda l'ancien bladeur avec un sourire espiègle.

-OUI ! S'exclama le possesseur de Pegasus, avant de rougir comme une pivoine. Merde, il avait vraiment dit ça à voix haute ?

Il regretta presque instantanément d'avoir prononcé ces mots en voyant le visage de Ryuga se tordre dans une mimique perverses Ça, il allait en entendre parler pendant longtemps, il aurait mieux fait de se taire !

-Hoooo~ Monsieur est jalouuux… Fit le blanc en se rapprochant de lui.

Oulàaaaa, le visage du blanc était bien trop proche du sien… Beaucoup trop proche…

Ryuga affichait à présent un sourire carnassier, et avec son pied, il remontait lentement le bas du kimono du rouquin…

Ce dernier nota deux informations : la première, Ryuga lui faisait du pied, la deuxième : il avait le regard fixé sur les lèvres de celui-ci, et il avait une furieuse envie de l'embrasser !

La tension sexuelle était palpable. Sans s'en rendre compte, les deux s'étaient énormément rapprochés, ils ne pouvaient plus se passer de l'un l'autre. Ils étaient tous les deux conscients de leurs sentiments, mais ils n'en parlaient pas, pourtant, ils avaient tous les deux compris inconsciemment, que leurs sentiments étaient partagés, et qu'ils agissaient presque comme un couple.

Mais au dernier moment, Gingka fut pris de panique, et avant que leurs lèvres ne se touchent, il balança l'oreiller dans la figure de Ryuga, avant de s'éloigner précipitamment de lui, reprendre le télécommande, et recommencer à zapper les chaînes en mode "il ne s'est rien passé".

Il ne sut évidemment pas qu'à cet instant, Ryuga venait de manger son dégoût, et que c'était franchement pas la meilleure chose qu'il ait mangé ! Bordel il s'était vraiment attendu à ce que le rouquin l'embrasse, pas à se recevoir un coussin dans la gueule !

Le blanc se rassit néanmoins à côté du possesseur de Pegasus en ravalant son dépit, et se mit à fixer l'écran lui aussi.

Gingka zappait toujours de chaîne en chaîne, quand Ryuga l'arrêta :

-Attends, laisses ça, c'est pas mal.

-Tu regardes des animés toi ?

Il s'agissait en effet d'un animé, qui truc intitulé "Made in Abyss" apparemment, avec des personnages tout mignons. Et en effet, Ryuga l'avait dit, c'était pas mal du tout. Tellement bien qu'ils s'enfilèrent les cinq premiers épisodes dans la soirée, avant que le programme télé ne change.

-Je m'attendais pas à ce que tu regardes ce genre d'animés mignon. Fit remarquer Gingka.

-Oh t'inquiètes pas, la suite n'est pas mignonne… Ricanna le blanc.

Et vu le sourire carnassier, le rouquin frissonna, la tête satisfaite du blanc annonçait la couleur.

-Comment ça c'est pas mignon ?!

-La suite passera demain, tu verra bien à ce moment là… Renchérit le blanc d'un air mystérieux ; il connaissait déjà la fin, lui !

Ryuga avait à peine finit sa phrase qu'il bailla à s'en décrocher la mâchoire.

-Bon aller, dodo.

Le rouquin acquiesça, éteignit la lumière, et c'est tout naturellement, que sans même y penser, il rejoignit Ryuga dans son futon. Ce dernier ne protesta même pas, plus Gingka était proche mieux c'était après tout !

Bonus : le petit voyage autour du monde de Madoka-chan, partie 2

En arrivant en Chine, la mécanicienne était plus qu'énervée, elle était exaspérée. Surtout qu'elle venait de se taper deux décalage horaire entre le Japon et les Etats Unis, puis des Etats Unis à la Chine ! Bref elle n'en pouvait plus, était sur les nerfs et la moindre contrariété pouvait la faire exploser à tout moment. Conclusion : Madoka s'était transformée en cocotte minute !

Elle dû en plus se farcir les escaliers interminables jusqu'aux temple de Berlin, maudissant la bande de crétins qui avait décidé d'aller construire un centre d'entraînement dans un trou aussi paumé !

Notre mécanicienne s'écroula littéralement de fatigue en arrivant devant les portes du temple. Portes qui s'ouvrirent comme par magie devant elle, sans l'aide de personne. Soit ils avaient des portes automatiques, ou alors un sixième sens, c'était pas possible qu'ils soient prévenus autrement, vu que le réseau ne passait même pas ! C'était vraiment le trou du cul du monde !

Et même pas quelqu'un pour lui dire bonjour bordel !

La jeune femme se releva à contrecœur, traînant sa lourde valise derrière elle. Ce n'est qu'arrivée au milieu de la cour principale que quelqu'un se décida à venir.

-Madoka ? Que fais-tu là ?

La jeune fille se tourna vers son interlocuteur, qui ne se trouvait être autre que Dashan, le leader des Wang-Hu-Zong.

"Et un bonjour ça te tuerai ?"

La mécanicienne de mauvaise humeur ne prit même pas la peine de lui répondre, si Gingka se cachait là, elle allait le trouver ! Aussi décida-t-elle de planter Dashan sur place. Elle lui fourra sa valise dans les bras, et le chinois s'écroula sous son poids : pas très musclé le leader chinois apparemment !

Impatiente et en colère, la brune retourna tout le temple de fond en comble, dans l'optique de dénicher ce crétin roux. Elle ne peut pas de pincettes, si bien que tous les élèves se rangeaient pour la laisser passer dans les couloirs. Elle faisait trop peur cette meuf !

XxXxXxX

-Bon. Où est Gingka ?

-Pas vu depuis six mois. Lâcha Xiaoxin en faisant un clin d'œil à la jeune fille dans une vaine tentative de drague.

La mécanicienne fusilla Xaoxin du regard. Celui-ci essaya de se faire tout petit. Apparemment il avait répondu avec beaucoup trop de désinvolture. Dashan se mit un facepalm : découragé par l'aptitude formidable de son coéquipier à ouvrir sa gueule dans les moments où ba… il fallait qu'il se la ferme justement.

Madoka avait pris en otage les membres de l'équipe Chinoise et du point de Beilin, afin de leur tirer les vers du nez.

-Bon. Je recommence : où est Gingka ?

-Comme te l'as dit Xiaoxin. Répéta posément Bao. Nous ne l'avons pas vu depuis six mois ; c'est à dire la dernière fois qu'il est venu nous affronter dans un tournoi officiel.

La mécanicienne poussa un soupir. Autant Xiaoxin n'était pas à prendre au sérieux, autant Bao n'était pas du genre à mentir. Elle était revenue à son point de départ.

-Vous auriez pas une idée sur où il pourrait être ?!

-Tu peux peut-être essayer du côté de l'équipe européenne ou russe ? Suggéra Aguma.

La mécanicienne hocha la tête. Ouais, elle allait faire ça. Gingka allait manger cher quand elle le retrouverait…

Les Wang-Hu-Zong ainsi qu'Aguma et Bao de recroquevillèrent sur leurs chaises, se faisaient tout petit. La colère de la jeune fille était presque palpable…

Voilà c'est tout pour le moment, j'espère que ça vous a plu ! Une p'tite review svp ?

La chanson utilisée quand ils sont dans le bar est Next of Kin de Hiroyuki Sawano (au passage Hiroyuki Sawano, best compositeur au monde)

L'anime qu'ils regardent s'appelle Made in Abyss, un shonen sorti l'année dernière en animé, c'est génialissime, je le recommande ! Au passage l'opening est vachement sympatoche aussi et les ost sont cool ! (Non je fais pas de placement de produit c'est faux)

Et j'ai toujours pas fini la victimisation de Madoka Mwahahaha XD