Katatsu-chan : ce voici le voilà ce putain de chapitre… Bruh je veux mouriiiiir….
Ryuga : Chouette !
Gingka : cache ta joie sinon elle va te défoncer…
Ryuga : ba t'façon J'me fais déjà défoncer dans ce chapitre alors… Beyblade metal Fight n'appartient pas à Katatsu-chan !
Katatsu-chan : allez on vous laisse lire ce chapitre, je parlerai après….
Le lendemain matin, Gingka avait encore dû s'occuper d'un Ryuga en mode zombie. Même si le blanc exagérait juste pour que le rouquin s'occupe de lui, sans que ce dernier ne le sache. Quel tricheur.
Ils s'habillèrent sans se presser, après tout, personne ne les attendait. La température avait légèrement baissé par rapport à la veille, mais le ciel était dégagé ; une belle journée de printemps en somme.
Les deux rassemblèrent leurs maigres affaires, ils avaient fait une longue halte à Kochi, il était temps de repartir. Ils n'étaient pas obligés, mais ils avaient tous les deux envie de découvrir d'autres endroits. Ils ne savaient pas trop où ils allaient aller, mais avaient quand même décidé de lever le camp.
En partant, ils décidèrent quand même d'acheter un sac à dos, pour mettre les choses qu'ils avaient acheté, en l'occurrence les maillots de bains. On ne savait jamais, ça pouvait resservir. Et vaut mieux prévenir que guérir. Il fallait à présent qu'ils retrouvent la moto de Ryuga, ça faisait tellement longtemps qu'ils ne l'avaient pas touchée qu'ils l'avaient presque oubliée celle-là !
-Ha au fait Ryuga… Commença Gingka en fouillant dans sa poche.
Le blanc se tourna vers le rouquin avec un regard interrogateur.
-Pendant qu'on s'était perdus, j'étais sorti acheter ça…
-Merci… Répondit l'ancien bladeur, en prenant le porte-clé que le bladeur de l'automne lui tendait.
L'objet représentait la mascotte de la ville de Kōchi (parce que oui au Japon chaque ville a une mascotte), plus précisément, qui représentait une sorte de… loutre ? Le tout était plutôt mignon.
Ça lui faisait plaisir que Gingka lui offre des trucs, même si c'était absolument ridicule, l'intention y était et ça touchait Ryuga. Ce dernier l'accrocha aussitôt avec les autres porte-clés, sur ses clés de moto.
-Ha, c'est là qu'on l'avait laissée !
Le possesseur de Pegasus courrier jusqu'à l'endroit en question, cherchant le véhicule du regard, avant de s'immobiliser. Ryuga parvint à sa hauteur, et se figea lui aussi…
Gingka fixait l'endroit vide où la moto était censée se trouver, et pu clairement ressentir l'aura meurtrière de Ryuga derrière lui. Il se retourna, l'autre était vert de rage, il ne disait rien, mais une veine battait sur sa tempe… Le blanc se craqua les doigts, et déclara d'un air menaçant :
-Bon ! C'est qui que j'bute en premier !?
XxXxXxX
Gingka soupira, le vol de la moto de Ryuga avait mit ce dernier d'une humeur massacrante. Maintenant, même le rouquin avait des envies de meurtres sur les coupables, tellement ça avait mis le blanc de mauvaise humeur ; ce dernier ne pipait mot, mais ruminait son énervement tant et si bien que le bladeur de l'automne aurait pu sentir son aura négative à dix kilomètres ! Au lieu de piquer un caca nerveux et se mettre à frapper quelqu'un, le blanc avait simplement tourné les talons, au grand étonnement de Gingka.
Ce que celui-ci avait pas vu arriver, c'était le fait que Ryuga décidé comme ça sur un coup de tête, de partir à pieds ! Ô qu'il les haïssait les gens qui volaient les motos ! C'est ainsi que Gingka et Ryuga se mirent en route, à pieds, et sans la moindre préparation, en route vers le nord, vers la ville de Matsuyama !
En réalité, Ryuga n'était pas si énervé que ça par la perte de sa moto, il s'en rachèterai une, c'était pas un problème, il était riche. Ce qui le faisait vraiment chier en revanche, c'est le fait que ses clés ne servaient désormais plus à rien. Clés sur lesquelles étaient accrochés tous les porte-clés que Gingka lui avait offert ! Bon il savait que c'était débile de s'énerver pour ça, il pourrait les accrocher autre part plus tard, mais quand même ! Il était dégouté.
Du coup, c'était parti pour une petite randonnée dans la montagne ! Bon, ce n'était pas ça qui allait les déranger, en tant que bladeur et ex-bladeur, ils étaient tous deux habitués à ce genre d'exercice. Gingka s'inquiétait quand même un peu , vu le peu de sport qu'il avait fait ces derniers mois. Bon, il avait perdu ses poignées d'amour depuis qu'il avait commencé à voyager avec le blanc, mais son corps n'était pas entraîné. Mais bon, il n'allait pas se plaindre, le voyage vers Koma après que le blanc l'ai ramassé comme une vieille chaussette avait été beaucoup plus éprouvant.
Gingka restait tout de même légèrement à la traîne Derrière Ryuga. Ce dernier s'arrêtait régulièrement pour l'attendre, il n'avait pas envie de le reperdre. Le soleil montait de plus en plus dans le ciel, la température augmentant en même temps, alors qu'ils étaient abrités sous le couvert des arbres. La région était très montagneuse, ils progressaient sur des chemins oubliés de tous.
Ryuga s'arrêta, se retournant pour attendre le rouquin. Il se sentait revenu à l'époque où il voyageait avec Kenta. Il avait été sans pitié avec le vert, ne s'arrêtant même pas pour l'attendre, ni ralentir la cadence pour lui faciliter la tâche. Mais là c'était différent ; le blanc avait constamment envie d'aider le rouquin quand ce dernier glissait sur une pierre ou peinait à grimper. Il marchait devant, essayant de choisir les chemins les moins difficiles pour le rouquin.
Mais bon, il savait qu'il ne lui rendait pas vraiment service en faisant ça, si Gingka avait l'intention de reprendre le Beyblade, il ne fallait pas qu'il soit rouillé non plus, une petite remise en forme ne faisait de mal à personne !
D'ailleurs que se passerait-il quand le bladeur de l'automne aurait envie de reprendre son Pegasus ? Le laisserait-il ? Le blanc secoua la tête ; Gingka ne ferait jamais une chose pareille. L'ancien bladeur chassa ces pensées de son esprit, pour se reconcentrer sur l'autre. Ce dernier gravissait un petit escarpement de roches. Ryuga lui tendit la main, le rouquin la prit, acceptant cette aide bienvenue. L'autre le hissa à ses côtés, tandis que Gingka lui adressait un sourire étincelant...
XxXxXxX
Ils marchèrent dans la montagne jusqu'à ce que le soleil décline à l'horizon. Après cette journée de marche, Gingka était complètement épuisé, et n'avait pas fichtrement envie de dormir sur des cailloux. Alors quand ils trouvèrent un entrepôt rempli de bottes de foins, il sauta dans celles-ci, ça grattait, mais au moins, ça allait faire un bon matelas. L'entrepôt devait sûrement appartenir à un éleveur qui stockait sa paille pour ses bêtes, ils n'allaient déranger personne en dormant là. Ryuga le rejoignit, et s'affala aux côtés du rouquin.
Le blanc ôta le sac à dos qu'il se trimbalait depuis Kōchi, et dans lequel ils avaient mis la nourriture qu'ils avaient acheté avant de partir. Parce que oui, ils avaient pensé à emmener de la bouffe. Et après un repas de sandwichs un peu secs, les deux se callèrent sur leur matelas improvisé, et s'endormirent rapidement.
XxXxXxX
Mais le rouquin ne dormit pas plus de quelques heures, il sentait Ryuga bouger à côté de lui. Le temps d'être complètement réveillé, il se rendit aussitôt compte que son acolyte était encore en proie à un cauchemar ; il se débattait dans son sommeil, essayant d'échapper à un ennemi invisible.
Inquiet, Gingka ne se posa pas plus de questions, et prit l'autre par les épaules, le secouant gentiment pour le réveiller, puis un peu plus brusquement, vu que l'autre ne se réveillait pas malgré tout. Le rouquin croisa le regard complètement perdu de Ryuga, qui sortait encore de l'un de ses cauchemars. Sa respiration était erratique et de la sueur perlait sur son front. Gingka le prit dans ses bras en attendant qu'il se calme.
Quelques minutes plus tard, le blanc se détacha de l'étreinte du rouquin. Il soupira. Il n'arriverait jamais à se rendormir ! Alors il se leva sous l'œil interrogateur de son acolyte, et se dirigea vers la sortie de la grange. Il pleuvait des cordes, mais tant pis.
-Tu vas où ?
-Faire une promenade.
Gingka se leva précipitamment, et lui barra la route.
-Hors de question ! Il pleut comme vache qui pisse, tu vas choper la crève !
-Et alors ? Rétorqua sèchement le blanc.
-QUOI "ET ALORS" !? Je m'inquiète pour toi et j'ai pas envie que tu choppes la crève !
Gingka tira le blanc par le poignet, le balança dans la paille sans aucun remords. Oui il s'inquiétait pour lui ! Et il préférait qu'il reste avec lui, au lieu d'aller ressasser ses idées noires sous la pluie ! Le rouquin s'allongea donc à côté de Ryuga, le prit dans ses bras, entrelaça ses jambes avec celles de son acolyte de façon à le bloquer et l'empêcher de partir.
-Au moindre problème, ou si tu refais un cauchemar, je te réveille okay ?
Ryuga hocha la tête sans piper mot, un peu perturbé par la proximité du rouquin. Mais il devait bien admettre que ça le rassurait d'être aussi proche de lui, et le regard que lui renvoyait le baladeur de l'automne prouvait qu'il pouvait avoir totale confiance en lui.
Mais le blanc n'avait pas fichtrement envie de se rendormir, surtout si c'était pour faire un autre cauchemar.
Gingka dû sentir son trouble, car il le colla d'un peu plus près, et lui adressa un sourire étincelant :
-Je suis là.
Ryuga sentit son cœur s'accélérer dans sa cage thoracique ; rien que quand le rouquin lui adressait ces sourires tout doux et pleins de gentillesse, il se sentait fondre. Il était devenu sacrément guimauve l'empereur dragon quand même !
Il décida tout de même de se laisser convaincre, et contrairement à ce qu'il pensait, il s'endormit rapidement, avec la présence rassurante du bladeur de l'automne à ses côtés…
XxXxXxXxX
Gingka s'éveilla le premier le lendemain matin, et constata avec soulagement que le blanc n'avait pas fait d'autre cauchemar, vu qu'il était toujours collé à lui, dormant comme un loir.
Pour être honnête, les cauchemars de Ryuga préoccupaient le bladeur de l'automne. Il se demandait à quel point cette défaite contre le dieu de la destruction avait pu marquer le blanc.
Car même si l'autre ne disait rien, il avait bien compris que ce combat avait détruit Ryuga en même temps que son L-Drago. Il avait eu des années pour s'en remettre, mais même sept ans plus tard, il gardait toujours cette cicatrice au fond de son esprit.
Gingka aimerait bien faire quelque chose pour aider l'autre, mais bon, il avait beau être doué avec les gens, il ne savait pas trop quoi faire pour aider Ryuga à oublier tout ça.
Il n'aimait pas voir le blanc dans cet état, il n'aimait pas quand il était triste. Alors il lui faisait des câlins. C'est bien les câlins.
Il sortit de ses réflexions en sentant le blanc s'agiter à côté de lui. Ce dernier s'étira, bailla à s'en décrocher la mâchoire… Puis plus rien, parce que rien à faire, Ryuga n'était pas du matin. Fallait lui faire bouffer un truc sinon, vous ne pouviez pas le faire bouger.
Gingka rigola. C'était drôle et mignon en même temps.
Le rouquin sorti donc deux sandwichs du sac, et commença à donner la becquée au blanc, qui se laissait faire sans protester. Le rouquin attaqua ensuite son propre sandwich, en jetant un dernier coup d'œil au blanc qui se léchait les lèvres… Ses lèvres putain… Gingka avait sacrément envie de les embrasser. Là maintenant.
Il fut tenté de profiter de l'état de zombie de Ryuga, mais ce n'était pas très fair-play. Et il craignait toujours de se prendre une baffe quand même.
Gingka n'avait plus aucun doute concernant ses sentiments envers Ryuga. Il ne s'était même pas encore posé la question d'ailleurs, ça lui paraissait tellement évident de toute façon. Après, à savoir si ses sentiments étaient partagés…
Ryuga ; à présent parfaitement réveillé, attendit que le rouquin ai fini son sandwich, avant de se lever, ramasser le sac et déclarer :
-Allez on se bouge, on a pas toute la journée !
Le bladeur de l'automne hocha la tête en guise de réponse et se leva à son tour avant d'emboiter le pas à son acolyte.
Ils marchèrent donc toute la journée, sans que rien de notable ne se passe. La pluie de la nuit n'avait été que passagère, le soleil était revenu et tapait sur leurs têtes. Ce temps estival annonçait un été tout proche.
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Ils arrivèrent à Matsuyama en début de soirée, il commençait à faire frisquet et ils avaient faim, aussi achetèrent-ils des pizzas à emporter. Ils se tapèrent une barre sur le souvenir de madoka couverte de croûtes au passage. Parce que ça avait quand même été fichtrement drôle cette histoire !
Le soleil baissait rapidement, tandis que les deux compagnons parcouraient les rues de la ville, dont les lumières s'allumaient peu à peu, et les vendeurs de souvenirs essayaient encore et toujours d'atrapper le moindre touriste pour leur reffourger leur marchandise made in China. Gingka attira le blanc vers l'une de ces échoppes pourries, parce comme ils étaient là, autant faire les cons de touristes.
C'était une échoppe à porte-clés d'ailleurs.
-Tiens, choisis celui que tu veux ! Déclara le rouquin.
Heureusement qu'il lui restait un chouilla d'argent, sinon il ne pourrait plus offrir de portes-clés à Ryuga.
-Mes clés de moto servent plus à rien je te rappelle… Répondit le blanc.
-T'as bien d'autres clés quand même ! T'es clés de maison par exemple… Si tu as une maison bien sûr…
-Bien sûr que oui j'ai une maison ! Je suis pas SDF non plus !
-Heureusement ! J'me serais inquiété pour toi sinon ! Bon maintenant choisis celui que tu veux !
Le blanc examina rapidement les étals, jusqu'à ce qu'un produit en particulier attire son attention :
-J'veux celui-là !
Un peu étonné par l'entrain soudain de l'ancien bladeur, Gingka se pencha vers l'objet en question. Il s'agissait d'un porte-clé représentant un petit dragon rouge japonais. Le rouquin pouffa. Évidement qu'il choisissait celui-là !
-Passe je te l'achète.
Sitôt dit, sitôt fait, le porte-clé fut en poche et accroché avec les autres, sur les clés de motos qui ne servaient plus à rien. Ce porte-clé ressemblait beaucoup à un L-Drago miniature, Ryuga était plutôt content de sa petite trouvaille, et Gingka était content que ça lui plaise autant.
Ils reprirent ensuite leur visite de la ville, visitèrent quelques trucs avant que la nuit ne tombe complètement. Les deux acolytes se prirent donc une chambre d'hôtel, que Ryuga paya, parce qu'il était riche. Gingka se demandait d'où il pouvait bien sortir tout cet argent.
Ils prirent leurs douches rapidement puis se mirent au lit.
-Je peux savoir ce que tu fais ? Demanda le blanc.
Parce qu'en effet, le rouquin venait de s'installer dans le même lit que lui et le serrait dans ses bras. Bien que cette proximité ne le dérangeait plus tellement, c'était quand même assez gênant…
-Prévention cauchemar. Argumenta le bladeur de l'automne pour ne pas avoir à changer de lit.
-Ha okay.
Les joues rouges, Ryuga se colla un peu plus à Gingka. Ce dernier abordait un immense sourire niais, bien trop content que l'ancien bladeur le laisse lui faire des câlins.
XxXxXxXxX
Le lendemain matin, chose rare, Ryuga fut le premier réveillé. Il était environ sept heures, et il prédit que le rouquin allait dormir quelques heures de plus. Le blanc trouva la force de se traîner jusqu'au réfectoire de l'hôtel malgré sa flemme du matin. Il mangea en vitesse et remonta dans la chambre pour s'habiller.
Il avait envie de prendre l'air, aussi laissa-t-il un mot pour le bladeur de l'automne ; hors de question de recommencer le même coup qu'à koshi, il avait passé une des pires soirées de sa vie !
La veille, en plus du porte-clé, il avait repéré autre chose dans l'échoppe du vendeur de souvenirs, aussi y retourna-t-il, et acheta ce qui l'intéressait... (suspeeense) Puis, il retourna à l'hôtel.
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-Enfin réveillé ?
Gingka baillâ, s'étira, avant de se tourner vers le blanc :
-C'est rare que tu sois levé aussi tôt. Remarqua-t-il
-J'avais un truc à faire. Répondit-il.
-Comme quoi ? Demanda le rouquin en haussant un sourcil interrogateur.
-C'est un secret ! Répondit-il avec un sourire malicieux.
-Mais diiiiiis !
-Nan.
Le blanc eu à peine fini sa réponse qu'il se prit un coussin en pleine poire. L'oreiller tomba à ses pieds, et il le ramassa.
-Ha tu veux jouer à ça ? Fit l'ancien bladeur avec un sourire carnassier.
-Ouais ! Répliqua l'autre en se saisissant du deuxième coussin.
Le blanc lui balança donc son oreiller dans la tronche, tandis que le rouquin essayait de faire de même. Un échange de coups épiques avec des oreillers s'ensuivit, parce que c'est rigolo les batailles de polochon !
Ryuga grimpa sur le lit, plaquant son acolyte dessus et essayant de l'étouffer avec son arme improvisée. Mais le rouquin refusait de s'avouer vaincu ; il repoussa le blanc, et ils roulèrent sur le lit. Ils Continuèrent d'essayer de se faire bouffer mutuellement des coussins pendant une bonne dizaine de minutes, roulant sur le lit, chacun essayant de prendre le dessus sur l'autre.
Finalement, ce fut Ryuga qui s'inclinant. Gingka savait pertinemment que le blanc le laissait gagner, juste parce que c'était lui ; il aurait été beaucoup moins docile avec quelqu'un d'autre que le rouquin. Le bladeur de l'automne lui bloqua donc les deux mains au-dessus de la tête, à califourchon et penché sur lui.
Là, le temps sembla s'arrêter. Gingka était si proche du blanc qu'il pouvait sentir le souffle chaud de ce dernier sur son visage. Et ce n'était pas pour le déplaire, loin de là ! Le possesseur de Pegasus fixait les lèvres du blanc, et son cerveau bugua. Il se pencha un peu plus, il était à présent tellement proche que leurs lèvres se touchaient presque, chacun pouvait sentir la respiration essoufflée de l'autre glisser sur leurs visages.
Gingka releva les yeux, vers le regard brûlant de Ryuga, et il se perdit dans les iris ambrés de ce dernier, dont le regard était indéchiffrable.
Ryuga lui aussi avait bugué. Beaucoup trop proche… Le rouquin était beaucoup trop proche de lui. Il sentait son cœur battre à cent à l'heure dans sa poitrine, comme s'il allait exploser dans sa cage thoracique.
-Heuuuuuu….. On va s'arrêter là hein ?
Le rouquin déglutit, ouais, ils allaient s'arrêter là. Ils se séparèrent, presque à contrecœur, les joues rouges et le souffle rapide. Aucun d'eux ne s'était décidé à faire le grand saut… bon bâ ça sera pour une autre fois hein !?
XxXxXxXxX
Gingka et Ryuga étaient attablés à un restaurant quelconque, quand le portable du blanc sonna. Le rouquin haussa un sourcil en une question silencieuse, tandis que l'autre lisait son SMS.
-C'est Kenta, il est à Hiroshima pour la promo dans tournoi, il demande si je veux bien le rejoindre.
Gingka eu un grand sourire. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas vu son meilleur ami !
-Hé bien qu'est-ce qu'on attends !?
-Pas si vite, faut trouver un bateau pour Hiroshima. Et puis il ne sait pas que tu est avec moi, ça ne te dérange pas qu'il te voie ? Après tout tu t'es barré sans rien dire…
-La vie est pleine de surprises ! Kenta va pas me trucider pour ça… Pas comme Madoka quoi !
-Moui. Ça c'est sûr…
Rien qu'à entendre son nom, Ryuga avait envie de la défoncer. Cette connasse avait osé faire souffrir son rouquin ! Et oui maintenant le bladeur de l'automne était sa propriété exclusive !
-Ouais faut juste qu'on trouve un bateau, en espérant qu'il y ait des navettes touristiques en partance pour Hiroshima… renchéri le blanc.
Les deux partirent donc pour le port, et cherchèrent d'abord à trouver des navettes qui faisaient l'aller-retour. Malheureusement pour eux, la pleine saison n'était pas encore là, aussi ils ne trouvèrent rien. Ils n'eurent pas plus de chance en demandant à des particuliers, qui avaient autre chose à foutre que d'aller les déposer à Hiroshima, ça pouvait se comprendre. Ou alors c'était parce que Ryuga faisait trop peur.
Arrivés en fin de soirée donc, ils regardaient dépités, le soleil se coucher sur la mer, sans avoir trouvé personne pour les dépanner.
Gingka regardait ses pieds d'un air dépité ; il aurait bien aimé aller faire un petit bonjour à Kenta quand même…
Le blanc fixa l'horizon. Le soleil couchant se reflétait dans la mer. Dans le port, les bateau s'amaraient pour la nuit, et un bateau de croisière franchissait l'enceinte du port…
C'est alors que Ryuga eu une idée. Il fit rapidement une recherche sur internet pour vérifier quelque chose, et ayant eu confirmation, il tira Gingka par la manche :
-Ramènes ta fraise, j'ai trouvé une solution !
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-Quoi t'es sérieux !? Mais ça va coûter une blinde ! S'offusqua le bladeur de l'automne.
-T'inquiètes j'suis riche.
-Ouais mais quand même ! Et arrêtes de crâner parce que t'es riche ! Et d'où tu le sors tout cet argent ?
-Privilège familial mon chou. Répondit le blanc.
C'est ainsi que les deux acolytes embarquèrent sur un gigantesque bateau de croisière hors de prix. Heureusement que ce n'était pas encore là pleine saison, sinon il n'y aurait plus de place, et par chance, le bateau faisait sa prochaine escale à Hiroshima. Heureusement que Ryuga avait vérifié sur le site de la compagnie de bateau, sinon ils auraient manqué cette occasion.
Ils se retrouvèrent dans une cabine spacieuse, avec deux lit doubles, douche et salle de bain comprise, avec vue sur la mer depuis les hublots. Bref, le grand luxe. Gingka resta bouche bée devant la chambre, avec le blanc qui se fichait de sa gueule derrière ; c'était juste une chambre au plus bas prix en plus !
Sur le bateau, il y avait piscine, boîte de nuit, cinéma, boutiques en tout genre, et un tas d'activités prévues pour le voyage, mais qu'ils n'auraient pas le temps de faire, puisque la traversée durait seulement un jour et qu'ils avaient prit le bateau en cours de route.
La nuit tomba donc, pendant qu'ils remontaient sur le pont. Après s'être ravitaillé et avoir déposé les touristes, l'énorme bâtiment allait repartir. Les deux admiraient la vue qu'ils avaient sur la ville depuis le pont. Les lumières du port et de la ville en contrebas, se reflétant dans les silhouettes majestueuses des immeubles, la forme des montagnes qui se devinait dans la pénombre du ciel étoilé…
Accoudés à la rambarde du pont, de légers embruns agitaient leurs cheveux. Le silence régnait pendant qu'il voyaient les lumières rétrécir, à mesure que le bateau s'éloignait.
Il commençait quand même à faire un peu frisquet, aussi décidèrent-ils de retourner à l'intérieur. Ryuga et Gingka parcoururent les couloirs en silence, avant d'arriver dans un hall.
Dans le hall, des portes étaient ouvertes en grand, et de la musique rythmée s'en échappait, ainsi que des lumières de toutes les couleurs.
-Et si on allait s'amuser un peu… Fit le blanc avec un sourire malicieux en tirant son compagnon par la main.
-Heuuu non, j'ai pas très envie de danser devant des gens…
-T'es pas obligé de danser, on peut juste s'asseoir et profiter de l'ambiance !
-Heuuu bon d'accord…
Les deux se dirigèrent donc vers la boîte de nuit du bateau, et durent slalomer entre les danseurs pour atteindre le bar. Une fois les boissons commandées, ils allèrent s'assoir dans un coin en attendant qu'elles leur soient servies.
-Pourtant ça te posait pas de problème de danser à l'arcade… Fit remarquer Ryuga en hurlant afin de couvrir le bruit de la musique.
-À l'arcade y'avait personne ! Répondit le rouquin en hurlant lui aussi. Pourquoi ? T'es chaud pour danser peut-être !?
-Ouais nan, j'ai pas encore consommé assez d'alcool pour ça… Ricana l'ancien bladeur.
-T'inquiètes, on va remédier à ce problème ! Fit le rouquin en désignant le serveur qui revenait avec leurs boissons.
Ils n'avaient pas prit des trucs trop chargés en alcool, ils n'avaient pas envie de se taper une cuite non plus. Pourtant, ils profitaient de l'ambiance, et les verres finirent naturellement par s'enchaîner, ils n'étaient pas bourrés, mais plus trop frais non plus…
Deux jeunes filles vinrent bientôt les aborder. Et vu les regards plus qu'équivoques qu'elles lançaient à Ryuga, elles n'étaient pas là pour jouer aux cartes ! Elles se mirent aussitôt à tenter de flirter avec le blanc, qui les ignorait royalement tout en continuant de siroter son verre.
Pourtant, les deux trouble-fête s'accrochaient et au bout de dix minutes, ça se lisait clairement sur le visage de Ryuga qu'il avait envie de les frapper.
D'autant plus que le fait qu'elles s'intéressent au blanc ne plaisait pas du tout au rouquin… Mais alors pas du tout… Si bien qu'il finit par intervenir :
-Désolé les filles, il est déjà prit ! Aller ciao !
Il les planta là, tirant Ryuga par le bras pour l'emmener sur la piste de danse.
-Ha parce que t'as envie de danser maintenant ?
-Tu pourrais dire merci à ton chevalier servant pour t'avoir tiré des griffes de ces rapaces ! Répondit Gingka avec un sourire malicieux.
-Parce que je suis ta princesse maintenant ? T'as de la chance que je sois pas totalement sobre, sinon je le prendrais mal…
-M'accordez vous cette danse ? Demanda le rouquin en esquissant un salut absolument ridicule et tendant sa main au blanc.
Ryuga haussa un sourcil, dubitatif.
-'Fin quand même, on a l'air de deux gros cons à être les seuls à ne pas danser sur une piste de danse ! Ajouta le bladeur de l'automne.
Le blanc regarda autour de lui. Effectivement, ils étaient les seuls à ne pas danser, et ils gênaient un peu les autres danseurs. Mais quand même, danser au milieu de tout ces gens !
Là, son regard se fixa derrière Gingka. Ho bordel de merde ! Ses deux stalkeuses l'avaient retrouvé ! Oubliant toute hésitation, il saisit la main de Gingka, qui l'attira contre lui ; chose qu'il n'aurait jamais fait s'il avait été totalement sobre.
Gingka commença à bouger en rythme sur les basses assourdissantes, suivit par l'ancien bladeur, un peu plus hésitant. Ce dernier vit avec soulagement les deux folles faire demi tour. Sauvé. Néanmoins, il les vit s'asseoir dans un coin, le fixant avec insistance. Il était sûr à 100% qu'elles lui sauteraient dessus dès qu'il se rassierait !
Ryuga suivit bientôt le rythme lui aussi, mort de honte et très peu à l'aise parmi tous ces gens. D'autant qu'il arrivait toujours plus de monde, aussi danser se résuma bientôt à sauter sur place en lançant ses poings en l'air. Au bout d'un certain temps, le blanc finit par se prendre au jeu : la faute à l'alcool qui commençait un peu à lui monter à la tête et puis de toute façon, personne ne faisait attention à lui.
Sauf Gingka.
C'était plutôt flatteur de savoir qu'il était le centre de l'attention du rouquin, aussi Ryuga décida de la taquiner un peu.
Gingka ne pensait plus à rien. Toute son attention était occupée par l'ancien bladeur qui dansait avec lui. Il avait oublié les gens, oublié sa déprime, plus rien ne comptait à part Ryuga. Sans même s'en rendre compte, les deux se rapprochaient progressivement, leurs mouvements devenants plus sensuels, suivant le rythme de la musique.
Ils se tournaient autour, s'effleuraient, s'éloignaient momentanément pour se rapprocher de nouveau. Deux étoiles gravitant l'une autour de l'autre, sans cesse. Continuant de danser, leurs mains se cherchèrent, se trouvèrent. Les doigts entrelacés, transpirants à cause de l'effort, les lumières roses des néons au dessus d'eux ; seules sources de lumière de la pièces, l'air leur semblait moite ils ne se quittaient pas des yeux une seule seconde.
Plus le temps passait, plus ils étaient proches. Les cœurs battaient à cent à l'heure, tambourinant jusque dans leurs oreilles, accompagnant les basses de la musique. Ils continuaient leur petit jeu, dansaient, flirtaient. Gingka pouvait à présent sentir le souffle brûlant du blanc dans son cou, et ça le rendait fou. Quelques centimètres séparaient encore leurs deux corps. Chacun avait envie de les combler et d'assouvir ce désir brûlant qui leur tordait à présent les entrailles, mais aucun ne semblait décidé à se jeter à l'eau. Pas par peur ; de la simple provocation, pour faire durer le plaisir. C'était à celui qui craquerait le premier.
Mais personne ne craqua. La soirée arrivait à son terme, les videurs et barmans commençaient à faire sortir les fêtards qui protestaient. Gingka et Ryuga furent de ceux là, mais durent finalement partir comme tous les autres.
Reprenant leur souffle, ils commencèrent à se diriger vers leur chambre. Aucun ne pipait mot, la tension retombait doucement. Le silence le semblait bien trop pesant après la musique assourdissante. Ils étaient tous les deux déçus, ils auraient bien aimé que la soirée se termine d'une autre manière... Mais le personnel ne leur en avait même pas laissé le choix et avait éteint net la petite étincelle qui s'était allumée.
Les deux traversèrent multiples couloirs, ils n'avaient pas consommé assez d'alcool pour oublier l'endroit où ils dormaient. Gingka poussa un bâillement d'ennui, et en sélectionnant l'étage correspondant à leur chambre dans l'ascenseur, il ne put s'empêcher de jeter un coup d'œil à Ryuga, pour s'apercevoir que ce dernier ne le quittait pas de son regard perçant.
L'ascenseur avait aussitôt fait de fermer ses portes que déjà, les deux ne pouvaient plus se détacher du regard, et se fixaient inlassablement. Ou plutôt, se dévoraient littéralement du regard l'un l'autre. Pour Gingka, ses sentiments lui étaient bien clairs, la preuve en était qu'il avait envie de sauter sur le blanc, là maintenant, tout de suite.
Le rouquin regardait intensément son homologue dans les yeux. Puis l'envie se fit plus forte que la raison, et avant qu'il ne puisse s'en empêcher, il effleurait de des lèvres celles de Ryuga, avant de les sceller dans un chaste baiser.
Le rouquin attendit la baffe, persuadé qu'il allait en prendre plein la gueule. Baffe qui ne vint pas d'ailleurs. Au lieu de cela, une langue frôla ses gencives, en voulant clairement plus. Des millions d'étoiles explosèrent dans la tête de Gingka : Victoire !
L'échange devint rapidement plus sauvage. Les langues valsaient, exploraient la bouche de l'autre. S'embrassant frénétiquement, Gingka frissonna quand les mains de l'autre se glissèrent sous son t-shirt, son bas-ventre s'enflammant instantanément. Le bladeur de l'automne agrippa les cheveux du blanc qui se laissa faire, attirant au contraire encore plus le rouquin contre lui.
Les corps se rapprochèrent, se collèrent, ils n'étaient à présent que deux boules de désir pur. Ils ne firent même pas attention quand l'ascenseur s'arrêta au neuvième étage ; pas plus qu'ils ne remarquèrent le regard horrifié et consterné de la vieille dame qui monta, ni de son mari qui avait hoché la tête d'un air encourageant quand ils les avaient vu collés l'un à l'autre.
Ne se souciant même plus d'être dans un espace public, déjà les vestes étaient à moitié enlevées, les mains passées sous les t-shirts et leurs corps pratiquement fondus l'un dans l'autre, frottant désespérément leurs érections serrées dans les couches de vêtements.
C'est presque déçus de devoir attendre encore un peu qu'ils s'extirpèrent de l'ascenseur, toujours serrés l'un contre l'autre et échangeant des baisers passionnés.
-Il y a des chambres pour ça !
-Où est-ce que tu crois qu'on va vieille peau !? Siffla alors Ryuga, qui avait enfin trouvé la volonté de se séparer de Gingka, juste pour lancer une réplique cinglante.
Le bladeur de l'automne ricanna. Même dans ces moments, le blanc ne perdait pas de sa superbe.
Mais ils avaient d'autres chats à fouetter, Gingka tira l'autre vers leur chambre. Qu'ils eurent du mal à atteindre d'ailleurs, tellement ils étaient en transe. Mais sitôt celle-ci atteinte et la porte claquée, ils se séparèrent à contre cœur, se déshabillèrent chacun de leur côté en quatrième vitesse, puis se vautrèrent sur le grand lit.
Le contact de leur peau les électrisa, comme s'ils ressentaient tout en décuplé. Ryuga frissonna, ses mains explorant chaque recoin de peau qui s'offrait à lui. Gingka n'était pas en reste et goûtait du bout de sa langue les zones érogènes de son partenaire, qui souffla de plaisir.
La suite fut tout aussi mouvementée. Ils continuaient d'explorer, laissaient leur corps s'exprimer, tâtonnant, découvrant pour la première fois le corps de leur partenaire.
Ils en voulurent néanmoins rapidement plus. Ils recommencèrent à frotter leur désir tendu l'un contre l'autre, et libérés de leurs couches de vêtements, c'était bien trop bon pour leur propre bien. Les bouches se scéllèrent, les langues dansaient. Bordel, il attendaient ça depuis bien trop longtemps !
Chacun prit en main la virilité de son partenaire, commençant de lents vas et viens, qui devinrent très vites plus rapides et désordonnés a mesure que leur plaisir montait. Collé au rouquin, Ryuga avait enfouit son visage dans le cou de ce dernier et tremblait littéralement de plaisir. Gingka était dans le même état, sa main libre agrippée à la descente de rein de son amant.
Les respirations augmentèrent encore d'un cran. La délivrance approchait. Ils vinrent en même temps, dans un orgasme libérateur. Bordel que c'était bon ! Mais les deux en voulaient plus, beaucoup plus, assez pour évacuer la tension sexuelle qui s'était installée entre eux depuis plusieurs jours.
Une lutte pour le contrôle commença entre les deux bladeurs, chacun plaquant tour à tour son partenaire sur le lit, se dévorant la bouche, peu soucieux de la salive qui coulait sur leur mentons respectifs et des râles qui allaient déranger les voisins.
Ryuga finit par laisser volontairement le contrôle au rouquin, dont le cœur bondit dans la poitrine tellement il était heureux. Ils n'avaient échangé aucune parole, mais si le blanc lui laissait le contrôle, cela voulait tout dire : il lui faisait entièrement confiance, l'aimait tellement qu'il se donnait entièrement à lui…
Gingka n'avait encore jamais fait l'amour à un garçon, mais Masamune lui avait suffisamment raconté ses parties des jambes en l'air avec King pour savoir comment ça fonctionnait. En guise de lubrifiant, il recueillit sur leurs deux torses la semence de leur précédent orgasme. Et tout en continuant d'embrasser le blanc, il fit migrer sa main vers l'entrejambe de ce dernier. Quand les doigts du rouquin effleurèrent son intimité, le blanc écarta inconsciemment les jambes afin de lui donner un meilleur accès. Gingka n'eut pas besoin de plus pour comprendre que Ryuga avait envie d'aller jusqu'au bout.
Le bladeur de l'automne inséra lentement un premier doigt. Cette fois, le blanc réagit et s'agita sous lui. Il rompit le baiser, un peu paniqué. Le doigt de Gingka était en lui ! La sensation n'était pas douloureuse, mais c'était quelque chose de tellement nouveau, et donc assez gênant.
Le rouquin fondit une fois de plus sur les lèvres du blanc, ce dernier répondit en approfondissant le baiser. Ryuga sentit bientôt le doigt du rouquin s'agiter en lui. Il trouvait toujours la sensation aussi bizarre mais il faisait parfaitement confiance à Gingka pour gérer la suite. Un deuxième doigts vint bientôt rejoindre le premier dans son intimité. Cette fois-ci, un sifflement de douleur lui échappa, mais celle-ci fut rapidement oubliée grâce aux mouvements de ciseaux que se mit à faire le rouquin et ce fut bientôt des gémissements de plaisirs étouffés par le baiser que Ryuga laissa échapper.
Gingka commença de lents vas et viens avec ses doigts, étirant les chairs et explorant l'intimité de l'autre. Quand il le jugea suffisamment détendu, il inséra un troisième doigts, qui passa presque inaperçu. Il commença de lents vas-et-viens qui arrachèrent de nouveaux gémissement à son partenaire. Le rouquin le prépara longuement ; il ne voulait pas lui faire mal, il voulait au contraire qu'il garde le meilleur souvenir possible de cette nuit. D'ailleurs, Gingka se faisait violence pour ne pas le prendre là maintenant, tout de suite. Le bladeur de l'automne fixait intensément le visage du blanc en dessous de lui, tout en continuant d'étirer les chairs de ce dernier, il se délectait de chaque nouvelle expression de plaisir passant sur le visage de son homologue, enregistrant la moindre information dans son esprit. Il passait sur son visage tout un panel d'expression érotiques et de pur plaisir, tout un tas d'expressions que le rouquin n'avaient jamais vues, mais qui témoignaient de l'intimité de la situation.
En se donnant à lui, Ryuga était dans une telle position de faiblesse ; jamais il n'avait été autant à la merci de quelqu'un, et ce quelqu'un était Gingka, ce qui était, d'après le blanc, carrément excitant. Il n'éprouvait absolument aucune gêne à se dévoiler ainsi : il lui donnait tout, son corps et son âme ! Il savait que le bladeur de l'automne l'aimait ; la preuve en était la sensation des doigts de l'autre s'agitant en lui, et lui procurant tant de plaisir. Il n'avait besoin de rien d'autre.
Le possesseur de Pegasus se rendait bien compte de la situation : le blanc lui faisait la confiance la plus totale. Lui qui était si distant avec les gens le laissait le toucher aussi intimement, et cela voulait dire que Ryuga l'aimait, et cela suffisait amplement pour faire battre son cœur encore plus fort dans sa cage thoracique.
-Gingka… haleta le blanc. Ça… suffit… vas-y.
-Si je le fais maintenant, tu vas avoir mal… répondit le rouquin en hochant la tête négativement.
Le blanc poussa un grognement de déplaisir, il le voulait maintenant bordel ! Ses mains s'agrippèrent aux cheveux de Gingka et l'attirèrent vers son visage. Ryuga planta son regard dans celui du rouquin.
-Je te veux. Maintenant.
Gingka hocha frénétiquement la tête, le blanc avait l'air de savoir ce qu'il voulait ! La lueur de désir sauvage qui brillait au fond du regard noir que l'ancien bladeur lui lançait était plus qu'équivoque. Le blanc savait ce qu'il voulait. Le bladeur de l'automne ôta donc ses doigts, et vint placer son membre tendu sur l'intimité de Ryuga. Il s'enfonça lentement en lui, faisant attention de ne pas faire mal au blanc. Ce dernier avait le regard fixé sur le visage du rouquin, dont l'expression concentrée montrait clairement qu'il se retenait pour ne pas y aller d'un coup. Il prenait soin de lui, c'était trop mignon…
Il s'enfonça le lentement en lui, écartant et remodelant les chairs du blanc, jusqu'à être totalement ancré en lui. Là, il poussa un râle de plaisir. Les yeux fermés et la respiration erratique, il profitait de ces nouvelles sensations. Ryuga était si serré à l'intérieur ! Et si chaud ! C'était décidément la meilleure sensation au monde !
Ryuga non plus n'en menait pas large, voire il avait perdu la moitié de ses neurones. Il sentait sa chaleur au plus profond de lui, Gingka le possédait entièrement, et bordel ! C'était la meilleure sensation au monde !
Les jambes du blanc se refermèrent autour des jambes du rouquin, ce qui fit sortir ce dernier de sa léthargie. Il commença donc à bouger, lentement, remodelant à sa forme l'intérieur de Ryuga à chaque passage. Bordel que c'était bon ! Sous lui, le blanc gémissait de plaisir, nullement complexé par les sons indécents qu'il faisait entendre au rouquin. L'ancien bladeur attira le rouquin à lui et enfouit son visage dans le cou de ce dernier.
-Hhhh…. Plus...Vite…
Gingka ne se fit pas prier d'avantage et accéléra la cadence, ses mains agrippées aux hanches du blanc. Il laissait échapper des râles de plaisir, accompagnant Ryuga qui n'en menait pas large lui non plus. Le rouquin ne faisait plus dans la dentelle, plus aucune once de douceur dans ses coups de reins puissants. Tout ce qui comptait à présent était d'assouvir leurs pulsions à tout les deux. Ils avaient bien trop attendu.
L'ancien bladeur poussa bientôt un long cri de plaisir, et Gingka su qu'il avait trouvé LE point sensible. Le rouquin stoppa tout mouvement, histoire de laisser Ryuga reprendre son souffle.
-... Pourquoi… tu… t'arrêtes…. Bordel…. Se plaignit le blanc.
-Hhhh… Te fait… Pas de… Mouron… Hhh. On en a…. Pas encore fini…
-Hhh… Ba… j'espère bien… Pour toi… Râla l'ancien bladeur.
Ils se laissèrent tous les deux reprendre leur souffle, histoire de faire redescendre un peu la tension. Ryuga voyait clairement dans la façon qu'avait le rouquin de le regarder que le meilleur était à venir, et ce n'était pas pour lui déplaire, loin de là !
Gingka demanda à Ryuga s'il était prêt ; il reçu une réponse affirmative bien évidemment, avant de se remettre à bouger en lui avec bien plus de violence cette fois. Mais cette fois-ci, il avait trouvé le point sensible et ne comptait pas le lâcher. Ryuga s'accrochait désespérément aux épaules du bladeur de l'automne ; seul point d'accroche qu'il avait encore dans la réalité. Il était au septième ciel. C'était si bon ! Ryuga criait tout son plaisir, peu soucieux de savoir que leurs ébats sauvages devaient bien avoir réveillé tout l'étage.
Gingka continuait sa besogne, sentant la délivrance approcher à grands pas. Il se pencha sur l'ancien bladeur, et l'embrassa à pleine bouche. Un dernier coup de rein, et il se répandit au fond de son amant dans un grand râle de plaisir. Ryuga fit de même quelques secondes plus tard, sentant le liquide chaud se répandre en lui.
Complètements essoufflés, le coeur battant à cent à l'heure, ils échangèrent un dernier baiser, puis Gingka se retira de Ryuga. Ce dernier remonta les draps sur eux, et ils s'endormirent comme des masses…
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Bonus : le petit voyage autour du monde de Madoka-chan (et non j'ai pas l'intention de m'arrêter)
Paris. La ville des amoureux, plus belle ville du monde selon les touristes, romantisme et modernité en même…. Ha Pardon ? Ce n'est pas le sujet ?
Oui donc reprenons :
Madoka avait atterri à Paris dans la matinée, et s'était rendue à l'hôtel où séjournait l'équipe européenne en vue du prochain tournoi.
-Quel bon vent t'amènes Madoka ? Demanda Wells d'un ton enjoué.
-Que se passe-t-il ? L'interrogea Sophie d'un ton inquiet ; son instinct féminin avait bien capté que quelque chose n'allait pas.
-Que se passe-t-il ? Qu'est ce qu'il se passe ?! Je vais te dire moi ce qu'il se passe ! IL SE PASSE QUE CE CON DE GINGKA A DISPARU DEPUIS DEUX MOIS ! ET QU'EN PLUS JE SUIS OBLIGÉE DE ME TAPER UN TOUR DU MONDE POUR LE RETROUVER BORDEL DE MERDE ! JE TE DIS PAS CE QU'IL VA MANGER QUAND JE VAIS LUI METTRE LA MAIN DESSUS SUR CE PETIT CON IRRESPONSABLE !
Sophie la regarda avec des yeux ronds, pendant que wells était partit rejoindre Julian derrière le bureau, histoire de mettre une distance de sécurité. La jeune française savait que Madoka pouvait être effrayante quand elle s'énervait, mais là, elle avait littéralement pété un câble !
-Ça va aller Madoka. Lui répondit la blanche en lui tapotant l'épaule, avant de prendre les choses en main : viens là, je vais te faire une bonne tisane, avec des croissants, parce que les croissants français c'est bon. Et tu vas nous expliquer la situation plus calmement, d'accord ?
-Moui… Couina la mécanicienne.
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-Donc tu cherches Gingka parmi tous vos amis autour du monde ? Résuma Sophie.
-C'est à peu près ça… Grinça Madoka en remuant un peu trop énergiquement sa tisane.
-Pourquoi tu n'as pas juste passé des coups de fil, ça aurait été plus simple non ?
Sophie sursauta quand la tasse de brisa dans la main de Madoka. L'expression de cette dernière s'était totalement liquéfiée. Pourquoi elle avait pas pensé à ça bordel !? La jeune fille avait littéralement envie de se cogner la tête contre le mur, ce qu'elle fit, avant que la jeune française ne l'arrête.
Il lui fallut plusieurs minutes pour se calmer, et une fois ceci fait, elle décréta qu'elle rentrerai au Japon dans la soirée ! Et cette fois, elle téléphonerai directement ! Comme ça, ça irait bien plus vite !
Je publie ce chapitre en mode coup de vent, j'ai même pas pris le temps de corriger mes fautes.
Je m'excuse pour cet énorme retard et je prédis qu'il y en aura encore à l'avenir. Les raisons : heures de conduite, révisions et dessin ! Je dois dessiner pour présenter mon book à une école et le type que j'ai eu au téléphone m'a dit "ha ba tu fais au moins dix dessins par jour" j'avais clairement envie de le fracasser : je suis en Terminale S et j'ai déjà pas le temps de dessiner à la base donc dix dessins par jour il va se faire foutre.
Les profs ont décidé de nous assommer de devoirs et j'ai fait mes demandes parcoursup (j'y ai littéralement passé 4h pour seulement 3 voeux parce que évidemment qui dit écoles d'animation dit envoyer des Pièces Jointes avec tes dessins : sauf que on peut pas mettre toutes les Pages de son pdf d'un coup on est obligé de les mettre une par une (en plus parcoursup ça bugue de partout) Surtout que les Écoles que je vise sont toutes hors parcousup donc j'ai mis des vœux qui ne m'intéressent absolument pas. (c'est génial j'adore)
Voilà donc j'ai des dessins à préparer jusqu'à mi avril, et après je vais me mettre à fond dans mes révisions pour le bac donc je ne pense pas que la suite va arriver de sitôt et je m'en excuse tout de suite. JE N'AI AUCUNEMENT L'INTENTION D'ABANDONNER MES FANFICS (je met ça en gros pour que ça se voit bien mdrrr) , juste en ce moment je suis un peu overbookée voyez-vous. Donc désolée, et n'hésitez pas à laisser des reviews, des likes, et à m'envoyer des messages privés si vous avez des questions.
Sur ce bisous !
