Ryuga : Oh mon dieu une revenante !!!!

Gingka : He ben dis-donc ça faisait longtemps ! On te croyais morte !

Katatsu : Vous dites ça parce que j'ai pas uploadé cette fic depuis plus d'un an ou... ?

Ryuga : En tout cas tu nous as pas manqué !

Katatsu : Ton avis tu vas te le carrer dans le cul hein ! J'ai eu une année difficile okay ! Les études sup c'est pas de la tarte !

Gingka : De la tarte ? Où ça ?!

Katatsu : ho putain...

Ryuga : Yep ! Il n'a pas changé en un an lui non plus

Katatsu : Beyblade metal fight ne m'appartiens pas...

Ryuga : wow je sens la motivation en toi !


Ryuga baignait dans une douce torpeur, tellement douce qu'il n'avait absolument aucune envie de bouger, ne serait-ce que le petit doigt. Il était dans les bras de Gingka, et bien que les deux soient réveillés depuis un bon moment, aucun ne voulait briser ce moment de quiétude, où ils profitaient de la présence de l'autre.

La nuit avait été torride.

Maintenant que les dernières barrières étaient tombées, ils se sentaient tout le deux bien mieux, comme si on leur avait ôté un poids de la poitrine. C'était un soulagement pour tous les deux. Ils avaient évacué cette tension sexuelle qui s'était accumulée depuis plusieurs semaines, et maintenant qu'ils avaient sauté le pas, ils n'avaient plus envie de bouger, préférant rester collés l'un à l'autre.

Ryuga se sentait si bien ! Cela faisait beaucoup trop longtemps qu'il n'avait pas ressenti cette sensation de plénitude ; pour la première fois depuis bien longtemps, il avait l'esprit apaisé. Il se s'était pas senti comme ça depuis le moment où il avait tenu L-Drago pour la première fois dans sa main… Et cette sensation lui avait décidément manqué !

Le rouquin se retourna soudainement dans le lit, pour venir enlacer le blanc. Ce dernier se laissa cajoler, pendant que le bladeur de l'automne commençait à déposer une volée de baiser légers le long de sa clavicule, puis dans son cou. Gingka continuait, remontant peu à peu vers le visage de son amant. Mais avant déposer ses lèvres sur les siennes, il s'arrêta subitement.

Ryuga rouvrit les yeux, qu'il avait fermé pendant l'action. Et fixa le rouquin de ses yeux ambrés, étonné que ce dernier ne l'embrasse pas.

-Juste pour être sûr -commença Gingka- On sort ensemble du coup ???

-Bien sûr que oui imbécile ! Fit le blanc en levant les yeux au ciel.

-Mais je suis TON imbécile. Lui répondit le bladeur de l'automne avec un grand sourire.

Ce dernier se pencha alors sur le blanc, déposant ses lèvres sur les siennes. Le baiser devint vite plus torride, les langues se mélangeant entre elles, arrachant des gémissements étouffés aux deux amants. Ils finirent par se séparer, complètement essoufflés.

-Putain, maintenant que je sais que Madoka a profité de ça avant moi, j'ai bien le seum !!!

-Fallait arriver plus tôt ! Lui rétorqua le rouquin avec un sourire moqueur.

-Par pitié, dis-moi que c'est pas elle qui t'as dépucelé !!

-Nan ! C'est pas elle ! Le rassura le rouquin.

Gingka se mit ensuite à fixer son homologue d'un air curieux.

-Quoi ? Demanda Ryuga.

-Et toi, qui t'as dépucelé..? Questionna le bladeur de l'automne d'un air suspicieux.

Ryuga rougit brusquement, fixa le rouquin d'un air gêné, détourna les yeux, puis répondit :

-Toi, littéralement.

-Quoi !?

-T'as bien entendu, ma virginité c'est toi qui vient de me la prendre !

Gingka prit un air choqué, se rendant compte de la situation, puis il sauta au cou de Ryuga, et le serra si fort qui aurait pu lui couper la respiration.

-Mon dieu Ryuga je suis désolé !!!! Se lamenta le bladeur de l'automne.

-Hein ?? Pour quoi ??! S'étonnait le blanc.

-Parce que c'était ta première fois !!!!! J'y suis allé comme une brute sans même te consulter !! S'écria le rouquin .

-Hein !!? Mais on s'en fout de ça !!

-Non on s'en fout pas ! Rétorqua l'autre. Une première fois c'est important, et je ne t'ai même pas fait des préliminaires dignes de ce nom !!!!

-Heuuu pas de soucis, j'ai kiffé quand même ! Répondit Ryuga en tapotant le dos de Gingka pour le réconforter.

-N'empêche, je suis trop désolé !!

-Oui bon arrête de pleurer, on dirait que c'est toi qui vient de perdre ta virginité là, tu fera mieux la prochaine fois…

Ryuga n'eu pas le loisir d'en dire plus, que le rouquin le plaqua subitement que le lit, et l'embrassa à pleine bouche. Quand il se sépara de lui, il déclara :

-J'vais faire ça maintenant si tu permet. Déclara Gingka.

-Ho Ho… J'ai hâte de voir ça… Répondit Ryuga avec un sourire carnassier.

Le rouquin l'embrassa une nouvelle fois, mais avec la langue. Néanmoins, il ne s'attarda pas longtemps, préférant aller mordre le lobe de Ryuga, arrachant un gémissement à ce dernier. Sa bouche mira ensuite vers le cou, y déposant une myriade de baiser, pour finir par mordiller la peau.

De sa main, le bladeur de l'automne caressait doucement le torse de Ryuga, descendant de plus en plus, et finit par prendre entre ses doigts un téton, qu'il malaxa gentiment, faisait soupirer Ryuga de plaisir. Gingka continua à lécher le cou du blanc, puis alla cueillir l'autre bourgeon de chair, le titillant du bout de la langue, puis finir par le suçoter franchement.

Ryuga haletait désormais de plaisir, il sentait les papillons s'emballer dans son bas ventre, sa verge déjà à moitié dure. Il émit un sifflement de mécontentement quand la bouche de son amant délaissa son téton durci.

-Tu aimes ? Demanda Gingka.

-Je suis en train de gémir comme une fillette et tu te poses la question ? Voyons Gingka, fait donc marcher tes deux neurones disponibles s'il te plaît. Répondit Ryuga, ses prunelles ambrées fixant le rouquin au dessus de lui d'un air provocateur.

-Tu fera moins le fier quand tu criera de plaisir. Rétorqua le bladeur de l'automne d'un air moqueur.

-Hmmm, je demande à voir… Fit le blanc.

Gingka se pencha donc une nouvelle fois sur le blanc, et continua son petit manège pendant plusieurs minutes. Les gémissement de Ryuga étaient si excitants à ses oreilles, qu'il ne lui fallut pas bien longtemps pour que sa verge soit tendue à l'extrême, ne demandant qu'à s'enfouir entre les chairs palpitantes du corps en dessous de lui. Il se retint néanmoins, et prit le membre de l'autre en mains…

tun tun tulun ? (imaginez le bruit de la SNCF les enfants)

Les deux amants sursautèrent à l'entente de cette petite musique horripilante, puis se retournèrent et fixèrent le haut parleur fixé au plafond d'un regard noir.

-Nous informons nos chers passagers que nous amarrerons à Hiroshima dans une trentaine de minutes. Veuillez rester dans les espaces réservés aux passager jusqu'à la fin de l'amarrage, afin de ne pas déranger le personnel technique…

Le duo n'écoutait déjà plus les autres recommandations de sécurité déblatérées par le personnel. Ils avaient seulement retenu qu'ils n'avaient plus beaucoup de temps avant de devoir rendre la chambre. Ils se regardèrent avec un air interrogateur.

-Douche froide ? Suggéra Ryuga.

-Je te suis. Répondit Gingka en hochant la tête.

Ni une ni deux, les douches furent prises en quelques minutes. Ils ramassèrent leurs affaires sans attendre, et le temps qu'ils sortent, tout le monde était déjà sorti dans les couloirs, dans l'attente du débarquements imminent. Pour échapper à la foule, Gingka et Ryuga montèrent jusqu'au pont, admirant la vue de la ville qui se rapprochait petit à petit. L'énorme bateau de croisière accosta, puis tous les touristes se précipitèrent à terre pour visiter la ville.

Pour éviter la cohue dans les couloirs du bateau, les deux amants mirent pied à terre quelques minutes plus tard, puis ils quittèrent le port et s'enfoncèrent dans la ville. Ils marchaient depuis quelques minutes à présent. Ryuga menait la marche, bien qu'ils n'aient pour le moment pas de destination précise. Ils marchaient au hasard dans la ville, découvrant celle-ci. Gingka suivait le blanc sans rien dire, un grand sourire au lèvres, peu importait s'ils ne discutaient pas, il était heureux rien que de savoir l'ancien bladeur à ses côtés. Maintenant qu'il y pensait, cela faisait déjà plusieurs mois qu'il avait rompu avec Madoka, et il commençait à se dire que leur rupture était la meilleure chose qui aurait pu arriver. Bien sûr, il avait été heureux avec la mécanicienne, mais cette sensation d'être sur un petit nuage n'était pas restée très longtemps. Mais désormais, il retrouvait cette sensation avec plaisir. Cette sensation de ne plus pouvoir s'arrêter de sourire, et d'avoir des papillons dans le ventre h24.

Le bladeur de l'automne sourit de plus belle, et rattrapa le blanc en trottinant gaiement. Parvenu à sa hauteur, il effleura la main de Ryuga. Ce dernier se retourna vers lui, pour croiser le visage rayonnant de son petit ami. Les joues du blanc se teintèrent de rose, et il referma sa main sur celle du rouquin, dont le sourire grandit encore.

L'ancien bladeur fit mine d'être indifférent à la bonne humeur du rouquin, mais il lui jetait des coups d'œil à la dérobée au fur et à mesure de leur avancée. C'en était finit du Gingka déprimé qu'il avait ramassé à la petite cuillère quelques semaines plus tôt. À présent, ce dernier rayonnait, ayant retrouvé son entrain et sa bonne humeur qui le caractérisaient habituellement. L'ancien bladeur eu un petit sourire ; décidément, il préférait le rouquin comme ça. Il n'avait besoin que de voir sourire l'autre pour être de bonne humeur lui aussi.

Gingka se retourna alors vers lui et demanda :

-Au fait, on était pas censés retrouver Kenta ici ??

Ryuga sortit son portable de sa poche, et pianota rapidement un message, qu'il envoya illico presto. En attendant que le vert ne se décide à répondre, les deux rejoignirent des marches devant un grand bâtiment, et s'assirent dessus. Gingka se colla au blanc sans la moindre forme de procès. Le portable du blanc sonna quelques secondes plus tard. Les deux lurent la réponse du vert, ce dernier les informant qu'il n'était libre qu'à partir de midi, à cause de ses obligations. Car Kenta faisait désormais partie de l'équipe administrative de l'AMBB qui gérait l'organisation des différents tournois, et ce n'était pas de tout repos.

Les deux se regardèrent. Il était encore tôt. Ils avaient débarqué à sept heures du matin, ce qui faisait qu'il allaient avoir quelques heures à tuer avant de retrouver le vert. Gingka paru lire dans les pensés du blanc, et déclara :

-Plus je passe du temps avec toi, mieux je me porte !

Ryuga soupira, amusé.

-Il en faut peu pour te faire plaisir.

-Et toi qu'est-ce qui te ferait plaisir ?? Demanda Gingka.

Un gargouillement s'élevant du ventre du blanc lui répondit.

Gingka éclata de rire.

-C'est vrai qu'on a pas mangé ce matin. Fit-il D'ailleurs ça m'étonne que tu sois aussi énergique sans petit déjeuner ! Se moqua-t'il gentiment.

Ryuga grogna dans sa barbe. Ce n'était pas sa faute si son cerveau était en mode veille tant qu'il n'avait pas son petit déjeuner !

-En même temps, j'étais parti pour faire tout à fait autre chose au réveil... Répondit-il d'un ton lourd de sous-entendus.

Le rouquin comprit parfaitement l'allusion, et une moue boudeuse s'afficha sur son visage.

-Ces pilotes débiles n'auraient pas pu arriver moins vite ?

-Ça marche pas comme ça Gingka. Pouffa l'autre.

Mais un autre gargouillement les coupa, provenant de du bladeur de l'automne cette fois-ci.

-Bon c'est pas tout, mais t'es pas le seul à avoir faim !

Gingka se releva, et tendit la main à son compagnon pour le relever.

-Viens on va grignoter un morceau !

Le blanc prit la main offerte, et se releva avec l'aide du rouquin. Maintenant ils n'avaient plus qu'à trouver un resto qui était ouvert à cette heure-ci, et ce n'était pas gagné. Il restait toujours les supérettes, mais tous deux avaient envie de se poser quelque part pour manger. Voici donc le duo à la recherche d'un en-cas matinal. Ils croisèrent de nombreux établissements, tous fermés, et commençaient à désespérer, quand ils tombèrent sur une enseigne à sushi ouverte, et comble du bonheur, affichait l'option "à volonté" sur la porte.

Ils restèrent fichés devant la porte, pesant le pour et le contre d'un petit déjeuner composé de sushis, mais un grondement s'élevant de leurs estomacs les coupa. Les deux ne se concertèrent même pas, et poussèrent la porte sans plus d'hésitation.

Le duo se retrouva dans un petit restaurant cosy, où de nombreuses plantes ornaient les murs. Un serveur vint à leur rencontre, leur demandant où ils voulaient se placer. Le blanc et le rouquin optèrent pour une place en extérieur, et le serveur les mena vers une petite terrasse avec vue sur la mer. Ils semblaient être les seuls clients à cette heure-ci. La terrasse était vide, mis à part les tables. Un mur était orné de plantes grimpantes, dont les fleurs avaient déjà fleuri. Au milieu de trouvait un petit carré d'herbe verte avec en son centre une marre bordée de blocs de pierre, dans laquelle tournaient d'énormes carpes koi. Une brise marine soufflait dans leurs cheveux, et le soleil se levait sur la mer en face d'eux. Le restaurant était typiquement japonais, ainsi les deux s'assirent sur des coussins l'un en face de l'autre, devant une petite table basse.

Le serveur leur demanda ce qu'ils désiraient. Les deux répondirent d'une traite sans même se consulter. Le menu a volonté, obvious.

L'employé leur ramena donc une carafe d'eau fraîche, pendant que les deux amants quittaient la table pour se rendre au buffet. Là ils se retrouvèrent devant une multitude de sushis, makis, brochettes de poulet, takoyakis et salades d'algues en tout genre. Et il y en avait des tonnes. L'avantage d'être les seuls clients dans un resto à volonté.

-Et meeeeerde... Lança Ryuga d'un air dépité.

-Ha ha j'en connais un qui va faire une razzia sur les sushis !!

-heuuuuu, et on en parle de toi ?

En effet, Gingka avait déjà une assiette remplie à ras bord de plats, et était encore en train de la remplir quand Ryuga lui fit cette remarque. Pour la bouffe, le rouquin était un rapide ! Le bladeur de l'automne prit un air faussement offusqué, se para de son sourire les plus innocent possible et déclara :

-Je vois paaaaaas de quoi tu parles...

Ryuga pouffa, puis se saisit d'une assiette à son tour, et emplit lui aussi son assiette à ras bord. Il n'allait pas laisser Gingka tout manger avant qu'il n'ait pu se rassasier lui-même !

Ils revinrent à leur table avec chacun plusieurs assiette pleines dans chaque main, passant devant le regard scandalisé du serveur devant la quantité de nourriture qu'ils rapportaient. Ni une ni deux, ils se précipitèrent sur la nourriture.

Les assiettes furent vides quelques minutes plus tard.

-On y retourne ? Questionna me blanc une fois sa dernière bouchée avalée.

-On y retourne. Confirma le rouquin, qui terminait de racler sa sauce soja dans son assiette.

Et ni une ni deux, c'était reparti pour un tour. Il revinrent avec la même quantité de nourriture, au grand dam des cuisiniers, qui se demandaient où le duo pouvait bien fourrer toute cette nourriture.

La deuxième fournée fut mangée aussi rapidement que la première. Ce qui aurait dû être un petit déjeuner s'était transformé en repas complet.

Leur repas fini, les deux amants restèrent, voulant profiter de la vue, et de la brise maritime. Ils n'étaient plus assis à leurs places, mais avaient élu domicile dans le petit carré d'herbe fraîchement tondu autour de la mare en pierre. Ryuga était allongé de tout son long sur le côté, et observait Gingka, qui s'amusait à émietter des morceaux de pain dans la mare, observant les carpes koi se précipiter dessus et se disputer les morceaux.

Pendant que le rouquin s'extasiait sur les poissons, le blanc l'observait d'un œil amusé. Il ferma les yeux, il se sentait bien. Les clapotis de l'eau, le bruit de la mer et les rires amusés du bladeur de l'automne le bercaient doucement. Il s'allongea sur le dos dans l'herbe fraîche. Il avait le cœur léger, apaisé. Il entrouvrit les yeux lorsqu'il sentit un doux contact sur ses lèvres. Le possesseur de Pegasus avait délaissé les poissons, et s'était allongé à ses côtés, sur le ventre, et redressé sur ses coudes, il l'embrassait avec tendresse, tout en fourrageant sa main dans les mèches blanches de l'autre.

Ryuga entrouvrit ses lèvres, acceptant avec grand plaisir le baiser, appréciant le contact des lèvres de Gingka sur les les siennes. Ses bras se refermèrent autour des épaules du rouquin, et ils s'embrassèrent tendrement pendant plusieurs minutes, échangeant de chastes baisers emplis de douceur.

Quand ils se séparèrent, un serveur avait fait irruption dans la salle, et devait bien les fixer depuis plusieurs minutes d'un air choqué. Quand les deux amants remarquèrent qu'ils étaient observés, il se séparèrent, et l'ancien bladeur regarda le gêneur d'un regard noir, une aura sombre se déployant subitement autour de lui, contrastant avec l'atmosphère rose avec des petits cœurs des secondes précédentes.

-Tu veux quoi toi !? Lâcha-t'il.

Gingka prit son petit ami par la manche, le releva, et poussa vers la sortie un Ryuga boudeur et rougissant de s'être fait surprendre dans une position comme celle-ci.

-Bon ba on va y aller nous... Déclara-t'il au serveur, avec un petit sourire gêné.

Ils n'oublièrent pas de payer à la réception, puis sortirent du restaurant, le ventre enfin plein.

-Bon ! Il nous reste combien de temps à tuer avant de retrouver Kenta ?

Ryuga sortit son téléphone, alluma l'écran et répondit :

-Quatre heures.

-Ho ba ça fait on a le temps ! Qu'est ce qu'on fait ?

-Alors là, aucune idée.

Le bladeur de l'automne réfléchit quelques minutes, puis tapa son poing dans sa main ouverte, une ampoule s'allumant au dessus de sa tête.

-Ho ! Je sais ! S'exclama-t'il, avant de prendre la main du blanc, et de l'entraîner derrière lui. On va aller acheter un porte clé souvenir !

Ryuga emboîta le pas au rouquin, tout a fait d'accord avec son idée. Acheter un porte clé à chaque endroit où ils atterrissaient était devenu une sorte de petite tradition entre eux, et ils n'allaient pas s'arrêter en si bon chemin !

Une fois de plus, ils déambulèrent dans les rues sans but précis, regardant chaque magasin sur les côtés pour voir s'il y avait quelque chose d'intéressant. Après quelques minutes de marche sans rien trouver, ils atterrirent devant un centre commercial. Après s'être concertés, ils décidèrent d'y rentrer.

Le centre commercial était un immense complexe. Sur trois étages avec Escalator et ascenseurs, et des boutiques à perte de vue s'alignaient devant leurs yeux. Ils ne perdirent pas de temps, et s'enfoncèrent dans le bâtiment, qui se remplissait peu à peu de monde.

Quelques minutes plus tard, Ryuga arrêta le rouquin, et pointa une librairie dont la vitrine était emplie de mangas et Light novels en tout genres. Gingka acquiesça pour montrer qu'il voulait bien le suivre, et ils pénétrèrent dans la boutique. Sitôt entrés le blanc se précipita aussitôt vers le rayon qui l'intéressait sans même attendre le rouquin. Ce dernier pouffa, il était surpris de voir que l'ancien bladeur avait l'air d'avoir l'habitude de fréquenter ce genre de magasins, mais en même temps, il était heureux d'en savoir un peu plus sur les goûts du blanc.

Il retrouva son petit ami quelques rayonnages plus loin. Ce dernier avait le nez dans un manga qu'il était en train de feuilleter rapidement, et avait déjà deux mangas sous le bras, eh ben dis donc il ne traînait pas lui !

Gingka se glissa derrière lui, et lui par dessus son épaule, pour regarder des planches où les personnages se battaient sans merci, le sang et les tripes coulant à flot sur le sol dessiné.

Une goutte à la manga apparu sur la tempe du rouquin.

-Honnêtement, je ne suis même pas surpris que tu lises ce genre de trucs...

-Je lis pas que des seinens bien gores... Se défendit le blanc.

-Tu m'expliques pourquoi tu en a déjà trois tomes sous le bras ? Se moqua le rouquin.

-C'est que je dois compléter ma collection vois-tu. Argumenta Ryuga en tirant la langue à l'autre.

Puis le blanc fourra le tome qu'il avait dans la main sous son bras avec les autres, puis se saisit d'un autre sur les étagères.

Par curiosité, le bladeur de l'automne lu rapidement le titre de ce que le blanc venait de prendre : "Übel Blatt", et se saisi d'un autre volume sur l'étagère, qu'il feuilleta rapidement.

Comme par hasard, il s'agissait encore d'un seinen gore, mais Gingka ne pu s'empêcher de remarquer la beauté du trait de l'auteur.

Puis Ryuga lui tapota l'épaule et lui présenta un manga.

-Tiens si tu veux essayer, lis ça. C'est plus ton style je pense. Déclara-t'il.

Gingka pris le volume que lui présentait le blanc, et lu le titre :

-"Boku no Hero Academia"? Ça raconte quoi ?

-Heuuuuu...trop long à expliquer.

-Le titre me dit quelque chose, je crois que Masamune m'en a déjà parlé...

-C'est probable, c'est hyper connu, et pas qu'au Japon.

-Okay je vais essayer ça alors !

-Je te le payes tu permets. Fit Ryuga en lui reprenant et en le fourrant sous son bras avec les autres.

-Je.. Je peux le payer moi-même ! S'exclama le rouquin.

-C'est ça c'est ça... Qui de nous deux est fauché ici hmm ? Se moqua l'ancien bladeur

-Okay tu as gagné. Râla le bladeur de l'automne.

Ryuga ricana, puis continua son petit tour dans les rayons, suivit du rouquin. Ce dernier, pas tellement dans son élément, finit par se séparer du blanc qui continuait à piocher des Mangas ci et là. Gingka finit par atterrir dans un rayonnage bordée de livres dont les couvertures représentaient presque à chaque fois une fille ou plusieurs, aux formes généreuses, et dans des positions plus que suggestives.

Comprenant où il était, le rouquin accéléra le pas, mais Ryuga, qui l'avait remarqué, prit un sourire carnassier et l'appela.

Gingka sursauta, comme prit en faute, et se retourna vers le blanc. Ce dernier lui fourra subitement un manga dans les mains avec un sourire en coin. Curieux, le rouquin l'ouvrit à une page au hasard, pour tomber sur une image plus qu'explicite de deux jeunes hommes dans une position plus que suggestive, avec des onomatopées pas du tout subtiles. Le bladeur de l'automne s'étrangla, ses joues devenant subitement aussi rouges que ses cheveux, et il referma le volume d'un claquement sec, avant de le reposer avec empressement au hasard sur une pile. Puis ils se retourna vers le blanc pour l'engueuler, pour trouver ce dernier mort de rire, plié en deux en se tenant les côtes, et se foutant allègrement de la gueule de Gingka. Le possesseur de pegasus, plus que gêné, prit l'ancien bladeur par les épaules et le secoua comme un prunier pour l'empêcher de rire, histoire qu'il n'attire pas tous les clients du magasin.

Après ce petit épisode gênant, ils se retrouvèrent en caisse pour payer leurs achats. Ryuga évitait soigneusement de croiser le regard de l'autre, puisque dès qu'il le faisait, un éclat de rire lui secouait les épaules. Du coup, Gingka boudait, les mains dans les poches, et cela continua quand ils sortirent du magasin, le rouquin menant la marche, avec les éclats de rire du blanc qui résonaient derrière lui.

Quelques minutes plus tard, cet épisode était déjà oublié, et leurs achats en main, ils savouraient des milk-shakes fraîchement achetés, le bladeur ne s'étant pas gêné pour piquer un peu de milk-shakes à la mangue à son petit ami. Décidément, Ryuga et la mangue, c'était une grande histoire d'amour.

Gingka et Ryuga continuèrent à marcher dans les galeries du centre, pour finalement finir par trouver ce qu'ils étaient venus chercher à l'origine : une échoppe vendant des portes clés. Ce fut le rouquin qui l'aperçu en premier, et il tira la manche du blanc pour lui signifier. Ce dernier lui emboîta le pas. De l'échoppe, la petite boutique était plus un boui-boui à bric-à-brac en tout genre qu'une véritable boutique spécialisée. Ils s'égarèrent quelque temps devant la vitrine à porte-clés, en choisirent un bien ridicule, puis tournèrent en rond dans le petit magasin, observant et tripotant chaque truc bizarre qu'ils trouvaient sur leur passage.

Ils s'extasièrent ainsi sur des boules à thé en forme de baleine, des trousses en forme de bananes et des grattes-dos complètement ridicule et sur tout un tas d'autres gadgets de merde. Gingka bombarda Ryuga avec des bulles de savon provenant d'un tube spécial, jusqu'à ce qu'un des employés ne vienne l'engueuler, Ryuga trouva son bonheur dans des pockys à la mangue qu'il décida d'acheter, et le bladeur de l'automne trouva un sac à dos ridicule avec des petites ailes d'ange dans le dos que Ryuga lui défia d'acheter, ce qui décida définitivement le rouquin à s'approprier sa trouvaille.

Ils sortirent plutôt content de leurs achats, un nouveau porte-clé ajouté à leur collection, et Gingka avec un sac à dos digne d'un enfant de six ans.

Puis Ryuga tira l'autre par la manche. Ce dernier étonné, se retourna vers le blanc, qui trifouillait dans la poche de sa veste. Il en ressorti un petit sachet en plastique transparent, avec dedans un pin's à l'effigie de Pegasus.

-Je l'ai acheté à Matsuyama, en même temps l'autre porte-clé qu'on a acheté ensembles, je me suis dit que ça te plairais. Expliqua-t'il

Gingka prit le présent avec un grand sourire et des étoiles dans les yeux :

-C'est le truc que t'as pas voulu me dire ?

-Quelle déduction Sherlock ! Se moqua gentiment le blanc.

Tout sourire, le bladeur de l'automne déchira le sachet, et tendit le pin's au blanc :

-Tu me le mets ? Demanda-t'il.

Ha bien sûr il aurait pu se le mettre lui même, mais ça lui faisait plaisir que Ryuga le fasse. Ce dernier prit l'objet, et l'attacha sur le revers de la veste bleue marine du rouquin. Voilà maintenant Gingka était encore plus heureux ! Tellement heureux que son aura luisait de bonne humeur concentrée !

Mais ce petit moment fut interrompu par une sonnerie de téléphone provenant de la poche de Ryuga. Ce dernier se saisit de son portable.

-C'est Kenta... Et merde on est carrément à la bourre !!!!!!!

-Quoi !? Il est quelle heure ????

-Midi et demie... Lâcha le blanc.

Les deux se regardèrent. Effectivement Le vert devait bien les attendre depuis une demie heure déjà... L'ancien bladeur s'empressa de décrocher, et tomba sur un Kenta passablement énervé, qui ne se dérangea pas pour lui rappeler plusieurs fois au cours de la conversation qui s'ensuivit qu'il était en retard... Ryuga se contentait de répondre par des "oui" et des "je m'excuse", sous l'œil amusé du rouquin qui constatait que le blanc se laissait littéralement engueuler par meilleur ami, et que Kenta n'était même pas effrayé de l'enguirlander. Ces deux-là semblaient s'être fréquenté un bon nombre de fois durant ces sept dernières années pour en arriver à ce stade dans leur relation.

-Okay j'arrive tout de suite. Finit par lâcher le blanc, clôturant la conversation avant de raccrocher.

-"J'arrive"? S'étonna le rouquin.

-Il ne sait pas que tu est avec moi, ça lui fera la surprise.

-Surtout que je suis censé avoir disparu sans laisser de traces depuis presque deux mois... Ricana Gingka.

-Bon aller on y go !!! Le pressa Ryuga.

S'ensuivit un sprint pour sortir du centre commercial, d'un arrêt à la sortie pour consulter Google maps sur le téléphone du blanc pour connaître l'emplacement du restaurant familial indiqué par le vert, puis d'une interpellation d'une mère de famille sans défense qui n'avait rien demandé à personne pour savoir quel bus prendre pour se rendre rapidement au point de rendez vous, d'un trajet de bus bondé, puis d'une attente de dix minutes à un arrêt avec un Gingka qui ne dû son salut qu'au blanc qui le rattrapa par le col alors qu'il montait dans le mauvais bus, d'un autre trajet de dix minutes, puis d'un énième sprint endiablé pour rejoindre le restaurant. Arrivés là, complètement essoufflés, ils repérèrent une tête verte, et se dirigèrent vers elle...

XxXxXxXxX

Kenta s'ennuyait. Cela faisait près d'une heure qu'il attendait Ryuga, et ce dernier semblait déterminé à lui poser un lapin. En attendant, le vert avait commandé un smoothie à la banane, et le sirotait lentement, soupirant d'ennui de temps à autre, le regard baissé sur son verre, dont le niveau baissait peu à peu.

Quand deux silhouettes entrèrent soudainement dans la périphérie de son champ de vison, il daigna relever les yeux, et se figea aussitôt.

Il s'agissait bien de Ryuga, mais plus surprenant, il était accompagné.

Par un roux.

Dont la tête lui était familière.

Kenta plissa les yeux, où est-ce qu'il avait déjà vu ce type ?

Le vert eu quelques secondes d'incompréhension durant lesquelles il dévisagea le compagnon du blanc avec un air suspicieux, puis cela lui sauta aux yeux :

-GINGKA ???!!

Les deux avaient l'air d'avoir couru un marathon, et étaient courbés en deux en train de cracher leurs poumons. Kenta les regardait d'un air interloqué ; il y avait décidément un truc qu'il avait zappé. Gingka était censé avoir disparu depuis presque deux mois, Ryuga n'était pas censé être accompagné, depuis quand le bladeur de l'automne avait changé de style vestimentaire ? Et surtout : depuis quand ces deux là semblaient être devenu les meilleurs amis du monde ?? Trop de questions sans réponses au goût du vert. Alors que les deux nouveaux arrivants finissaient de reprendre leur souffle, et s'asseyaient de part et d'autre de leur ami autour de la petite table ronde en terrasse, Kenya les toisa avec une moue boudeuse et vexée :

-Heuuuu, on m'explique ce qu'il se passe là ? Exigea-t'il.

Les deux compère se tournèrent vers lui et déclarent en même temps :

-C'est une longue histoire…

-J'ai tout mon temps. Fit Kenta Et bon sang Gingka, on peut savoir où tu était passé depuis tout ce temps ?? Ça fait deux mois qu'on se fait tous un sang d'encre pour toi bon sang ! Tu sais que Madoka te cherche partout !?

-Ho elle elle peut aller se faire foutre ! S'exclama le rouquin.

-Hein ?

Kenta était interloqué ; la mécanicienne et le bladeur de l'automne ne sortaient pas ensemble aux dernières nouvelles ?????

-T'étais pas au courant ? Cette connasse m'a plaquée un mois avant que je fugue !!

-Heuuu non, j'étais pas au courant. En même temps tu vis chez elle…

-Vivait. Rectifia Gingka.

-Oui bon en même temps c'était pas clair, on pensais que vous vous étiez juste disputés, t'as qu'à pas continuer à crécher chez elle alors que vous êtes plus ensemble…

-Est-ce qu'on peut arrêter de parler d'elle svp… Tenta le rouquin.

-Tu sais qu'on t'as cherché partout pendant plusieurs semaines dans tout Metal Bey City… Et qu'on est même passé à Koma…

-On y est passés à Koma nous aussi ! Se défendit le bladeur. Mais on est passé après vous…

-Comment ça après nous ? S'étonna Kenta.

Gingka, tout fier d'embêter Ryuga, désigna ce dernier et déclara :

-Pour ça demande lui, c'était son idée.

-Hé ! D'où tu décharges toute la responsabilité sur moi là comme ça ! C'est toi qui voulais croiser personne.

-C'est parce que j'adore t'embêter… répondit le rouquin avec un grand sourire innocent bien trop faux pour être vrai.

Le vert assista à l'échange, observant les deux qui commençaient à se chamailler gentiment comme des gamins. Le vert était perplexe, depuis quand ces deux là étaient aussi proches ? Surtout que Gingka n'était pas censé savoir que Ryuga était en vie depuis tout ce temps. Comment s'étaient-ils rencontrés ? Kenta leur posa la question :

-On s'est croisés par hasard ! Répondit le bladeur de l'automne.

-Je suis surtout arrivé tel le messie pour te ramasser à la petite cuillère ! Rectifia l'autre avec un sourire moqueur.

-Oui bon ça va hein… Souffla Gingka en levant les yeux au ciel, amusé.

-Te ramasser à la petite cuillère ? S'étonna Kenta. Tu veux dire que tu t'es barré sans prévenir à cause d'une déprime de rupture amoureuse ??? S'offusqua-t'il.

-Y'avais pas que ça, mais la rupture à joué ! S'exclama Gingka.

Kenta haussa un sourcil septique à cette réponse, invitant le bladeur de l'automne à en dire plus. Ce dernier soupira :

-Tu sais Kenta, des fois j'ai envie de remonter le temps... Déclara le possesseur de Pegasus d'un ton las.

-Je vois ce que tu veux dire... Répondit Kenta en soupirant. Vivre des aventures tous ensemble, comme au bon vieux temps...

-Au temps où on n'avait pas à se soucier d'avoir des responsabilités...

-C'est sûr que maintenant, on est un peu tous éparpillés aux quatre coins du monde...

-On voit plus personne, c'est dommage...

-D'ailleurs c'est bientôt le moment pour notre soirée annuelle ! S'exclama alors Kenta.

-Ouiiiiii !!!! Fit le rouquin, tout excité. Faudra qu'on pense à prévenir tout le monde pour fixer une date !

Après qu'il aient remporté la victoire sur Némésis sept ans auparavant, bientôt huit, et que tous les bladeurs légendaires et ceux faisant partie du petit groupe s'étaient dispatchés peu à peu autour du globe, ils avaient décidé de se retrouver tous ensemble, tous les ans, afin de fêter leur victoire. Une sorte de petite commémoration annuelle. Et tous étaient tenus de venir, déjà qu'ils ne se voyaient pas souvent... ça leur donnait une belle occasion !

-Je suis pas invité je suppose ? Fit Ryuga.

Kenta et Gingka le dévisagèrent, puis se regardèrent, avant de répondre :

-C'et pas comme si on était les deux seuls sur cette planète à savoir que tu est en vie...

-Vous êtes trois plus exactement. Fit le blanc.

-Trois ? s'étonna le bladeur de Pégasus.

-Oui, y'a mon petit frère aussi.

-Tu as un petit frère !!!!!!!????????? S'étonna Gingka.

-Oui, tu l'as même déjà vu plusieurs fois. Confirma l'ancien bladeur.

Le cerveau du bladeur de l'automne se mit à tourner à cents à l'heure ; à quel moment avait-t'il déjà rencontré quelqu'un qui pouvait être le potentiel frère du blanc ? Pendant ce temps là Kenta riait sous cape, tellement ce lien de famille était évident ; le rouquin devait bien être le seul à n'avoir jamais capté. Ryuga laissa poireauter son petit ami pendant quelques minutes, avant de lui donner la réponse :

-Attends quoi ? Ryuto est ton frère ????

-C'est pas comme si la ressemblance était pas ultra flagrante... Se moqua le blanc.

-Oui maintenant que tu le dis... Mais attends ! ça veut dire que ta couleur de cheveux est naturelle depuis tout ce temps !??????

-Ba oui !!!! Tu croyais quoi !!

-Ba je pensais que c'était une couleur moi ! Se défendit le rouquin. J'pensais que tu faisais comme tous ces mecs qui se la jouent trop dark et edgy !!!

Ryuga se pinça l'arrête du nez en soupirant, pendant que le vert à côté était écroulé de rire :

-Ho bon sang... Mais qui m'a donné un abruti pareil ...

-En même temps faut avouer que cette couleur de cheveux court pas les rues... Blancs avec une mèche rouge, tu pouvais pas faire moins original ?

-Mais j'ai pas choisi !! C'est la faute à ma mère ok ! Argumenta l'autre, outré que le possesseur de Pegasus ait pensé une seule seconde qu'il se teignait les cheveux.

Pendant que la discussion continuait, Kenta restait tout de même intrigué par le comportement des deux autres ; ils se comportaient comme les deux meilleurs amis du monde et se chamaillaient comme deux gamins de primaire, alors qu'ils se côtoyaient depuis seulement quelques semaines. Le blanc et le rouquin se chamaillent et s'envoyaient des piques. Le vert ne comprenait pas vraiment la raison d'un tel changement de la part du blanc, qui n'était pourtant pas d'un naturel très sociable, le voir interagir avec Gingka comme si de rien n'était était plutôt étonnant. Kenta connaissait bien Ryuga depuis le temps, et même s'ils étaient désormais de très proches amis, ses interactions avec Gingka étaient très différentes de celles qu'il avait avec lui, et pourtant, Kenta et Ryuga se côtoyaient régulièrement depuis des années.

À vrai dire, en observant un peu plus, Kenta se rendait bien compte que Ryuga n'agissait pas avec Gingka comme s'il était son ami, ce n'était qu'une impression d'abord, mais au fur et à mesure que la discussion continuait, le vert pouvait désormais l'affirmer avec certitude. Le cadet se retourna le cerveau, cherchant à déterminer quel genre de relation entretenaient ces deux là, si bien qu'au bout de plusieurs minutes, il avait déjà perdu le fil de la conversation.

-Et toi Kenta tu en penses quoi !? Lui demanda soudainement Gingka.

Le vert sursauta presque,étonné qu'on lui adresse aussi soudainement la parole pour lui demander son avis, et se demanda de quoi ils pouvaient bien parler avant qu'il ne se perde dans ses pensées, puisque qu'ils avaient changé de sujet et arrêté de parler des cheveux du blanc, et que Kenta ne suivait plus du tout ce qu'il se racontait depuis au moins dix bonnes minutes. Ne prenant même pas la peine de répondre au rouquin, il posa la question qui lui trottait dans la tête :

-Et sinon, ça fait combien de temps que sortez ensembles ?

À cette question beaucoup trop soudaine, Ryuga s'étouffa subitement avec son smoothie a la mangue et se mit à cracher ses poumons, tandis que le visage de Gingka avait viré de de la même couleur que ses cheveux.

Finalement, le rouquin dû taper dans le dos du blanc, qui continuait de tousser pour expulser son smoothie, tandis que le vert était éberlué d'avoir tapé juste, mais qui était un train de se demander quel était le taux de probabilité que ces deux- là finissent ensemble. Parce qu'il faut se l'avouer, ça n'avait pas extrêmement bien commencé !

Une fois que Ryuga eu vaincu sa quinte de toux il prit la parole d'un ton plaintif :

-C'est si cramé que ça ?? Questionna-t'il.

-C'est juste je vous connais bien tous les deux, et du coup j'ai pensé que... Et apparemment j'avais vu juste, finit Kenta avec un sourire moqueur envers le blanc.

Ce dernier se renfrogna sur sa chaise, grommelant dans sa barbe, tandis que gingka se grattait l'arrière du crâne en rigolant nerveusement,embarrassé par cette discussion un poil gênante.

-Et du coup c'est qui qui est en dessous ? Demanda soudainement le vert sans aucune gêne.

Cette fois-ci, Gingka freeza littéralement sur place et son cerveau cessa de fonctionner, tandis que Ryuga devint instantanément rouge comme une pivoine, et cacha son visage derrière ses mains dans un gémissement pathétique.

-Attends quoi ??? S'étonna le vert, c'est toi qui...

Il fut coupé au milieux de sa phrase par un autre gémissement du blanc, qui se liquéfiait littéralement sur sa chaise.

-J'aurais plutôt parié sur l'inverse... Finit par déclarer le possesseur de Sagitario.

-Est-ce que on peut arrêter de parler de ça ?!!!! S'exclama Ryuga, au comble de la gêne.

-ça te dérange ? Questionna le rouquin d'un ton innocent. On peut échanger les rôles si tu veux.

-NON !

-Comment ça non ?

-J'suis très bien là où j'suis !!! S'exclama Ryuga.

-Ha bon d'accord.

-EST-CE QU'ON PEUT ARRÊTER DE PARLER DE ÇA !? Finit par exploser le blanc qui était aussi rouge qu'une tomate.

Après ce petit aparté, Ryuga se renfrogna et fourra la paille de son smoothie à la mangue dans sa bouche, tentant de reprendre contenance. Bon sang, ils ne pouvaient pas arrêter de parler de sa vie sexuelle en public !!

Pour détourner la conversation, Gingka commença alors à poser des questions à Kenta sur sa venue à Hiroshima.

-Je fais la promotion d'un tournoi ! S'exclama alors le vert, excité comme une puce. Je m'occupe aussi de l'organisation de dernière minute et des derniers détails à régler.

Le rouquin eu un sourire, l'actuel bladeur de l'été était vraiment à fond dans son travail. Même s'il était très jeune, il se donnait à fond pour les bladeurs du monde entiers, participant à l'organisation de tournois et autres événements. Son travail à l'AMBB avait l'air de réellement le passionner, et le vert avait l'air très heureux comme ça. Et tant que Kenta était heureux, Gingka était heureux pour lui.

La discussion continua pendant une bonne heure, Gingka profitant de ses retrouvailles avec Kenta. Puis ils décidèrent de quitter les lieux une fois leurs verres terminés. Kenta étant libre toute l'après-midi, ils se retrouvèrent à marcher dans les rues, discutant de tout et de rien. Puis à un moment, le vert tira la manche du bladeur de Pegasus.

-Je peux te parler en privé ?

-Oui bien sûr. Répondit Gingka, étonné.

Les deux s'éloignèrent de quelques mètres, pendant que Ryuga s'adossait à un mur pour les attendre.

Kenta soupira, puis releva son regard vers Gingka :

-Bon. Je suppose que je n'ai pas besoin de t'en parler...

-Tu veux parler de ses cauchemars ? Fit le bladeur de l'automne.

-Donc je n'ai pas besoin de t'expliquer ce qu'il a. Le combat contre Némésis...

-A laissé des séquelles, je sais. Le coupa Gingka

-Et encore, ça va beaucoup mieux aujourd'hui. Il a frôlé la mort et a perdu L-Drago. Quand je l'ai trouvé, il venait tout juste de sortir de son coma, et psychologiquement parlant, il était... Kenta se mordit la lèvre, cherchant ses mots, puis termina : Il était détruit.

-C'était à ce point là ?? Demanda Gingka, inquiet.

-Pire. Fit le vert. Au point que dès qu'il voyait une toupie ou qu'un tournoi passait à la télé, il faisait systématiquement une crise de panique.

Le rouquin fixa Kenta, choqué. C'était bien plus grave que ce qu'il avait pensé au premier abord ! Gingka serra les poings. Si seulement ils étaient arrivés dix minutes plus tôt ce jour là...! Il fut prit immédiatement d'une rage immense envers le fils du soleil noir. Mais sa rage disparu instantanément et se transforma en inquiétude quand il releva les yeux vers Ryuga.

Kenta se frotta les tempes, comme s'il avait mal à la tête rien qu'à l'idée de se souvenir de choses aussi désagréables.

-Les médecins ont parlé de choc post-traumatique. Ça ne se contrôle pas. Reprit-il. Mais Ryuga n'a jamais voulu consulter auprès de quelqu'un qui aurait pu l'aider... Tu le connais, pour qu'il se confie, faut lui tirer les vers du nez... Il faisait des cauchemars toutes les nuits... Bon, ça a finit par s'arranger un peu, maintenant la vue d'une toupie ne lui fait plus peur, il m'accompagne même dans certaines de mes séances d'entraînement, et ses cauchemars se sont calmés...

-Mais c'est pas finit pour autant... Termina le rouquin.

-Exactement. Ryuga est fort tu sais, il a surmonté ses problèmes tout seul, mais j'étais là pour l'aider quand il en avait besoin...

Comprenant le sous-entendu, Gingka coupa son ami :

-T'inquiètes pas, je m'en occupe !

-Je n'en doute pas une seule seconde, j'ai toute confiance en toi ! Sourit le vert. Ryuga est quelqu'un de très solitaire, mais il a besoin d'une épaule sur laquelle se reposer quelquefois...

-Pas de soucis capitaine Kenta ! Fit le rouquin en se mettant au garde à vous. Je prends le relais !

L'actuel bladeur de l'été pouffa devant l'entrain de son ami, puis ils se mirent à marcher pour rejoindre le blanc. Mais soudainement, le vert empoigna le bras du rouquin, et le serra à lui en faire mal.

-Ha oui Gingka, une dernière chose...

-Ou...Oui ? Fit le rouquin, à qui le brusque changement d'attitude de son ami donna des sueurs froides.

Kenta releva sur le possesseur de Pegasus un regard aussi noir que ceux de Ryuga dans ses meilleurs jours (on voyait de qui il avait prit sa leçon !), et déclara du voix froide :

-Si tu le fais souffrir, je te jure qu je te démonte...

Gingka songea qu'actuellement, Kenta faisait fichtrement peur. Il déglutit, et hocha frénétiquement la tête pour signifier qu'il avait parfaitement comprit la menace sous-entendue...

Les deux rejoignirent finalement le blanc, et Kenta, de nouveau tout sourire, déclara :

-Bon ! On fait quoi maintenant ? Il me reste encore du temps avant de rejoindre l'équipe d'organisation !

-C'est quand déjà le tournoi ? Questionna le blanc.

-Demain, toute la journée ! Les préparatifs sont déjà presque tous terminés, les gars n'ont pas besoin de moi cet après-midi.

-ça fait longtemps que je n'ai pas assisté à un tournoi... Fit Gingka pensivement.

-Vous voulez des places ? Questionna le vert.

Le bladeur de l'automne se retourna vers Kenta, le regardant avec des étoiles dans les yeux. Le possesseur de Sagitario se mit à pouffer devant autant d'entrain de la part du rouquin.

-Je suppose que ça veut dire oui !

-ça ne te déranges pas ? Demanda le bladeur de l'automne à Ryuga.

Ce dernier haussa les épaules et répondit :

-Si tu y vas j'y vais aussi.

-Alors Adjugé Vendu ! Tenez, j'ai une dizaine de places pour les gars du staff, mais en général on ne les utilise pas toutes...

Disant cela, Kenta sortit un petit carnet de tickets jaunes vifs, et en découpa deux grâce au pré-découpage du papier.

-Super ! On sera là ! S'exclama le rouquin, qui frétillait carrément d'excitation.

Le trio se mit ensuite en route sans destination précise, discutant de tout et de rien. Ils avaient l'après-midi et la soirée devant eux après tout ! D'autant plus qu'ils n'étaient jamais venus à Hiroshima de leurs vies. Il y'avait plein d'endroits à voir et à visiter ! Et la ville disposait d'un très important patrimoine historique dont on ne va pas parler ici parce que c'est déprimant et que c'est censé être une fic chillax, et qu'on connait tous nos cours sur la deuxième guerre mondiale (c'était la petite minute sérieuse du chapitre).

Ils se retrouvèrent donc à pendre des photos au château d'hiroshima et à e détendre dans le jardin japonais de Shukkei-en (J'ai l'impression dêtre un guide touristique actuellement, mais j'ai besoin de meubler les trous du chapitre). Bref, ils passèrent une magnifique après-midi, Kenta et Gingka rattrapant le temps perdu depuis qu'ils ne s'étaient pas vus, et se racontaient des anecdotes marrantes sur leurs amis respectifs qu'ils croisaient de temps en temps. Gingka demanda à Kenta des nouvelles de Sala, la jeune fille qu'ils avaient rencontré au tout début de leur quête des bladeurs légendaires, car oui Kenta et Sala sortaient ensemble depuis presque deux ans, et la jeune fille était devenue une bladeuse hors pair ! Le vert répondit à toutes les questions du rouquin en rougissant légèrement, et lui assura qu'ils vivaient tous les deux sur leur petit nuage.

Le reste de la journée passa en un coup de vent, tant et si bien que le trio se retrouva sur la côte, devant le fameux site touristique de miyajima et de la célèbre porte tori-shinto, avec trois boîtes de pizzas commandées dix minutes plus tôt. Ils dévorèrent leur repas en regardant le coucher de soleil sur la mer.

En bon gros touriste, le vert tint absolument à prendre des photos. Il en prit de tous les points de vue possibles, puis donna son téléphone à Gingka en lui demandant de les prendre en photo lui et Ryuga, parce que Kenta tenait absolument à avoir une photo souvenir avec son ami. Le blanc totalement réticent, refusa aussi sec de poser, et l'autre dû bien batailler pendant dix minutes avant que le blanc n'en ai marre de se faire supplier et ne finisse par accepter. Et ce fut le même cinéma pour que l'ancien bladeur daigne ne serait-ce que décrocher un sourire. Puis ce fut au tour de Gingka de prendre la pose avec Kenta pendant que le troisième les prenait en photo. Il y eu là tout un ballet durant lequel Les deux amis prirent tous un tas de poses ridicules, dont firent partie les poses emblématiques des magicals girls du célèbres anime Sailor Moon, devant la caméra, sous l'œil consterné du blanc. Au final,chacun eu ses photos solo et en groupe, avec en prime des selfies avec des grimaces farfelues.

Ils terminèrent leur pizzas assis par terre, en regardant intensément le portable de Kenta, qui faisait défiler les photos une à une, ne se retenant pas de rire quand une plus drôle que les autres apparaissait.

-Tu pourras me les envoyer? Demanda le blanc.

-Ouais bien sûr je te fais ça!

Gingka arborait un air boudeur, que ne manquèrent pas de remarquer les deux autres, qui se mirent à le regarder d'un œil interrogateur.

-J'ai pas de portable… Se plaignit le rouquin, qui lui aussi aurait bien voulu récupérer les photos.

-Et après il s'étonne qu'on se voie jamais… Comment tu veux communiquer si tu n'as pas de téléphone!? S'exclama Kenta.

-On va remédier de suite à ce problème. Déclara le blanc en sautant sur ses pied.

-Quoi maintenant?? Fit Gingka étonné, comprenant très bien ce que le blanc avait l'intention de faire. Mais j'ai pas de fric!!

Le rouquin et le vert se mirent à courir derrière le blanc, qui partait à grande enjambées, après avoir déposé les cartons à pizzas dans une poubelle jaune (le tri c'est important).

-T'inquiète il est riche. Fit Kenta en levant les pouces en l'air à l'intention de Gingka.

-Oui ça je m'en étais rendu compte… Répondit Gingka. Mais riche comment!!!???

-T'aurais vu sabaraque, un château ! Le renseigna le vert.

-T'es déjà allé chez lui toi?

-Ba oui ! Se vanta l'actuel bladeur de l'été.

-Pas juste, moi aussi je veux y aller…

-Je t'y emmènerais. Fit alors le blanc, qui menait la marche d'un pas rapide.

Quelques minutes plus tard, ils se retrouvèrent dans un magasin de smartphones, et Ryuga l'emmena directement dans le rayon où les prix étaient le plus élevés.

-Choisis. Déclara ce dernier endésignantle rayon d'un geste de bras théâtral.

Gingka se figea; l'endroit était tellement bien rangé et dépourvu de la moindre saleté, et les prix sur lesétiquettesétaient tellement exorbitants que l'on aurait dit que les rayons rayonnaientde milliers de paillettes.

-Mais c'est beaucoup trop cher!!!!

-On s'en fout du prix! Fit Ryuga avec le ton d'un gros riche bien snob de la haute société.

Ilsressortirentplus tard, Gingka désormais équipé d'un téléphone dernier cri plus cher que tout ce qu'il n'avait jamais possédé, et d'un forfait tout compris avec plus de giga d'internet qu'il n'en fallait pour toute une vie. Le rouquin remercia gracieusement Ryuga,ce dernière haussa les épaules comme si l'argent ne valait rien pour lui (connard de riche). Puis kenta lança :

-Bon ba je vais y aller moi ! Faut que je me lève tôt demain !

C'est vrai qu'il faisait désormais nuit, les trois amis se dirent donc au revoir, et partirent chacun de leur côté. L'ancien bladeur et le possesseur de Pegasus se mirent donc à chercher un hôtel pour passer la nuit, et trouvèrent leur bonheur quelques minutes plus tard. ils prirent une chambre pour la nuit, et cette fois ci avec un seul lit double, nouveau statut oblige. Ils donnèrent leurs vêtement à laver à la réception, et se vêtirent des kimonos fournis par l'hôtel (oui oui ils font ça au japon dans les hôtels). Ils passèrent la nuit à bidouiller le nouveau téléphone de Ginka, le blanc lui filant le contact du vert, et lui transféra les photos qu'ils venaient de prendre. Les deux finirent par se glisser sous les couvertures, collés-sérrés, et plongèrent dans le sommeil...


Katatsu *se rend compte que le chapitre fait plus de 9000 mots* Ha ! J'ai pt'être un petit peu abusé !

Ryuga : Ba, ça rattrape ton retard !

Katatsu : tu vas la fermer oui...