Voici une petite histoire qui commençait à trotter dans ma tête... et du coup, comme elle commençait à être envahissante dans mon esprit un peu trop imaginatif... j'ai débuté son écriture ! XD
J'en ai une autre sur le feu aussi... mais j'hésite encore sur la longueur qu'elle prendrait : soit un interminable OS, soit en chapitre court - notamment parce que je ferais un certain nombre d'ellipses pour avancer des moments pas si importants...
Bref, fin de bavardages, je vous propose ce premier chapitre pour voir...
Et désolée pour les fautes s'il y en a !
Un Chemin Différent...
Chapitre 1 : Visite au musée
Les infos tournaient en boucle à la lisière de sa conscience…
Il était seul dans son labo. Son parrain en voyage pour le boulot. Son meilleur ami n'était pas là - sur le terrain aussi. Son chauffeur non plus - sûrement en pause. Sa secrétaire au travail - plus présente que lui.
Il regardait le plafond. Il avait fini de décuver. Il se sentait tout à fait sobre.
A côté de lui traînait ses blueprints qu'il lui arrivait de dessiner sous l'alcool, comme prit d'une frénésie de création. Quand c'était pas une frénésie d'autres chose… comme indiquait sa décuve dans son labo et pas dans lit…
M'enfin.
Il avait du mal à se lever.
Non.
Il avait pas envie de se lever.
C'était l'anniversaire de sa mère hier.
Mais elle était morte depuis neuf ans.
Neuf ans que cet accident de voiture était passé.
Neuf ans qu'il était orphelin.
Neuf ans qu'il était sous la tutelle de son parrain… enfin non, il était majeur depuis cinq ans et avait repris l'entreprise familiale depuis autant, mais au vu de son comportement, on pouvait encore le considérer comme sous tutelle - beaucoup le considèrent comme tel, ou le souhaitaient.
Il en avait pleinement conscience.
Qu'est-ce-qu'était le chiffre neuf dans la réalité du monde… ?
Pour certains il ne s'agissait que d'un entier naturel qui suit 8 et qui précède 10, le plus haut nombre à un chiffre dans le système décimal…
…. Pour d'autres le chiffre neuf est la marque de l'accomplissement final, de l'universel, il permet d'ouvrir les horizons et d'élever les consciences, il est l 'amour et le positif ! Associé à une personnalité, il est idéaliste et a le sens de l'absolu…
En tant que scientifique, le chiffre neuf est un nombre de Motzkin. Six neuf consécutifs apparaissent dans les décimales de Pi de la place 762 à la place 767. Connu comme le point de Feynman, les puissances entières successives de 9 sont : 1, 9, 81, 729, 6 561, 59 049, etc…
… En numérologie, le neuf est considéré comme une force importante avec des qualités liées au leadership, à la créativité et à la résolution.
...Ce chiffre était riche en symbolique et a été un symbole de félicitation à travers de nombreuses civilisations anciennes…
Oui, il s'était perdue sur internet dans un moment d'égarement lorsqu'il était trop imbibé - plus assez de fierté pour se retenir,. voyez-vous.
Qui irait chercher la signification d'un nombre quelconque après tout ?
Il ne les connaissait à ses fins - vendre ses créations à beaucoup plus de chiffres que ça en tant qu'inventeur et businessman…
… Ou en tant que gosse laissé par ces parents, qui pourtant ne s'occupaient pas tant que ça de lui.
Que ce soit intentionnel ou non n'était pas la question.
Quoique l'était-il vraiment ? Intentionnellement. Après tout c'était encore pour un rendez-vous si important qu'ils l'avaient laissé… à Noël en plus. Si cette seule fois IL avait voulu faire une exception ils auraient pu…
Avait-il si peu d'importance ? Pourquoi se torturait-il encore pour la décision d'un homme dont il avait à peine intéressé….
Encore, ce n'était pas le pire de ce qu'il leur en voulait… Non.
Il savait enfaite qu'il était la raison pour laquelle
Parce qu'il lui avait pris Lui aussi.
C'était qu'il lui avait pris Jarvis cette année.
Comme par hasard l'année de leur accident fut la seule où il ne put rester avec lui. Les Parques étaient-elles si cruelles ?
Si son géniteur s'était passé de Jarvis, il aurait pu lui rester un père.
Mais non.
Monsieur Stark avait voulu l'emmener avec lui.
Comme sa mère - qu'il avait en plus boudé cette soirée parce qu'elle le laissait alors qu'elle n'avait pas le choix.
Comme une dernière mesquinerie de sa part avant de mourir.
A croire qu'il savait que ce serait la dernière qu'il puisse lui faire avant de jamais ne pouvoir recommencer. Ça faisait effectivement neuf ans qu'il avait échappé à d'autres…
Woaw.
Ça fait vraiment autant de temps ?
C'était passé si vite, qu'il lui arrivait de se prendre une claque mentale quand il s'en rendait compte dans ces moments de sobriété.
Mais en même temps, trop lentement.
Oui trop lentement car la douleur était toujours là. Donc ça veut dire qu'il n'y a pas eu assez de les plus grands philosophes sont de sacrés menteurs sur le temps qui apaise les maux.
Mais serait-ce surprenant qu'une personne avec du pouvoir sur les autres en use pour mentir ?
Non.
Donc bon. Il aura juste été d'une naïveté à croire comme une autre victime naïve qui aura cru naïvement un adage.
Il devait être des bonnes centaines de millions comme ça, non ?
… Le voilà qu'il délirait encore.
Un soupir lui échappa.
Qu'il était lasse.
Il se sentait là. Juste là. Au bord du précipice où sa raison se battait avec la triste spirale dans laquelle il sentait pouvoir plonger déjà à un si jeune âge.
Si seulement une distraction pouvait apparaître comme ça. D'un claquement de doigt. Ce serait merveilleux.
Il était tenté de claquer des doigts, là, tout de suite.
Il serait ridicule. Il le savait. Mais seule sa nouvelle création, le verrait.
Ah oui. Sa nouvelle création.
Un secret qu'il a gardé même de son parrain : une Intelligence Artificielle.
Il avait réussi à rendre la science fiction réelle !
Il était si fière de lui… et pour l'hommage de sa fierté, il le nomma par le père qui fut toujours là pour le féliciter : JARVIS.
C'était une création toute jeune encore. Mais en y insufflant toutes ses connaissances jours et nuits, il l'avait développé à une vitesse phénoménale.
Elle est presque indépendante désormais. Juste quelques modifications et mise à jour encore, quelques matériaux qu'ils lui manquait par-ci par-là pour l'aider à développer son potentiel autonome et d'expansion… et il était sûr d'avoir la perfection.
Mais ça va. Pour l'instant elle était quand même capable d'intervenir quand elle le voulait… sous réserve bien sûr.
Il lui avait interdit d'apparaître devant Obadiah, Rhodey Miss Potts ou Happy, puisqu'ils s'agissaient des seules autour de lui. Et l'IA était assez consciente d'elle-même pour se mesurer dans des situations qui lui sont présentées.
Elle était son jardin secret. A lui. Tout seul. Personne ne la connaissait.
La seule information qu'il a caché et pouvait continuer de cacher aux tabloïds qui le pourchassent sans relâche à la moindre miette de scandale ou d'infos croustillantes pour leurs propres promotions...
Woaw.
Pourquoi était-il aussi lasse ?
Il soupira. C'est pour ça qu'il buvait dès qu'il réfléchissait un peu trop sur lui.
Trop de réflexion interne.
Était-ce le comment des génies de de se faire désillusioner le monde autour d'eux toujours plus tôt que le reste du monde…?
Un autre aurait-il le même fardeau que lui ? Voir pire ?
Avait-il une distraction comme il en désirait précédemment… désir toujours.
Après tout, s'il claque des doigts, là, maintenant, seul Jarvis le verrait. Et il ne le jugerait pas.
Il serait le seul. Comme toujours. A L'effigie de son homologue humain.
Il leva lentement les doigts… le soleil d'après-midi chauffait ses doigts assez levés pour les atteindre… il les croisa… les pressa… et…
CRAC !
Tony fronça des sourcils.
Un claquement de doigts n'était pas censé faire autant de bruit… il n'avait pas la puissance d'un golem ! Cela ressemblait à du bois qui cédait sous un poids énorme !
Il se releva d'un seul coup pour voir si rien autour de lui avait cassé. La tête lui tourna un moment, avant que sa vue se stabilise.
Il scanna son labo du regard quand quelque chose l'interpella…. Une petite silhouette.
Mais-
Hein ?!
…oOo…
- Par ici les enfaaants ! S'écria une dame avec une cravate et tailleur en tapant des mains.
Les petites formes se précipitèrent pour rejoindre la dame. Elle les compta et fit l'appelle.
- Vous avez bien mangé les enfants ? Demanda-t-elle ensuite.
- Ouiiiiiii ! Un concert de voix fluettes lui répondit.
- Vous avez bien joué ?
- Ouiiiiii !
Quelques négations résonnèrent, mais elle en sourit. Après tout, évidemment qu'il préférait continuer de jouer, c'était normal.
C'était toujours comme ça avec les groupes d'enfants qu'elle recevaient au musée.
- Maintenant que vous avez bien mangé et joué… j'ai un défi pour vous ! Finit-elle le regard et le visage d'une conspiratrice en se penchant vers eux.
Un petit concert de "Oh!" "Ah?" "hen" "un défi ?!" " Je veux gagner!" intéressés se propagea. Les enfants par mimétisme commencèrent à se pencher vers elle, attendant impatiemment la suite.
Les professeurs et parents accompagnateurs sourirent.
- Je vais vous distribuer des supports avec des feuilles à dessin, continua-t-elle d'une voix pleine de mystère, ensuite nous allons retourner dans les salles des jooolies et graaaandes peintures, et dans celle des graaaandes sculptures !
- Et après ?! S'exclama la voix d'un garçon.
- et après ? Lui sourit-elle. Et après vous avez la mission de dessiner l'oeuvre d'art que vous souhaitez dans les salles des tableaux ou des sculptures… et vous allez y mettre tooouuuut les efforts du monde ! Leva-t-elle les bras comme pour englober tout le monde. Parce que, si on arrive, si on arrive à rassembler ensemble les meilleurs dessins on trouvera un trésor dans le musée !
- Un trésor ! S'exclamèrent les enfants à l'unisson.
- Oui un trésor !
- et pourquoi on doit dessiner pour ça, M'dame ?! S'écria un garçon.
Parce que les tableaux nous autorisent à récupérer le trésor que si l'on les dessine avant pour les respecter ! Leur confia-t-elle la main sur le côté de la bouche, comme s'il s'agissait d'un des plus secret du musée. Sinon, on aura pas le droit au trésor..., continua -t-elle comme si elle leur confier un secret.
Et voilà.
Les voilà qu'ils allaient être occupés à dessiner pendant l'heure au moins avant de se retrouver distraits encore une fois.
C'était toujours comme ça avec les plus jeunes groupes qu'ils recevaient.
Ils distribuèrent les plateaux accompagnés de réserve de feuille sous la première qu'ils voyaient. Des crayons à papier et des gommes étaient distribués avec.
Voilà qui fera l'affaire.
…oOo…
Depuis voilà quelques minutes la petite fille se sentait encore moins bien que d'habitude.
Elle avait mal au ventre et un gros poing sur le devant.
C'était pire que toute à l'heure.
Avec les maîtresses et les parents des autres enfants, ils étaient en sortie dans un musée. Ils avaient dit que c'était un endroit super.
Alors elle avait un petit peu hâte aussi.
Elle était déçu que son papa soit pas là, mais il avait beaucoup de potions à faire.
Il a dit que c'est ce qu'il devait faire pour pouvoir manger.
Mais elle trouvait que c'est pas grave, de pas assez manger, ses anciens mauvais parents lui donnait pas beaucoup déjà.
Mais quand elle disait ça, son papa la regardait avec un regard qui lui donnait envie de se sentir pas bien. Il fermait les yeux qui brillaient et respirait. Il pinçait son nez aussi. Alors elle se sentait obligée de lui faire un bisou pour dire pardon. Comme elle l'avait appris avec ses nouvelles sœurs.
Avant son cousin ne l'aimait pas. Mais ces sœurs elles l'ont demandé d'être leurs sœurs dès que papa a dit qu'il la gardait.
Elles les aimaient bien. Elles étaient là aussi.
Au début quand elle regardait ses grandes photos - ah non ils ont dit des tableaux que c'était - elle écoutait tranquillement.
Mais, elle ne savait pas quand, elle a commencé à avoir mal au ventre. Elle avait pas faim. C'était sûr. Parce que elle avait besoin de potions pour avoir faim. Papa avait dit que c'était pas normal de pas avoir faim. Que c'était à cause des anciens Monsieur et Madame qui s'occupaient d'elle. Que c'était pas sa faute.
Mais elle avait mal au ventre de quelque chose qu'elle ne savait pas quoi.
Elle regarda autour d'elle, détournant son attention de la Maîtresse du musée.
Elle regarda les grandes peintures. A la recherche par hasard si une d'elle la regardait. Puis elle se rappela que chez les Non-Maj les peintures elles bougent pas. Elle tourna les yeux vers l'entrée de la salle, elle regarda la statue de droite, celle avec d'un homme avec rien du tout. Elle tourna ensuite son regard vers la dame en face qui avait une épée et un bouclier. Il était rond un peu cassé, elle suivit du regard la longueur de la lame, descendant petit à son regard à hauteur des gens… Là. Elle le vit.
Un Monsieur.
Il regardait vers eux.
Non...
Il l'a regardait elle.
Et quand elle le regarda dans ses yeux, elle le vit sourire parce qu'elle l'avait vu.
Elle sentit son dos devenir tout froid ! Elle se sentit pas bien. Elle va tomber. Pourquoi ?
Elle n'aimait pas du tout comment il la regarde avec ses yeux.
C'est- était les mêmes que le Monsieur qui s'occupait d'elle avant… ap-après il l'obligeait à monter dans sa chambre !
Elle détourna son regard de lui. Les larmes lui montaient aux yeux sur son visage triste. elle renifla, s'empêchant de pleurer.
Mais elle fit un peu trop de bruit.
- Iris ?! Ça va ?! T'as mal ?! Tu pleures !
La petite nommée secoua la tête de gauche à droite.
- Dis-moi qu'est-ce qui y'a ! Papa il te manque !?
La petite secoua encore la tête parce que ce n'était la cause de son mal… avant de quand même hocher la tête parce que c'était vrai quand même.
- Oh non ! Mais la journée elle est pas finie ! Et on est pas à l'école pour qu'elle appelle papa ! Reprit la seconde petite de l'autre côté.
Dans leurs esprits l'école était une entité tout à fait capable de contacter les parents quand les petits élèves étaient pas bien !
Quoi ?! Non, ce sont des humains qui appellent les parents ? Les maîtresses elles dorment pas à l'école aussi tant qu'on y est !
- Eileen ! Garde Iris ! je vais voir la Maîtresse ! Maîtresse ! Se dirigea la plus âgée vers l'un des adultes. Maîtresse.
Celle-ci se retourna vers la petite :
- Oui Nova ? S'intéressa-t-elle.
- Iris elle pleure ! Montra-t-elle du doigt un peu plus loin.
Et elle vit alors l'enfant dans les bras d'une autre. Elle s'approcha et ordonna aux deux autres de rester là, avant d'emmener la petite à l'arrière du groupe pour lui demander ce qu'elle avait.
Mais comme d'habitude elle dû se confronter à un mur de silence. La petite parlait presque jamais.
Très solitaire, et dépendante de son papa, elle avait eu du mal en début d'année à ne pas le lâcher lorsque la période des parents autorisée en classe était finie.
En tout pour tout, alors qu'elle fut entrée dans l'école cette année il y a deux mois, les professeurs réunie n'avaient entendu à peine dix phrases de sa part… dont la moitié statuaient de remarques sur son père - le plus souvent qu'elle voulait le voir.
Si ils souhaitent une réponse de sa part, les questions devaient être le plus souvent fermé… et elle concédait à donner une réponse qui ne lui nécessitait pas la parole.
La plupart du temps, s'étaient ses sœurs qui s'exprimaient pour elle. Comment les petites arrivaient toujours à savoir ce qu'elle voulait exactement ? Seul Merlin savait.
Un peu plus elle penserait que les trois petites partageaient un moyen de discussion inaccessible aux restes des mortels qu'ils étaient. Ils étaient aussi plutôt surprenant pour ses petites d'être aussi attentive et prévenantes, à un âge où les enfants étaient très égocentrés.
- Iris… elle lui frotta le dos. Si tu ne me dis pas ce qu'il y a, je ne peux pas t'aider…
Elle attendit.
Toujours pas de réponse de sa part.
- Tu as mal au ventre ?
- Oui…non… je sais pas, lui parvint une voix presque inaudible.
- tu as faim ? Tenta-t-elle encore tant qu'elle parlait.
-... je… je sais pas…
- C'est ton papa qui te manque encore ?
La petite eut un mouvement négatif puis positif de la tête.
La voilà bien avancée.
- Tu sais que ton papa ne pourra venir te chercher qu'à la fin de la journée…
Elle soupira, et lui frotta le dos encore.
- Tu veux me donner la main ?
La petite hocha plusieurs fois d'affilée la tête.
- Bien, alors reste avec moi sur le côté du groupe, viens !
Elle lui tendit une main et la petite la prit pour l'accompagner à sa place de base.
Sans surprise les deux autres fillettes la suivirent pour se poster près d'elle, comme des gardiennes.
…oOo…
Euuuuh…. Okay.
Tony pensa tout de suite qu'il n'avait pas assez décuvé finalement.
Ou sinon, pourquoi une petite qui ne donnait l'âge de quatre ans statuerait au milieu de son laboratoire ?! Par où aurait-elle pu entrer ?! Et Jarvis l'aurait prévenu, non ?!
D'ailleurs le voyait il aussi ?!
- Monsieur, un humain d'âge bas non identifié est dans votre laboratoire….
Au moins maintenant il avait la confirmation qu'il ne dérivait pas vers la folie… si Jarvis l'avait vu, c'était qu'il n'hallucinait pas.
Un robot ne voyait ni n'était contaminé par les fruits de votre esprit détraqué, c'était la logique même, peu importe votre degré de folie.
- Comment est-elle arrivée ?
- Elle est apparue dans votre laboratoire de nulle part Monsieur.
…D'accord, il retire ce qu'il avait dit- enfin pensé. Soit Jarvis a été inattentif et cette petite avait échappé à sa vigilance, soit il a pété un boulon comme lui et ils hallucinaient joyeusement à deux…
Mais pourquoi ne pas lui dire alors ?! Ça n'a pas de sens. En plus, l'IA ne pouvait pas lui mentir. N'avait aucune raison de le faire.
- Euh… son cerveau n'arrivait toujours pas à connecter. Salut ? Finit-il par réussir à sortir malgré sa stupeur. Et encore, il n'était même pas assuré.
La petite le fixa, un petit air de terreur encore sur le visage… quoique, un peu plus perdu que les secondes défilent. Ce n'était pas lui qui lui inspirait un tel sentiments quand même, si ?!
- Je peux savoir d'où tu viens petite ?
La fillette continuait de le regarder sans mots dire. Il s'approcha, et la petite sembla sortir de sa transe et chercha frénétiquement autour d'elle. Elle sembla trouver ce qu'elle voulait à un moment donné, puisqu'elle se précipita dans un côté de la pièce et… se cacha derrière l'une de ses voitures.
Okayyyyyyy…
Bon.
Peut-être voir comment l'enfant arriva ici l'aiderait à retrouver ses parents… ce serait un bon début dans cette situation inédite pour lui.
- Jarvis, passe moi les en revue les derniers enregistrements des caméras extérieurs.
- Bien Monsieur.
Il passa en revue les environs de sa villa à Malibu, et ne vit rien. La petite n'était pas là, on la voyait pas arrivée ni du côté de la route, ni des buissons, ni même celui de la mer…
- Jarvis, mets-moi les enregistrements du labo…
Il se vit, dans son inertie précédente, fixant le plafond depuis son canapé.
Il regarda par les portes - normalement verrouillées - , les fenêtres - trop hautes pour qu'une petite puisse y sauter sans se tordre le cou -, sa porte devant l'escalier qui était toujours fermée…
Ah tiens.
C'est le moment où il décida de claquer stupidement du doigt, se rappelant ses bêtes espérances de distractions apparaître dans sa vie comme par mag-
QUOI ?!
Une seconde !
Cette petite !
Il n'en croyait pas ses yeux.
Il repassa la bande.
Non non il rêvait pas ! Même après s'être frotté les yeux !
Cette petite est apparue dans son laboratoire ! Au moment où il finissait de claquer des doigts ! Quand il espérait une distraction en plus !
C'était pas possible ce genre de souhait au dernière nouvelle !
A quelle point s'était délirant ?!
Depuis quand ça arrivait ce genre de chose ?!
Il y a bien depuis longtemps qu'il ne croyait plus à la magie !
Bien qu'il ne l'ait jamais réellement fait… son père lui ayant pris tout espoir de croire en ses fadaises à ses sept ans quand il eut le malheur de voir ses livres de contes qu'il avait acheté. Il avait fait la regrettable erreur de vouloir se divertir d'un conte de fée et pas d'un manuel de physique chimie de son collège….
Mais là.
Là !
Il avait beau chercher un bug dans la matrice, il n'y en avait pas ! Cette petite était bien apparue de nulle-part à son claquement de doigts !
Il regarda ses mains dans un mélange de scepticisme, fascination et incrédulité.
De la magie ? Une entité aurait-elle entendu son désir ?!
Il leva la tête vers le ciel suivant son fil de pensée, avant de se secouer la tête et de revenir sur les enregistrements des caméras.
Un scientifique comme lui ne laisserait jamais passer une telle occasion d'en savoir plus ! c'est presque frétillant comme un poisson hors de l'eau qu'il se décolla de ses écrans.
Il regarda une nouvelle fois la petite apparaître sur l'écran et se pinçant pour se convaincre qu'il ne rêvait pas, avant de se retourner vers la voiture derrière laquelle elle s'était cachée.
Il se leva de son siège et s'approcha doucement :
- Hey ! Petite fille ? Ça va ?
Silence.
- D'où tu viens ?
Silence
- Est-ce que t'es une fée ?!
Silence.
- Moi je m'appelle Anthony Stark ! Mais tu peux m'appeler Tony ! Parce que c'est mon surnom et que je l'aime bien !
Silence.
- C'est ma maman qui m'appelait comme ça ! Mais elle est morte… même-lui put entendre la tristesse dans sa voix. Heureusement il était seul… enfin presque. Mais c'est pas comme si la gamine allait fréquenter ses lieux de la haute ou ses partenaires commerciaux pour aller rapporter son moment de faiblesse !
Un petit couinement se fit entendre, un genre de doigts qui frottent sur une voiture.
Il regarda à sa droite là où le son s'était propagé.
Et bingo !
Il croisa un regard vert surprenant.
- Tu veux bien me dire ton prénom ?S'accroupit Tony de l'autre côté de la voiture.
- Ou tu veux regarder la télé ? Des dessins animés ? Tu as faim ? Tu veux d-de la glace ? Questionna Tony essayant de ne pas trop grimacer sur la fin.
Il faillit demander à la petite si elle voulait des bonbons, car il savait, sans avoir d'enfants, que ces petites versions humaines en raffolaient à foison… mais il s'était rappelé qu'il s'agissait aussi de ce que disait les pédophiles qui voulaient attirés des enfants. Alors il s'était rattrapé au dernier moment sur la douceur glacée.
Silence. Elle le fixait. Il avait l'impression qu'elle sondait son âme de ses intentions.
Son regard vert était âgé. Trop. Était-ce possible à sa taille ?
Elle concéda alors à sortir de sa cachette. Tout doucement. Elle regardait autour de lui, méfiante. A croire qu'il cacherait quelque chose pour la piéger… mais c'est pas possible, hein ? Pourquoi une gamine penserait cela ?
- Tu veux me donner la main ? Lui tenda-t-il le bras.
Elle le fixa quelques instants.
Il ne fléchit pas.
Elle lui fit alors la grâce de lui donner la main… Enfin peut-être la main était un peu gros, disons qu'elle lui avait pris qu'un doigt, et elle le tenait fermement, mais le seul qu'elle tenait.
Bien.
- Viens on va dans mon salon, l'enjoint-il doucement. Il fut surpris de sa douceur - chose qui n'était pas dans ses habitudes - une seconde, avant de la diriger vers celui-ci.
- On va s'asseoir sur le canapé.
Toujours pas de paroles.
- Je t'allume la télé ?
Pas de réponse.
D'accord.
Et il était sûr qu'un enfant de son âge parlait beaucoup pourtant. Lui se rappelait des journées sans fin auprès de sa mère qu'il bombardait de questions.
Où était-ce que lui ?
Non non il avait déjà vu dehors des enfants qui le faisaient tout autant avec leurs parents.
- Je vais allumer la télé. Tu as faim ?
Un gargouillement lui parvint. Elle hocha la tête.
- Tu aimes quoi ? A manger ?
Pas de réponse.
- De la pizza ? Moi j'aime la pizza ! En plus, je suis italien, lui murmura-t-il en conspirateur.
Il se surprit lui-même. Il ne savait pas pourquoi ça l'avait pris comme ça de le faire.
Cette petite l'ensorcelé assurément !
Mais après tout une entité ou que ce qu'il savait lui avait envoyé un petite à s'occuper apparemment !
Donc il allait s'occuper de cette mission avec diligence !
- Tu aimes le fromage ?
Elle hocha la tête.
- Et la viande ?
Nouveaux hochement de tête.
- Et les poissons ? Et les légumes ?
Bon bah le voilà avec une enfant qui n'était pas si difficile question nourriture.
Il était béni !
- Jarvis ! Commandes nous de la pizza s'il te plaît ! Une sénior au fromage, une junior à la viande, une au poisson et la dernière avec des légumes ! Regardes les menus.
- Je ne suis pas sûr que de la pizza constitue un repas sain et équilibré pour un jeune enfant en pleine croissance.
- Allons J' ! On peut faire une exception pour notre invitée ! En plus on ne prend que des pizzas qu'avec de bons produits ! plaida-t-il sa cause. Le fromage, la viande, le poisson et les légumes ne sont pas des essentiels à l'alimentation ?
- Si vous le dites Monsieur.
Et l'IA s'exécuta.
Il tourna la tête vers l'enfant et la trouva à lever les yeux partout au plafond.
Ah oui ! Sûrement se demandait-elle d'où vient la voix.
- Ce que tu entends c'est Jarvis ! C'est mon majordome virtuel. Il existe grâce à un ordinateur.
La petite le regarda et hocha la tête. Elle n'avait sûrement pas dû tout comprendre mais elle avait accepté l'explication.
Mais il se rappela d'une chose :
- Tu m'as toujours pas dit ton prénom d'ailleurs… ai-je le droit de savoir ? Sourit-il.
- Iris.
- Comme c'est jolie ! S'écria Tony exagérément. Ta voix est toute mignonne aussi ! Iris comme la fleur ?! Demanda-t-il.
- Oui.
Il avait en prime une réponse oral et pas un hochement de tête ?! C'était qu'il était sur la bonne voie assurément !
- Et c'est qui qui a eut la bonne idée de t'appeler comme ça ? Maman ?
- Non. Papa. Maman elle est morte. Comme toi.
Il vacilla deux secondes, comme son sourire, alors qu'il sentit brièvement un vide lui aspirer la poitrine.
Alors c'était ça qui l'avait fait sortir de sa cachette. Ce point commun.
Ce sombre point commun.
- Et comment il s'appelle ton papa ? Comme ça je vais pouvoir l'appeler pour qu'il vienne te chercher !
- Severus.
- Severus ?! Voilà un nom pas commun ! L'encouragea à poursuivre Tony. Tu sais qui s'appelait comme ça aussi ?
Elle secoua la tête.
- un !
Elle fronça des sourcils. Hum, trop jeune pour comprendre ces termes alors.
- C'était un Roi. Et comme il était Roi, il commandait tout le monde et était respecté !
Une lueur de reconnaissance s'éclaira dans ses yeux :
- Comme dans les histoires de Princesses ?
- Comme dans les histoires de Princesses, affirma Tony.
Elle hocha la tête.
- D'ailleurs… comment es-tu arrivé chez moi ?
Elle le regarda, le sondant comme tout à l'heure. Elle ouvra la bouche et lui sortit un :
"Par magie" tout plein d'innocence que l'homme de science qu'il était faillit la croire sur le champ, comme si elle lui accorderait le bon dieu par son acceptation.
Sauf que, heureusement pour lui, il est assez rationnel pour ne pas se faire avoir.
- la magie ça n'existe pas peti-...
Il n'avait pas fini sa phrase que la fillette lui jeta un regard de frayeur hanté qui lui versa un seau d'eau glacée dans le dos:
- La magie ?! Ah d'accord intéressant ! T-tu veux regarder quelque chose ? A la télé ! Essaya-t-il de retourner dans ses bonnes grâces.
Quel était ce regard bon sang ?!
Il n'avait jamais vu un panel d'émotions aussi percutants dans des yeux aussi jeune.
Elle hocha la tête.
Il chercha alors une chaîne de dessins animés et la regarda se détourner de lui pour regarder.
Il l'observa plus en détail maintenant que son esprit était concentré sur autre chose… enfin concentré était un bien grand mot.
Il voyait la petite ne pas se détendre pour un sou malgré ses yeux sur l'écran. De plus, lorsqu'il avait bougé pour mieux se réinstaller, il l'avait vu son regard lâché instantanément la télé pour le surveiller du coin de l'oeil.
Woaw. C'était quel genre de méfiance ?!
Il se croirait presque dans la peau d'un criminel !
La petite resta à l'affût, jusqu'à qu'il soit bien installé.
D'accord…
Il retourna à son observation.
La petite était… est bien petite. D'ici il dirait 80 voire 90cm. Blanche de peau, ses cheveux noirs qui contrastaient, étaient une masse de moitié boucles bien faites et défaites, l'air décoiffé-saut-du-lit, avec des barrettes de noeuds vert un peu partout sur eux. Deux petits nœuds en guise de boucles d'oreilles fantaisistes s'assortissent au schéma de sa coiffure. Elle avait un petit pull de laine à motif de tresses à manches courtes vert comme ses noeuds, sur un sous pull noire qui lui arrivait aux poignets. Une petite jupe plissée, sur des collants et des petites bottines, le tout d'un noir absolu.
Très élégant pour une petite fille.
Ou était-ce la mode ? Normal ? Ou la comparait-il à ce que représenterait la tenue sur une jeune femme ? Par réflexe ?
Son teint de porcelaine accouplé à ses petits accessoires, et ses habits vert et noire lui donnait des airs de poupée.
Mais le plus stupéfiants chez elle, le détail qu'il gardait pour la fin… c'était ses yeux.
Ses disques pigmentaires étaient d'un vert, à la fois lumineux et profond… c'était un vert Amazon… on pourrait croire que l'enfant portait des lentilles !
Il était sûr que ses noeuds et son pull étaient censés être assorties à cette couleur, mais elle ne leur faisait pas honneur.
Ding dong!
La petite sursauta.
- ça doit être les pizzas, se sentit obligé de préciser Tony. Elle hocha la tête vers lui pour lui signifier qu'elle avait entendu, et il s'en alla les récupérer.
- Voilà le manger ! S'exclama-t-il avec les sacs en revenant vers elle tout sourire. J'ai pris du coca avec ! Ça te va ? Elle hocha la tête.
- Super ! Tu veux manger sur le canapé ?
Elle hésita.
Ah ? Qu'est-ce-qu'il y a ?
- Tu n'as pas l'habitude de manger sur le canapé ? Elle dénéga.
- Alors ce sera une première ! Ou tu veux manger sur la table, se reprit-il finalement.
Peut-être valait-il mieux qu'elle mange dans un contexte familier.
Elle hocha la tête.
Ahba ! C'était qu'il n'était pas si manche avec les enfants tout compte fait !
Elle descendit du canapé pour le rejoindre à la table de la cuisine où il l'invita.
Néanmoins, elle rencontra un problème de taille.
Littéralement.
Les chaises hautes de la cuisine… ehbien étaient trop hautes.
Il finit de poser alors les verrez à côté des pizzas déjà sorties des sacs avant de s'approcher de la petite. Il approcha ses mains, et elle eut un mouvement de recule.
Il s'expliqua :
- Je vais t'aider à monter sur les chaises, tu veux bien ? Resta Tony à distance, levant ses mains pour qu'elle les évalue.
Elle sonda encore de son regard incroyable, avant de hocher la tête. Il l'a pris pas la taille alors , et la porta pour l'installer.
Et comme ses chaises n'avait pas de dossier, il resta à ses côtés pour éviter une mauvaise chute.
- Tu veux quoi, ma petite ?
- Fromage.
- Donc la margarita ! Très bon choix ! Tu as déjà mangé de la pizza, fit la conversation le jeune homme en séparant des parts sur les assiettes.
Elle secoua la tête.
- Non ?! Mais c'est la meilleure nourriture du monde pourtant !
Elle fit la moue. Hésita, le jaugeait du regard. Avant qu'il la voit entre ouvrir les lèvres :
- Papa dit que c'est mauvais pour la santé, fit-elle concise.
- Aïe ! C'est une faille dans mes défenses ! Mais il faut savoir se faire plaisir de temps en temps… c'est papa qui cuisine ?
Hochement de tête.
- Tout les jours ?
Nouveaux hochement de tête.
- Matin-midi-soir ? Continua-t-il.
Même chose.
- Woaw ! Je suis impressionné ! Papa n'a pas une amoureuse ou monsieur madame qui est à la maison pour faire la cuisine ? Une madame ?
Dénégation.
- Woaw ! C'est vraiment impressionnant oui ! Moi je sais même pas me faire un lait au chocolat !
Elle le regarda bizarrement. Il ne sut pourquoi. Savait-elle déjà cuisiner pour émettre un jugement sur lui ? Ou peut-être pour elle qui voit ça tout les jours venant de son père ça ne l'était pas tant que ça donc elle trouva tout ça normal.
Oh mais il pensait d'ailleurs ! Et dire qu'il en l'a pas fait plus tôt ! Qu'elle tête en l'air !
- Tu as quel âge ?
- Elle montra ses doigts
- 5 ans ! Woaw !
Elle lui semblait bien petite pour une enfant de cet âge. Il aurait dit un bon trois voir quatre ans. Lui même a toujours été plus petit que son âge, hélas !
- Et t'as des frères et sœurs ?
- Sœurs.
- Combien ?
Elle fit un deux avec ses doigts.
- Elles ont quel âge ?
- Comme moi.
- Vous êtes des triplettes ?
Elle le regarda sans comprendre.
- Vous êtes née toutes les trois en même temps ?
Toujours pas de compréhension dans ses yeux.
Il laissa tomber. Peut-être que l'idée était encore trop abstraite à son âge.
Mais il avait compris au moins son schéma de réponse : la petite ne prenait la peine de répondre qu'au question qui ne nécessitait que sa voix, et le strict minimum. Si elle pouvait répondre avec simplement sa tête ou ses doigts, alors elle ne s'embarrassait pas d'efforts sur ses cordes vocales.
Et si elle avait à le faire, elle était bien concise par rapport à la moyenne du débit de parole de ses congénères.
Il allait devoir user et ruser pour qu'elle lui parle…
... ET surtout partager le plus de détail sur son apparition miraculeuse ! Il ne l'avait pas oublié !
Alors ?
Avis aux avis en reviews ;)
A la prochaine!
