Bonjour,

Un petit message pour dire merci à tous ceux qui me lisent, et à m'excuser pour le poste tardif de ce chapitre, entre la reprise du sport et mon déménagement, je n'avais pas trop le temps d'écrire (et le dernier Zelda est un poil chronophage aussi xD). Même si j'ai la trame principale de l'histoire et que je sais où je vais, c'est la mise en forme qui est le plus chronophage, et c'est ça que je n'ai pas eut le temps de faire. Enfin bref, je vous raconte ma vie alors que vous voulez probablement juste la suite de l'histoire, alors voilà.

P.S : Les petits mots des lecteurs sont vachement motivants, n'hésitez pas à mettre des commentaires ou envoyer des messages.

Chapitre XV : L'Eveil

Des nuées de chouette s'engouffrèrent dans un couloir puis dans un autre jusqu'à entrer dans l'infirmerie de l'école. Drago ne put que constater les quelques cris des volatiles alors qu'une pluie de lettres tombait sur lui. Il attendit le dernier battement d'aile, puis une fois le silence revenu, il fixa la quinzaine de lettre. Il hésita à en ouvrir une, mais la tentation fut plus forte, et il déchira finalement l'enveloppe pour en lire le sinistre contenu.

« Comment un mangemort peut sortir avec Harry Potter ? On découvrira comment tu as fait ! Tu devrais être en prison et pas vivre la belle vie. Un jour ou l'autre, les aurors viendront pour toi et tes amis, et si ce n'est pas eux, peut-être les détraqueurs. Tu mérites un bon baiser de leur part ! Crève ! »

Drago en ouvrit une deuxième. Le contenu était similaire. Il poursuivit avec une troisième, identique. Lorsqu'il approcha son bras de la quatrième, une main familière l'arrêta et une odeur enivrante caressa son nez.

-Tu ne devrais pas faire ça, fit la voix de Harry.

Le blond se retourna, mais à la surprise du Survivant, son petit ami n'avait pas la mine triste. Il n'était même pas en colère. Drago avait son petit sourire narquois, moqueur, le même que lorsqu'il jubilait après un mauvais coup.

-Je vais me faire un plaisir de continuer. S'ils me haïssent de cette manière, ils peuvent le faire autant qu'ils veulent.

Harry ne comprenait vraiment pas sa réaction. Lui-même avait été à ce point abattu lorsque sous l'impulsion du Fudge et Ombrage, on l'avait traité de menteur et qu'il recevait des lettres d'insultes à longueur de journée. Comment ce blondinet pouvait-il sourire ainsi ?

-Mais... Chez l'apothicaire, tu es sorti en étant dans une colère noire, parce qu'il te détestait ! Remarqua le brun.

-Graham Bell me méprise, les gens qui écrivent ces lettres sont envieux ! C'est un peu comme la différence entre la façon dont ta famille adoptive de détester et la façon dont Voldemort voulait te tuer. Il y a plusieurs façons d'aimer et plusieurs façons de haïr, celle-ci me convient très bien !

-Je ne sais pas si je trouve ta réponse dérangeante ou rassurante, s'interrogea Harry à haute voix. En son fort intérieur, il privilégiait la seconde réponse. Il n'aimait pas le sourire moqueur et malveillant de Drago, mais il aimait encore moins voir des larmes sur ses joues.

-Pourquoi est-ce que tu es là, au fait ? Tu devrais être dans ta salle de classe à cette heure.

-J'ai un peu de retard, j'ai fait la rencontre de la Langue-de-Plomb envoyée par le Ministère dans le hall, elle s'appelle Albertine Pallow. Nous avons rendez-vous avec elle à dix-huit heures dans le bureau de la directrice pour un briefing. Ensuite nous descendrons tous les trois dans la Chambre des Secrets.

Le nom de Pallow n'était pas étranger à Malefoy. C'était une famille de Sang-purs, originaire de Feldcroft, un village non loin de Poudlard. Alors qu'il allait évoqué le triste sort de la famille qu'il pensait jusqu'ici disparue, un gémissement l'interrompit.

-C'est Ariana, expliqua le blond. Le devoir m'appelle.

Après un baiser, Harry s'éclipsa, et Drago rejoignit sa patiente. Les yeux de cette dernières ne s'ouvrirent que quelques minutes plus tard. Voyant que la lumière du soleil était douloureuse, le médicomage d'un coup de baguette ferma les rideaux. Assis auprès de son ancienne collègue et de ce qui se rapprochait le plus pour lui d'une amie, Drago attendait qu'elle soit prête. Au bout d'une demi-heure, elle s'adressa finalement à lui d'une voix enrouée.

-Drago, un verre d'eau, s'il te plaît...

Il s'exécuta. Chaque gorgée semblait douloureuse, mais libératrice, effaçant le sensation de rugosité dans sa gorge, que plus d'une semaine d'hydratation par intraveineuse avait asséché.

-Est-ce que tu te souviens de ton agression ? Demanda t-il.

-J'ai entendu une formule, et ensuite c'est le noir complet.

Les yeux bleus de la jeune femme balayèrent ses bras, et ses mains à la recherche de quelque chose. Elle retira ensuite la couverture pour voir ses jambes, puis ses épaules se soulevèrent comme si elle était mal à l'aise.

-Drago, pourquoi est-ce que je n'arrive pas à interpréter les symptômes ? Je ressens des picotements dans la tête, j'ai mal au dos, et je suis plus pâle que mon teint naturel. Je devrais être capable de donner du sens à tout ça mais rien...

-Tu es plus pâle qu'à l'ordinaire à cause du coma, dit-il. Tu n'es plus capable de voir les symptômes, et tu n'es plus capable d'en faire l'interprétation. Tu as peut-être perdu d'autres facultés, c'est le résultat du maléfice que tu as reçu. Quelqu'un à réussi à voler tes connaissances en soin magique. Je suis désolé.

-Non, refusa t-elle. Non, c'est impossible. J'ai passé des années à apprendre tout ça. C'est grâce à ça que je sauve des vies, que je suis ici pour former des futurs soignants ! Tu dois bien avoir une solution, c'est toi le spécialiste des maléfices !

Elle tremblait, il lui donna une fiole bleue, remplie d'une potion pour qu'elle retrouve son calme. Elle prit la fiole, et des larmes commencèrent à couler.

-Je ne sais même pas ce que c'est, alors que je devrais le savoir. J'ai l'impression d'avoir perdu une partie de moi-même.

Elle avala la potion, et Drago reprit ses explications.

-La première chose à faire, c'est de connaître l'étendu des dégâts et les traces que le sortilège à laissé. Nous arriverons peut-être à quelque chose avec ça. L'autre solution, c'est de retrouver la personne, mais ne t'inquiète pas pour ça, Harry et moi sommes sur le coup.

-Tu as demandé à Harry Potter d'enquêter sur mon agression ?

-Non, c'est plutôt une initiative personnelle de sa part que j'ai soutenu, c'est pour ça que je suis ici. A ce propos, tu vas probablement l'apprendre d'ici quelques heures ou jours, par les élèves ou les stagiaires de la faculté, donc je préfère te l'apprendre moi-même. Je sors avec Potter, depuis un moment déjà, je ne savais pas si je devais t'en parler, mais maintenant que c'est public.

-Tu ne sais pas si tu peux parler de ta vie amoureuse avec tes amis ?

Le ton ironique de la question n'avait pas échappé à Drago. Elle considérait ça comme une plaisanterie, il préférait voir ça comme un signe d'une santé qui ne tarderait pas à revenir, et d'une force morale plus forte chez Ariana, qu'il ne l'imaginait, mais à la vérité, c'était probablement juste l'effet de la potion qui calmait la jeune femme.

-J'ai rarement eut des amis et des amants en même temps, avoua t-il. Et puis, j'étais ton supérieur avant d'être ton ami. Ce n'est pas simple de savoir ce que je peux te confier ou non...

-Je ne fais plus parti du personnel de l'hôpital, je suis professeur à Poudlard. Tu n'es plus mon supérieur, donc confie moi ce que tu veux. Et je ne me priverais pas de poser des questions parfaitement gênantes ! Par exemple, Le Sauveur, au lit, c'est comment ?

-Je crois que je préférais quand tu étais dans le coma, grogna t-il.

-Tu n'as pas répondu...

-J'ai les jambes qui tremblent après, voilà, tu es contente ? On peut revenir à ton diagnostique ?

Elle eut un fou rire douloureux à cause de son état, mais elle retrouva rapidement un visage sérieux, ce qui faisait ressortir les cernes. Le coma avait réparé son esprit, mais cela avait nécessité une telle énergie que malgré ce long sommeil, Ariana était toujours épuisée.

-Une fois que tu seras en état, j'aimerai pratiqué la legilimancie sur toi. Il faut savoir jusqu'où s'étendent les dégâts du sort. Tu as l'air de te souvenir du soir de l'agression, j'aimerai aussi qu'on passe par ce souvenir là. Je pensais te le prendre et l'étudier dans une pensine mais je ne vais pas manipuler ton esprit, tu n'es pas en état.

-J'imagine que je n'ai pas trop le choix, je te demanderai juste de ne pas forcer le passage, si des portes sont fermées, ce n'est pas pour rien. Nous avons tous nos secrets.

-Je sais, maugréa t-il, le mien s'étale dans la presse depuis hier... Tu devrais te reposer Ariana. Dès que tu seras sur pieds, nous commencerons et le plus tôt sera le mieux.

-Tu crois vraiment que tu pourras faire quelque chose ?

-Je peux juste te promettre de faire tout ce que je peux. La femme qui t'a agressé à fait dérailler le Poudlard Express, et elle a réussi à battre Harry en combat singulier. Ce n'est pas n'importe qui.

-Est-ce que tu sais pourquoi elle fait ça ?

-Non, elle dit qu'elle fait tout ça pour sauver le monde. Elle est peut-être folle. Je ne suis pas psychomage. Ceci dit le sortilège qu'elle utilise pour voler les sorts peut provoqué des instabilités mentales et des dédoublements de personnalité...

Après avoir demander à Sélenia et Reginald de prendre soin d'Ariana, Drago passa la matinée à faire des examens à Blaise qui dormait toujours, puis il passa l'après-midi dans la réserve de la bibliothèque de l'école. Il rejoignit Harry, la Langue-de-Plomb Albertine Pallow, et la directrice McGonagall alors que le soleil était en train de se coucher.

-Comment va Ariana ? Demanda l'ancienne directrice de Gryffondor.

-Elle encaisse le choc pour l'instant. Elle aura besoin de temps. Bonjour, Madame Pallow, dit-il en saluant la petite femme qui était en train de poser des sacs à dos sur le bureau de la directrice. Elle se retourna pour le saluer, et Drago vit immédiatement dans son assurance et dans la manière de se tenir, une éducation aristocratique semblable à la sienne.

-Je suis heureuse de travailler avec un scientifique, annonça t-elle. J'ai plus l'habitude des hommes d'actions comme Monsieur Potter, et ils manquent parfois d'une certaine subtilité.

-Je ne peux qu'approuver, s'amusa Drago, qui appréciait déjà le petit ton moqueur de la jeune femme.

-Je suis là, vous savez, j'entends tout ce que vous dites, fit le brun assez mécontent de recevoir une balle perdue alors qu'il n'avait rien dit ou fait.

-Tu devrais prendre des notes alors, acheva le blond. Qu'est-ce qu'il y a dans ces sacs ?

-De quoi survivre, des instruments de mesure, enfin bref un tas de choses utiles. Si nous traversons la faille, il faudra peut-être plusieurs jours sur place avant de comprendre ce qu'il y de l'autre côté, expliqua Albertine.

-Vous semblez très organisée, apprécia McGonagall. Je commence à comprendre pourquoi la Ministre vous fait confiance.

-Oh ! Ne confondez pas mes expéditions et l'état de mon bureau, je ne suis organisé que lorsque c'est nécessaire ! Si la Ministre Granger m'a choisi, c'est que je suis une spécialiste des portails. Vous êtes tous les trois au courant de l'Arche qui se trouve dans le Département des Mystères, donc je peux le dire, c'est moi qui supervise les recherches dessus depuis bientôt vingt ans.

-Je doute que notre cas soit identique, expliqua Harry. Il n'y avait pas de structure, c'était juste... Comme un trou...

-C'est plutôt inquiétant, affirma l'experte. Nous avons découvert il y a quelques années que l'Arche retenait l'expansion du portail qu'il contenait. Si nous sommes dans la même situation, il va falloir trouver un moyen de circonscrire le phénomène.

-Si vous traversez, je veux recevoir un message. A partir de ce moment-là, vous aurez 48 heures, une fois le délais dépassé, j'enverrais les Aurors à votre recherche.

-Les Aurors détruisent tout ce qu'ils ne comprennent pas, grogna Albertine. Vous allez envoyer une armée de dragon chez un apothicaire.

-Les bocaux d'un apothicaire valent moins que la vie des gens, répondit McGonagall.