Je ne possède aucun des univers de ce recueil
Pour la troisième année, j'ai décidé de consacrer le mois de juillet aux bromances en créant un défi mensuel avec un prompt par jour. Le but est d'écrire un texte par jour sur tous les types de relations amicales profondes. Défi en commun avec PetiteDaisy !
Pourquoi juillet ? Eh bien parce que le 30 c'est la journée mondiale de l'Amitié, c'était bien comme point d'orgue ;)
Oui, je commence la publi très en retard, mais j'étais en déplacement et j'ai eu une mois de dingue. Je vais essayer de rattraper.
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
BROMANTIC JULY 2022
14. Dans le noir : Dastan & Bis (Prince of Persia)
Le noir était total, une obscurité si épaisse qu'elle semblait palpable. Bis ouvrit les yeux avec difficulté, sentant une douleur lancinante dans tout son corps. Il essaya de se rappeler ce qui s'était passé, mais ses souvenirs étaient flous et désordonnés. Tout ce qu'il savait, c'était qu'ils étaient tombés dans un piège… Lui et Dastan… ce qui voulait dire que son ami devait être là lui aussi, quelque part dans ce noir d'encre…
En grimaçant, il tâtonna autour de lui, cherchant désespérément à se repérer dans cette obscurité oppressante. Sa main heurta quelque chose de mou et chaud. Un gémissement faible s'éleva dans le silence.
- Dastan ? Appela Bis, sa voix rauque et faible.
- Bis... je suis là, répondit une voix à peine audible.
Le son tenu de sa voix le fit frémir. Bis rampa vers Dastan, ses mouvements laborieux et douloureux. Lorsqu'il atteignit enfin son ami, il sentit immédiatement la chaleur du sang sous ses doigts. Dastan était blessé et il perdait beaucoup trop de sang pour ne pas l'inquiétait.
- Dastan ? Tu es blessé. Laisse-moi voir, dit Bis, bien qu'il sache qu'il ne pouvait rien voir dans cette obscurité.
- Ne t'en fais pas. Je vais m'en sortir. C'est toi qui comptes. Fais de ton mieux pour t'échapper et prévenir les nôtres, murmura Dastan, sa voix tremblante de douleur.
Bis ignora les remarques et suggestions de Dastan et le tira doucement vers lui, l'enveloppant dans ses bras.
- Ne dis pas de bêtises. Tu m'as sauvé, maintenant c'est à mon tour de veiller sur toi, souffla-t-il alors que les souvenirs de ce qui leur était arrivé se remettait doucement en ordre dans son esprit.
Dastan se laissa faire, épuisé. Bis pouvait sentir sa respiration irrégulière contre sa poitrine, chaque souffle semblant être un effort monumental. L'obscurité rendait chaque mouvement difficile, mais il serra son ami plus fort, espérant lui transmettre un peu de chaleur et de réconfort.
- Ne t'en fais pas, mon frère. On va s'en sortir, murmura Bis, plus pour se rassurer lui-même que Dastan. Ils vont nous retrouver. Ils doivent nous retrouver. Il que tu tiennes bon.
Dastan frissonna de douleur et tenta un sourire, bien que Bis ne puisse pas le voir.
- Tu as toujours été un optimiste, Bis.
- Et toi, un éternel réaliste, mais cette fois, fais-moi confiance. Ils viendront, répondit Bis, sa voix pleine de détermination. Ils tiennent à toi tout autant que moi, ils vont venir.
- Tu sais, souffla difficilement Dastan qui sentait son corps s'engourdir, ils tiennent à toi aussi, Bis… tu fais parti de notre famille.
- Merci…
- C'est la vérité…
Les minutes s'écoulèrent, chaque seconde semblant une éternité. Bis sentait les forces de Dastan faiblir, sa respiration devenant de plus en plus laborieuse. La panique commençait à s'insinuer en lui, mais il lutta pour la contenir. Il devait rester fort pour son meilleur ami, son frère de cœur, mais la simple idée de le perdre le détruisait lentement.
- Reste avec moi, Dastan. Parle-moi. Dis-moi n'importe quoi, mais ne t'endors pas, supplia Bis, la voix brisée.
Dans ses bras, Dastan ouvrit les yeux, luttant pour rester conscient.
- Rappelle-toi... la fois où... tu m'as battu aux échecs pour la première fois... tu étais tellement fier.
Bis sourit à travers ses larmes, se souvenant effectivement de ce jour où Dastan avait décidé de lui apprendre, comme Tus lui avait appris avant.
- Oh oui, et tu as prétendu que tu m'avais laissé gagner. Tu étais tellement mauvais perdant.
Dastan émit un faible rire, puis se tut, ses forces s'épuisant. Bis serra les dents, refusant de laisser son ami partir.
- Tiens bon, Dastan. On va s'en sortir. Ils vont nous retrouver, répéta Bis, sa voix un mélange de prière et de promesse.
Finalement, alors que Bis avait fini par perdre tout espoir, des bruits de pas se firent entendre au loin, accompagnés de voix inquiètes. L'espoir renaquit dans le cœur de Bis.
- Ils sont là, Dastan. Tu entends ? Ils sont là, murmura-t-il, serrant son ami plus fort dans ses bras.
Des lumières apparurent soudainement dans la salle plongée dans le noir, éclairant la scène lugubre où Bis couvert de coupures, serrait Dastan inerte et exsangue dans ses bras.
Des silhouettes se précipitèrent vers eux et des mains se tendirent pour les aider. Notamment celles de Garsiv et Tus dont il reconnut les visages inquiets. Tus se précipita vers Dastan, lui prenant doucement des bras pour tenter d'évaluer son état tout en hurlant qu'il avait besoin des guérisseurs. Garsiv, lui, se pencha sur Bis et l'allongea dans ses bras, notant que tout le sang sur ses vêtements n'était pas celui de Dastan. Serré dans les bras de Garsiv, Bis sentit le poids de la tension se relâcher d'un coup. La douleur lui donna l'impression de l'écraser d'un coup et il murmura faiblement alors qu'il perdait lui-même connaissance :
- Tiens bon, Dastan. On est sauvés.
