Plus proches que jamais 🍋

Eddie regardait par la fenêtre de sa cuisine, nerveux mais excité à l'idée de passer une soirée avec Buck.

Depuis qu'ils avaient partagé leurs sentiments au barbecue, ils avaient commencé à se voir plus souvent, trouvant des moments pour se voir malgré leurs emplois du temps.

Cette fois-ci, c'était Eddie qui avait pris l'initiative de l'inviter à dîner chez lui.

Buck s'entrainait beaucoup avec ses frères d'armes et passait beaucoup de temps en briefing. Il ne pouvait pas lui dire quoi que ce soit sur sa mission mais Eddie savait qu'ils devaient attendre un mouvement du camp adverse avant de s'engager.

Il connaissait ça par cœur.

Mais en gentleman, Buck trouvait toujours un moyen de lui apporter un bon petit déjeuner à la caserne après les nuits de garde, ou de lui apporter un café juste avant la garde suivante.

Comme demandé, ils y allaient doucement depuis une huitaine de jours qu'ils se fréquentaient et Eddie aimait ces moments de flirt, d'anticipation avant de se lancer dans le concret. Il aimait le fait que ça s'éternise mais il savait aussi qu'il allait devoir trouver un moyen de relâcher la pression si Buck voulait encore ralentir les choses.

Eddie avait préparé un repas simple mais savoureux, espérant impressionner Buck avec ses talents culinaires, pas qu'ils soient étendus, c'était les recettes les plus simples que son abuela lui avait apprises mais il les réussissait sans les brûler.

Alors qu'il terminait les derniers préparatifs, il entendit frapper à la porte. Son cœur bondit dans sa poitrine alors qu'il se dépêchait d'aller ouvrir, juste après s'être vérifié une dernière fois dans le petit miroir de l'entrée.

Buck se tenait sur le seuil, un sourire éclatant, illuminant son visage.

Il était vêtu d'un t-shirt et d'un jean, décontracté mais toujours aussi séduisant. Eddie essayait de ne pas s'imaginer en train de le déshabiller lentement.

C'était un tel supplice de garder ses mains pour lui.

– Salut, dit-il avec un signe de la main.

– Salut, répondit Eddie, essayant de dissimuler son excitation.

Buck entra et Eddie sentit son estomac se tordre de nervosité. Il voulait que tout soit parfait, pour que cette soirée soit mémorable. Il voulait donner envie à Buck d'en avoir plus.

Il avait tellement hâte de s'approprier ces magnifiques lèvres roses.

– Superman n'est pas là ?

– Chez mon abuela, admit Eddie. Je voulais un peu d'intimité ce soir.

– Ça sonne bien, lui sourit Buck de ses impeccables dents blanches parfaitement alignées.

Ils s'installèrent à table et commencèrent à dîner, discutant de tout et de rien.

Eddie se sentait de plus en plus à l'aise en compagnie de Buck, comme s'ils se connaissaient depuis des années.

Après le dîner, ils se retrouvèrent sur le canapé, à regarder un film. Eddie sentit le bras de Buck se poser autour de ses épaules, et il se blottit instinctivement contre lui, savourant la chaleur de son corps à ses côtés.

Le film se termina, mais aucun des deux ne semblaient avoir envie de bouger. Eddie pouvait sentir la tension électrique entre eux, l'attraction palpable qui les poussait l'un vers l'autre.

Il tourna la tête vers Buck, plongeant son regard dans le sien. Il pouvait voir le désir brûlant dans ses yeux, le même désir qu'il ressentait lui-même.

Sans un mot, ils se rapprochèrent, leurs lèvres se rencontrant dans un baiser passionné. Eddie sentit un frisson lui parcourir l'échine alors que Buck passait ses mains dans ses cheveux, intensifiant le baiser.

Ils se laissèrent emporter par la passion, leurs corps se pressant l'un contre l'autre dans un élan irrésistible. Buck finit par lui grimper sur les genoux et Eddie le serra un peu plus fort contre lui.

– Est-ce que c'est comme ça qu'on doit y aller doucement ? le taquina-t-il, cherchant une confirmation de leurs sentiments mutuels.

Buck sourit, taquin, et lui caressa doucement la joue.

– Je peux toujours reculer si tu veux, dit-il en plaisantant.

Mais Eddie secoua la tête avec détermination.

– Je ne veux pas que tu recules, déclara-t-il avec conviction. Je veux que tu restes, Buck. Pour toujours.

Buck le regarda avec émotion, ses yeux brillant d'une lueur douce.

– Alors, je reste, murmura-t-il, scellant leur promesse d'amour d'un baiser passionné.

Puis, Buck retira sa chemise et Eddie passa ses doigts sur sa peau douce et musclée.

Il l'aida à retirer sa propre chemise, avant de sentir enfin sa peau contre la sienne, ce qui lui arracha un gémissement, faisant rire Buck.

Le jeune homme se détacha de lui et se leva, avant de lui tendre la main.

Eddie la prit et se leva, se retrouvant immédiatement prisonnier des bras de Buck qui l'embrassa de nouveau à pleine bouche, en l'entrainant plus loin, dans la maison, jusqu'à sa chambre, le plaquant régulièrement contre chaque paroi dure qu'il rencontrait, leurs vêtements abandonnés au hasard sur le sol, avant même leur arrivée dans sa chambre.

Eddie sentit son cœur battre la chamade alors que Buck refermait doucement la porte de sa chambre à coucher.

Une fois-là, Eddie reprit le contrôle, le faisant basculer sur le lit, explorant chaque parcelle de sa peau avec tendresse. Eddie sentit son désir monter en flèche alors que Buck l'embrassait passionnément, chaque baiser lui faisant perdre pied un peu plus.

– Tu as… ce qu'il faut, haleta Buck.

– Ouais, répondit Eddie dans un souffle en récupérant un préservatif et la bouteille de lubrifiant.

Il posa sa main sur la verge de Buck pour le caresser, le faisant gémir et jurer de plaisir. Eddie attrapa le préservatif et l'installa sur son amant.

– J'avais dans l'idée que tu serais au-dessus, le taquina Buck.

– Garde cette jolie idée en tête, querido. Mais aujourd'hui, on va être gentil parce que je suis trop excité pour aller plus loin.

– Eddie ?

– Ouais ?

– Tu sais que je pars souvent en mission en Amérique du sud ?

– Ouais ?

– Je parle espagnol couramment, et tes petits noms d'animaux m'excitent clairement.

– ¿Estás emocionado, cariño? ¿Quieres que te chupe la polla?

– ¡Joder, sí!

Eddie eut un petit sourire et s'exécuta avec empressement, faisant gémir Buck sous ses caresses. Il ne savait pas comment il parvenait à tirer tous ces merveilleux sons de son amant mais il savait qu'il ne pourrait plus jamais s'en passer.

– Je viens, Eds, hurla-t-il soudain. Putain, t'es tellement doué !

Eddie le sentit se relâcher et il se retira, ôtant et fermant le préservatif, avant de le jeter sur le sol, s'allongeant contre son corps.

– Je te rends la pareille dans… deux minutes, le temps de…

Eddie le coupa d'un baiser passionné.

Buck se fondit dans sa bouche le pressant contre lui. Eddie passa sa main dans ses cheveux et tira sa tête en arrière pour dévorer son cou, faisant gémir Buck.

– Pas de marques…, haleta-t-il. Pas de…

– Pas au-dessus du col, souffla Eddie. Oui, je sais mais ce qui est en-dessous m'appartient.

– Tout à toi, promit Buck.

Eddie passa sa main sur le sexe ramollit de Buck qui poussa un petit gémissement et Eddie accentua sa pression sur ses cheveux.

– Tu vas être un gentil garçon ? minauda-t-il. Tu vas continuer de jouer un peu avec moi ?

Buck acquiesça aussi vivement que les doigts serrés dans ses cheveux le lui permettaient.

– Donne-moi ta main et caresse-toi entre nos corps, tout doucement. Comme ça, l'encouragea-t-il en suçotant son téton.

Il sentit très vite la virilité de son amant de nouveau opérationnelle et il le mordilla sur la clavicule jusqu'à laisser une marque qui serait, à n'en pas douter, douloureuse le lendemain matin.

– Donne-moi ta main !

Buck obéit de nouveau et Eddie versa une rasade généreuse de lubrifiant dedans.

– Maintenant quérido, tu vas nous prendre tous les deux en main. Comme ça !

Eddie ferma les yeux alors que la grande main de Buck les masturbait tous les deux, ensemble. Eddie se mordit la lèvre pour retenir son gémissement alors que Buck avait basculé la tête en arrière chassant déjà bruyamment son plaisir.

Eddie s'accrocha à son téton déjà meurtrie jusqu'à sa libération, écoutant Buck poursuivre et obtenir la sienne dans les secondes qui suivirent.

Il se redressa, essoufflé et le regarda dans les yeux, voyant les reliquats de son orgasme s'attarder dans ses pupilles dilatées.

– Dios, que hermoso puedes ser, carino. J'ai tellement hâte de te faire me supplier, de te prendre, encore et encore, jusqu'à ce que tu oublies ce que c'est quand je ne suis pas en toi.

– Espero esto también, Eds, répondit-il les yeux brulants de plaisir. No puedo esperar a que me hagas suplicar y llorar como una puta.

– Que de vilains mots dans une si jolie bouche, souffla Eddie en jouant avec sa lèvre, le faisant rougir. Mais je te ferais tout ça et bien plus encore.

Finalement, ils se nettoyèrent rapidement et retournèrent s'allonger l'un contre l'autre, savourant seulement d'être ensemble, de pouvoir se toucher et s'embrasser. Eddie se sentait parfaitement comblé, comme s'il avait enfin trouvé sa place dans le monde.

Dans les bras l'un de l'autre, Eddie et Buck s'endormirent, plus proches que jamais, prêts à affronter l'avenir ensemble.