Coruscant, deux semaines plus tard

Anakin se trouve dans les quartiers de Padmé. Cette dernière ne semble toujours pas appréciée cette ''flotte de dissuasion''.

- Padmé, je te jure que nous ne ferons rien au peuple de cette planète.

- Avec plus de trente vaisseaux et plusieurs jedis les commandants ? lui répond sa femme d'un ton sec.

Il ne put lui répondre.

- Ani, fait en sorte qu'il ne t'arrive rien à toi et à ce monde. Pourquoi ne pas avoir lancer une flotte diplomatique ?

- Le chancelier a estimé que cela était inutile. Ils sont bien trop belliqueux pour écouter.

Padmé dut abandonner, mais son inquiétude est compréhensible.

- Tu as ma parole que nous faisons juste ce qui doit être fait. Rien d'autres.

- Je l'espère bien.

Ils s'enlacent brièvement et Anakin part, monte sur le speeder et se dirige vers la zone de déploiement. Tous les jedis menant l'attaque s'y trouvent déjà. Ils n'attendent plus que lui. Il s'excuse de son retard et les rejoint.

- Combien de vaisseaux vont être déployés ? demande Anakin.

- Plus d'une trentaine, lui répond Obi-Wan.

- Trente-cinq pour être plus précis, répond froidement Mace Windu. Personnes n'a été mis au courant ?

Tous acquiescent.

- N'est-ce pas excessif ? questionne Amari envers Windu. Dois-je rappeler qu'ils n'ont qu'une technologie spatiale balbutiante. Comment croyez-vous qu'ils vont interpréter la venue de plus de trente vaisseaux de guerre ?

- C'est pour le faire comprendre leurs erreurs, lui répond aussitôt Windu. Nous ne pouvons-nous permettre que des barbares attaquent des mondes de la République.

- Donc, nous allons utiliser la même méthode que les séparatistes, c'est bien ça ? lui demande Illi de manière franche.

Windu dévisage le trandoshan qui n'est pas intimidé et ne répond pas à sa question.

- Je pense que nous devons nous montrer diplomate, s'exprime Plo Koon. Les inquiétudes des maitres Amari et Illi sont compréhensibles.

- Nous verrons sur place, dit simplement Windu. Vous ne préviendriez les clones qu'une fois arriver dans vos vaisseaux.

Alors qu'ils se divisent pour rejoindre leur vaisseau de commandement, Amari et Illi prennent à part Plo Koon.

- Un soucis, mes amis ?

- Oui, si l'on veut, lui répond la fosh avec une mine sérieuse. Il y a quelque chose qui ne va pas.

- De quoi parles-tu Amari ?

- J'ai inspecté les départs et je n'ai observé aucun vaisseau partir en direction des régions inconnues, en tout cas pas vers le système planétaire de ce monde.

- Ne pourrait-il pas s'agir d'un oubli ?

- Non, lui répond Amari de manière vive et certaine. Chaque vaisseau doit présenter son itinéraire et sa destination, surtout si cela concerne les régions inconnues. Les risques de destruction ou de disparition sont monnaies courantes dans ces régions.

Le Kel Dor est pensif.

- Hm. Cela est pour le moins étrange.

- Donc, comment le chancelier a pu savoir qu'un vaisseau d'exploration a pu être détruit ?

- Je pense, répond Plo Koon, que le chancelier a peut-être envoyé un vaisseau sous son ordre personnel. Cela expliquerait le vide observer. Cependant, votre découverte reste malgré tout troublante.

Les deux acquiescent et se séparent. Ils vont rejoindre leur navette qu'ils croisent le chemin d'Anakin et de da padawan.

- Salutation, maitre Illi, maitre Amari, répondent-ils en cœurs.

- Salutation Skywalker, padawan Tano, répond les deux maitres à leur tour.

- Vous avez décidé de vous joindre à cette expédition ?

- Oui, Skywalker, lui répond Amari. Nous voulons voir de nos propres yeux ce peuple et les raisons qui les auraient poussés à attaquer.

- S'ils ont vraiment attaqué ce vaisseau, réplique Illi dit-il avec une voix forte et sèche.

Sa réponse étonne Skywalker et Ashoka. Ils se regardent et décident de leur faire part de leur découverte.

- C'est…disons-le, vraiment curieux.

- Le chancelier doit avoir ses raisons, rétorque Anakin.

- Skywalker, nous savons que tu es proche du chancelier et que cela entrave ton jugement. Tout individu peut faire une erreur, même un chancelier, lui dit en toute franchise le trandoshan.

Anakin sent la colère monter en lui, mais se calme rapidement, connaissant la franchise des trandoshan et l'attitude de maitre Illi. Il sait qu'il ne veut pas blesser et accepte la chose.

- Nous devrions à nouveau nous affronter, Skywalker dans une course de vaisseau, lui dit Illi pour changer de sujet.

- Illi ! se plaint la fosh.

Son indignation se voit directement au niveau de son plumage.

- Quand vous voulez, maitre Illi, dit avec enthousiasme Anakin.

- Vous deux, continu de se plaindre la fosh. Padawan Tano, cela ne doit pas être facile avec lui.

Ashoka préfère ne rien dire, ne voulant pas médire sur son maitre. Cependant son silence suffit comme réponse à la fosh.

- Ne tardons guère plus. Nous devons y aller.

Ils se saluent et Illi et Amari montent dans la navette les amenant à leur vaisseau. Anakin et Ashoka se dirigent vers le navette.

- Vous semblez bien connaitre maitre Illi, maitre.

- D'un certain point de vue. Je dois dire qu'il m'a toujours impressionné. Il a une carrure intimidante et une franchise qui a plus d'une fois déplus à des sénateurs. Pour moi, cela m'amuser. En outre, il est un excellent pilote et à un don pour le maniement de sabre laser.

- Je vois.

- Chipie, je pense que tu apprendras davantage à maitriser ton style en t'entrainant avec maitre Amari.

- Pourquoi donc maitre ?

- Elle utilise un style à deux sabres. C'est une adversaire des plus dangereuses. Mais elle est d'une gentillesse et d'une bonté sans commune mesure.

- Est-il vrai maitre que les Fosh ont une réputation assez…détestable ?

- On n'y peut rien Ashoka. Certains peuples ne veulent pas que d'autres s'immiscent dans leurs affaires. C'est cette ignorance qui fait coller à leur plume aux Fosh cette réputation. Ne te fie pas à ces rumeurs, mais fit toi à ton instinct et ton jugement.

- Oui maitre.

- Très bien. Allons rejoindre l'amiral Yularen et Rex avant qu'ils ne perdent patiences.

Une fois arrivé dans le vaisseau, ils se dirigent vers le centre névralgique de ce dernier. A leur arrivée, l'amiral Yularen, le capitaine clone Rex et d'autres personnes importantes sont présentes, attendant la raison de la réunion d'une telle flotte. Anakin la leur donne.

- Voilà qui est des plus étonnant, admet l'amiral. Il est un choix judicieux de montrer la folie et l'erreur de ce peuple.

- Est-ce qu'ils se défendront ? demande Rex.

- Nous l'ignorons, admet Anakin. Mais prépare les hommes dans cette éventualité capitaine Rex.

Le clone accepte et sur ces dernières paroles, tous se séparent. Rex prévient ses hommes.

- Alors comme ça nous allons attaquer une planète inconnue dans les régions inconnues, s'exprime le soldat clone Echo.

- C'est bien ça.

- Je me demande bien quelles genres d'armement ils possèdent, demande Five curieux.

- A mon avis, pas des blaster vu qu'ils ont à peine développer leur technologie spatiale.

- Rex, tu sous-entends qu'ils utiliseraient encore des cracheurs de limaces ? questionne Echo.

- C'est possible, mais le général a demandé à ce que nous nous préparons. Nous allons donc nous préparer et leur montrer notre capacité. J'attends de vous un comportement exemplaire.

- A vos ordres capitaine !

Un à un, tous les vaisseaux se réunissent. La flotte se compose de 32 Destroyer Stellaire de classe Venator et de 3 Transport d'assaut de classe Acclamator. Une fois toute la flotte réuni, Mace Windu fait un appel général.

- A tous les vaisseaux de la flotte, ici le général Mace Windu, commandant en chef de cette flotte. Vous avez tous été mis au courant des raisons de la formation de cette flotte. Notre destination se trouve dans les régions inconnues. Nous allons effectuer plusieurs sauts. Il nous faudra une semaine entière pour y arriver. Que la force soit avec nous, finit-il.

Une fois son discours terminé, il lance l'ordre et tous les vaisseaux s'enfoncent dans l'hyperespace.

Une personne n'a pas raté ce départ. Le chancelier suprême sourit. Il demande à être seul. Une fois cela fait, il revêtit son habit et lance un appel crypté. L'hologramme se forme et la personne du Comte Dooku apparait. Ce dernier s'incline.

- Mon maitre, prononce-t-il avec respect.

- Relevez-vous, seigneur Tyrannus.

Une fois fait, il observe son maitre, le terrible Dark Sidious, le sith derrière cette guerre.

- La flotte est partie, prononce simplement Sidious.

Dooku reste silencieux, sentant le regard accusateur de son sombre maitre.

- J'aimerais savoir comment un monde primitif a pu détruire une flotte. Qu'as-tu à dire, mon apprenti ?

- Je…Je ne peux le dire, maitre. Les résultats de la sonde qui a exploré leur système à juste révéler leur niveau technologique qui est bien inférieur au notre. De plus, la sonde a révélé que ce système regorge de ressources. Cela aurait été une aide non négligeable pour continuer la guerre. En outre, étant dans les régions inconnues, personne n'aurait su que nous avions exterminé ou réduit en esclavage un peuple.

- Pourtant, ce peuple de primitif a réussi l'impensable. Pourquoi n'ai-je pas été prévenu plus tôt d'un tel dénouement ? dit-il sur un ton accusatoire.

- Etant donné que le résultat était connu d'avance et qu'il ne s'agissait que d'une simple formalité, je ne m'en suis pas préoccupé sur le moment. C'est bien plus tard, plusieurs jours après que nous ne recevions aucunement des réponses de la flotte. C'est alors que j'ai compris que cette dernière a été détruite. Elle a juste pu nous transmettre ses derniers instants.

- Oui, détruite par des missiles suffisamment puissants pour anéantir un vaisseau de guerre, lui répond froidement et impitoyablement son maitre.

Son apprenti ne put que se taire devant son erreur.

- Il s'agit d'une erreur, seigneur Tyrannus. Cependant, votre erreur peut nous être utile. En s'imposant sur ce monde, la république pourra récupérer cette arme et ainsi…

- Cela amplifiera la guerre, répond Tyrannus.

- C'est cela. De plus, si ce peuple de barbares ose se défendre, nous pourrons regretter la perte de plusieurs jedis, ce qui nous est appréciable. Continuez votre travail, seigneur Tyrannus.

- Il sera fait selon vos désirs, maitre.

L'hologramme s'éteint et Palpatine observe la vue de la ville, un sourire mauvais se dessinant sur son visage.