Amari n'arrive pas à comprendre. L'homme qu'elle voit en face d'elle ne peut pas être celui qu'il prétend être.

- Est-ce une plaisanterie terrienne ?

- Je ne le pense pas, lui répond l'homme. Vous vous trouvez en ce moment sur une table d'opération. Les médecins font tout leur possible pour vous sauver. Du moins, votre corps.

- Si je ne suis pas morte, où est-ce que je me trouve ?

- Dans un lieu que nous, les protecteurs, nommons avec sobriété le sanctuaire.

Elle observe les alentours, mais elle n'observe qu'un vide absolu.

- Ne vous fiez pas à ce que vous voyez. Prenez ma main.

La fosh hésite un moment avant d'attraper la main que l'on lui tend. Une fois qu'elle l'agrippe, elle est submergée par des visions, celle de la vie de l'homme se nommant Jésus. Elle y voit sa naissance, sa vie, ses combats, sa mort et son élévation. Une vie bien différente de celle qu'elle a pu lire. Elle y voit un combat ou plutôt des combats face à une ombre intangible. Elle retire sa main pour éviter que tout cela ne la trouble davantage.

- Je…excusez-moi. Je ne voulais pas…

- Ne vous excusez pas, Amari. C'est une réaction que nous suspections.

- Vous êtes vraiment cet homme…pourtant, votre vie est bien différente de celle que vos…

- Mes croyants répandent ? Evidemment. Ils ont modifié mon histoire pour que cela aille mieux à leur convenance, dit-il avec mépris. Mais cela n'est rien. Suivez-moi.

Jésus attend qu'Amari se lève et le suive. Petit à petit, le monde change pour laisser place à des étendues d'herbes et de fleurs. Des bâtiments typiques de la Grèce antique apparaissent. Le ciel se remplit de nuages. Elle ressent le vent, la senteur des fleurs. Elle se trouve vraiment dans un autre monde, du moins son esprit.

Elle suit Jésus et constate de nombreux hommes et femmes. Elle remarque qu'ils portent tous des habits différents provenant d'ethnies et d'époques différentes. Ils sont tous en train de méditer ou de discuter. Elle en reconnaît certains. Mais une chose interloque Amari. Aucun ne semble surpris de son apparence.

- Pourquoi ne sont-ils pas interloqués par mon apparence ?

- Parce que nous savons tous qu'il y a de la vie en-dehors de notre monde. Vous comprendrez rapidement.

Elle accepte la réponse. Ils s'approchent du bâtiment ressemblant fortement au colisée de Rome. Elle entend le bruit de lames qui s'entrechoquent.

- Il y a des combats ?

- Oui. Certains d'entre nous sont des guerriers. Ils aiment s'affronter. Je pense que nous pouvons observer leur duel.

Les bruits deviennent plus forts et nets. A leur arrivée, plusieurs observent lesdits duels. Amari observe les deux duels se déroulant devant ces yeux. Le premier oppose un homme ayant la trentaine, avec une allure grec et des cheveux noir coupé court. Il porte la tenue d'un soldat, si ce n'est celle d'un commandant. Son adversaire est un vieil homme grand, ayant des cheveux blancs/gris coiffés en fines mèches et portant un kimono, ceinture coquelicot, un haori kaki et une cape rouge. L'un utilise une épée et une lance, tandis que l'autre un long sabre japonais. Les deux semblent prendre du plaisir à ce combat.

L'autre oppose une jeune femme européenne. Elle a les cheveux blonds coupés court et à une taille moyenne. Elle porte une tenue de chevalier dont on voit le symbole de la fleur de lys peint sur plusieurs parties. Son opposant, lui, est totalement différent. Il est un homme ayant la quarantaine et portant une tenue militaire musulmane datant du douzième siècle. Il manie un sabre musulman, tandis que la femme utilise une épée et un bouclier. Leur combat est très stylisé.

La foule semble en ébullition. Amari entend le nom des combattants. Elle en reste sans voix. Les noms qu'elle entends sont : Alexandre, Saladin, Jeanne et Kojiro.

- Ils nous offrent de beaux combats, pas vrai Jésus ? dit un homme à leur côté.

- Oui, comme à leur habitude, Léonidas.

Le roi de Sparte se montre comme un homme imposant, musclé et recouvert de cicatrice.

- J'aurais bien aimé en faire un, mais je sors juste de la veille, se plaint-il.

- Ne force pas. Tu sais que nous devons rester vigilant.

- Je le sais, Jésus. Qui est cette charmante demoiselle qui se trouve à tes côtés ?

- Je te présente la maître jedi Amari de l'ordre jedi.

- Oh, une jedi. Mes respects, dit-il avec révérence. Nous sommes désolés de ce qui vous est arrivé.

- J'ai bien peur de ne pas comprendre ?

- Tu ne lui as encore rien dit ? s'étonne l'homme.

- Non. Je préfère le lui dire une fois que nous serons dans le parthénon.

Amari ne comprend pas la teneur de leurs paroles quand elle entend un bruit sourd, ressemblant fortement à des ronflements.

- Y-a-t-il un autre duel ? demande-t-elle.

- Non, lui répond Léonidas. Il s'agit de l'homme le plus fort qui récupère de sa veille. En bonne compagnie qui plus est. Il est juste là.

Elle suit du regard celui de Léonidas et observe un homme de grande taille à la musculature imposante et au corps couvert de tatouages et de cicatrices de guerre. Il porte un large short blanc doublé d'une grande ceinture dorée de guerrier avec un motif de dragon. L'homme n'est nul autre que le légendaire Lü bu. Quant à la bonne compagnie de ce dernier, elle n'est d'autre que la fameuse Diao Chan, une des plus belle femme de chine durant l'époque des trois royaumes.

Amari essaie de comprendre et d'assimiler tout ce qu'elle voit. Puis les duels se terminent. Jeanne est parvenue à avoir le dessus sur Saladin.

- J'obtiens la victoire sur ce coup, dit-elle épuisée.

- Oui. Mais attends-toi à ce que j'égalise lors du prochain, répond Saladin avec conviction.

La femme l'aide à se relever. Les deux se respectent. L'autre duel s'est terminé par la victoire d'Alexandre. Kojiro félicite le fougueux guerrier.

- Bravo Alexandre. Je vais devoir travailler pour te battre la prochaine fois.

- Tu dis-ça, mais tes capacités sont déjà hors-normes. Je me demande ce que cela aurait donné si tu étais ressorti victorieux de ton duel.

- Avec des si, on peut faire beaucoup de choses, mon jeune ami.

- C'est exact.

Les duels terminés, tous repartent. Les quatre duellistes rejoignent Jésus, Léonidas et Amari.

- Très beaux duels que vous nous avez offerts, tous les quatre.

Les duellistes ne disent mots. Ils observent la fosh. Ils inclinent leur buste.

- Veuillez-nous excuser de ce qui vous arrive, maître jedi Amari, disent les quatre combattants.

Leur action prend au dépourvu la jedi. Elle ne comprend toujours rien à ce qui lui arrive. Son incompréhension est visible.

- Tu ne lui as rien dit, Jésus ? questionne Jeanne.

- Non. Elle le comprendra quand elle pourra ''la'' voir.

- Excusez-moi, mais pourquoi vouloir vous excusez pour ce qui m'est arrivé ? Ce n'était que l'œuvre d'un fanatique religieux, comme le pensait le chef Acosta.

- Hélas non, lui répond Alexandre. Le tireur n'était pas un fanatique. Il était un membre du groupe d'Acosta. C'est lui qui vous a tiré dessus. Il a visé une partie précise de votre poitrine. Ce n'était pas une mort rapide que l'on voulait vous inflier, mais douloureuse et lente.

- Mais pourquoi cet homme voudrait ma mort ?

- Parce que l'on lui a pris son libre arbitre, lui répond Saladin. Nous l'avons tous vus durant notre vie sur notre monde.

Devant leurs paroles, elle pose son regard sur Jésus.

- Vous allez avoir vos réponses. Nous allons au temple.

Ils se remettent en marche. Ils s'approchent du bâtiment. Une fois arrivée devant, Amari ne sait pas pourquoi, mais elle sent un malaise s'initier en elle. Elle continue de suivre Jésus et plus ils s'enfoncent et plus le malaise devient fort au point qu'il la déroute. Elle se ressaisit en rendant son esprit calme et lucide. Ils arrivent enfin au centre. Elle en reste sans voix.

Devant elle, des centaines de terriens sont en méditation et usent de leur pouvoir pour contenir quelque chose qu'elle n'arrive pas à définir. L'entité est aussi noire que peut l'être la nuit. Les terriens semblent créer un dôme de protection pour retenir cette entité. L'un d'eux s'exclame.

- Attention ! Une faille se forme !

Amari observe la zone. Des fissures se forment et finalement un tentacule perce le dôme. L'ouverture est aussitôt refermée par l'intervention de Jésus.

- Faisons en sorte qu'elle retourne dans son repaire, prononce simplement Jésus.

Tous acquiescent et le dôme s'illumine. Amari est obligé de se protéger, tant la luminosité est grande. Une fois celle-ci devenue plus supportable, l'entité n'était plus là.

- Je demande une réunion, dit simplement Jésus.

Amari y est bien évidemment conviée. Dans cette réunion se retrouve des individus qui sur la terre représente des divinités, tels que Zeus, Odin, Shiranui, Amaterasu, Horus et bien d'autres. D'ailleurs, elle remarque la présence d'extraterrestres qui représentent les dieux Anubis, Sobek et Quetzalcóatl. Elle se pose encore plus de questions, mais elle sait qu'elle aura des réponses.

- Très chers et chères camarades, s'expriment Jésus, nous avons un maître jedi qui nous fait l'honneur de sa présence, dit-il en désignant Amari. Sur ceux, nous allons répondre aux questions que vous devez vous poser. La première est je pense que vous l'avez déjà devinée. Nous sommes tous des êtres sensibles à la force.

- Pardonnez-moi mon ignorance, mais comment se fait-il que vous soyez ici ? Vous ne devriez pas faire qu'un avec la fore ?

- C'est en partie liée avec l'entité que vous avez observé au temple. Nous ne pouvions laisser notre monde entre les griffes de cette monstruosité. A chacune de nos morts, nous avons fait le choix d'observer et de lutter contre elle. Mais plusieurs des nôtres ont réellement fait le choix de ne faire qu'un avec la force.

- Quelle est cette entité que j'ai pu observer et que vous semblez combattre depuis longtemps ?

- Pour être honnête, nous l'ignorons, lui répond le prophète Mahomet. Elle semble être là depuis longtemps, mais nous ignorons tout d'elle. On ignore ses véritables raisons, mais elle semble avoir des vues sur nous, les terriens.

- En outre ce que vous voyez n'est qu'une perception visuelle, lui dit Odin. Elle n'est pas physiquement présente. On cherche à localiser son repaire pour la neutraliser. Nos amis égyptiens et mésopotamiens peuvent vous le dire.

- Vous pensez qu'elle se trouve sur terre ? demande Amari.

- Elle pourrait se trouver aussi bien sur une des planètes du système solaire, lui répond Horus. Cette entité parvient toujours à s'enfuir.

- Vous l'appelez entité, mais a-t-elle un nom ?

- Non, mais elle a reçu des noms par les vivants, telle que Satan, Diable et d'autres noms du même style, lui dit simplement Jésus.

Amari commence à assimiler les réponses qui lui sont données.

- J'en parlerais à mon ordre une fois que je serais rétablie.

- J'ai bien peur que vous deviez vous taire sur tout ça, lui dit Jésus avec une intonation sévère et sérieuse.

La fosh ne comprend pas, car si son ordre est mis au courant, ils pourront trouver plus rapidement le repaire de cette étrange être.

- Vous n'avez pas ressenti l'envie de mort que l'entité dégageait à travers l'homme qu'elle possédait. Je me trompe ? questionne Shiranui.

- Non. Je ne l'ai aucunement senti à travers la force. C'est comme si elle n'existait pas.

- Ce n'est pas ça, lui répond Zeus. Sa puissance a été très changeante. Parfois elle était discrète et parfois elle était puissante. Sa plus longue présence et force a été de 75 à 1075. Et aujourd'hui, elle semble reprendre en force.

Amari réfléchit et pense peut-être avoir un début de réponse.

- Je pense saisir. Durant cette période, nous avons connu une longue guerre entre les siths et les jedis. Elle a duré 1000 ans. Tandis qu'en ce moment, la guerre des clones a lieu entre la république et la CSI.

- Je vois, s'exprime Bouddha. Elle se sert de la douleur, de la colère et du chagrin de chaque grande guerre pour augmenter sa force.

- Mais, seuls les utilisateurs du côté obscur le font, dit Amari. Serait-elle une sith ? dit-elle pour elle-même.

- Ce qui est sûr, c'est qu'elle déteste votre groupe. Si vous n'êtes pas parvenu à la sentir, alors aucun de vos membres n'y parviendra. En outre, il s'agit d'un conflit nous concernant uniquement nous, lui réplique Mahomet.

- Pourtant, je constate la présence d'extraterrestre parmi vous. Cela ne concerne pas uniquement la terre.

- Permettez-moi de vous corriger sur ce point, dit Quetzalcóatl. Il est vrai que nous venons d'autres mondes. Il est également vrai que nous sommes également des sensibles de la force. Cependant, nous avons senti un appel vers cette planète. Que cela soit Shiva et son frère, Anubis, Sobek, moi-même et d'autres, nous soutenons les terriens. C'est notre combat, maître jedi Amari. Vous avez un autre conflit qui vous concerne.

La fosh dut accepter les événements. Elle trouvait cela déplorable, mais elle n'avait pas le choix. Elle se demande alors qu'elle peut être cette entité.

''Je vais devoir faire des recherches. Ils m'ont mis dans la confidence. Je peux au moins essayer de mon côté de trouver des éléments qui pourraient déterminer cet être qui semble prospérer dans le côté obscur.''

La réunion se termine et Amari peut ainsi interagir avec les terriens et les extraterrestres.

- Vous savez donc ce qui se passe avec vous, prophète Mahomet ?

- Hélas oui, répond l'intéressé, bien désappointé. J'aurais dû faire plus attention.

- Vous semblez bien différent.

- Oh, je suis aux antipodes. J'étais bien sûr arrogant et orgueilleux quand j'ai appris que j'avais des pouvoirs. Mais une personne m'a remis à ma place, celle qui est devenue mon épouse. Elle aussi pouvait user de la force. Cette révélation m'a fait comprendre qu'hommes et femmes sont égaux. Evidemment, plusieurs de mes adeptes n'étaient pas d'accord avec ce point de vue. L'entité est intervenue et j'ai perdu ma femme et j'ai failli me perdre à cause de la peine de sa disparition et de la colère qui me criais vengeance envers ses meurtriers, mes propres adeptes. J'ai réussi à surmonter cette épreuve, mais j'y ai perdu la vie en même temps. Par la suite, mes adeptes ont pu répandre ces soi-disant écrits. Aujourd'hui encore je suis tourmenté par mon héritage.

L'homme est vraiment différent des écrits. Il est imparfait, mais humainement bon. Amari discute ensuite avec Horus, Anubis et Sobek.

- Vous avez été bien accueilli par les terriens ?

- Oui, lui répond Anubis. Ils nous ont pris pour des dieux qui descendaient du ciel. Je dois admettre que cela m'a grandement dérangé.

- Cela l'était également pour moi, continue Sobek. J'ai pris goût à la vie de ce peuple. Ils étaient peut-être primitifs, mais ils étaient bienveillants. Nous avons ainsi rencontré ceux qui étaient également liés à la force, comme Horus, Ra, Basket et bien d'autres. Nous avons guidé les Égyptiens vers les bonnes voies.

- Hélas, reprend Horus, cette chose a réussi à changer et à réduire nos efforts. C'est une véritable incarnation de la perfidie.

Amari continue à en apprendre et comprend qu'ils ont tous subi une fin peu avenante de la part de l'entité qu'ils combattent. Alors qu'elle est en pleine discussion avec Athéna, Aphrodite, Amaterasu et Freya, plusieurs individus d'une espèce extraterrestre viennent à sa rencontre. Ils ressemblent à des oiseaux humanoïdes. Ils mesurent entre un mètre et un mètre vingt. Ils ont un pelage, possède quatre doigts pour les mains et trois pour les pieds. Ils semblent attirer par l'apparence d'Amari, qui elle aussi ressemble à un oiseau.

- Bonjour, maître jedi Amari, s'exprime l'un d'eux.

- Bonjour. Qui êtes-vous ?

- Nous sommes les fameux corbeaux d'Odin, s'exprime un noir. Je me nomme Hugin et voici Munin, ma partenaire.

Munin la salue, de même que les autres ayant un pelage rose, vert voir même bleu. Amari se sent proche d'eux.

- Êtes-vous des fosh ? demande Amari.

- Non, lui répond Munin. Nous sommes une espèce différente de vous, même si nous nous ressemblons.

- Je vois.

Elle discute beaucoup avec eux. Puis, Jésus vient la voir.

- Maître jedi Amari, il est temps de revenir dans le monde réel. Les médecins ont réussi à vous soigner.

- Je les remercierais une fois réveillée. Ma bouche sera fermée sur tout ça. Sur l'honneur de mon peuple.

Ils acceptent et Jésus ramène la fosh. Odin s'approche d'Hugin et de Munin.

- Pourquoi ne rien lui avoir dit sur votre peuple ?

- Parce que ce n'est pas à nous de lui dire, lui répond Hugin.

- C'est à eux de découvrir et de réaliser que même les jedis peuvent faire des actes très sombres, continue Munin.

- Très bien. Je me suis toujours fié à votre jugement tous les deux. Et également à vos camarades. Alors espérons que justice soit rendue pour les vôtres.

Amari commence à ressentir de plus en plus le poids de son propre corps. Vient ensuite la douleur de ce dernier et le besoin de respirer. Elle ouvre lentement les yeux, les laissant s'habituer à la lumière. Elle se trouve dans une chambre d'hôpital. De nombreux appareils sont branchés. Une infirmière arrive pour changer des éléments quand elle constate le réveil de la jedi.

- Prévenez le lieutenant Energy ! Elle est réveillée.

Très vite, un clone arrive.

- Vous allez bien, générale ?

- Douloureusement bien, dit-elle avec sarcasme. Combien de temps suis-je restée inconsciente ?

- Quelques heures depuis la fin de votre opération.

La fosh acquiesce.

- Que sont devenus mes agresseurs ?

- Je peux vous répondre générale, s'exprime Acosta venant tout juste d'arriver. Nous les interrogeons toujours sur leur acte. Pour le moment, aucun n'a donné de réponse.

- Et concernant celui qui m'a blessé ?

- Nous l'avons abattu juste après vous avoir blessé. Je suis navré de ce qui vous est arrivé.

- Vous avez pensé à bien des choses, mais on ne peut penser à tout. Je suis encore vivante, c'est que la force estime que j'ai encore un rôle à jouer.

- Très bien. Je vous laisse vous reposer. Prévenez les infirmières pour le moindre problème que vous avez.

- Je n'y manquerais pas.

L'homme part.

- Lieutenant Energy, comment se passe l'entraînement ?

- Difficile est le mot que j'emploierais, générale. Le sergent Copper et son équipe ont abandonné après seulement quelques jours. Seuls le commandant Taynch, Alpha l'arc trooper et plusieurs de ses camarades qui le suivent encore effectuent l'entraînement des Paladins.

- Eh bien, je ne m'attendais pas à ce que même des clones éprouvent des difficultés. Vous subissez pourtant un entraînement très éprouvant.

- Il est vrai. Cependant, les terriens et en particulier le groupe Paladin pousse au maximum les capacités de chaque membre. Le plus dur est leur test de survie dans la nature sans aucun équipement sophistiqué. Juste ses connaissances et des outils rudimentaires.

- Cela pousse les membres à s'entraider et à souder le groupe tout en améliorant ses compétences. C'est très constructif. Il faudrait le communiquer aux Kaminoans. Sinon, vous semblez toujours troublé lieutenant.

- Oui, admet le clone. J'ai tiré sur mon supérieur. C'est un acte d'insubordination. Même si c'était pour éviter la mort de mes frères. J'aurais dû subir une cour martiale, mais à la place, on m'a proposé de rejoindre la 234ième. Je n'ai pas hésité. Si je peux rester loin du général Pong Krell, cela me va.

Amari se rappelle qu'une partie des clones blessés sous le commandant de Pong Krell ont montré un vif mépris envers lui. Pour éviter tout souci, il fut décidé que les clones rejoignent la 234ième.

- Que pensez-vous des terriens, lieutenant Energy ?

- Ils sont très combatifs. On remarque qu'ils ont la guerre dans leur sang. Tout comme nous, nous avons le sang des mandaloriens, un peuple de guerriers. Ils sont talentueux et tenaces. Je pense que nous avons beaucoup à apprendre d'eux.

- Avez-vous pu manipuler un drone ?

- Oui, un drone tank. J'admets que c'était remarquable. J'ai pu détruire un tank séparatiste et plusieurs droïdes aisément. Le pilotage est excellent. Je comprends mieux pourquoi le commandant Taynch veut tant que nous adoptions ce genre d'équipement. Nous allons faire dans quelques jours le premier essai en intégrant les drones dans nos tactiques.

- Les terriens ont encore des droïdes ? s'étonne la jedi.

- Il semblerait.

- Très bien. J'assisterais à l'essai, si mon état le permet. Tenez-moi informé si jamais vous avez des soucis à l'avenir.

- Entendu. Reposez-vous générale.

Amari acquiesce. Le clone part et elle se permet de se reposer. Mais son esprit est préoccupé par ce qu'elle a appris. Elle ignore les raisons qui pousseraient cette entité à les haïr. Amari ne voit que les siths, mais au vue de ce qu'elle a pu entendre, c'est encore plus vieux que les siths. Cela la questionne. Elle comprend qu'elle n'aura pas de réponse pour le moment et décide donc de se détendre.

Acosta fait son rapport.

- La maître Amari va mieux, répond Cheron. Voilà une nouvelle qui fait bon à entendre.

- Vous n'avez toujours pas récupéré d'informations sur les terroristes ?

- Non, premier ministre Hobbs.

- Nous avons une petite idée du commanditaire de cet attentat, assure Hays.

- Nous devrions attendre encore pour nous assurer de la confirmation, assure Ryu Tae-Yun.

- J'en doute, assure la femme. Regardez cette transmission.

Une vidéo montrant le guide suprême Khashayar Taghipour lancer une fatwa contre l'ordre jedi et tout individu non humain.

- Je pense que cela se passe de commentaires ?

- Très bien. Acosta, continuez à interroger ces terroristes. Qu'ils expliquent comment ils sont parvenus à se faufiler et comment ils ont pu obtenir leur armement.

- Compris, présidente Cheron.

Le membre du FBI part. Le conseil ouvre un canal de communication et la personne Khashayar Taghipour apparaît. Il est un homme âgé, les cheveux gris et une longue barbe.

- Que me vaut une communication avec le conseil permanent ? demande le guide suprême.

- Ne jouez pas les ignorants, Khashayar Taghipour, lui répond avec sévérité Cheron. Nous savons ce que vous avez manigancé.

L'homme foudroie de haine autant la présidente française qu'américaine.

- Je n'ai fait que mon devoir.

- Votre devoir ? s'exclame Nie Lie. De par vos agissements totalement inconsidérés, nous avons failli avoir des ennuis avec l'ordre jedi, voire même la république. Savez-vous les risques que nous aurions pu encourir ?

- Je n'ai fait que mon devoir envers le prophète. Ces êtres ne sont que des monstres et leurs morts, voir leur esclavagisme, sont les seules options pour eux.

Le conseil ne cache aucunement sa colère devant l'excuse que l'homme leur offre.

- Cessez donc de vous servir des écrits d'un homme qui est mort il y a de cela des siècles, lui dit Cheron.

- Je n'ai pas à recevoir d'ordre d'un incroyant et de surcroit une femme.

- J'ai déjà lu le Coran, guide suprême. Son contenu a toujours été très controversé. Je ne vis pas avec une vision d'un autre âge.

- Attention à vos actes, menace le vieil homme.

- Qu'allez-vous donc faire, guide suprême ? demande avec une voix mielleuse le président Gross. Votre pays n'a plus la protection de la Chine et encore moins de la Prussie. Je dirais que c'est à vous de faire attention à vos paroles.

Le guide suprême foudroie d'une rare haine le président Israélien.

- Nous n'avons pas encore décidé des sanctions envers l'Iran, mais sachez une chose, guide suprême Khashayar Taghipour, le prévient Yevgenievich, elles seront à la hauteur de votre bêtise et de votre ignorance.

Une fois les mots dits, la communication est coupée. Le conseil réfléchit longuement aux sanctions possibles à faire à l'Iran avant de se consacrer vraiment sur l'échange principal. L'hologramme du premier ministre japonais Ashikaga Ryoko se forme.

- Nous pouvons commencer cette réunion, premier ministre Ashikaga, s'exprime Gisèle avant de laisser les membres prendre le relais.

- Je suis conscient des informations que le conseil demande. Seulement, je ne peux pas les donner.

- Premier ministre Ashikaga, s'exprime Cheron de manière froide et ferme, ce que votre pays a fait, dépasse l'entendement. Nous avons tous été choqués quand nous avons découvert la capitaine Kayumi. Beaucoup d'entre nous pensions et à juste titre que pareilles expériences auraient été l'appendice de la Russie, la Chine et des Etats-Unis. Que cela soit le Japon qui est passé à l'acte est encore plus troublant.

- Nous l'avons fait pour pouvoir nous défendre contre la Chine.

- Cela ne change rien au fait que vous avez joué avec la génétique d'un être humain. D'autant plus qu'elle a été contrainte de le faire. Votre prédécesseur a tout fait pour éviter que cela s'ébruite. Ce que nous voulons, ce sont toutes les données et résultats que vous avez sur votre projet de super soldat.

- Vous savez bien que mon pays ne supportera pas une telle honte.

- Il devra l'accepter, tout comme il a dû accepter toutes les atrocités qu'il a commises durant la seconde guerre mondiale, lui rétorque Nie Lie. Faire dans le négationnisme ou le déni ne changera pas les faits ou ne fera disparaître les morts.

- Avez-vous accepté les vôtres ? lui répond avec aigreur Ashikaga.

- Oui, lui répond Nie Lie de manière ferme.

Les deux se regardent un moment, l'inimitié entre les deux pays ne s'est que faiblement atténuée.

- Très bien. Je vais ordonner aux chercheurs de transmettre les informations.

- Voilà qui est appréciable, répond Hays. Nous allons pouvoir aider notre peuple avec ces découvertes.

- Il faudra voir ce que les généticiens, médecins vont en tirer. Ne faisons pas de conclusion hâtive. Cela sera tout, premier ministre Ashikaga.

Le japonais salue le conseil avant que son hologramme disparaisse.

- Eh bien, il semblerait que certains pays n'ont fait que voter pour éviter des ennuis, admet Danasabe.

- C'était inévitable, lui répond Upadhyay. Il va falloir encore du temps pour que nous soyons unis.

- Il faudra que cela arrive rapidement, dit Ryu Tae-Yun. Il nous faut faire attention, car nous ignorons toujours comment vont réagir les sénateurs républicains.

- Nous devons faire confiance à nos diplomates et au maréchal-commandeur Duvall. Ils sauront s'occuper des défis qui les attendent. Gisèle, avait vous des nouvelles concernant la formation de notre flotte ?

- Oui. Les ingénieurs viennent d'ouvrir deux autres chaînes de construction pour le Serenity. Ils ont prévu de le décliner sous différentes fonctions, que cela soit pour la guerre, le transport, l'exploration et l'espionnage.

- Rien pour la création de navire plus imposant comme le Venator ?

- Pour le moment, toutes les ressources sont consacrées à remettre en état les Venator les moins endommagés et la construction des Serenity. Peut-être qu'une fois la remise en état des Venator permettra de se pencher sur de nouveaux navires, suppose l'IA. C'est tout ce que je peux vous transmettre.

- C'est déjà beaucoup, admet Cheron. Maintenant plus qu'à attendre des nouvelles de nos envoyés.

Venator Resolute, six jours après le départ de la terre

Anakin observe l'entraînement d'Ashoka. Cette dernière est à nouveau encerclée par des clones. Ces derniers usent du rayon paralysant. Ashoka active ses sabres, mais ne fait guère mieux qu'avant. Anakin la dépose sur un lit picot.

- Tu n'en ferais pas un peu trop Anakin ? questionne Obi-Wan.

- Non maître. Je l'entraîne pour lui permettre d'agir plus efficacement. La défaite face aux terriens a été très révélatrice de notre ignorance sur la guerre.

- Je l'admets, mais la galaxie n'a pas connu pareille guerre depuis mille ans. Nous devons apprendre sur le moment, suivre notre instinct et la force.

- Je le sais maître. Je me demande toujours pourquoi le conseil m'a choisi pour Ashoka. Il devait y avoir d'autres chevaliers plus compétents que moi.

- Il est vrai. Cependant, il fut décidé car Ashoka et toi avaient un caractère similaire. Cette idée a donc pour effet de vous faire progresser autant l'un que l'autre. Pour être honnête, j'avais des craintes, mais tu t'en sors mieux que moi avec toi.

- Je n'étais pas aussi problématique, maître.

- Je sais. Dis-moi, as-tu pu essayer leurs chasseurs ?

- Oui. J'ai pu tous les essayer, dit-il avec fierté.

- Qu'en penses-tu ?

- Ils ont une vision bien différentes de nos chasseurs. Ils préfèrent abattre sans être vu et de loin de préférence. Tous les chasseurs récents ont un mélange de ce qu'ils appellent furtivité passive et active. J'avais toujours un pilote pour me reprendre au cas où. En termes de vitesse et d'agilité, les chasseurs américains Raptor F-22, F-35 Lightning et F-53 Eagles sont les mieux placés. Mais les Soukhoï Su-105 et Shanghai-18 sont plus maniables. Les Ouragans français sont les plus équilibrés de tous.

- Il y doit en avoir qui a dû te taper dans l'œil.

- Oui. Le Rafale F6 français. Il est omnirôle, ce qui m'a impressionné. Les ingénieurs l'ont créé pour remplacer pas loin de cinq/six chasseurs différents. Cela représentait un sacré défi qu'ils ont réussi haut la main. Si nous pouvions avoir de tels chasseurs, les séparatistes vont pleurer.

- Hélas, je doute que Kuat acceptera de recevoir un chasseur d'un monde qu'il considère comme primitif et je doute encore moins que la France veuille offrir un de leur meilleur chasseur.

- Je le pense également. Je me demande comment va se passer l'échange avec le chancelier. Avez-vous pu voir les diplomates terriens ?

- Non. Je pense que tout devrait bien se passer. Il n'y a aucune raison qu'un problème survienne. Sinon, je suis surpris que les infirmières t'aient laissé faire.

- Ne me parlez pas de ces furies, maître, dit-il avec lassitude. Elles ne m'ont pas laissé un moment pour respirer.

- Tu semblais leur plaire, lui dit avec demi-sourire Obi-Wan.

Le com-link d'Obi-Wan s'active. L'image de Mace Windu se forme.

- Maître Windu, dit poliment Obi-Wan. Que me vaut cet appel ?

- Nous avons un problème, déclare-t-il simplement.

Obi-Wan sourit, tandis qu'Anakin se permet de rire gentiment avant de se reprendre.

- Quel est le problème, maître Windu ? lui demande Anakin.

- Le chancelier m'a contacté. Il semblerait que des informations concernant notre mission aient été révélées. C'est le chaos au sénat.

- Avons-nous une piste sur l'origine de cette fuite ?

- Pas pour le moment. D'après le chancelier, nombre de sénateurs refusent la reddition que nous avons signée avec la terre. Ils ne peuvent accepter qu'un monde primitif puisse battre la grande armée de la république.

- Je vois.

- Le chancelier m'a également prévenu qu'ils diront ouvertement leur refus sur la place d'arrivée de leur vaisseau.

- Voilà qui est problématique. Nous voulions de la discrétion et je pense que c'était pareil pour les terriens.

- Ils vont devoir faire avec. Kenobi, je veux que vous les mettiez au courant de la situation.

- C'est entendu.

Anakin lui, ne peut s'empêcher de penser que sa femme, Padmé est peut-être derrière cette fuite. Mais il lui fait confiance sachant qu'elle lui a assuré de ne rien dire.

UFT Venator Enterprise

Azur et Frontairth sont concentrés. Ils sont en pleine partie d'échec. Après plusieurs coups, Azur parvient à mettre un mat au trandoshan.

- C'est encore une victoire pour moi, Frontairth.

- Ah, soupire-t-il. Tu es vraiment fort sur ce jeu.

- Il est très utile pour se concentrer. Mais je m'en sers pour pouvoir prédire à l'avance les coups de mon adversaire.

- Je ne peux pas te contredire sur ce point. J'avoue que ce jeu peut vraiment être utile pour l'ordre. Mais à charge de revanche, Azur. Je ne m'avoue pas vaincu aussi facilement.

- J'en prends note. Nous allons bientôt arriver. J'ai hâte de pouvoir observer Coruscant.

- Tu ne seras pas déçu.

A peine leur discussion terminée, Frontairth reçoit un appel.

- Maître Kenobi, que puis-je faire pour vous ?

- Maître Illi, nous avons un problème. Est-ce que le maréchal-commandeur Duvall est avec vous ?

- Je le suis, maître Kenobi. Quel est le problème ?

Obi-Wan lui explique la situation.

- Voilà qui est problématique, admet Azur.

- Pourquoi Windu ne m'a pas contacté directement ? s'énerve le trandoshan.

- Eh bien, je pense que Windu a encore un grief avec vous.

- Décidément, soupire Frontairth. Cela change bien des choses. Les sénateurs vont poser problèmes.

- Nous verrons. Je vais convoquer les diplomates. Vous serez également présent.

Rapidement, les sept diplomates sont réunis et Azur leur fait un résumé des informations qu'il a reçues.

- Hm…Etrange, s'exprime Diana. Je trouve que cela arrive au bon moment.

- Votre chancelier devrait revoir son groupe de sécurité. Il laisse vraiment à désirer, dit avec amusement Braxton.

- Cela ne change pas le fait que nous allons avoir une sacrée opposition à peine arrivé, dit Hikira inquiète.

- Nous avons rendez-vous avec le chancelier et uniquement avec lui, répond de manière ferme Ye Zong. Laissons-les donc nous huer comme des adolescents en manque d'attention.

- Nous pourrions malgré tout tenter une approche plus verbale, propose Calvin.

- Je doute qu'ils prendront la peine de vous écouter, s'exprime Frontairth. Il y a de grande chance que la majorité des plaintifs soit des sénateurs corrompus. Ils ne veulent pas avoir affaire à vous.

- C'est ce que je pensais et je tiens à vous expliquer une proposition qui pourrait bien fonctionner.

Une fois sa proposition prononcée, les diplomates y réfléchissent.

- Cela est risqué, admet Luna. Cela pourrait aussi bien nous aider que nous nuire.

- Il n'y a de toute façon pas beaucoup de solutions, s'exprime Mathieu. Il est regrettable d'arriver à une telle action, mais je ne vois pas vraiment d'autres alternatives.

- Je suis d'accord, dit Diana. Puisqu'ils veulent tant refuser de voir la réalité, qu'ils voient de leurs propres yeux comment nos armées les ont vaincus.

- En tout cas, cela sera un beau spectacle à voir, dit avec amusement Frontairth.

Tous les diplomates acceptent la proposition d'Azur. Ce dernier fait les préparatifs. Il sourit également à la réaction des sénateurs quand ils arriveront.