Barbe Blanche expira doucement, juste assez pour que le son de sa respiration ne soit audible que par lui. Il aurait préféré que la décision découle d'elle-même par le vote, mais les circonstances en décidaient autrement. Il avait peur de commettre une erreur, de faire le mauvais choix en tranchant. Les deux options étaient risquées : d'une part laisser Ace poursuivre Teach le mettait en danger, d'autre part décider d'aller le chercher pouvait menacer l'équipage entier selon les moyens mis en œuvre. Puisque rien n'était sûr l'Empereur décida d'exécuter sa propre recommandation et basa son choix sur son ressentit : ce qu'il voulait le plus à l'instant, c'était récupérer son fils en un seul morceau et mettre fin à cette histoire.

« Nous irons chercher Ace, décréta-t-il d'un ton sans appel.

Plusieurs commandants manifestèrent leur approbation par des mimiques soulagés, Braalaka lui sourit. Ceux qui avaient soutenu l'autre choix ne rétorquèrent pas et se plièrent à la décision, bien que surpris.

- Comment on s'y prend ? On envoie un groupe de recherches ? embraya Marco avec cette hâte qui l'agitait lorsqu'il était préoccupé.

- Je pense qu'il faudra être discrets, le gros de l'équipage ne devrait pas quitter le Nouveau Monde, ça pourrait être mal interprété et provoquer une remise en cause de l'équilibre, affirma Blenheim.

Des hochements de têtes accompagnèrent la suggestion et Braalaka se concentra pour suivre :

- Par équilibre vous parlez de quoi ? demanda-t-elle.

- Des forces qui régissent le monde. Tout est une question de territoires, si on s'éparpille ou qu'on leur en laisse l'occasion tu peux être sûr que la Marine ou d'autres pirates pilleront les îles sous notre protection, voir même essaieront de nous attaquer.

- De plus on ne peut pas entamer de recherches trop voyantes, laisser entendre qu'Ace soit isolé le mettrait en danger, ajouta Izo.

-… Des recherches ? répéta la brune.

- Oui, il faut bien qu'on le localise.

- Vous n'avez absolument aucune idée de sa position en ce moment ?

- Non, on peut juste supposer qu'il suit le même itinéraire que Teach, hormis ça rien de précis.

Braalaka fronça les sourcils, abasourdie par le manque d'informations. Le jeune commandant évoluait en électron libre et l'équipage n'avait aucun renseignement sur l'état des choses : et si il avait changé d'objectif ? Si il s'était perdu ou qu'il lui était arrivé quelque chose ? Personne ne pouvait savoir. Fomenter un plan dans ces circonstances pouvait s'avérer aussi efficace qu'un coup d'épée dans l'eau.

- Ça ne va pas, murmura-t-elle.

Son voisin, Izo, se tourna vers elle. Les autres l'imitèrent rapidement et toute l'attention se posa à nouveau sur elle.

- Hm… Je pense qu'il y a une grosse faille dans l'organisation, et qu'il faudrait corriger ça avant d'entreprendre quoi que ce soit.

Elle vit du coin de l'œil le jeune garçon aux vêtements bouffants plonger la plume dans l'encrier et replacer d'un geste vif sa main au dessus du papier, prêt à prendre notes. Elle eut envie de se ratatiner sur sa chaise, l'impression angoissante que chacun de ses mots allait avoir un poids en conséquences lui opprimait la poitrine. Elle avait déjà eu à s'adresser à des amphis pleins à craqués à la fac, mais prendre la parole pour un enjeu si sérieux était un exercice autrement intimidant.

- Qu'est-ce que c'est ? pressa Marco.

- La communication.

Le phœnix haussa un sourcil.

- C'est le point le plus important, il faut pouvoir relayer l'information. Peu importe les moyens dont on dispose, si on est aveugle pour les utiliser ils ne valent rien. Regardez, si vous pouviez joindre Ace le problème serait même déjà réglé.

Un silence accueillit sa remarque, accompagné seulement du griffonnement de la plume qui courait sur le grain du parchemin et qui cessa promptement.

- La réflexion est pertinente, finit par acquiescer Barbe Blanche. Que proposerais-tu pour pallier à ça ? Ace a bien emporté son den-den-mushi en partant, mais c'est compliqué de risquer la localisation juste pour prendre contact.

- Mais si les den-den sont inutilisables il n'y aurait pas d'autres façons de correspondre ? Je sais pas, heu… L'oiseau qui livre le journal, il peut peut-être livrer des lettres ? hasarda Bralakaa.

- Les martins-facteurs ne peuvent que déposer le journal et si une lettre leur est remise ils la ramène à Morgan, c'est un moyen pour lui d'obtenir des scoops. C'est une espèce spécialement domestiquée, comme les escargots, pour une tâche précise. Je ne pense pas qu'on pourra les employer à notre compte, expliqua Vista qui avait commencé à lisser sa moustache du bout de ses doigts gantés.

- Ah… Et ce Morgan, on ne pourrait pas lui demander la faveur de cacher une lettre dans un exemplaire de journal qui irait à Ace ?

- Haha non, il n'est pas digne de confiance. C'est le président du journal et il choisit de publier ou non, mais tu peux être sûr que toute information sera soit l'objet d'un article soit rançonné à la Marine pour une petite somme.

- Donc pas d'appels de den-den, pas de postier… D'ailleurs, il n'existe pas d'autres journaux que celui-là?

- Non.»

La brune fronça à nouveau les sourcils. Elle se rendit pleinement compte du totalitarisme médiatique de cet univers, cela ne l'avait pas frappé jusqu'ici puisqu'elle n'avait pas eu de raison d'y songer. Les fréquences de transmission étaient surveillées et il n'y avait qu'une unique presse pour le monde entier, le tout fonctionnant sous la directive de gouvernement. Entre autre c'était la porte ouverte à la manipulation et la transformation d'informations, ils avaient le champ libre. Un bras accoudé sur le plateau de la table, elle laissa reposer pensivement son menton sur sa main et tritura doucement une mèche de cheveux qui pendait par là. «Compliquée cette affaire », songea-t-elle en libérant une boucle qu'elle avait enroulé autours de son index. Les options s'effaçaient devant elle.

« Il me reste deux idées, après ça j'aurai plus rien, soupira-t-elle. Y a t-il un fruit du démon qui puisse servir ?

C'est un homme aux lunettes rouges et au chapeau rayé rappelant les motifs de la pastèque qui prit la parole :

- De mémoire il y aurait un paramecia qui permettrai une sorte de télékinésie à son utilisateur, et un autre qui donnerait des fréquences musicales au corps, mais je pense pas que ça aide beaucoup.

Braalaka écarta les bras en haussant les épaules.

- Alors il ne reste plus qu'à domestiquer votre propre espèce de bestioles factrices !»

Elle laissa son dos retomber contre son siège comme pour signaler la fin de son intervention. Certains écarquillèrent les yeux de désarroi ou eurent des mimiques perplexes. Il lui sembla en entendre d'autres renifler discrètement, dont Vista et l'Empereur qui étaient proches d'elle. L'expression de ce dernier paraissait toujours stoïque derrière sa moustache qui la dissimulait, mais ses yeux avaient l'air rieurs. Marco, qui s'était tut jusque là s'anima soudainement.

- Et comment veux-tu qu'on fasse ça, yoi? C'est pas le moment de plaisanter ! s'agaça-t-il.

- ...Mais attendez, elle a raison ! s'exclama Rakuyou.

Tout le monde le dévisagea. Le 7em commandant se tourna vers un de ses camarades, un des rares que Braalaka avait identifié comme homme-poisson. Il n'y en avait pas beaucoup sur le navire et celui-ci se démarquait d'autant plus par ses traits marins très marqués : dents pointues et aiguisées, aileron de requin saillant derrière le dos, peau bleuâtre et luisante, branchies marquées de chaque côté de la gorge... La brune trouvait sa physionomie très intrigante et avait eu du mal à s'empêcher de l'observer avec de grands yeux étonnés. Plein de questions lui étaient venues mais elle n'était jamais allé l'approcher.

- Namur, reprit Rakuyou, si je me souviens bien il y a un truc similaires dans le royaume des hommes-poissons, tu sais ? Les sortes de ballons facteurs là ?

- Tu parles des poissons-globes ? Oui, avec leur poche ventrale élastique ils peuvent avaler le courrier et le transporter.

- Ahh oui je m'en souviens, murmura Izo.

- On pourrait faire pareil alors ?

- Je ne pense pas, c'est une espèce locale qui ne vit qu'à l'intérieur de la Bulle du royaume. D'ailleurs on a pu les domestiquer grâce à cette proximité, mais je ne connais pas d'équivoque avec les espèces de l'océan, expliqua Namur.

Sa voix sonnait comme hachée lorsqu'il articulait entre ses dents tranchantes.

- Oh… soupira Rakuyou. On ne peut vraiment rien en tirer ?

- Je ne sais pas, peut-être que des choses ont changées, ça fait un bout de temps que je ne suis pas retourné au pays…

Ils interrogèrent Barbe Blanche du regard, qui resta encore silencieux quelques instants.

- Ce qu'a dit la miss est pertinent. Ce serait bien de trouver un moyen de communication avant de faire quoi que ce soit, mais l'affaire ne va pas être simple, peut-être même impossible et on ne sait pas combien de temps on dispose... Je propose la formation d'un petit groupe qui ira sur les traces d'Ace. Le Royaume des hommes-poissons est sur la trajectoire pour quitter Grand-Line, ils feront escale pour voir les possibilités : au mieux ils trouvent quelque chose, au pire non et ils passeront directement à la poursuite d'Ace sans perdre plus de temps.

Il y eu des murmures d'approbation et certains hochèrent la tête.

- Bien. Le groupe sera constitué de Marco, Izo et Namur. Pas d'objection ?

-… Je veux y aller aussi, lança Rakuyou.

Braalaka lui adressa un regard surprit en l'entendant prendre un ton aussi sec, et son visage était sérieux à un point qu'elle ne pensait pas possible chez lui.

- Il y aura des chances de croiser Teach… Je veux être là, insista-t-il.

L'Empereur plissa les yeux comme devant un dilemme dont la jeune femme avait l'impression d'ignorer les termes, puis il soupira et accepta.

- Vous préparerez une chaloupe et prendrez quelques volontaires au besoin, termina-t-il.

- On part quand ? demanda le phœnix.

- Ce serait risqué de décoller tout de suite, même si les chaloupes sont discrètes on est sûrement observés de loin par la Marine, fit Izo.

Le samouraï désigna d'un hochement de tête la lucarne qui offrait une vue sur le bateau amarré de Shanks, d'où parvenaient des lueurs sur le pont et derrière les hublots.

- C'est sûr qu'un entretient entre empereurs a dû les alerter…

- J'ai une idée, intervint Vista en lissant sa moustache du bout des doigts. Puisqu'ils sont encore là on pourrait décaler le tournois et les faire participer, ça passera pour la vraie raison de la rencontre.

- Ouais c'est pas bête, ça ferait une bonne feinte ! s'illumina Rakuyou.»

Les autres approuvèrent bruyamment, enjoués par l'évènement et surtout par l'idée de pouvoir batailler avec l'équipage adverse, connaissance de longue date autant alliée qu'ennemie, ils ne savaient jamais vraiment, et cela les amusait. La brune ne put empêcher ses pommettes de se plisser d'un sourire, l'atmosphère anxiogène s'était un peu allégée. Le seul fait d'avoir énoncé des directives permettait de pouvoir regarder en avant.

« Allons-bon, c'est d'accord faisons ça.»

Le lendemain matin le port était en effervescence. Par endroits des caisses et des tonneaux avaient été disposés sur plusieurs rangées afin de former des sortes de gradins. Les stands d'armes des dojos du bateau avaient été sortis et la grande place avait rapidement pris l'allure d'une arène improvisée. Dès l'aube quelques commandants étaient allé quérir les pirates du Roux, qui avaient accepté l'invitation.

Tandis que la tension entre les deux équipages se dissipait, ils commençaient à se mélanger en petits groupuscules agités et criards, les retardataires s'inscrivaient à la va-vite.

Braalaka s'empara des vieux gants au cuir lustré par l'usure qu'elle avait l'habitude d'emprunter pour ses entraînements, ainsi que de longues bandelettes de tissu rêche. Elle commença à en envelopper sa main droite tout en progressant à travers la foule, son attention scindée en deux pôles incompatibles : regarder ce que faisaient les autres, et faire attention à où elle mettait les pieds. Elle classa ses concurrents en trois catégories : ceux qui utiliseraient des armes blanches, puis des armes à feu ou de distance, et enfin ceux qui combattaient à mains nues comme elle. Cela faisait sens puisque Vista lui avait rapidement expliqué que le début du tournois se déroulerait par sections d'utilisateurs. En se faufilant derrière un homme pour éviter de lui passer devant et couper sa conversation avec son voisin, sa jambe percuta le fourreau du katana que l'accroche à son kimono incurvait dans le peu d'espace disponible. Elle sautilla pour se remettre en équilibre et soupira: heureusement qu'elle venait de finir le nœud de son premier bandage, elle aurait dû tout recommencer.

Elle arriva à un point du cercle de gradins assez éloigné du quai, la foule était moins grande, pas de géants de 2m pour lui bloquer la vue. La jeune femme grimpa sur un tonneau et s'assit, achevant d'enrouler la bandelette restante. Son regard vagabonda de façon panoramique sur la place, elle s'amusa à jauger les pirates et imaginer lequel pourrait être son adversaire. Certains s'échauffaient déjà, boxaient dans le vide ou échangeaient des passes avec leurs étuis. Il y avait notamment quelques commandants, dont Joz qui s'entretenait avec un groupe d'hommes et en dépassait la plupart de trois têtes. Elle se demanda si les commandants allaient aussi participer, c'était assez étrange de tenter de se figurer leur force, est-ce qu'ils pouvaient briser des rochers d'un coup de poing ?

Les deux capitaines s'étaient à nouveau réunis un peu plus loin, au bar, et sirotaient chacun une coupe. Ils avaient l'air de rire par moments, Braalaka s'étonna de la différence d'atmosphère, cela n'avait rien à voir avec la tension qu'ils avaient créé la veille.

« Eh, Braalaka ?

La concernée sortit de sa rêverie et tourna la tète en direction de la voix d'Artie. Celle-ci passait à côté d'elle en tirant un chariot blanc à petites roulettes noires chargé de compresses, pansements et diverses lotions. Même l'infirmerie avait été déménagée.

- Tu peux nous aider à… C'est quoi ça ? S'interrompit-elle, sourcils froncés, en désignant les mains de la brune d'un mouvement de menton.

- Des gants.

- Je vois bien, merci ! Mais qu'est-ce que tu fais avec ? Tu ne comptes pas participer quand même ?

-…

- Oh non pas toi aussi, souffla la rousse en roulant des yeux. T'as pas intérêt à me rajouter du boulot !»

La jeune femme éclata de rire devant la gestuelle vindicative de son amie qui la menaçait en agitant un pain de glace d'une main et continuant à pousser son chariot de l'autre.

« Je ne savais pas que tu acceptais les femmes dans ton équipage maintenant.

- Ce n'est pas le cas.

- Ouais ouais, c'est pour ça que tu lui as parlé hier et qu'apparemment elle a participé à votre réunion.

Barbe Blanche ne prit la peine de répondre et ne daigna pas détacher son regard du match.

- Oh, allez, dis moi qui c'est ?»

Shanks dévisagea son voisin de tabouret quelques instant à la recherche du moindre indice sur ses traits, mais tout ce qu'il vit était un profond agacement à son égard qui se traduisait par une veine pulsant sous sa tempe. Il haussa les épaules, remettant l'interrogatoire à plus tard.

Braalaka se déplaçait en faisant glisser promptement ses semelles sur les pavés afin de maintenir une distance avec son adversaire. Elle en était à son quatrième match. Les deux premiers avaient été plutôt simples, les combattants ne manquaient pas de force mais étaient lents et elle n'eut aucune difficulté à imposer son rythme et porter les coups. En revanche le troisième combat l'avait beaucoup plus éprouver, le pirate avait une allonge plus importante que les autres et ses déplacements étaient vifs malgré son gabarit : elle devait toujours prendre des risques pour s'approcher et frapper, et la plupart du temps elle perdait les échanges. Son adversaire l'avait menée jusqu'aux gradins sans qu'elle ne s'en aperçoive pour l'y bloquer, elle s'était recroquevillé dans sa garde et avait étonnement gagné grâce à un coup chanceux qu'elle avait porté dans le désespoir de sa posture. La brune entamait son quatrième combat avec un cardio lessivé, les tympans encore sifflants et une coupure à l'arcade gauche. Une infirmière lui avait appliqué un baume pour limiter l'engorgement -elle fut presque soulagée que ce ne fusse pas Artie, sinon elle aurait reçut un pain de glace dans l'autre œil- mais la paupière enflée lui gênait la vue.

L'odeur âcre du baume de plantes et celle plus aigre de la transpiration, les tempes qui tambourinent, le corps qui bouge comme mû par des réflexes impossibles dans d'autres situations : elle était concentré dans son combat et ne voyait plus rien autours, comme à chaque fois qu'elle montait sur un ring dans son monde.

En face d'elle le pirate assena plusieurs directes du gauche, rapides, pour évaluer la distance. Elle observa le signe d'une éventuelle salve de coups à venir et monta ses gants devant son nez en prévision. L'épaule droite de son adversaire bougea : le bras recula, comme pour prendre de l'élan. Braalaka fronça les sourcils, ce coup allait être ample, à moins que ce ne soit une feinte ? Elle allait se jeter dans la garde adverse pour passer avant le coup, lorsqu'elle vit soudain le poing droit du pirate, levé haut au-dessus d'eux, se teinter d'une sorte de carapace noire et luisante. Elle se stoppa net et écarquilla les yeux, clouée sur place. Le haki ?! s'écria son esprit alors que son corps bougea tout seul en remontant sa garde jusqu'à son front et en serrant les coudes de sortes à former un rempart de ses bras. Elle appréhenda tellement l'impact de cet élément inconnu qu'elle en ferma les yeux derrière ses gants, pétrifiée. Le coup qui s'abattit sur ses avants-bras fut de force habituelle, si ce n'est même légèrement en dessous des autres. Aucun autre ne vint après. Elle entendit la foule murmurer et s'agiter un peu. La brune osa un regard entre ses gants et croisa celui tout aussi stupéfait de son adversaire, qui ne semblait pas comprendre pourquoi sa frappe n'avait pas fait de dégâts et pourquoi son poing était à nouveau nu, comme si le haki avait disparu.

« Qu'est-ce que… commença-t-elle à bredouiller de stupéfaction.»

Elle avait descendu sa garde sans s'en rendre compte. Le pirate adverse la dévisagea à nouveau et s'en rendit compte avant elle : il s'empressa de profiter de cette trajectoire sans obstacles pour lui porter un crochet net à la mâchoire. Il était assez déstabilisé pour que son coup ne soit pas au meilleur de sa force, mais ce fut suffisant pour que Braalaka atterrisse sur les fesses, autant sonnée par le crochet que par ce qu'il venait de se passer.

«… Tu as vu comme moi ? susurra Shanks avec sérieux.

Barbe Blanche laissa échapper un grognement guttural. Il a faillit en lâcher son verre. Il se mit à réfléchir à toutes vitesses, les yeux rivés sur Braalaka qu'on aidait à se relever, complètement ahurie au milieu de l'arène.


Note de l'auteur :

Hello ! Oui, il aura été long à publier celui-là :') ! J'espère néanmoins qu'il vous a plu, comme d'habitude j'attends vos retour et je les lis avec beaucoup d'appréciation ;)

Prenez soin de vous, à bientôt !