Je ne possède aucun des personnages de la série
Ce texte a été écrit pour un atelier de la Fabrique à Plumes avec les contraintes suivantes : Quatrième contrainte : "Serre ma main aussi fort que tu le voudras."
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
QUELQUES TEXTES SUR WHITE COLLAR Tome 2
Serre ma main
Assis à côté du lit où reposait Neal, Peter soupira et glissa délicatement la main sous celle de son ami pour la prendre avec douceur en évitant les perfusions et les médicaments qu'on lui injectait. Neal donnait l'impression de dormir alors qu'il était pale et qu'une canule nasale lui donnait de l'oxygène. Peter frémit et s'en voulait parce que c'était de sa faute s'il était là. Il lui laissait prendre trop de risques… et les images du corps inerte du jeune consultant baignant dans une flaque de sang au milieu de ce fichu hangar, battu et torturé le hanterait longtemps…
Il soupira bruyamment pour maitriser ses émotions et sursauta lorsque le blessé se réveilla en sursaut comme émergeant d'un cauchemar avant de se mettre à trembler. Peter comprit que ce devait être le cas et c'était normal. Neal était charmeur, habile et manipulateur, un escroc dandy à l'ancienne comme il n'en existait plus beaucoup. Il n'avait rien en commun avec les types qui l'avaient capturé et la torture n'était pas quelque chose qu'il aurait dû endurer… mais les mots étaient dérisoires contre la violence brute.
Peter lui serra la main et se pencha pour tenter de capter son regard affolé et il lui caressa doucement la joue de son autre main.
- Hey, doucement le Kid, chut…. Tout va bien Neal… Tout va bien…
- Peter….
Il tremblait des pieds à la tête, encore terrifié, et Peter savait qu'il faudrait sans doute beaucoup plus de temps à ses blessures psychiques qu'à ses blessures pour guérir et cela lui brisa le cœur. Alors, il continua à lui caresser la joue.
- Allez, regarde, tu es en sécurité. C'est moi, je suis là, je suis là.
Neal frémit et son regard s'accrocha aux siens. Peter lui sourit.
- C'est ça, calme-toi, tu es à l'hôpital.
Le jeune homme s'apaisa un peu et Peter le sentit enrouler les doigts autour des siens. Ils tremblaient encore, il était mal et Peter s'assit sur le bord de son lit pour rester le plus proche de lui possible.
- Plus personne ne te fera de mal. Serre ma main aussi fort que tu le voudras si tu as besoin. Je reste là.
- Merci…
- Non, c'est normal, J'aurais tellement voulu t'éviter ça, Alors maintenant je ne te quitte pas.
Et pour la première fois, même s'il était toujours solidement accroché à sa main, Neal lui fit un léger sourire et Peter eut l'impression de le retrouver un peu. Ça lui prendrait du temps, mais il serait là pour l'aider.
