Everything in this world is about sex, except sex. Sex is about power - Oscar Wilde


Summertime, and the living is easy

Fish are jumping

And the cotton is high

Jade souriait, assise sur son lit. Near était ramassé par terre, tirant machinalement sur ses boucles blanches.

You dad is rich

And your m'a is good-looking

Jade chantonnait l'air à mi-voix, accompagnant la belle voix riche et timbrée d'Ella en provenance du lecteur CD.

So hush, little baby

Don't you cry

Le titre n'était pas exactement adapté à l'automne froid qui sévissait, mais Near avait sollicité Jade pour lui faire découvrir de la musique, et c'était sur ce morceau que son choix s'était porté. Lorsqu'il voulait entendre de la musique, il faisait d'habitude défiler les stations de radios jusqu'à tomber sur une des deux chaînes de classique – celle qui ne diffusait pas de Wagner, il en avait horreur – et ne cherchait jamais à en explorer d'autres.

- Near, il y a des tas de belles choses à découvrir en-dehors du classique. lui avait un jour dit Jade des années auparavant, elle qui pourtant ne jouait presque que ça.

Pour une raison mystérieuse à ses yeux, cette nuit de rapprochement avec Mello, qui avait fait ressurgir une quantité de sentiments venus de son passé, lui avait aussi donné envie de confier ses émotions à quelque chose de plus grand, qui soit capable de les absorber. Il souhaitait entendre quelque chose de nouveau, quelque chose qui pourrait le comprendre.

- Ça te plaît ? demanda Jade.

- Beaucoup.

Near n'était pas habitué à écouter des paroles mais, sans le savoir, Jade avait fait un choix qui résonnait avec une exactitude bouleversante chez lui.

- Je n'en revenais pas de savoir que tu n'écoutais même pas de jazz.

One of these mornings

You're gonna rise up singing

You'll spread your wings

And take to the sky

C'était la voix lourde et chaude du chanteur qui résonnait maintenant. Jade lui avait montré Louis Armstrong sur la photo du disque. Near avait déjà entendu son nom, bien sûr, mais il n'avait pas imaginé une figure aussi solaire, irradiant une pareille joie de vivre.

But till that morning

There's nothing can harm you

Since mommy and daddy are standing by*

- Mais, Near… Tu pleures ?

Near regarda avec stupéfaction ses manches, humides après avoir essuyé ses yeux. Il ne s'en était même pas aperçu.

- Tu veux que je mette autre chose ?

- Non. C'est très bien.

Jade détourna pudiquement la tête pour le laisser à lui-même. Quand les dernières notes de la chanson se furent éteintes (Don't you cry), il y eu un long silence, et Near sentit ses yeux très verts – qui lui avaient donné son nom – posés sur lui.

- Il y a quelque chose dont tu voudrais me parler ? demanda-t-elle simplement.

Near se mura dans le silence. Les émotions qui remontaient dans sa gorge étaient juste trop pour être exprimées. Il en avait peur.

- Tu n'es pas obligé, mais tu peux. Maintenant ou un autre jour.

Elle était vraiment gentille. Et talentueuse avec ça. Pourquoi Near n'avait-il pas recherché sa compagnie plus tôt ? Pourquoi n'avait-il recherché la compagnie de personne et, à la place, avait cultivé une obsession pout la personne qui le traitait avec mépris le plus appliqué ?

- Je trouve... que ça doit être difficile de vivre en écoutant ce genre de musique tous les jours. répondit-il d'une voix égale.

Le visage de Jade s'éclaira.

- Pas du tout, Near. Au contraire. Même si elle te rend triste, la musique te rappelle qui tu es. C'est à peu près notre seule mission vraiment essentielle sur cette Terre.

Near la jaugea avec scepticisme.

- Se souvenir, oui, mais...

- Oui, se souvenir de qui nous sommes. Quand je suis arrivée ici, il me semblait que la terre s'était ouverte sous mes pieds. Je n'avais plus le moindre repère. Mais la musique, elle, continuait à me parler. Elle continuait à me raconter mon histoire. Sans elle, j'en aurais sans doute oublié une bonne partie. J'aurais été obligée de l'oublier, parce que je n'aurais pas pu la supporter.

« Est-ce que toi aussi ça t'arrive d'oublier des trucs vraiment importants ? » Near secoua la tête. Et il avait menti à Mello. Il avait dit non. Pourtant, il pouvait à peine se représenter le visage de ses parents. Ce qu'on oubliait, c'était donc ce qu'on ne pouvait pas supporter ?

Jade était arrivée à la Wammy's House avec son petit frère Keys neuf ans auparavant. Jade avait huit ans et Keys en avaient six. Lorsque leurs nouveaux noms leur avaient été attribués, Jade – Janis de naissance – avait accepté le sien avec résignation mais avait catégoriquement refusé d'employer celui de son frère Klaus. Avec embarras, les professeurs et l'administration avaient été contraints d'accepter cette exception stupéfiante : Keys serait Keys pour tout le monde, sauf pour sa sœur. Peu à peu, tous les autres enfants avaient commencé à employer indifféremment l'un ou l'autre nom, et Keys était devenu l'enfant aux deux prénoms.

Cet acte de résistance, qui lui avait jadis semblé être une marque d'entêtement, lui apparut sous un jour nouveau. Jade ne résistait pas contre l'autorité, elle résistait contre la force de l'oubli qui menaçait son petit frère et les souvenirs de leur vie passée.

Pensif, il posa son menton sur ses genoux repliés.

- Tu peux en mettre une autre ?

Jade sourit.

- Celle-ci s'appelle The Nearness of you.

0-0-0

La fenêtre de la chambre de Mello et Matt bénéficiait d'une avancée du toit de l'étage inférieur qui permettait aux deux garçons de prendre le soleil ou de regarder le ciel étoilé quand bon leur semblait. Pour peu qu'on soit un peu aventureux, en grimpant à la gouttière il était possible de se hisser jusqu'au toit de l'établissement, ou Mello aimait déambuler comme un chat sauvage pour profiter de la vue ou fumer des cigarettes en douce. L'emplacement avait été obtenu grâce à la force de persuasion de Mello à qui on ne refusait rien : Diego et Zed qui devaient l'occuper avaient finalement déclaré à l'administration que la chambre était « trop humide » et l'avait cédée aux garçons. Mais personne n'était dupe.

Le lendemain de sa visite à Jade était un samedi. Near passait sous sa fenêtre quand il le vit. Assis au bord du toit, deux câbles d'écouteurs pendant de sa tignasse fauve, il semblait perdu dans ses pensées. Son regard était fixe et déterminé. Un regard d'aigle. Near pouvait aisément se le représenter ainsi : le roi du ciel, libre, sauvage, indomptable.

« Tu es né libre ». C'était le qualificatif que Near aurait choisi pour le décrire à n'importe quel âge. Pas impulsif, pas colérique, pas compétitif. Non. Libre. Seulement, Mello lui-même tendait à l'oublier.

Quand Mello le vit à son tour, un sourire éclaira son visage et il lui fit un grand signe du bras l'invitant à le rejoindre. Near se figea, surpris.

- Oui, toi, viens ! Cria Mello, rieur.

Near s'exécuta. Il gravit les escaliers qui menaient à l'aile Est et poussa sa porte, le cœur battant. C'était la première fois qu'ils se voyaient à deux depuis leur étreinte dans sa chambre une semaine plus tôt, et Near appréhendait autant qu'il attendait ce moment.

La chambre de Mello et Matt était dans un bazar ahurissant. Near n'avait jamais eu l'occasion d'y mettre les pieds depuis qu'ils y avaient emménagé, et l'accumulation de vêtements, de pochettes de disques, papiers de chocolat et jeux vidéo qui jonchaient le sol, les lits et le bureau, le laissèrent stupéfait. Comment pouvaient-ils maintenir un niveau scolaire aussi exemplaire dans une jungle pareille ?

Assis à sa fenêtre, Mello s'était déjà retourné vers lui et l'invita à le rejoindre d'un sourire enjôleur. Near se hissa à côté de lui. Une brise légère soulevait les mèches de Mello. Il semblait de meilleure humeur qu'il ne l'avait jamais été depuis la rentrée scolaire. Il tenait entre ses mains un lecteur de cassettes rétro auquel étaient branchés ses écouteurs.

- Canon, hein ? demanda Mello en soupesant le lecteur jaune rayé de noir d'un œil admiratif. Dedans c'est une cassette que j'avais gravée moi-même quand j'avais treize ans, avec tous mes hits préférés des années 80. C'est la première fois que je la réécoute. J'avais choisi tous les morceaux un par un.

Il retira un de ses écouteurs et le tendit à Near qui le prit, un peu intimidé. Il n'avait jamais partagé de musique de manière aussi intime. A cause du peu de longueur entre les deux écouteurs, ils étaient obligés de se tenir tout près, et il pouvait sentir son odeur aussi nettement que quand ils étaient enlacés.

- Tu l'avais gravée... ?

Mello fit la moue.

- OK, Matt l'avait gravée pour moi. Mais c'est une tuerie tu vas voir. Je parie que tu n'as jamais entendu un truc comme ça.

Near enfonça l'écouteur dans son oreille.

Welcome to your life, there's no turning back*

Il fut tout de suite absorbé par l'énergie du morceau. Le son était définitivement estampillé eighties. Near n'aurait jamais imaginé que c'était la musique que préférait Mello, et apprendre ce détail anodin sur ses goûts le réjouit. Tout compte fait, cela faisait sens. Mello avait une fantaisie, ce quelque chose d'à la fois très avant-gardiste et de complètement décalé, qui ressemblait à cette musique.

Help me make the

Most of freedom and of pleasure

Nothing ever last forever

Everybody wants to rule the world

Mello… C'était son portrait en quelques phrases, et il ne devait même pas s'en rendre compte. Mello avait les yeux mi-clos et dodelinait de la tête en rythme.

Everybody wants to rule the world

Near se surprit à remuer le genou en rythme. Mello articulait silencieusement les paroles, il avait l'air si heureux que c'en était contagieux.

Ils écoutèrent le morceau en entier sans l'interrompre, sans se parler. Le sentiment de la présence l'un de l'autre le rendait encore meilleur. Le moment était parfait, indestructible. Un autre morceau passa You got it et un autre Wicked Games, puis encore un autre Enjoy the silence. Mello rayonnait, son sourire ne le quittait pas, comme s'il partageait avec lui-même un moment dont lui seul comprenait le sens. Combien il était magnétique quand il s'illuminait. Cela intimidait Near.

Near revit passer dans son esprit des images de Mello cet été, remontant du lac, son T-shirt sur l'épaule, hilare et chantant très fort pour embêter ses amis. Mello heureux était simplement une autre personne. Une personne capable de plier le monde entier à sa volonté. C'était cette partie de lui, cette lumière puissante, que toute leur concurrence avait failli éteindre.

Mais elle était toujours là. C'était, lui semblait-il, le sens de son sourire, le secret qu'il partageait avec lui-même à cet instant. « Je suis toujours là. Je suis toujours entier ». La musique pour se souvenir de soi. Se sauvegarder soi-même – comme Mello avait sauvegardé tous ses morceaux sur sa cassette.

- Qu'est-ce que c'est que cette tête, mmh ? demanda Mello en lui attrapant le menton.

- Quelle tête ?

- Ch'ais pas. Ta tête de chercheur d'emmerdes. A quoi tu penses ?

- A rien.

- Menteur.

- A toi. dit Near, un peu par provocation.

- Ah !

Mello le regarda, les yeux pétillants de malice.

- Bon, dans ce cas.

Et, comme si c'était un jeu, il prit son visage entre ses mains et appuya fortement ses lèvres sur les siennes dans une parodie de baiser dépourvue de sensualité. Puis il se recula en éclatant de rire.

0-0-0

La semaine suivante, Mello se présenta trois fois dans sa chambre à la nuit tombée. C'était toujours le même scénario : Mello faisait le tour de la pièce en se moquant un peu, puis le ton devenait sérieux. Ils parlaient de L, de Kira, débattaient de l'idée de s'allier (toujours défendue par Near, toujours rejetée par Mello) et, alors que la discussion était sur le point de s'envenimer, Mello le rejoignait sur le lit et il n'était plus question de travail ni de rivalité. Ils s'enlaçaient, se caressaient, Mello dispersait de petites morsures sur sa peau blanche et Near soupirait de plaisir.

La première fois qu'il revint, ce fut lui qui l'embrassa. Même si, techniquement, Mello l'avait embrassé le premier sur le toit, ce fut Near qui initia leur vrai baiser. C'était un dimanche soir particulièrement venteux. Les branches de l'arbre voisin venaient taper aux carreaux de la chambre et Mello déposait des baisers rapides sur son poignet et au creux de son coude, Near lui caressaient les cheveux. Quand il avait relevé la tête, Near avait ressenti cette torsion familière dans le ventre, cette urgence de plus. Mello avait dû lire son sérieux dans son regard car il s'était arrêté.

Near l'avait embrassé. D'abord, il s'était raidi. Se caresser était une chose mais il y avait quelque chose de si réel, et de si indispensable dans ce contact de leurs lèvres qu'il avait dû prendre peur. Mais, presque immédiatement, il lui avait cédé. Ils s'embrassèrent à en perdre haleine. C'était fiévreux, surnaturel, c'était comme un rêve éveillé. Near comprit qu'on embrassait pour s'assurer que l'autre était réel.

Désormais, pendant leurs nuits d'étreinte, ils s'embrassaient sans plus aucune barrière, comme s'il en avait été toujours ainsi, comme si c'était la chose la plus naturelle au monde. Comme s'il était tout aussi naturel pour Mello de l'embrasser que de le haïr. Near n'essayait plus de déceler la moindre logique dans son fonctionnement selon lequel il rejetait avec violence l'idée de travailler ensemble, mais ne voyait pas d'inconvénient à lui arracher des soupirs jusqu'à l'aube.

- Le travail et le charnel, c'est deux trucs différents, Near. Je ne peux pas te l'expliquer plus clairement ! répétait-il, exaspéré.

Ainsi, Near ne l'interrogea plus.

De même, son attitude en public n'avait presque pas changé. S'il lui épargnait les regards noirs, il ne se montrait pas pour autant présent ni affectueux. Pendant la journée, ils restaient chacun de leur côté, s'ignorant soigneusement. Near ne lui demanda pas de comptes à ce sujet non plus. Il y avait un fossé entre accepter son désir et reconnaître un quelconque attachement envers lui. Leurs rencontres nocturnes étaient des anomalies, de simples beug dans la matrice.

La mention du « charnel » n'était pas une tournure élégante de Mello. Ils se donnaient du plaisir à leur façon, mais sans jamais franchir la limite de la nudité. Ils s'aimaient comme des adultes, mais sans retirer leurs vêtements : ils les retroussaient seulement.

Near n'avait jamais été intime avec personne, et l'idée de passer cette étape avec Mello l'intimidait plus qu'il n'aurait su se l'avouer. Les sentiments préexistants entre eux, toutes ces années de rancœur, empêchaient ce désir de pouvoir se réaliser sans menaces de conséquences. Lorsque l'envie les amenaient, haletants, à déboutonner une chemise ou à relever un T-shirt, il s'élevait toujours une résistance, comme une vague, d'un côté ou bien de l'autre. Near craignait l'inconsistance de Mello, la fureur qui le guettait entre ses caresses. Mello, quant à lui, semblait appréhender quelques détours dont il s'imaginait qu'il avait le secret. L'un comme l'autre devait avoir la peur inavouée que ces rendez-vous prennent fin dès lors que le fruit serait consommé.

Au-delà de ces raisons données, Near avait le sentiment que l'abstinence dans ces rencontres révélait qu'il existait entre eux un besoin plus pressant que celui de la chair : le besoin de douceur, le besoin du toucher, celui d'étreindre et celui d'être étreint. Ces besoins qu'ils comblaient ensemble, le sexe ne les aurait-il pas vidé de sens ?

Ainsi, leurs nuits avaient le goût de la tendresse et de l'inachevé. Near ne les aurait échangées pour rien au monde.

Une deuxième semaine de rencontres s'écoula sans que la situation évolue sur aucun aspect : celui du débat sur la succession, ou celui qui se jouait entre les draps. Mello vint toutes les nuits du lundi au jeudi. C'était maintenant devenue une habitude, un rituel sans lequel Near ne pouvait plus s'imaginer passer la nuit. Deux fois, Mello ne vint que deux heures, prétendant avoir du travail – mais Near le soupçonnait de se soucier de ce que pensait Matt. De son côté, il n'avait pas interrogé Mello sur les justifications qu'il lui fournissait. Les deux fois suivantes, il resta pour la nuit.

Désormais, leurs réticences à approfondir leurs étreintes n'étaient plus exactement communes. C'était un coup l'un puis l'autre qui s'y dérobait. Les deux dernières nuits, ce fut Mello qui, avec une résistance farouche, repoussa ses avances. La nuit du jeudi, pourtant, alors que Near était juché sur lui, l'électricité qui passa entre eux fut d'une telle intensité que Mello faillit abandonner ses principes. Je veux te sentir en moi, hurlait intérieurement Near. Mais Mello secoua la tête, les yeux humides et, à la place, prit la main de Near pour la faire glisser dans son boxer. Il vint de sa main en poussant un râle, la bouche pressée contre ses cheveux.

Il lui vint à l'esprit que, par un transfert psychologique complexe, Mello semblait associer l'idée de pénétration physique avec celle de pénétration mentale : prendre Near, ou être pris par lui, ç'aurait été lui donner un accès complet à son esprit, lui offrir l'opportunité de l'envahir, de faire couler en lui ses idées. Il la voyait comme son ultime technique de manipulation dans le désaccord qui les opposait.

Une phrase qu'il avait lu par le passé s'imprima en lettre rouge dans son cerveau : « Everything in this world is about sex, except sex. Sex is about power ». Il avait toujours cru comprendre cette citation d'Oscar Wilde sans jamais l'avoir comprise avant.

Plus tard au cours de cette nuit-là, Mello reposait, la tête sur la poitrine de Near qui lui caressaient les cheveux. La pluie tapait aux carreaux mais une chaleur délicieuse les enveloppait. Near aurait voulu que la vie entière soit contenue dans cet instant. Non, que le temps cesse de passer, que cette nuit ne rencontre jamais le rebord de l'aube.

Il lui vint l'urgence de dire ce qu'il avait sur le bout des lèvres, l'urgence de parler. Mello, tu es ma famille. Je ne veux pas te perdre. Il s'aperçut que sa langue était bloquée. Il voulut s'entraîner à articuler en silence, mais les muscles de sa bouche ne répondirent pas. Je t'aime, pensa-t-il, et ses lèvres demeurèrent scellées. .


* Traductions :

Summertime: (Le temps de l'été)

Pendant l'été - Vivre est facile - Les poissons sautent - Et le coton est en fleur.

Ton père est riche - Et ta mère est belle - Alors chut mon petit - Ne pleure plus

Un de ces jours, tu te réveilleras en chantant - Tu déploieras tes ailes et tu gagneras le ciel

Mais jusqu'à ce jour, rien ne pourra t'arriver - Puisque ton papa et ta maman veillent sur toi - (Ne pleure plus)

The Nearness of you: Au plus près de toi

Everybody wants to rule the world : (Tout le monde veut être le maître du monde)

Bienvenue dans ta vie - Tu ne peux pas revenir en arrière

(...) Aide-moi à gagner le plus de libertés et de plaisirs - Rien ne dure pour toujours - Tout le monde veut être le maître du monde

"Everything in this world is about sex, except sex. Sex is about power" Oscar Wilde

Tout, dans ce monde, est orienté vers le sexe, à part le sexe. Le sexe, on le fait pour le pouvoir.