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14/ Spooky Spell

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Notes : Je cauchemarde en Anglais, je parle avec mon chéri en Anglais, et je regarde les films et séries en Anglais, donc : pour mes histoires ici, j'essaye de traduire comme je peux, mais parfois la version originale est mieux. Désolée.

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"They said the birds refused to sing and the thermometer fell suddenly as if God Himself had His breath stolen away. No one there dared speak aloud, as much in shame as in sorrow. They uncovered the bodies one by one. The eyes of the dead were closed as if waiting for permission to open them. Were they still dreaming of ice cream and monkey bars? Of birthday cake and no future but the afternoon? Or had their innocence been taken along with their lives buried in the cold earth so long ago? These fates seemed too cruel, even for God to allow. Or are the tragic young born again when the world's not looking? I want to believe so badly; in a truth beyond our own hidden and obscured from all but the most sensitive eyes...

In the endless procession of souls... in what cannot and will not be destroyed. I want to believe we are unaware of God's eternal recompense and sadness. That we cannot see His truth. That that which is born still lives and cannot be buried in the cold earth. But only waits to be born again at God's behest...

where in ancient starlight we lay in repose."

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Drogheda - Ireland.

9 Juillet 2024 - 19h30 :

Voilà.

Elle revenait.

Se frayant un chemin dans mon corps, sans mon accord, passant dans les cellules de mon sang jusqu'à faire frissonner mon échine, pour remonter jusqu'à mon cœur. Mon pauvre palpitant voulait déjà exploser dans ma poitrine, tandis que de l'eau salée coulait le long de mes joues.

Oh, foutue crise d'angoisse, je te hais si fort, si fort...

Une pense sinistre s'empara de mon esprit embrumé :

Je voulais brûler tous mes carnets.

Heureusement, il pleuvait dehors, je ne pouvais pas le faire le soir même, mais je souhaitais ardemment renvoyer ces écrits en Enfer.

Pourquoi ?

Parce que, que ce soit maintenant ou plus tard, tout disparaîtra.

Quand je ne serais plus là, mes affaires partiront à la poubelle ou au feu.

Du coup, je ne sais pas ce qui est pire :

De savoir que rien ne restera sans que je ne puisse le voir, ou de tout détruire maintenant pour ne plus y penser ?

Comme toujours dans mes cas de dépression absolue, Mick essaya de me calmer. Nous nous sommes dirigés vers les tiroirs de ma table de nuit, où je garde mes huiles essentielles. Les odeurs ont un pouvoir immense sur moi.

Les odeurs sont des clefs.

Et nous voulions ouvrir quelques portes ce soir.

D'abord, celle que j'utilise tous les jours, en déposant quelques gouttes sur mon oreiller pour m'endormir :

- "Romarin". 2018/2019.

Tu t'en souviens, Mick ?

One full moon, one new moon,

My love, I'll see you soon,

M for him and A for me,

I smell lemon & rosemary.

- "Cèdre". 2015/2016.

Oh, il pleut et je retourne dans la ville du crime.

Gotham.

Allons nous abriter dans le club d'Oswald, lui seul peut nous protéger de la pluie qui tombe du ciel, comme si Dieu pleurait sur nos âmes perdues.

- "Esprit de thé". 2016.

La porte nous conduit dans les forêts dangereuses de Beacon Hills. Les loups hurlent sous la pleine lune. Ils demandent de l'aide.

Et je leur réponds.

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Pendant que les effluves envahissent mon Palais Mental, je souris.

Les odeurs se mélangent dans mes narines et il temps d'aller au lit.

Je vais me brosser les dents et je vais continuer la Saisons 8 de "The X-Files". Mais, je coupe l'épisode 15 "Deadalive". Je ne veux pas assister aux funérailles de Fox Mulder.

Même si je sais pertinemment qu'il reviendra.

Je veux seulement tout brûler.

Faire un feu de joie avec mes carnets.

Tous.

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"Do you want to meet all my monsters ?

Think you're tough, I know they'll drive you bonkers,

Meet them once and they'll forever haunt ya."

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Dans une salle de classe.

1er Mai 1990 :

J'étais énervé.

Les Humains m'énervaient très souvent, mais parfois, je n'avais juste pas la patience nécessaire de les supporter et de leur parler.

C'était le cas, ce jour-là, tandis que je me trouvais sur la rangée de devant, en face du tableau blanc et du professeur qui essayait de faire son cours, malgré les gloussements des pintades au fond de la salle.

Typique.

L'enseignant essayait du mieux possible de continuer son cours au sujet de...

... Halloween !

Oh, Spooky Me...

J'écrivais dans un de mes carnets et je l'imaginais brûler sous mes yeux.

Les deux filles derrière moi m'invectivèrent. Je me suis retournée en levant les yeux au ciel, toujours énervé.

- Quoi ?

La plus blonde d'entre elles (dans tous les sens du terme), me demanda, en gloussant :

- Est-ce que c'est vrai que tu es une Sorcière ?

- Oui. Et si tu me fais chier, je te jette un sort.

Elle déglutit péniblement, mais reprit :

- Oh... Non... Je... Je suis enceinte ! J'ai besoin d'une protection pour mon bébé.

Je tiquais :

- Pourquoi ? Qui est le père ?

La blonde jeta un regard paniqué vers son amie, puis avoua :

- Aucune idée. Je suis toujours vierge.

Mmmm...

Intéressant...

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"There's no heroes or villains in this place,

Just shadows that dance in my headspace,

Leaving nothing but phantoms in their wake."

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F.B.I Headquarters "The J. Edgar Hoover Building" - Washington, D.C.

1er Mai 1995 :

Le "Ding" de l'ascenseur retentit lorsque je me glissai dans les couloirs anthracite des sous-sols. Ma canne en main, je clopinais dans mes Converses blanches, tandis que ma longue tresse couleur chocolat dansait dans mon dos. Le pan bleu de ma robe se dandinait en même temps que mon collier argenté, au médaillon Gothique "M".

Quelques minutes plus tard, j'ouvris la porte en bois pour entrer dans le bureau de mon...

... Collègue ? Chéri ? Petit-ami ?

Il était assis derrière une montagne de dossiers, au milieu des étagères remplies jusqu'au plafond. Mon regard se porta sur le poster accroché au mur, dans son dos :

Un OVNI flou survolait une espèce de forêt et des lettres blanches en typographie sans-sérif indiquaient :

"I WANT TO BELIEVE"

Mon cœur se serra.

Je pensais à mon poster, j'avais exactement le même chez moi, en 2024.

Est-ce que lui aussi brûlera à ma mort ?

Est-ce lui aussi disparaîtra comme celui de Mulder ?

Dans les flammes de l'Enfer avec mes carnets ?

Mulder dut voir ma tristesse déformer mon visage. Il se leva de sa chaise et se dirigea directement vers moi. Il portait une chemise aussi blanche que mes Converses, avec une belle cravate rouge à motifs. Ses yeux bleus intenses plongèrent dans mon regard, tandis que ses mains se posèrent sur mes épaules :

- Hey, Alisone, tout va bien ?

Je fis simplement "oui" de la tête, en marmonnant :

- Yeah... Yeah...

Mon Dieu, qu'il sentait bon...

Je ne saurais décrire son odeur, mais cela ouvrit plusieurs portes en même temps dans mon Palais Mental... Cela me donna le courage d'inspirer profondément pour me calmer.

Mon Dieu, qu'il sentait bon.

Puis, je me suis frotté les yeux, avant d'expliquer, sourire aux lèvres :

- J'ai une mission à accomplir aujourd'hui et je pense que tu vas aimer.

Il tiqua, intrigué :

- Ah ?

- Oh, yes ! Je ne vais pas te demander si tu y crois, car je connais déjà ta réponse. Il y a cinq ans, une des élèves de ma classe m'a demandé de l'aide car elle était enceinte... Alors qu'elle était vierge.

Mulder sursauta et sourit :

- Immaculée conception ?

- Yep. Mais, le bébé ne venait pas d'en haut, mais d'en bas...

Nonobstant le voile de millions de questions qui traversa l'azur de ses iris, j'ai repris :

- Avec le temps, j'ai découvert que le père n'était nulle autre que Lucifer et que, tous les ans, je devais l'invoquer avec son fils pour vérifier que tout aille bien. Aujourd'hui est le jour de l'incantation. Tu veux voir ma magie à l'œuvre ?

Mulder sourit jusqu'aux oreilles.

- J'ignorais que tu étais une Sorcière.

- Sorcière Éclectique Oméga. J'ai perdu mon Coven en deux mille... Hum... J'ai perdu mon Coven. Je suppose que tu es intéressé de voir des sortilèges en action ?

Mulder prit mon visage entre ses mains et se pencha vers moi pour langoureusement m'embrasser.

J'avais ma réponse.

Même si je la connaissais déjà.

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"There's parts of me I cannot hide,

I've tried and tried a million times,

Cross my heart and hope to die,

Welcome to my darkside."

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Apartment 221B - Washington, D.C.

1er Mai 1995 :

J'avais déjà tout prévu avant de partir au Bureau du FBI. Mulder entra dans mon salon et découvrit l'autel magique, sur mon parquet. Pendant qu'il analysait les objets, je me suis mise à allumer toutes les bougies noires que j'avais disposées dans ma salle à manger.

J'étais amusé de voir Mulder sourire jusqu'aux oreilles. Ses yeux admirèrent l'énorme pentagramme que j'avais tracé au marqueur sombre sur mon plancher. Autour du symbole, j'avais mis une épaisse ligne de gros sel, en forme de cercle pour compléter la protection du pentacle. Il y avait aussi des bougies noires, mais éteintes, vous allez comprendre pourquoi. J'avais mis quelques bouquets de sauge sauvage et de romarin, avec des pierres précises :

Un œil de tigre, pour la protection ainsi qu'une tourmaline noire pour bloquer les énergies néfastes.

Entre autres.

Je crois que ce qui intrigua le plus Mulder fut les os. J'avais un petit crâne de chat, aux os saillants et blancs. Il l'observa un long moment en s'accroupissant devant l'autel, puis leva les yeux vers moi, en souriant.

Enfin, une personne toqua à la porte. Mulder se releva et me demanda s'il pouvait ouvrir la porte.

Oui.

Il se dirigea vers l'entrée et, de l'autre côté, se trouvait mon amie blonde avec un bébé dans les bras. Mulder lui sourit et la fit entrer dans mon appartement.

Une fois toutes les préparations terminées, je présentai Mulder à mon amie. Puis, cette dernière me donna son fils, du nom d'Aaron. Lentement, je me suis glissée au centre de mon pentagramme, au milieu du cercle de sel, puis je me suis accroupie, en essayant de ne pas faire trop mal à ma pauvre jambe. Enfin, Mulder resta debout devant moi, tandis que mon amie s'assit sur le canapé, en se rongeant les ongles.

J'avais le petit Aaron dans le creux de mon bras gauche, tandis que ma main droite tenait fermement une bougie noire, éteinte. Le bébé gigotait dans tous les sens, il essayait d'attraper le crâne du chat pour mordiller les os. Ce qui eut le mérite de faire sourire Mulder.

Les lumières vacillèrent dans mon appartement, tandis que mes yeux ne quittèrent pas la bougie éteinte du regard.

Lentement, je me suis mise à psalmodier.

- Lyfte ic þe in balwen ac forhienan se wideor cume hay forbearnar westiray wecce on saebat baelfyra maest ontend disne wyrm pæt he licge unastyred a butan ende ontend eallne thaes drycraeftes hire sawle...

L'ampoule au-dessus de moi explosa et la bougie éteinte dans ma main s'alluma par magie. Puis, toutes les bougies dans mon cercle sacré s'illuminèrent d'un seul coup et un vent glacial envahit mon appartement.

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"Take a step into the havoc,

Look around, this ain't even the half of it,

Walking the line between panic and losing my mind."

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Mulder tiqua lorsque mes yeux devinrent entièrement blancs. Personne ne pouvait ni le voir, ni le savoir, mais j'étais actuellement en train de communiquer avec Lucifer depuis les Enfers. Même si un voile pâle recouvrait mes iris, je pouvais voir ce qu'il se passait en Enfer et sur Terre. Je communiquais avec Lucifer, tout en gardant un regard sur Mulder, mon amie et Aaron qui bougeait dans mes bras, vivant sa meilleure vie. En revanche, je ne saurais dire combien de temps je suis restée ainsi, pour moi, l'horloge s'était arrêté au moment où la première bougie s'alluma par magie.

Je communiquais avec le père de l'enfant par télépathie. Comme tous les ans, il voulait des nouvelles de son fils et le bénir. Non, Lucifer ne souhaitait rien de mal ni à Aaron, ni à sa mère. En réalité, ces incantations annuelles permettaient de protéger le nourrisson et de garder un lien avec son papa, bloqué en bas.

Comme à chaque séance, je devais offrir quelque chose à Lucifer, une sorte de token pour accéder aux Enfers et réussir à lui parler.

C'était la raison de la présence du crâne de chat, c'était une monnaie magique pour passer les frontières surnaturelles. Néanmoins, Lucifer m'avoua une chose :

- Alisone... En Mai 1990, lorsque ton amie t'a annoncé sa grossesse, tu l'as aidé et rassuré. Tu as compris que j'étais le père et que tu aurais besoin de me contacter tous les ans pour protéger Aaron.

- Oui. Je me souviens.

- Tu as utilisé ta magie, sans t'en rendre compte, pour communiquer avec moi. Cependant, comme ce lien n'était pas voulu, tu ne m'as pas payé en item. J'ai bien peur que tu doives me donner quelque chose pour remettre les compteurs à zéro.

Zut.

Je comprenais que nous devions garder une balance parfaite entre nos Mondes.

- D'accord. Mais, je n'ai que le token pour aujourd'hui.

- Pas de souci, je sais ce que tu peux me donner.

- Oh ? Quoi donc ?

Sa réponse me fit sursauter.

- Tes cheveux.

Hum...
WHAT ?

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"Embracing the madness,

My devils they whisper in my ear,

Deafening me with all my fears,

I'm living in a nightmare."

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- Mes cheveux ?

- Je ne compte pas te raser la tête, n'ai pas peur. Simplement te couper les cheveux au carré.

- Ok. Pas de souci.

Je n'étais pas embêté, non, loin de là. La vérité, stupide, je l'accorde, est que j'ai une peur étrange des coiffeuses. Alors, quand je vivais en France, ma sœur ou des amies me coupaient les cheveux. Depuis que je suis en Irlande, je me suis coupé moi-même les cheveux en Janvier 2019 et ensuite...

... Plus rien.

D'où la longueur IMMENSE de mes cheveux, en mode Raiponce. J'avais atteint le point de non-retour qui faisait que, même si je voulais me couper les cheveux, je n'en avais pas le courage. De fait, j'attendais que quelque chose le fasse pour moi.

Cette nuit-là, c'était Lucifer.

Alors, lorsque mes cheveux furent coupés par le Roi des Enfers, je me suis de suite sentie plus légère. Ma chevelure ondulée et les pointes arrivaient à mes épaules.

Je souris.

Puis, j'ai demandé une petite faveur.

- Dis, Lucifer, est-ce que tu peux me teindre en roux ? J'adorais avoir les cheveux courts et roux en 2005.

Lucifer sourit et la seconde d'après, ma coiffure prit une teinte rousse flambante.

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Les lumières se rallumèrent, l'ampoule se répara et un souffle invisible souffla sur les bougies. Lentement, je me suis relevée, et à peine un pied hors du cercle de sel, mon amie reprit son fils. Sourire aux lèvres, je lui donnais des nouvelles de Lucifer et une fois l'incantation terminée, la blonde quitta mon appartement.

Jusqu'à l'année prochaine.

Une fois partie, Mulder se concentra sur moi et plus spécifiquement sur ma nouvelle coupe de cheveux.

- Hum... Alisone ? Est-ce que Lucifer est coiffeur à ses heures perdues ?

Je ris en rangeant mes affaires de magie.

- Non. C'était le token pour 1990. Je lui ai demandé de me teindre en rousse, parce que j'adore porter cette couleur. J'ai l'impression d'être ma Sorcière préférée : Paige Halliwell.

- Qui ? tiqua Mulder.

Je sursautai en calculant la ligne temporelle.

- Ah, oui. Pardon. C'est trop tôt.

Il sourit, puis avoua :

- C'est drôle... Tu me fais penser à Scully du coup, comme ça.

Ah...

Merde...

Je n'y avais pas pensé...

Shiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit...

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"There's parts of me I cannot hide,

I've tried and tried a million times,

Cross my heart and hope to die,

Welcome to my darkside."

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Drogheda - Ireland.

10 Juillet 2024 - 06h30 :

En réalité, j'ai écrit ce songe dans mon carnet.

Mais, comme je le disais, j'ai envie de brûler mes carnets.

Alors je réécris mon cauchemar à l'ordinateur, juste au cas où.

Pour me détendre, j'ai décidé de lancer les Sims 4 et d'utiliser les codes triches (la base) pour que mon couple devienne des Scientifiques de haut niveau. Ils ont fabriqué une fusée dans leur jardin (oui, oui !) et ils vont dans l'espace ! Aussi... Je me suis fait enlever par les Aliens !

True Story !

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Chanson : "Darkside" par Neoni.

10.07.2024

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