26 : Un week-end trop long.
-Non je ne veux pas y aller. Refusa Jane, assise dans le canapé du bureau de la légiste à la morgue, sa tasse cartonnée de café en main.
-Jane, arrête, c'est ta mère, tes frères, deux de tes cousins, et ta tante, que des gens que tu adores, alors arrête un peu. Réclama la légiste à son bureau, devant son ordinateur, travaillant.
-Mais Maur' on devait passer ce week-end de quatre jours ensemble. Remarqua l'italienne dans un soupir. Ça devait être juste nous deux et ton lit.
Maura rit doucement en se levant. Elle était la meilleure amie de la forte détective Rizzoli depuis des années, mais depuis quatre mois les choses avaient évolués de la plus belle des manière. Après des années d'amour silencieux, elles avaient fini par se confier l'une à l'autre. Après des semaines de disputes parce que Jane avait tiré sur Paddy Doyle pour protéger l'équipe -et surtout Maura-, un jour elles s'étaient vues chez la légiste, et avaient fini par se disputer fortement, se criant dessus, et s'accusant de toutes choses, jusqu'à ce que dans l'énervement, Jane lui crie qu'elle l'aimait. La colère s'était échappée de suite. Maura était restée surprise un moment, et ne s'était reprise que lorsqu'elle avait vue la détective prête à s'échapper car elle était envahie par la honte. Et la blondinette avait cessé de trop réfléchir et pour une fois elle avait agit avec ses tripes, comme Jane lui avait appris, et elle lui avait sauté dessus, enroulant ses bras autour de sa nuque pour l'embrasser, et une chose en amenant une autre, elles avaient couché ensemble. Depuis elles avaient repris une relation purement amicale et professionnelle devant tout le monde, mais amoureuse dès qu'elles étaient seules. Alors ce week-end qui commençait mercredi soir, qui était sans travail était un rêve pour elles deux, ça allait être la première fois qu'elles pourraient passer autant de jours au lit et juste elles deux. Seulement le matin même, Angela avait annoncé à sa fille qu'une partie de la famille se réunissait dans une maison de vacances qu'ils avaient en campagne, au milieu de beaux champs, un paysage idyllique. Une partie de la famille c'était sa mère Angela, ses deux frères, Frankie, et Tommy qui serait avec sa femme Lydia et leur fils TJ, puis deux cousins, Mateo qui avait l'âge de Jane, et un plus âgé Fabio qui viendrait avec sa femme Giulia et leur fils Luca, et pour finir la grande soeur d'Angela serait là, Paola. Que des personnes de la famille que la détective aimait et avec qui elle s'entendait bien, mais pourtant elle ne voulait pas partir. Même si elle n'avait pas vu sa famille depuis un moment, surtout ses cousins qu'elle adorait, si elle partait ça voulait dire pas de Maura, et c'était pas envisageable pour elle.
-Jane, tu rentres le dimanche soir, et après tu dors dans mon lit. Proposa la légiste en venant s'asseoir sur le canapé près de la femme.
-Non, c'est pas assez. Marmonna la détective, affichant une moue boudeuse.
-Mais on peut avoir toutes nos soirées, tous nos week-end, alors que ta famille, surtout ta tante et tes cousins tu les vois peu, et c'est l'occasion. Remarqua Maura en posant une main douce sur la cuisse de son amante. En plus Angela est passée plus tôt, elle m'a montré des photos de la maison, et des alentours, c'est superbe, comment peux tu ne pas vouloir y aller? C'est absolument sublime, très pittoresque, se serait parfait, et ça te ferait du bien, tu es trop tendue.
Jane bouda plus, elle préférait largement se détendre dans les bras et les draps de sa belle que en famille. Qui pouvait réussir à se détendre en famille? Elle voulait juste un week-end avec Maura, pourquoi personne ne semblait vouloir le comprendre? Et puis soudain une idée lui vint.
-Et si je faisais les deux? Proposa-t-elle.
-Que veux tu dire? Demanda la blondinette, surprise, les sourcils froncés.
-Et si je faisais mon week-end en famille et avec toi? Ajouta Jane avant de voir qu'elle ne voyait pas où elle voulait en venir. Tu pourrais venir. En plus si tout le monde est là, toutes les chambres sont prises, donc on dormira ensemble, en amies pour ma famille et on pourra quand même coucher ensemble comme je le voulais. Tu as l'air emballer par mon lieu de week-end, alors autant que tu viennes non? Proposa-t-elle.
-J'adorerais Jane, mais je-
-Alors je vais en parler avec ma mère. Si elle veut que je vienne, c'est avec toi, point. Décida la brune en se levant vivement, pour aller vers la porte.
-Jane! Appela la légiste, se levant à son tour, allant vers elle qui s'était arrêtée, la main sur la poignée. Tu es sûre que je ne vais pas déranger? C'est un week-end en famille, je n'en fais pas partie.
-Maura. Soupira doucement la brune en venant caresser sa joue. Tu en faisais partie bien avant de sortir avec moi, tu es de notre famille. Tu seras la bienvenue, j'en suis sûre, je dois juste en parler à ma mère. Tu viens? Proposa-t-elle.
Maura se hissa sur la pointe de ses pieds, parce que malgré ses talons, Jane était toujours plus grande qu'elle, et vint placer un baiser sur ses lèvres, rapide, volant, comme tout ceux qu'elles échangeaient en dehors de leurs chez elles. Elles sortirent finalement du bureau pour prendre l'ascenseur et remontée vers la cafétéria. Là-bas, elles firent face à Angela, commençant par commander un café. La femme vint vers elles avec leurs tasses, et leur tendit, laissant Maura prendre la sienne, mais ne lâchant pas celle de sa fille.
-Maman. Gémit de désespoir la détective.
-Tu viens ce week-end? Demanda durement la matriarche.
-Si tu es d'accord pour que Maura vienne avec nous, je viens. Accepta Jane.
-Bien sur, tu es la bienvenue ma petite Maura. Sourit grandement Angela en relâchant le café de sa fille. Ce qui veut dire que tu dormiras sur le canapé ma Janie.
-Oh non non, nous pouvons bien partagé le lit, je ne voudrais pas que Jane dorme moins bien alors qu'elle est enfin en congé. Assura Maura.
La détective sourit tendrement en l'entendant, et regarda sa mère qui hocha la tête pour donner son accord. Alors Jane accepta de venir à ce week-end en famille qui commençait le lendemain soir, puisqu'elles partaient le mercredi soir juste après le travail. Alors il leur restait tout juste une soirée pour être prêtes, résultat Maura passa trois heures après le diner, sa valise ouverte sur le lit près de Jane en pyjama, à faire des allers retours entre son dressing et la chambre, montrant différentes tenues pour avoir l'avis de son amante. Cette dernière approuvait tout, parce que Maura était belle avec rien, avec tout, avec n'importe quoi, tout lui allait, elle était absolument parfaite, ce qui flattait la blonde, mais l'agaçait aussi parce qu'elle n'avançait pas dans ces choix de tenues. Un peu avant minuit, elles bouclèrent la valise de la femme et Jane la tira dans le lit.
Le lendemain, au matin, la brune partie plus tôt pour passer par chez elles faire sa valise et repartir ensuite au poste. Elles travaillèrent ardemment toute la journée, occupant l'impatience de Maura à partir, et finalement quand elles eurent finit elles se retrouvèrent sur le parking. Angela était partie avec Tommy et sa famille plus tôt dans la journée, alors le couple de femmes se retrouvaient avec Frankie qui se mis sur la banquette arrière, la brune derrière le volant. Ils avaient deux heures et quelques de route, ils firent la première moitié du trajet en musique, dans le calme, puis la seconde dans une discussion sur des anecdotes familiales, Maura ayant demandé plus d'informations sur les membres présents. Et alors qu'ils s'approchaient de la maison, un silence s'installa et Jane en profita.
-Maur' va y avoir plein de personnes que tu ne connais pas. Commença-t-elle doucement.
-Je sais Jane. Assura la femme.
-Et il y aura plein de personne pas du tout scientifique, ni du même rang social que ta famille. Continua la détective.
-Je sais, Jane. Appuya la légiste.
-Bien, alors pas trop de mots scientifiques, par d'explications supers bizarres quand tu es avec quelqu'un d'autre que ma mère, mes frères et moi. Okay? Demanda Jane en arrivant devant une grande maison.
-Oui, je ferais au mieux. De toute manière tu sais très bien me couper, alors tu pourras le faire. S'amusa Maura, faisant rire l'homme derrière.
Jane rougit à la place et ne répondit pas. Elle savait que Maura avait dit ça en pensant au sarcasme, blagues ou autres manières qu'elle avait toujours eu de la couper. Mais depuis quelques mois, depuis qu'elles sortaient ensemble, elle avait une bien meilleure façon de la couper. Un baiser et Maura se taisait de suite, et souvent ça finissait en dizaine de baisers et bien plus si elles pouvaient. Et en cet instant, Jane pouvait sentir les lèvres et les mains de la femme partout sur elle. Elle avait hâte d'être à l'heure du coucher, d'être nue dans son lit avec son amante, lovée contre son corps chaud. Elle se gara, et Frankie sortit rapidement pour aller enlacer sa tante qui attendait devant la maison.
-Jane, chérie, tout va bien? Demanda la légiste qui ne la voyait pas bouger.
-Oui, mais t'as pas le droit de me lâcher du week-end, j'y survivrais pas et en plus c'est ta faute si je suis là. Marmonna Jane en la regardant.
-Arrête de remettre ça sur mes épaules. Et c'est ta famille Jane, c'est important. Ils t'aiment tous en plus. Assura la blonde en caressant sa joue. Et si des fois c'est compliqué pour toi, pense juste au fait que je t'aime et que le soir c'est nous deux sous la couette. Souffla-t-elle.
Un sourire et elles sortirent de la voiture, saluant alors toute la famille qui s'était rapprochée pour venir les voir. Après avoir embrassé tout le monde, Jane alla au coffre, et sortit leurs bagages, laissant son frère prendre le sien, avant d'elle même prendre celui de la doctoresse et le sien. Maura accouru sur ses hauts talons de créateur pour l'aider, mais elle refusa d'un sourire et traina leur bagages à l'intérieur. Sa tante les guida vers l'étage comme si elle n'était jamais venue auparavant et leurs ouvrît la porte de la chambre.
-Voilà, installez vous bien, et ne tardez pas le diner est presque prêt on vous attendait. Réclama Paola avant de s'éloigner.
Jane laissa son amante entrer, et s'assura que personne ne suivait, avant d'entrer à son tour et de fermer la porte avec son pied. Elle posa leurs bagages sur le lit et se tourna pour voir Maura qui admirait la pièce. Le parquet en bois, aussi vieux que la maison, les murs vert forêt et un pâle à cause de la lumière du soleil et du temps. Une large fenêtre sur le mur au dessus du lit et de la commode, et puis quelques étagères de livres sur le côté. La légiste admira chaque détail avant de s'approcher de la fenêtre pour regarder la vue sur le champ de fleur en face et le tout petit lac sur le côté.
-Mon dieu Jane c'est sublime, comment as tu pu hésiter à venir ici? Argua-t-elle en buvant la vue devant elle dans le soleil couchant.
-Parce que se serait que toi et moi j'aurais même pas hésité, mais là on va devoir tous les supporter, l'enfer. Souffla Jane en se collant à son dos, enlaçant sa taille, pour presser un baiser sur sa tempe.
-Essaye plutôt de te dire que pour la première fois tu vas être entourée de toutes les personnes qui t'aiment et que je serais aussi auprès de toi. Sourit Maura en caressant ses bras autour d'elle.
-Hmmm..J'aime le son de ça. Sourit la brune. Et tu seras nue pour moi des fois?
-Tu sais que je suis nue pour toi quand tu veux à partir du moment où je ne finis pas la seule nue. S'amusa doucement la blonde.
-Donc après le diner, quand on remontera dans la chambre, tu te déshabilleras avec moi? Sourit Jane avant de mordiller la peau de son cou.
-C'est fort possible. Rit Maura la tête balancée en arrière. Les dents disparurent et elle reçut de tendres baisers. Dis moi, c'était ta chambre quand tu étais enfant?
-Oui. Mais il y avait un lit superposé pour Mateo et moi, et un autre pour Tommy et Frankie. Le truc était que quand on était petits, quand on venait ici c'était toujours avec tout le monde, alors on était beaucoup trop. Il y a six chambres, à chaque fois deux étaient toujours pleines d'enfants, et il arrivait que quelqu'un dorme dans le canapé. Raconta l'italienne.
-Six chambres? Mais comment ils font ce week-end, il en faut au moins sept voir huit? Remarqua la légiste.
Jane releva la tête pour voir les sourcils froncés dans l'incompréhension. Elle sourit doucement et pressa un baiser sur sa joue.
-TJ dort dans la chambre de ma mère, sur sa demande, Luca dort avec ses parents, ma tante à surement mit un lit d'enfant. Et puis Frankie et Mateo étant célibataires dorment dans la même chambre, ou alors l'un dort dans le canap' à voir. Sourit la détective. Et moi avec toi.
-Heureusement que je dors avec toi en fait, sinon tu aurais du dormir avec ton frère. Gloussa Maura.
-Jamais. Je dors avec toi et personne d'autre. Marmonna Jane dans son cou en la serrant plus fort.
-Qu'avec moi, je suis la seule autour de laquelle tu es autorisée à t'enrouler pour dormir. Sourit la légiste en caressant ses avant bras autour d'elle. Son amante releva la tête pour venir l'embrasser lentement, profitant de chaque seconde. Hmmm..Je t'aime.
-Moi aussi Maur'. Murmura la brune en l'embrassant à nouveau. On devrait descendre, ils vont nous attendre. Ajouta-t-elle sans pour autant cesser ces baisers, incapable de se détacher de ses lèvres.
Il fallut quelques minutes et une grande volonté de la part de Maura pour qu'elles finissent par quitter la chambre pour redescendre. Il y avait une grande pièce partagée par le salon et la grande table de repas qui était dressée pour tout le monde. Les deux frères de Jane ainsi que les deux enfants jouaient dans le grand canapé familial, Lydia sur un fauteuil à côté, regardant la télé et les quatre bataillant gentiment. Sur le côté de la grande pièce, à l'opposé de l'escalier, une grande porte en bois était ouverte donnant sur la cuisine où une partie de la famille -les deux matriarches, ainsi que le couple Fabio et Giulia- s'activait en cuisine pour finir de préparer le repas. Jane tira alors son amante dans la pièce pour prêter main forte. Angela refusa l'aide de sa fille, la sachant trop maladroite en cuisine, mais accepta celle de Maura. Une bonne chose, car cela permit à la femme de parler avec ceux qu'elle ne connaissait pas tout en se faisant bien voir car elle montrait qu'elle était indépendante et utile dans la cuisine, quelque chose de primordial pour être acceptée par les Rizzoli. Le repas prêt ils se retrouvèrent tous autour de la table, Maura assise entre son amante et la mère de celle ci. Alors que le repas avait commencé depuis quelques minutes, Luca, le petit de cinq ans, face à la légiste, la fixa.
-T'es qui? Demanda-t-il faisant doucement rire tout le monde.
-C'est une amie de tata Jane. Précisa Giulia, en ajustant la serviette de son fils autour de son cou.
-C'est aussi une grande médecin légiste. Précisa Angela en regardant son neveux célibataire avec un sourire. Hein Mateo, en tant que scientifiques, vous devriez avoir plein de choses à vous dire.
La détective plissa des yeux en regardant sa mère puis son cousin qui s'intéressait maintenant à Maura, qui répondait en souriant. Jane n'aimait pas ça, pas du tout même. Sa mère avait déjà fait ça, elle était toujours à faire des plans foireux, pour caser la légiste avec quelqu'un. Elle avait d'ailleurs au début essayé de la caser avec Frankie, puis quand elle avait apprit que Maura et Tommy s'étaient embrassés elle avait essayé de les pousser à se mettre ensemble. Et à chaque fois la brune avait dû prendre sur elle pour ne pas exploser. Mais maintenant elle voyait sa mère et son petit regard de comploteuse, et n'aimait pas du tout le plan qu'elle voyait se dessiner. Apparement Angela trouvait que Mateo serait le parfait compagnon pour Maura, et c'est vrai son cousin était formidable, elle aurait approuvé si elle n'était pas complètement amoureuse de la légiste. Et en plus cette dernière comme toujours ne voyait rien, elle échangeait avec l'homme à propos de science et travail l'air de rien, ne comprenant pas les intentions de la matriarche. Quand Maura était célibataire, elle était assez facilement capable de reconnaitre quand on la draguait, mais quand elle était avec quelqu'un elle ne voyait plus les avances des personnes, ce qui avait une tendance à rendre la détective folle, c'était pourtant souvent évident. Deux semaines auparavant elle était au bar, et un homme avait offert un verre en lui lançant un sourire aguicheur depuis le comptoir, et Maura avait seulement répondu d'un grand sourire et d'un merci, quand la brune lui avait fait remarquer qu'elle avait une touche, la légiste lui avait simplement dit n'importe quoi, il est juste aimable, et je suis avec toi, mais ce dernier point personne le savait. Jane commençait à se dire que garder sa vie privée privée était une chose bien mais avec l'inconvénient que personne savait que Maura était son amoureuse à elle et rien qu'à elle. Alors ce soir encore, elle dû supporter la drague polie et parfaite de son cousin, et le sourire de Maura qui ne voyait rien du tout. Durant tout le diner, et le thé dans le canapé après les enfants couchés, Angela tenta de les faire se rapprocher, et Jane rumina dans son coin. Il était onze heure du soir, Maura était penchée vers Matéo riant à sa blague, et la détective n'avait plus de patience. Alors elle se leva rapidement.
-Je vais me coucher. Argua-t-elle en contournant le canapé. Bonne nuit tout le monde. Bonne nuit zia. Ajouta-t-elle en embrassant sa tante avant d'aller vers l'escalier.
-Attends moi Jane, je vais me coucher avec toi. Intervint la légiste. Merci pour ce diner, c'était délicieux. Fit-elle vers la famille. Bonne nuit, à demain.
Ils lui souhaitèrent tous bonne nuit alors qu'elle poursuivait la détective vers l'étage, celle ci ne l'attendant pas. Elles se retrouvèrent alors dans la chambre, la brune balançant ses vêtements en boule au sol pour se retrouver en culotte et débardeur et se glisser sous la couette.
-Jane, qu'est ce qui se passe d'un coup? Demanda la légiste en ouvrant sa valise près du lit.
-Rien. Marmonna la détective.
Maura roula des yeux, agacée de pas avoir de réponse et se déshabilla le plus rapidement possible en prenant garde à ne pas froisser ses vêtements, et enfila sa légère chemise de nuit en satin lilas, avant d'aller de son côté du lit pour se glisser sous la couette. Rapidement elle se pressa contre le dos de son amante et enroula son bras autour de l'abdomen tonique de la femme.
-Jane, chérie, parle moi. J'ai pas envie de passer le week-end avec la toi boudeuse et pas bien, je t'ai promis un beau week-end en famille. Souffla-t-elle doucement, en poussant les boucles brunes pour déposer un baiser dans la nuque.
Jane resta silencieuse, glissant une main dans celle de la légiste. Elle n'avait pas le droit de lui en vouloir, c'était sa mère qui avait tout manigancé, et c'était son cousin qui draguait Maura, elle elle ne voyait rien. Mais elle était en colère, et une Jane en colère n'était jamais réellement capable de faire la part des choses.
-Mateo veut sortir avec toi. Tu lui plais. Souffla-t-elle finalement.
-Mais non, on a juste parlé sciences. Tenta de rassurer la femme.
-Tu ne vois rien Maur'. Je t'aime, mais tu ne vois pas quand on te drague. Remarqua la brune en amenant sa main à ses lèvres pour un baiser. Ma mère pousse les choses et toi tu vois rien, et lui il te drague.
-Jane non, il-
-Tu vois rien Maur'. Répéta l'italienne en se tournant pour passer un bras autour d'elle. Tu as toujours fait ça. Quand tu es en couple tu ne vois plus ceux qui te font des avances. Tu es une femme dévouée et exclusive, mais personne ne sait pour nous. Et ma mère a essayé de te caser avec Frankie, puis Tommy, et maintenant Mateo, elle veut clairement faire de toi une Rizzoli. Mais je ne supporte pas la voir tourner autour de toi. Souffla-t-elle.
-Il n'y a que toi pour moi Jane. J'ai attendu des années que tu ouvres les yeux, je ne vais pas tout gâcher. Assura Maura en caressant sa joue dans la pénombre.
Elle s'approcha un peu plus et vint presser un baiser sur ses lèvres. Jane soupira de plaisir avant de grogner.
-Je suis sûre que ma mère savait que je viendrais pas sans toi, et elle a tout organisé pour que se soit le cas, et pour te caser avec mon cousin ensuite. Je la déteste. Gronda la brune.
-Mais j'ai mon mot à dire, alors ne te fais pas de soucis parce que c'est juste toi Jane. Alors arrête de bouder comme une enfant et profitons juste. Réclama Maura en se pressant contre elle.
-Je sais que je devrais pas être jalouse et possessive, mais je le suis. T'es à moi. Appuya Jane en glissant une main sur son amante pour attraper ses fesses.
-Hmmm..Gémit la blonde. Tout à toi chérie. Assura-t-elle en drapant une jambe sur celle de son amante. Dis moi à quel point le son est coupé dans cette maison? Murmura-t-elle alors que les mains de Jane étaient partout sur elle.
-Super mal. Soupira l'italienne, la voix basse. Si on parle plus fort que ça on nous attend. Ajouta-t-elle avant de balancer doucement sur elle pour s'allonger sur son corps, entre ses jambes, la robe de nuit ayant remonté. J'ai envie de toi Maur', mais te crois tu capable d'être silencieuse? Parce que c'est pas vraiment ton genre d'habitude.
-Je peux l'être. Je veux juste faire l'amour avec toi. Réclama tout bas Maura en tirant la brune pour un lent baiser. Et si jamais tu ne me trouves pas assez discrète, fais moi taire. Proposa-t-elle avant de l'embrasser à nouveau.
Alors la détective n'hésita pas, remontant la robe plus haut, pour chérir le corps de son amante qu'elle aimait tant. Elle dû effectivement la faire taire, la médecin n'étant finalement pas capable de rester silencieuse, elle l'était plus que d'habitude, mais pas assez pour les murs fins de la chambre. Jane se fit plus silencieuse elle, elle l'était toujours plus. Rassasiées, les deux femmes s'endormirent enroulées l'une autour de l'autre, le soucis du plan d'Angela pour caser Maura et Mateo ensemble oublié.
Seulement le lendemain, les deux femmes descendirent pour le petit déjeuner les dernières, et trouvèrent tout le monde attablé à la terrasse, alors elles s'installèrent rapidement avec eux. Jane réalisa alors que son amante était assise près de son cousin, et qu'Angela souriait en les regardant, sa colère et sa jalousie revinrent au pas de course. Elle prit longuement sur elle, et à la fin du petit déjeuner, alors que la famille s'éparpillait pour différentes activités, Mateo se pencha vers la légiste.
-Tu pourrais venir avec moi, je te montrerais les coins biens aux alentours. Proposa l'homme.
-Oh et bien je-
-Non, elle peut pas. On a déjà prévu un truc. Mentit à demi Jane.
Elle avait prévu quelque chose mais elle n'avait pas encore pu en parler à son amante, elle avait envie de simplement lui dire "habille toi je t'emmène", se faire romantique et faire rêver un peu Maura, elle savait que c'était le genre de chose qu'elle aimait. Mais maintenant elle avait prit les devants, et Maura la regardait avec les sourcils haussés et un léger sourire, le regard plein de questions.
-Oui, on a quelque chose de prévu. Sourit la légiste.
-D'ailleurs on va s'habiller. On prend la salle de bain. Informa Jane en se levant, avant de réaliser. Enfin chacune notre tour, Maur' d'abord. Précisa-t-elle.
Elles se levèrent, sous le regard surpris d'Angela qui devait probablement voir ses plans s'effondrer, ce qui rendit la brune encore plus heureuse. Elles passèrent tour à tour dans la salle de bain, et quand Jane revint à la chambre pour s'habiller, elle trouva Maura en sous vêtements, debout près du lit sur lequel plusieurs de ses vêtements étaient présentés.
-Maur'? Interrogea la brune surprise, en admirant son corps si peu vêtu.
-Je ne sais pas quoi mettre. Où on va Jane? Réclama la femme.
-Pantalon et chaussures plates. Ou alors robe non moulante pour être libres de tes mouvements. Expliqua Jane en laissant tomber sa serviette, se retrouvant nue, alors qu'elle fouillait pour ses sous vêtements.
-Tu...Elle se stoppa en la voyant si nue. Mmm tu es si sexy. Geignit-elle doucement. Son amante lui sourit avant d'enfiler son boxer. Tu vas porter quoi?
-Un jean. Et un ça. Fit-elle en enfilant un débardeur noir moulant sur sa poitrine nue.
-Ce n'est pas juste, tu es sexy avec n'importe quoi. Soupira Maura en croisant les bras.
-Dis la femme qui ressemble à une déesse dans n'importe quoi et dans rien. Même dans une blouse d'hôpital t'es merveilleuse. Rappela Jane en sautillant pour entrer dans son jean.
-Je t'aime. Sourit la blonde.
-Moi aussi. Sourit la détective en venant se coller à elle, le jean même pas fermé. Elle l'enlaça pressée dans son dos, et embrassa sa joue. Mets ton joli pantalon fleuri ma puce.
-D'accord, c'est une bonne idée. Accepta Maura en tournant la tête pour un rapide baiser.
Elle se détacha ensuite de la femme pour s'habiller, ajoutant un joli haut avec le pantalon. Elle enfila ensuite la paire plate qu'elle avait apporté sur les conseils de Jane et attrapa son sac à main, alors que son amante remplissait son petit sac à dos, avant d'aller chercher des bouteilles d'eau. Elles se retrouvèrent ensuite dans le salon, et prêtes elles firent un dernier signe à la famille en traversant la terrasse.
-Les filles attendez! Appela Angela en se précipitant vers elle. Vous ne voulez pas proposer à Mateo de venir avec vous? Proposa-t-elle avec un sourire. Maura, il t'aime bien. Appuya-t-elle.
-Je..Angela, il est très gentil, mais je ne suis pas intéressée. Et pour ce qui est de notre ballade, nous voudrions y aller juste toutes les deux. On se retrouve plus tard, et on a nos téléphones si besoin. Proposa la légiste, en tirant Jane par le bras pour s'éloigner.
Elles firent quelques pas avant que la brune ne glousse.
-Tu as un talent Maur', tu arrives à te débarrasser de ma mère en trois phrases, tu es la meilleure. Souffla l'italienne en embrassant sa main discrètement.
-Quand je veux du temps avec ma chérie je sais l'obtenir. Sourit fièrement la blonde. J'obtiens toujours tout ce que je veux, tu devrais le savoir depuis toutes ces années. La seule chose que j'ai cru ne jamais réussir à avoir c'est toi.
-Mais tu m'as. Sourit tendrement la brune.
-Mais je t'ai. Approuva Maura en emmêlant leur doigts, s'étant avancée sur le chemin, assez loin pour être entre les arbres et loin de la maison. Alors où m'emmènes tu comme ça?
-Une petite étendue d'herbe et de fleurs entre les arbres plus loin, coin que j'ai découvert quand j'étais gamine et où je m'enfuyais quand ma me rendait dingue. Expliqua Jane en continuant d'avancer. J'étais toujours seule quand je venais ici, c'est la première fois de ma vie que j'ai quelqu'un, et je veux que tu vois ce coin qui me permet de me sentir bien. Continua-t-elle en regardant devant elle, évitant le regard de son amante. Tu sais quand tu m'obliges à faire du yoga, et que y a cet exercice de fermer les yeux et de penser à notre endroit préféré?
-Tu penses à cet endroit? Comprit Maura.
-Oui. Celui ci ou ton lit avec toi. Sourit la brune. Une fois j'ai fais un mixte, ton lit, toi nu dedans, au milieu d'ici. Gloussa-t-elle avant de montrer l'étendue d'herbe devant elles.
Maura voulu répondre mais les mots se coincèrent dans sa gorge en voyant le paysage devant elle. L'étendue d'herbe n'était vraiment pas grande, et complètement entourée d'arbres verdoyant. L'herbe était parsemée de points colorés, différentes fleurs sauvages poussant ici.
-Mon dieu Jane, c'est magnifique. Souffla la légiste, en avançant un peu plus, sans jamais lâcher la main de son amante.
-Moi j'ai deux belles vues pour le prix d'une. Sourit l'italienne, le regard tombé sur le fessier dans le joli pantalon devant elle.
-Arrête de me lorgner. Réclama Maura en la regardant avec un faux air menaçant. Peut on s'installer dans l'herbe maintenant?
La détective accepta rapidement, et elles se déplacèrent pour aller mettre les fesses dans l'herbe au milieu de l'étendue, sous le soleil. Jane s'allongea sur le dos, en appuie sur ses coudes, ses lunettes de soleil sur le nez. Rapidement la blonde mit aussi ses lunettes, admirant le paysage, avant de se tourner pour s'allonger contre le flanc de son amante, la tête sur son épaule, la faisant s'allonger complètement.
-Jane? Appela la blonde après quelques minutes de silence, alors qu'elle caressait son ventre.
-Oui ma puce? Répondit vaguement l'italienne, les yeux fermés, une main derrière sa tête, l'autre caressant les cheveux dorés.
-Quand penses tu qu'on arrêtera de dire qu'on est juste amies? Demanda Maura, prenant appui sur son coude pour regarder son amante, une main sur elle.
-Tu as envie d'arrêter de te cacher? Releva Jane en la regardant à travers ses verres.
-Oui. Je n'ai pas honte d'être amoureuse de toi, au contraire j'en suis plutôt fière. Assura la légiste. Je sais que tu tiens à ta vie privée, et je ne te demande pas qu'on le crie sur tout les toits, on pourrait simplement le dire à ta famille et nos amis déjà. Et puis quand tu seras prête, on pourra se tenir la main dans la rue. Proposa-t-elle.
-Alors peut-être qu'on peut attendre la fin du week-end, et dès lundi matin on le dit à notre famille et nos amis, et puis mardi on se tiendra la main dans la rue. Sourit l'italienne. Je veux juste pas le dire ce week-end parce que sinon toute ma famille va être fatigante, à nous demander pourquoi on l'a pas dit avant, et probablement une ou deux remarques sur le fait qu'on est deux femmes. Ils l'apprendront dans quelques mois ou semaines quand ma mère leur dira au téléphone.
-Ça me va très bien. Sourit Maura en se penchant pour l'embrasser. Se sera plus pratique quand on sera à la maison.
-À la maison? Releva Jane, surprise.
-Oui..enfin..La légiste hésita, un sourire en coin des lèvres. Tu dormais souvent chez moi avant même qu'on soit ensemble. Depuis quatre mois tu dors environ six nuits sur sept à la maison, et quand tu n'y es pas, c'est souvent à cause du travail, pas parce que tu es à ton appartement. J'ai rangé tes vêtements dans une partie du dressing que je t'ai laissé, et il y a tes affaires dans la salle de bain. Ton appartement est presque vide à force, il était déjà pas bien plein. Gloussa-t-elle.
-Tu veux que j'enlève tout ça? Proposa l'italienne, hésitante.
-Non, non. Se précipita Maura. Au contraire, j'adore, si je pouvais t'avoir plus, j'aimerais. Sourit-elle tendrement.
Jane sourit et l'attira dans quelques baisers de plus en la serrant contre elle.
-Maintenant on doit juste survivre à ce week-end. Soupira l'italienne en se tournant pour serrer plus son amante.
-Et tu ne dois pas perdre ton sang froid face au plan de ta mère, et te souvenir que je n'aime que toi. Rassura la blonde.
Et Jane passa les quatre jours suivant à essayer sincèrement de ne pas perdre son calme en voyant son cousin -qu'elle adorait avant tout ça- draguer la femme dont elle était amoureuse. L'homme essayait toujours d'échanger avec Maura, qu'ils soient autour de la table, au bord du lac, à se baigner, à faire des jeux de société, dans le canapé avec un verre, tout était une raison pour lui de parler à la femme. Jane quand à elle trouvait toutes les raisons du monde pour parler à la blonde, et quand elle n'en avait pas, Maura s'arrangeait quand même pour être près d'elle. Et puis tout les soirs après le diner elles restaient un peu en famille avant de filer dans leur chambre pour s'enlacer sous la couette, se murmurant des mots doux en laissant leurs mains parcourir l'autre. Et le matin elles se faufilaient ensemble dans la salle de bain, pour prendre leur douche ensemble, tout étant raison de se retrouver nues et ensemble.
Finalement le dimanche arriva, et Jane se sentit soulager de bientôt partir. Ils avaient décidé de reprendre la route à seize heure, le temps de digérer l'énorme déjeuner préparer par les deux soeurs, Angela et Paola. Ils venaient juste de finir, la table était débarrassée, et Jane était seule, allongée sur une chaise longue. La légiste remarquant son absence dans la maison, s'extirpa de la discussion avec sa belle mère et Mateo et vérifia la cuisine avant de passer la tête par la baie vitrée. Quand elle vit sa belle amante allongée dans son débardeur et son jean, ses boucles indisciplinées autour d'elle, les yeux fermés sous le soleil, elle s'approcha. Il vérifia que personne ne pourrait les voir et s'assit sur le bord de la chaise longue.
-Prête à renter à la maison chérie? Sourit Maura.
-Tellement. Sourit Jane en ouvrant les yeux. Avec toi encore plus. Ce soir pizza, bière, match et sexe.
-Oh tu penses que je vais me déshabiller pour toi après avoir supporter de la nourriture qui me tuera rapidement, une boisson au goût ignoble, et un programme télé sportif? Demanda la légiste, un sourcil arqué.
-Je viens de passer un week-end au milieu de ma famille complètement folle parce que tu m'y as poussé. Je mérite tellement une récompense. Argua la brune dans une petite moue.
-C'est pas faux. Mais je pense t'avoir plus que récompensé mercredi, vendredi et hier soir. À moins que j'ai rêvé les orgasmes partagés. Remarqua Maura.
-Tu fais dans le sarcasme maintenant? Rit Jane, la faisant glousser. Je suis tellement fière de toi. Ajouta-t-elle en attrapant le bras de son amante pour la tirer vers elle.
Maura se laissa aller contre elle, se sachant seules sur la terrasse, loin de la baie vitrée, et caressa la joue de son amante. Dès demain elle n'aurait plus à s'inquiéter de savoir si quelqu'un pouvait les voir ou non, elle pourrait embrasser Jane n'importe quand, tout comme elle en avait rêvé pendant des années. Mais pour l'instant elle allait se contenter d'un baiser sur la terrasse à l'abris des regards.
-Tata et Mau'a bisous! Cria Luca qui venait d'arriver sur la terrasse.
-Luca. Appela Jane en se redressant, emportant Maura dans ses bras pour ne pas qu'elle ne tombe.
-Ma! Tata et Mau'a bisous! S'exclama l'enfant en courant vers les parents installer dans le salon. Tata et Mau'a bisous. Répétait-il quand le duo entra dans la maison.
-Tata et Maura bisous. Répéta Fabio, en enlaçant son fils, pour regarder les deux femmes. Pourquoi dit-il ça?
-Il est arrivé sur la terrasse quand j'embrassais la joue de Maur'. Mentit l'italienne.
-Bisous bisous. Comme pa et ma. Argua Luca.
-Mais toi chut. Gronda la grande brune.
-Jane Clémentine Rizzoli. Appuya sa mère.
La grande brune se tendit, détestant entendre son deuxième prénom, et sentit la main de Maura se serrer nerveusement autour de son biceps. Elle tourna le regard vers elle et la vit nerveuse, se grattant le coup. Le mensonge avait vraiment un mauvais effet sur elle, Jane le savait depuis toujours, mais étrangement depuis qu'elles étaient ensemble, elles mentaient plus et son amante n'avait pas fait de crise. La brune plissa les yeux vers elle et se souvint alors de plusieurs fois où elles avaient menti pour se couvrir. À chaque fois c'est elle qui mentait, Maura prenait juste à garde à formuler la vérité sans que ça révèle rien. Seulement là elle ne pourrait pas ne pas mentir, et elle en devenait dingue avant de dire quoi que se soit. Alors pour la protéger, Jane se dégagea de sa prise et passa un bras autour de ses épaules, avant de prendre la main qui grattait le cou dans sa main libre pour l'arrêter.
-Maur' arrête, tu vas te faire mal. Souffla-t-elle en caressant le dos de sa main de son pouce.
-Les filles. Intervint Angela en se levant. Êtes vous ensemble?
-Depuis quelques mois oui. Répondit Jane. Elle sentit alors les bras de son amante s'enrouler autour de sa taille, la femme se serrant contre elle. On allait te le dire une fois rentrer à la maison.
-Mais pourquoi n'avoir rien dit avant. J'ai passé le week-end a essayé de mettre Maura avec Mateo pour qu'elle soit heureuse et entièrement de la famille, alors qu'elle et toi vous avez déjà ça. Remarqua Angela. Tu es impossible! S'exclama-t-elle en frappant le bras de sa fille.
-Aïe! Grogna la brune en serrant plus Maura contre elle. Sache que j'ai passé le week-end à essayer de ne pas t'engueuler, et c'est entièrement grâce à Maur' si c'est pas arrivé. Quelle idée d'essayer de mettre Matéo et Maur' ensemble!
-Eh! Intervint l'homme en se mettant debout. Je suis scientifique, cultivé, et je suis quelqu'un de bien élevé. Pourquoi je-
-Laisse tomber, t'es très bien, et je t'adore, tu le sais, mais Maur' est trop bien pour toi. Argua Jane. Et avant que tu dises quoi que se soit, je ne prétends pas être mieux, je suis carrément pas à sa hauteur.
-Jane. Souffla son amante. Arrête avec ça. On a déjà eu cette discussion. Rappela-t-elle.
-Je sais, je sais, et comme toujours tu as finis par me dire que tu avais toujours raison. Gloussa la détective. Bref, c'était un week-end fort...Elle chercha le bon mot. Je ne sais pas comment le qualifier, mais c'était bien de vous voir, mais on va rentrer nous, je dois passer chez moi chercher des vêtements, et demain on travaille, les meurtriers prennent pas de vacances.
-C'est vrai, on reprend dès demain. Sourit Maura, dont toute démangeaison avait disparu. Et je dois cuisiner ce soir. On devrait effectivement reprendre a route. Accepta-t-elle, comprenant que son amante voulait vite s'échapper.
Elles saluèrent tout le monde, récupérèrent leurs bagages et au dernier moment Angela annonça qu'elle rentrait avec elles deux, prenant la place de Frankie qui rentrait donc avec son frère. Jane soupira et roula des yeux en montant derrière le volant, et son amante le vit. Alors elle prit place sur le siège passager et se pencha pour embrasser la brune, voulant la rassurer. Jane sourit doucement, et se sentit allégée pour prendre le trajet, assumer leur relation avait des avantages elle pouvait facilement et souvent embrasser son amante. Et heureusement pour elle, car durant tout le trajet sa mère posa des questions sur elles deux, se faisant bien trop indiscrète pour tout savoir de leur relation, et Maura sentit à quel point la détective était tendue, il suffisait de voir à quel point elle serrait le volant, alors elle posa sa main sur sa cuisse, la caressant lentement, pour lui rappeler qu'elle était là pour elle. Elle était là et le serait toujours, surtout maintenant qu'il n'y avait plus de secret, et puis peut-être que quand la famille Rizzoli referait un week-end ou des vacances, Maura serait présentée comme la petite amie, l'amoureuse, ou même la fiancée ou la femme de Jane, et elle avait hâte que ça arrive. Déjà, ce soir, autour d'un repas et d'un verre, devant un match, elle proposerait à Jane d'emménager pour de bon chez elle. Et un jour le mariage et les enfants viendraient, parce que c'était sûr, Jane était la bonne.
