27 : En bord de mer.
-Bien, nous avons fini, je ne pensais pas que la collaboration de nos deux postes serait efficace. Avoua le lieutenant de la brigade de Los Angeles.
-Je ne l'aurais pas penser non plus. Mais l'important est qu'on a le meurtrier et que le dossier est bouclé. Ajouta Jane, les mains croisées sur son ventre.
-Tout à fait. Répondit l'homme.
Ils se firent face quelques minutes, et Maura regarda l'échange avec le légiste de Los Angeles près d'elle. Lui était surpris de cet échange, alors que la blondinette était juste habituée à ce genre de situation qui arrivait à chaque fois qu'ils devaient travailler avec quelqu'un d'extérieur à la police de Boston, ou juste de leur équipe.
-Vous repartez quand? Demanda le légiste.
-Demain matin, notre vol est à onze heure. Sourit doucement Maura.
-Donc on va rentrer à l'hôtel maintenant. Au revoir. Ajouta Jane en s'éloignant rapidement pour aller vers la porte. Et à jamais j'espère. Murmura-t-elle.
-Jane. Gronda doucement la légiste qui l'avait de suite suivie, juste parce qu'elles partageaient la voiture, pas parce qu'elle suivrait la policière n'importe où.
-Oh ça va, y a que toi qui m'a entendue. Soupira dramatiquement la brune en arrivant dans l'ascenseur avec elle. Pourquoi tu nous as pris un vol que pour demain? Marmonna-t-elle défaitiste.
-Pourquoi tu râles en permanence? Soupira à son tour Maura alors qu'elles traversaient le hall, allant vers leur voiture devant elles.
-Parce que je veux rentrer chez moi. Grogna Jane en s'installant sur le siège passager, parce que bien sur elle ne pouvait pas conduire ici.
-Tu ne sais pas profiter. Soupira la légiste en démarrant, lunettes de soleil sur le nez.
-Je veux mon lit, je veux ma bière, je veux mon canapé. Marmonna l'italienne. Pourquoi t'as pas pris un vol ce soir? Se plaignit-elle à nouveau, tout comme elle l'avait fait déjà à midi quand sa meilleure amie lui avait dit qu'elle avait réservé leur vol de retour pour le lendemain matin.
Maura soupira à nouveau, ignorant la question pour prendre le chemin vers l'hôtel. Elle avait eu du temps pour prendre les billets d'avion de retour en fin de matinée, alors elle s'en était occupé, et quand elle avait vu qu'elle avait la possibilité de prendre un vol ce soir tard ou un demain matin, elle avait hésité. Puis elle s'était mis à imaginer la soirée de ce soir si elles ne partaient que demain. Elle pourrait emmener Jane dans un bon restaurant, elle pourrait tout lui dire, tout ce qu'elle avait le courage d'enfin lui dire, et elles iraient se balader sur la plage. Quelques jours avant leur départ pour Los Angeles, Jane lui avait enfin annoncé qu'elle avait définitivement largué Casey. Et la blondinette avait décidé qu'elle se lancerait, elle dirait à sa meilleure amie à quel point elle l'aimait et à quel point elle pensait que elles deux ça pourrait fonctionner parfaitement, après tout elles étaient pratiquement un couple. Elles avaient en tout cas une relation digne d'un couple marié, elles vivaient presque ensemble même, tellement Jane restait dans sa maison, et elle adorait ça. Elle aimait chaque instant avec l'italienne, mais elle voulait plus, ou au moins elle voulait être fixée sur le fait d'avoir ou non la possibilité d'avoir plus avec elle. Les secrets et l'inconnu c'était tout ce qu'elle détestait.
-Jane? Reprit-elle finalement alors qu'elles étaient dans l'ascenseur de l'hôtel.
-Oui? Demanda la brune, les portes s'ouvrant.
-Puisqu'on est là ce soir, allons au restaurant. J'ai une bonne adresse, qui va te plaire. Proposa Maura alors qu'elles avançaient dans le couloir. On pourrait fêter une autre enquête réussite, et le fait que tu t'es plus ou moins bien comportée avec les enquêteurs de Los Angeles.
-Eh! S'exclama l'italienne. Je suis pas une enfant qui a besoin de récompense pour bon comportement. Argua-t-elle alors qu'elles s'arrêtaient devant leurs portes voisines. Mais je veux bien le resto.
-Parfait alors prends toi une douche, habille toi et on part dans une heure. Sourit grandement la légiste, ravie de sa réponse, en ouvrant la porte de sa chambre.
Elle disparu à l'intérieur, sentant son sourire s'agrandir beaucoup trop pour ne pas devenir légèrement intimidant pour sa meilleure amie. Elle aimait Jane plus que tout, mais elle savait aussi qu'elle pouvait très vite prendre peur, et elle ne voulait surtout pas ça. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle prenait les choses doucement, si elle était prête pour elles deux, ça ne voulait pas dire que Jane l'était aussi, et elle voulait plus avec elle, mais elle ne voulait surtout pas la perdre, si l'italienne ne se sentait pas prête ou ne voulait pas plus, jamais, elle serait toujours sa meilleure amie. Tout ce qui comptait c'était avoir Jane près d'elle en permanence. Elle passa l'heure suivante à prendre soin d'elle, se préparant, coiffant bien ses cheveux et se faisant un joli maquillage pour être des plus parfaite. Puis elle hésita quelques minutes et après avoir enfilé un bel ensemble de lingerie fine -avec l'immense espoir que la détective le verrait- elle enfila la meilleure robe qu'elle avait ici. Une simple, moulante avec un joli décolleté, noire à fleurs, le bas flotterait surement avec le vent. Si le diner se passait bien, elle entrainerait Jane sur la plage pour qu'elle fasse un tour et profite du moment, et elle l'embrasserait là bas avec le clapotis des vagues en fond sonore. Depuis le jour où elle avait réaliser à quel point elle était amoureuse de sa meilleure amie elle imaginait le moment où elle lui dirait qu'elle l'aimait, elle avait imaginé des dizaines et des dizaines de scénarios, sans jamais pensé qu'un deviendrait réel.
Quelques minutes avant de sortir de sa chambre rejoindre Jane, elle s'arrêta debout droite devant le miroir, et ajusta son col de robe, avant de se regarder droit dans les yeux. Elle se trouvait jolie. Elle se savait jolie, les gens lui disaient, elle voyait le regard des hommes et de certaines femmes. Mais ce n'était pas parce qu'elle le savait qu'elle se trouvait jolie pour autant. Certains jours elle ne supportait pas l'image que lui renvoyait le miroir, elle détestait ça même, et évitait ensuite tout les reflets d'elle. Mais ce soir, elle se sentait bien, jolie. Perdue dans son propre regard à penser à ce que Jane penserait d'elle, elle sursauta quand des petits coups résonnèrent sur sa porte. Elle l'ouvrit et tomba nez à nez avec l'italienne en pantalon et veste noirs, un teeshirt simple et décolleté dessous, sa crinière brune toujours aussi belle et légèrement humide, preuve que la femme avait prit une longue douche.
-T'es prête? On y va? Proposa Jane avec un sourire. La blonde sourit en voyant le regard de la femme tomber plusieurs fois dans son décolleté et vite remonter avec une légère inquiétude dans le regard. J'ai...J'ai faim. Vraiment la dalle.
-Toujours aussi délicate. S'amusa la blonde en se tournant pour enfiler ses talons et attraper son sac à main. Je suis prête, allons y.
Elle ferma sa chambre et elles allèrent ensemble vers l'ascenseur, pour descendre au hall et retrouver la voiture. Elles n'échangèrent pas un mot, ni dans la voiture, ce qui était réellement étrange pour elles deux, elles avaient toujours quelque chose à se dire, mais il y avait une atmosphère entre elles assez étrange en cet instant. Comme si quelque chose les pesait, sans non plus que se soit étouffant, comme si elles avaient toutes deux quelque chose à dire mais que ce n'était pas encore le bon instant. Alors Maura ne dit rien, et conduisit jusqu'au restaurant qu'elle avait sélectionné et se gara. Elles sortirent de la voiture, et s'installèrent face à face à une table dans la baie vitrée qui leur offrait une vue splendide sur la mer. Elles commandèrent leurs plats et du vin, et se firent face en silence, Maura souriant doucement. Elle connaissait la détective par coeur, et la voir se battre avec elle même était quelque peu amusant. Elle essayait de la regarder droit dans les yeux et en même temps à chaque fois qu'elles se fixaient, elle ne pouvait pas tenir son regard plus de quelques secondes et finissait par regarder ailleurs. Et la légiste laissa faire, jusqu'à recevoir son verre de vin, et elle détourna le regard sur la mer. Jane admira son profil quelques minutes avant de prendre une gorgée et de regarder à son tour la plage où les gens allaient et venaient sur le sable.
-Pourquoi les gens aiment tant le bord de mer? Demanda la brune.
-Pour beaucoup de raisons, tous en auront une différente je pense. Répondit Maura, le regard se perdant sur le soleil se couchant. Tu n'y vois aucun charme? Même pas maintenant?
Et le silence dura quelques minutes, la blonde sentit le regard de sa meilleure amie dévier sur elle et s'y attarder mais elle ne la regarda pas, elle voulait une réponse, elle voulait que Jane lui dise que oui elle y voyait un certain charme. Certes le restaurant et le tête à tête avaient aidé au romantisme de l'instant, mais la lumière du soleil, le paysage de bord de mer et la beauté devant elle rendait l'instant des plus intime et romantique, et Maura espérait sincèrement que la détective le voyait, le ressentait aussi ainsi.
-Si je dois le reconnaitre, maintenant j'y vois un petit charme. Murmura Jane.
-Je l'espère, comment ne pas en voir un? Demanda Maura, sans attendre de réponse. Pour moi le bord de mer est deux sentiments à la fois. La nostalgie qui va avec les souvenirs de ces moments que je passais plus jeune, seule ou avec mes parents ou avec de rares amis, sur la plage. Et puis le romantisme, la légèreté de l'instant. Peut-être que ce sentiment est né avec les nombreuses lectures et poèmes que j'ai pu lire qui intégrait le bord de mer dans les rendez vous amoureux, mais ce qui est sûr c'est que ça me rend sentimentale. Murmura-t-elle en regardant ailleurs.
Et puis le silence, long, un peu pesant cette fois. Et la légiste tourna la tête pour regarder sa meilleure amie qui la fixait. Elle plongea son regard dans le sien, attendant qu'elle dise quoi que se soit, parce en cet instant elle avait une pensée si prenante qu'elle n'avait même pas peur d'affronter son regard. Le serveur plaça devant elles leurs assiettes, et Jane ne bougea pas.
-Rendez vous amoureux? Dit finalement Jane.
La légiste comprit alors ce qui résonnait dans l'esprit de son amie depuis le début de ce long silence. Elle avait laissé échapper ce mot plus ou moins consciemment, mais au moins la conversation allait pouvoir s'ouvrir. Elle esquissa un sourire au coin des lèvres en prenant sa fourchette pour prendre une première bouchée.
-Rendez vous. Je l'espère. Amoureux, si tu le veux. Répondit-elle finalement, un peu hésitante, la regardant avant de porter toute son attention sur son plat.
Jane attrapa sa fourchette à son tour pour remplir sa bouche, laissant un nouveau silence.
-Tu avais prévu tout ça n'est ce pas? Ce rendez vous, ce commentaire sur la beauté du bord de mer, ma réaction, tu savais comment ça se passerait. Tu sais toujours tout. Remarqua Jane.
-Je dois dire que j'avais prévu tout ça, en tout cas jusqu'à maintenant. J'ai beau essayé d'imaginer la suite je ne sais pas ce que tu vas dire ou faire. J'ai beau te connaitre depuis des années, je n'arrive pas à savoir ce que tu penses et ressens à propos de...Maura laissa planer la suite. De nous. Finit-elle plus bas avant de manger.
-Nous? Releva alors Jane avant d'avaler sa bouchée. Maur', dis moi, quel genre de nous tu veux?
-Avant d'avoir cette discussion, je veux dire quelque chose. Réclama la blonde. Quoi qu'on en tire, tu es la personne la plus importante et la plus stable dans ma vie, alors quelque soit la suite, je ne veux pas te perdre. J'ai besoin que tu me le promettes, Jane. Appuya-t-elle, la voix douce.
-Je te le promets Maura. Je ne supporterais pas de te perdre. Assura la détective. Maintenant dis moi. J'ai remarqué que ces dernières semaines, et surtout derniers jours, ton regard sur moi à changé. Je sais pas, il y a quelque chose en plus, j'ai besoin que tu me le dises, que tu me l'expliques. Alors quel nous? Demanda-t-elle.
La blonde avala sa bouchée, posa sa fourchette et remit une mèche derrière son oreille.
-Comme je le disais tu es la personne la plus importante de ma vie. Tu es mon pilier, et je t'aime. Admit Maura. Tout ce que je veux aujourd'hui c'est toi. Et si j'étais la seule maître de cette décision, j'aimerais qu'on cesse d'être des amies qui se conduisent comme un couple marié, comme certains disent, et qu'on soit vraiment un couple. Elle laissa quelques secondes de silence, reprenant sa fourchette. Marié, on verra plus tard, peut-être.
-Alors toi, tu veux sortir avec moi, toi? Appuya Jane qui avait l'air ahurie.
-Pourquoi tu accentues les pronoms de cette manière? Interrogea la légiste.
-Parce que Maur'. Soupira la brune. Écoute c'est un sujet qu'on aborde plus parce que quand ça arrivait on finissait trop souvent par se disputer. Mais je suis une Rizzoli, fille de plombier qui s'est lâchement barré, et qui a un petit appartement moyen, parce que je viens de la classe moyenne et d'une famille italienne. Et tu es une Isles, tu es un génie, tu es fille de professeur universitaire et de...je sais toujours pas le nom du métier de ta mère, mais ce que je sais c'est que tu fais partie de la haute. T'es riche, tu connais tellement de gens haut placés, je veux dire..Elle soupira. Ça nous empêche pas d'être amies, c'est ce qu'on avait conclu à la fin de l'affaire Fairfield avec ton ex et tout. Mais être ensemble c'est une toute autre affaire. Je ne serais jamais acceptée et intégrée dans ton monde.
-Mon monde c'est le tien, celui où je vis et j'évolue. Rectifia Maura. Quand comprendras tu que je n'en ai rien à faire du statut social de nos familles, si c'était important je ne ferais pas un métier dans un poste de police, ce ne serait pas assez bien. Rappela-t-elle. Et Jane, on sait toutes les deux que je suis aussi fille de mafieux.
-C'est vrai, et fille d'une grande médecin humanitaire. Argua Jane. Je veux juste que tu vois à quel point ça pourrait être compliqué pour toi et ta famille.
-Ma famille que je vois rarement. Toi, tes frères, et ta mère êtes plus ma famille que personne d'autre. Remarqua la blonde.
-Mais tes parents sont importants aussi, je sais que tes pères et toi c'est complexe, mais Constance et Hope représentent beaucoup pour toi. Appuya la brune.
-Je t'aime, Jane. Argua durement la légiste, lasse. Et mes mères l'accepteront si elles m'aiment vraiment. La question n'est pas là. Pourquoi essayes tu de trouver une excuse pour que nous ça n'arrive pas? Demanda-t-elle.
-C'est pas ça. Soupira Jane avant d'avaler sa dernière bouchée. Elle passa le dos de sa main contre sa bouche et s'accouda à la table. Je te veux plus que tout au monde Maura, plus que tout au monde. Accentua-t-elle. J'ai essayé de pas te vouloir autant, j'ai essayé du plus que je pouvais, j'ai essayé d'aimer quelqu'un d'autre, j'ai essayé avec Casey, mais j'ai continué de t'aimer plus encore à chaque instant. Elle passa une main dans ses cheveux, baissant le regard. Alors si toi et moi ça doit arriver, ça doit pas durée juste un instant, parce que je suis pas assez forte pour ça Maur'. Et je pense que le seule réel obstacle qu'on a c'est ta famille, nos différences de milieu.
-Alors tu me fais peur dans la seule intention d'être sûre que plus tard je ne te quitterais pas à cause de ça? Comprit Maura.
-Oui c'est ça. Souffla la brune. Tu dis souvent que je suis pas douée quand il s'agit de sentiments et tout ces trucs, et c'est vrai. Alors j'essaye de limiter la casse pour pas avoir à faire face à ça. Remarqua-t-elle.
-Mais tu as l'air pourtant très à l'aise en cet instant, à vrai dire je ne l'avais pas imaginé ainsi. Argua la blonde avec un léger sourire impressionné.
-J'y ai pensé assez de fois à toi et moi pour ne plus avoir peur d'en parler, surtout quand je sais que tu le veux aussi. Expliqua Jane.
-Oui je le veux vraiment. Tu es tout ce que je veux. Et je te jure que nos différences de milieu ne nous séparerons pas, il faudra beaucoup plus pour me faire te laisser. Assura Maura. Il faudrait que tout ceux que j'aime ou que tu aimes soit en danger et que le seul moyen de les sauver se soit de te quitter pour que je te laisse partir loin de moi. Alors arrête de t'angoisser avec ça. Elle finit son assiette et croisa les bras devant elle sur le bord de table. Je suis tombée amoureuse de toi tellement lentement que j'ai failli ne pas m'en rendre compte. Mais j'ai fini par le faire et je traine maintenant depuis des mois, si ce n'est des années, l'amour que je te porte, je ne prendrais pas le risque ce soir devant toi de te le dire si je ne pensais pas que ça pourrait réellement marcher. Remarqua-t-elle.
-Alors on-
-Tout c'est bien passé? Intervint le serveur.
-Oui c'était parfait. Souffla la brune qui ne lâchait pas Maura du regard. On prendra en plus un dessert.
-Non, pas moi, mer-
-Si Maur', prends en un et je le mangerai si tu finis pas. Sourit la brune.
-Alors on prendra un dessert. Sourit Maura. Elles commandèrent, sachant ce qu'elles voulaient, et le serveur s'éloigna les laissant. Qu'allais tu dire avant qu'il n'arrive?
-Je ne sais plus. Répondit Jane.
-Tu mens. Murmura la blonde la surprenant. Tu m'as appris avec les années à voir quand on ment et je sais pas toujours bien le faire, mais toi je sais toujours. Et là tu viens de me mentir.
-C'est vrai j'ai menti. Sourit la brune. Je suis fière de toi Maur' tu comprends de mieux en mieux les vivants.
-Ne change pas de sujet. Qu'est ce que tu allais me dire? Demanda Maura.
-Je voulais te demander, est- Elle se coupa de nouveau quand le serveur leur donna leurs desserts respectifs, et s'éloigna. Donc. Appuya la brune. J'allais te demander, si on essayait toi et moi? Demanda-t-elle finalement, avec un sourire, attaquant son dessert.
-Oui on essaye. Même si je n'aime pas l'idée d'essayer, parce que je ne veux pas penser qu'il pourrait y avoir un échec. Répondit la blonde.
-Alors on commence pour réussir? Je ne sais sincèrement pas comment formuler cette phrase. Expliqua Jane dans un gloussement.
-On s'est comprises, c'est l'important. Sourit Maura en mangeant sa dernière bouchée. Je te laisse le reste. Ajouta-t-elle en poussant la petite assiette vers elle.
-Tu es sûre? Tu aimes pas? Demanda la brune.
-C'est très bon, vraiment, et tu vas adorer. Mais je n'ai plus faim et trop de sucreries n'est pas bon. Remarqua la blonde.
-Toi et ta ligne. Gloussa Jane en finissant son assiette pour prendre la sienne. C'est bête, belle comme tu es c'est pas un peu plus de sucre de temps à autre, qui va te changer.
Et Maura ne dit rien, elle se mit simplement à sourire grandement, aimant l'attention, le charme, la douceur de Jane avec elle. Elle était toujours adorable, mais d'une manière plus brusque, plus franche d'habitude, mais pas là, en cet instant elle était amoureusement adorable, et c'était un changement si doux et bienvenu. Elles finirent le diner ainsi, avec de doux sourire et des regards plus calmes et sereins que jamais. Les assiettes vides, elles se levèrent, pour aller vers la caisse, et Maura eu du mal, mais réussi finalement, en poussant la détective à tout payer, pour elles deux, après tout elle avait inviter Jane, et puis en plus c'était d'autant plus un premier rendez vous amoureux si elle payait pour elles deux.
-J'aurais pu payer pour nous. Remarqua Jane alors qu'elle quittait le restaurant.
-Je pouvais aussi le faire. Et je t'avais invitée. Appuya Maura, avant de voir qu'elle allait rétorquer. Si tu veux compenser, emmène moi faire un tour sur la plage.
-D'accord. Tu vas devoir enlever ses hauts talons. Sourit doucement la brune.
Elles firent quelques pas et la légiste les retira avant de glisser ses pieds dans le sable, ses talons à la main.
-Tu devrais le faire, le sable est doux et encore un peu chaud. Mais pas brûlant du tout. Proposa la blonde en poussant ses cheveux qui volaient avec le vent.
Jane retira ses propres boots, et les prit d'une main, l'autre se glissant dans celle libre de la blonde pour l'entrainer. Elles allèrent plus près de l'eau, sans non plus mettre les pieds dedans et marchèrent en silence dans le soleil couchant.
-Je dois reconnaître que ça a vraiment beaucoup beaucoup de charme dans certaine situation. Souffla Jane, le vent dans leur cheveux.
-Je te l'avais dis. Mais tu m'écoutes jamais. Sourit Maura. Avant de sentir la jeune femme la tirer, les arrêtant face à face. Qu'est ce qui te prend?
-Je me demande ce que je vais ressentir la première fois que je t'embrasserais. Murmura la brune, les yeux tombés sur les lèvres de la jeune femme. Et je me dis que sur le bord de mer que tu adores, et dont tu m'as montré les bons côtés, c'est peut-être le meilleur endroit pour essayer. Proposa-t-elle.
-Je le pense aussi. Souffla Maura en glissa sa main libre sur le bras de la femme, allant vers sa nuque. Embrasse moi s'il te plaît.
Les bras de l'italienne se serrèrent autour de la taille de la blonde, pressant leurs corps l'un contre l'autre, et fit s'effleurer leurs lèvres, avant de se pencher un tout petit peu plus pour presser leurs lèvres l'une contre l'autre. Maura lui rendit de suite. Elle avait souvent imaginé ce moment, pensé à ce qu'elle pourrait ressentir. Elle était si amoureuse de Jane, plus qu'elle ne l'avait jamais été, alors elle s'attendait à ce qu'elle avait pu lire dans les romans qu'elle aimait adolescente. L'explosion d'amour en elle. La nuée de papillon dans le ventre. Les jambes faibles et flageolantes. L'impression de flotter et de ne plus toucher le sol. Mais ce n'était pas du tout ça, au contraire. Elle se sentait plus complète et forte que jamais. Elle avait le sentiment d'être à sa place, d'être où il fallait être, et elle avait la force de tout combattre en cet instant. Jane la rendait forte, heureuse, et lui offrait deux sentiments dont elle avait souvent manqué : celui d'être en sécurité et celui d'être aimée.
-Je suis tellement amoureuse de toi Maur'. Souffla la brune contre ses lèvres quand elles brisèrent le baiser.
-Moi aussi Jane. Sourit la jeune femme, en la serrant. On rentre à l'hôtel? Proposa-t-elle.
La brune hocha la tête et elles se détachèrent gardant comme seul contact leur mains liées entre elles. Après quelques pas, le corps chaud de Jane détaché du sien, la légiste frissonna. La brune le remarqua et retira sa veste pour la poser sur ses épaules, la faisant doucement sourire sous le confort et l'attention de sa belle. Elles remontèrent à la voiture, et Maura -toujours dans la veste de la brune- prit le volant, les conduisant à l'hôtel. Là-bas, elles traversèrent le hall, prirent l'ascenseur, et montèrent. Devant leurs portes, elles s'arrêtèrent, réalisant que maintenant elles avaient deux possibilités et un choix à faire. Soit elles se la jouaient très grandes dames et dormaient chacunes de leurs côtés après un petit baiser poli et tendre. Soit elles se couchaient dans la même chambre, avec la sureté qu'elles ne pourraient jamais se retenir de se sauter dessus.
-Alors euh... Marmonna l'italienne, en se raclant la gorge.
Et Maura craqua. D'une main, elle se saisit du devant du haut de la brune, et la tira vivement vers elle pour l'embrasser avec un peu moins de douceur qu'avant et beaucoup plus de passion. De sa main libre, elle tâtonna avec sa carte sur la porte pour l'ouvrir. Une fois fait, elle tira Jane avec elle, celle ci avait enlacé sa taille pour qu'elles soient collées l'une contre l'autre, et une fois entrées, la brune claqua la porte avant de presser sa meilleure amie contre le mur pour l'embrasser un peu plus. La veste de costume tomba au sol, et la jambe de Maura se replia le long de la hanche de la brune, les deux se balançant l'une contre l'autre, s'embrassant à bouche ouverte, les mains serrant et griffant tout ce qu'elles pouvaient.
-Jane. Gémit la blonde, pleine de désir, incapable d'être plus patiente.
-Le lit? Proposa l'italienne en glissant ses mains fortes le long des flancs et des hanches de la femme.
-Oui le lit. Réclama Maura une main sur la nuque de la brune, l'autre lui déboutonnant sa chemise.
Dans la seconde, Jane empoignait ses cuisses et la soulevait entre le mur et elle, la faisant gémir à nouveau. Puis elle s'éloigna du mur, titubant sous la fougue des baisers, et les ongles entrant dans la peau de ses épaules, mais arriva finalement au lit. Elle posa Maura dessus, et prit appui sur ses bras planant au dessus d'elle. La légiste détacha leurs lèvres pour tirer sur sa chemise et lui retirer, la balançant loin. Le pantalon et sa robe ne mirent pas longtemps à suivre le reste, les chaussures ayant rapidement été écartées de leurs chemin. La couette fut froissée, le drap sur le matelas encore plus et les oreillers servir aussi à ce qu'elles se fassent taire d'elles même pour ne pas alerter tout l'hôtel de leurs ébats. Il était tard quand elles s'endormirent complètement nues, enlacées.
Et il était réellement tôt quand leur réveil sonna. Jane grogna, roulant dans le lit pour trouver la légiste et enrouler son bras autour d'elle en cachant son visage dans sa nuque.
-Dormir plus. Plus. Plus. Incita-t-elle, la voix rauque de sommeil.
-Non, on doit se lever, finir nos valises et rentrer. Murmura la blonde en se réveillant. C'est toi qui voulait rentrer hier soir. Pour ton lit et être loin de la mer.
-J'aime mon lit et Boston. Remarqua Jane en se cachant plus dans son cou. Mais pas autant que j'aime être comme ça avec toi.
Et Maura fondit sous la tendresse, se blottissant encore plus contre le corps athlétique de la jeune femme.
-Alors juste deux minutes. Souffla-t-elle. Et juste parce que je t'aime. Ajouta-t-elle en caressant la main de l'italienne sur son ventre, profitant de la douceur de ce matin dans la lueur faible de la journée.
Elles restèrent ainsi jusqu'au rappel de réveil, cinq minutes après.
-Toujours pas. Marmonna la brune.
-Jane, on doit vraiment bouger, ou on va rater l'avion. Sourit la légiste. On doit rentrer chez nous. Elle l'entendit grogner dans son cou. Tu as fais ta valise?
-Non. Soupira Jane.
-Alors on sort de ce lit, maintenant. Appuya Maura.
Avec quelques difficultés, elles se redressèrent, tâtonnant pour retrouver leurs affaires et après quelques baisers, elles se séparèrent, chacune dans leurs chambres pour faire leurs valises. Une heure après, elles quittaient l'hôtel et partaient vers l'aéroport. Là-bas, elles s'enregistrèrent et s'installèrent en salle d'attente près de leur porte d'embarquement. Jane alla leur chercher deux cafés, et quand elle revint, elle trouva son amante assise, les jambes croisées, la jupe remontée sur sa cuisse qu'on voyait beaucoup trop. Bougonneuse, elle s'approcha, et s'assit près d'elle en lui donnant sa tasse.
-Dis moi, on sort ensemble? Demanda-t-elle.
-Bien sur. On a déjà eu cette discussion hier. Remarqua Maura, surprise.
-Donc on est un couple? S'assura à nouveau l'italienne.
-Oui, Jane. Pourquoi tu veux ces précisions? Interrogea la blonde.
-Parce que je veux être sûre. Répondit Jane. En tant que ta petite amie, je dois dire que je ne suis pas super fan de te voir autant au milieu d l'aéroport. Argua-t-elle. Mais la légiste face à elle ne comprit pas et fronça les sourcils. Ta jupe a remonté, on voit toute ta cuisse Maur'. Et je veux pas choisir comment tu t'habilles, tu es entièrement libre, mais j'avoue que j'aimerais être la seule à voir certaine partie de toi. Expliqua-t-elle, mal à l'aise, elle n'avait jamais été jalouse, jamais, c'était une première.
Maura baissa le regard sur sa jupe, et tira doucement pour la remettre, décroisant ses jambes, pour les serrer avant de se pencher pour se coller à la détective sur l'accoudoir entre elles.
-J'aime que tu sois un peu jalouse. Mais ne te rend pas folle, il n'y a que toi depuis tellement longtemps, maintenant que tu es à mes côtés, je vais prendre aucun risque de te perdre, crois moi. Rassura-t-elle, en caressant du bout des doigts l'avant bras de son amante.
-T'ai je déjà dis que je t'aime? Murmura Jane en se penchant pour venir se faire s'effleurer leurs nez.
-Je ne sais plus. Dit le. Sourit Maura.
-Je t'aime. Souffla la brune en venant l'embrasser.
La blonde serra ses doigts autour du bord de chemise de la détective, pour la garder contre elle, détestant l'accoudoir entre elles en cet instant. Elle l'embrassa plusieurs fois, les mouvement lents, la main libre de Jane tombant sur sa cuisse, la caressant tendrement.
-Quel genre de petit nom tu aimes Janie? Murmura la blonde.
-Pourquoi demandes tu ça? Souffla Jane en déviant ses baisers sur sa mâchoire.
-Parce que je te connais. Je sais que derrière le mur de fierté et de force que tu es, il y a un coeur tendre et romantique. En plus de cela je me connais, et je sais que je finirais par t'appeler d'une manière que les autres ne peuvent pas avoir. Comme mon amour, mon cœur, alors je préfère en utiliser que tu aimes et pas un qui te déplaît. Sourit doucement Maura.
-Je sais pas, je m'en fiche, juste pas bébé parce que j'ai pas douze ans, et pas chérie, parce que ma mère m'appelle comme ça. Soupira la brune en l'embrassant encore.
-Je retiens. Sourit la blonde, amusée.
Quelques baisers de plus, et leurs vols fut appelé. Elles se levèrent, jetèrent leurs tasses de café vides, et se rendirent à la porte d'embarquement. Elles présentèrent leurs billets et entrèrent dans l'avion pour s'installer à leurs places, Jane près du hublot, la blonde à ses côtés. Avant le décollage elles envoyèrent quelques messages, puis écoutèrent l'hôtesse de l'air faire son speech au décollage, et une fois dans les airs, elles se détendirent, détachant leurs ceintures.
-On sera à la maison dans cinq heures. Constata Jane la tête balancée en arrière sur son fauteuil.
-Oui, tu devrais être heureuse, tu attends ça depuis qu'on est parties. Remarqua Maura en se tournant légèrement vers elle.
-Ouais je sais, je sais. Soupira la brune. Mais comment ça va être là bas? Demanda-t-elle, l'air inquiète.
-Comme on veut. Souffla la blonde, en glissant une main dans la sienne. Jane, tu es trop inquiète, rassure toi un peu. Nos amis et ta famille ne nous jugerons pas pour être ensemble, la plupart trouvent qu'on est comme un couple, aujourd'hui on est un couple, pas comme un. Expliqua-t-elle en caressant sa main de son pouce.
-Oui c'est vrai. Admit Jane. On va devoir leur dire ou faire un genre d'annonce?
-Non pas obligatoirement. Répondit Maura. On peut juste rentrer chez nous, reprendre notre vie, et ils le verront assez facilement je pense. Tu es plus tactile et libre avec moi depuis hier soir. Tu n'as plus le même regard. Nos amis sont de la police, de très bons enquêteurs et ta mère te connais par coeur, ils vont savoir en un clin d'oeil.
-Et puis quand ma mère saura, tout le monde saura, elle ne sait pas tenir sa langue. Rappela la brune en roulant des yeux.
-Pour une fois ça va nous servir, ça t'évitera de devoir parler de nous. Remarqua la légiste, petit sourire au coin des lèvres.
-Je n'ai pas honte de toi tu le sais Maur'? Je veux pas que tu penses que je suis mal à l'aise avec nous deux ou un truc du genre. Argua Jane.
-C'est vrai? Je ne te fais pas honte? Demanda Maura.
-Non, bien sur que non. Mais j'aime pas parler de ma vie privée, encore moins au poste. Après les gens se mêlent de se qui les regardent pas, et ça me rend folle, j'aime juste pas qu'on se mêle de ma vie. Expliqua la brune.
-Je comprends, je n'ai pas envie de m'exposer, mais je ne veux pas me cacher non plus. Remarqua la légiste.
-J'ai jamais dis que je voulais me cacher Maur'. J'ai pas envie qu'on nous embête, mais j'ai pas non plus envie que quelqu'un pense qu'il a une quelconque chance avec toi. Je laisserais personne prendre ma place. Argua Jane.
-Personne n'a sa chance, tu es mon amour. Souffla Maura en venant caresser sa joue pour presser un baiser sur ses lèvres. Combien de fois vais je devoir te dire que je t'aime pour que tu l'enregistres, et que tu comprennes qu'il n'y a que toi?
-Je l'ai compris, et j'ai confiance en toi. Mais j'ai pas du tout confiance en les autres, et ils doivent savoir qu'ils doivent même pas tenter parce que tu es prise et dans une relation parfaitement exclusive. Appuya la brune.
-Et bien embrasse moi tout les jours au poste et ça finira pas rentrer dans l'esprit de tout le monde. Argua la blonde.
-Pas faux. Mais faut que je m'entraine dès maintenant alors. Sourit Jane.
-Oh oui, on a besoin de beaucoup d'entraînement. Sourit Maura en caressant sa joue à nouveau pour qu'elle vienne l'embrasser.
Deux ans plus tard
Le couple sortit du restaurant qu'elles préféraient à Los Angeles, après un bon diner dans la baie vitrée devant la beauté du paysage, comme lors de leurs premier rencard. Maura avait un bras autour de la taille de la brune, collée à elle, celle ci enlaçant ses épaules. Elles firent quelques pas vers la plage, retirant leurs chaussures avant de glisser leurs pieds dans le sable doux, et de reprendre la même position qu'avant. Jane déposa un baiser sur les cheveux blonds alors qu'elle marchait le long du bord de l'eau.
-Je t'aime tellement Maur'. Souffla la brune.
-Moi aussi mon amour. Sourit la légiste, la tête posée contre l'épaule de sa compagne. et ce week-end de congé ici était une bonne idée pour fêter nos deux ans. Je ne pensais pas que tu m'emmènerais au bord de la mer, de manière volontaire un jour. S'amusa-t-elle tendrement, malgré la vérité de ses propos.
-Si ça c'est pas une preuve de tout l'amour que j'ai pour toi, je sais pas ce que c'est. Gloussa doucement Jane.
-J'ai tellement de chance de t'avoir. Sourit tendrement Maura en penchant la tête en arrière, réclamant un baiser.
Jane se pencha et l'embrassa tendrement avant de s'arrêter au bord de l'eau. Elle détacha son bras des épaules de sa compagne, et lui fit face, prenant ses mains dans les siennes.
-Ce n'est pas de la chance ma belle, pas du tout, c'est ton courage et ta force qui nous ont offert ça. C'est grâce à toi, quand il y a deux ans tu as osé m'emmener en rendez vous. Je t'aime depuis si longtemps, et je te suis et te serais éternellement reconnaissante d'avoir osé pour nous. Tu es la meilleure personne que je pouvais espérer rencontrer et avoir dans ma vie. Commença Jane. Chaque matin à te serrer dans mes bras me fait comprendre l'intérêt de la vie au delà du travail, tu rends tout plus lumineux, tu as fais de moi une femme plus intéressante, plus intelligente, mais surtout plus ouverte, plus sentimentale. Tu m'as fais aimé le bord de mer et les ballades sur la plage et tant d'autres choses. Tu me rends meilleure chaque jour, et je veux passer le reste de ma vie avec toi. Alors... Elle lâcha une de ses mains, pour plonger dans sa poche de veste dont elle sortit la petite boîte avant de glisser un genou au sol. Alors Maura Dorthea Isles, veux tu m'épouser?
La blonde laissa glisser quelques larmes sur ses joues, un sourire déchirant son visage depuis la moitié du discours de sa compagne.
-Bien sur que je veux, mon amour. Souffla Maura avant de regarder la brune lui passer la bague au doigt, puis se relever pour enlacer sa taille, et l'embrasser. La blonde glissa ses mains sur les joues de son amante. Je t'aime tellement, et tu es la plus belle chose de ma vie, tu me permets d'être moi, et tu m'offres l'amour et la sécurité dont j'ai toujours manqué. Sourit-elle.
-Je vais te couvrir d'amour. Sourit Jane en la soulevant pour qu'elle soit un peu plus grande qu'elle.
Elles s'embrassèrent longuement sur la plage, la bague de fiançailles scintillant dans le coucher de soleil, là où elles avaient commencer à s'aimer sans secret, sans retenue.
