29 : Contaminées et en quarantaine.

-Maura, aller. Gémit la brune, trépignant presque, debout près de la table d'autopsie où sa meilleure amie ouvrait le corps.

Elle devait lui dire ce qui avait empoisonné leur nouvelle victime, et ça faisait déjà vingt minutes que l'italienne attendait une réponse, et comme d'habitude elle n'avait aucune patience.

-Jane, râler et faire pression sur moi pour avoir des réponses ne servira à rien. Au contraire, si tu continues j'arrête l'autopsie et je te vire de la morgue. Alors sois patiente, je ne peux pas savoir ce qui a empoisonné notre victime par magie. C'est de la science, et pour la science il faut du temps. Argua la légiste, instrument en main fixant sa meilleure amie.

-D'accord, d'accord. Soupira Jane. Vas y tu peux t'y remettre, j'arrête de te presser. Accepta-t-elle.

-Merci. Soupira Maura en se penchant de nouveau sur le corps.

Il y eut le silence de nouveau, et Jane prit sur elle pour ne pas presser sa meilleure amie. Elle finit par trouver un moyen de calmer son impatience. Maura. Juste elle et sa beauté permanente, ses jolies courbes, son corps moulé dans une belle robe de créateur qui devait coûter des milliers. Jane pouvait passer des heures à la regarder, à se délecter de chaque détail d'elle. Maura était la plus belle femme, la plus belle personne, qu'elle avait rencontré dans sa vie, et la brune avait toujours aimé l'admirer. Mais depuis des mois, elle avait peut-être changé un peu son regard. Elle avait réalisé il y a un peu moins d'un an, que les sentiments qu'elle éprouvait pour sa meilleure amie avait de loin dépassé l'amitié, elle en était plus amoureuse qu'elle ne l'avait jamais été de personne. C'est pour ça que les relations qu'elle avait eu ces dernières années n'avaient pas fonctionné, maintenant qu'elle connaissait le sentiment de bonheur d'avoir trouvé une personne qui vous comprend, vous aime et vous accepte pour ce que vous êtes, elle n'arrivait plus à se contenter d'une personne qui la rendait un peu moins heureuse qu'en était capable Maura. Et elle savait que le plus sain et le mieux pour elle, serait de tout dire à la blonde, de lui en parler, mais elle était terrorisée à l'idée de la perdre si ses sentiments effrayaient sa meilleure amie. Après tout, l'une comme l'autre n'était pas très douée avec les gens en général, et les relations quelque soit leurs formes. Maura était sa moitié dont parlait les romans et les films d'amour, et elle savait qu'un jour elle aurait le courage de tout dire à la légiste, elle avait juste besoin d'un peu plus de temps.

-Jane, tu ne paniques pas, mais on passe en alerte rouge. Argua soudainement la légiste la sortant de ses pensées.

-Quoi? Demanda l'italienne, surprise, en regardant sa meilleure amie courir vers le boîtier au mur.

Maura souleva le petit capot en plastique et pressa fortement sur le bouton rouge, déclenchant les alarmes dans tout les étages et alertant l'équipe de contamination.

-Notre victime à été empoisonnée avec une toxine très puissante et on y a été directement exposées. Alerta Maura vers sa meilleure amie.

Avant même qu'elle est le temps de réaliser, Jane était entrainée avec la blonde par l'équipe de décontamination, dans le labo, pour faire une douche salvatrice -bien que toujours aussi gênante pour la brune- et elles furent habillées dans des combinaisons pendant que leurs affaires étaient assainies. Puis Jane laissa ses fesses reposer sur le bord du bureau près de la blonde qui fouillait sur son ordinateur. Après une demie heure, Jane poussa un profond soupir.

-Bon, j'aimerais retourner enquêter moi, quand est ce qu'on sort? Demanda-t-elle.

-Quand ils jugeront qu'on est plus en danger ni un risque pour les autres. Soupira la légiste. Jane soupira à nouveau en réponse, et elle releva le regard vers elle. C'est la dernière fois que je te laisse être présente lors d'une autopsie d'une victime d'empoisonnement. Appuya-t-elle.

-Quoi? Mais pourquoi? Interrogea rapidement la brune, surprise.

-Parce que ça te met en danger et que je ne veux pas faire ça. Expliqua Maura. Trois fois en un an que ça arrive et à chaque fois tu es là, c'est dangereux, donc maintenant tu-

-Et toi tu prends des risques mais ce n'est pas un soucis? La coupa Jane. Soit tu fais les autopsies en combinaison sûre, soit j'ai le droit d'être avec toi, je vais pas te lâcher comme ça Maur', si je suis en danger, tu l'es aussi, et je prends pas le risque de te laisser. Appuya-t-elle.

-Jane, c'est mon travail. Rappela la blonde.

-Ton travail c'est de trouver la cause des morts suspectes, pas de te mourir à ton tour et de prendre des risques. C'est moi qui prend des risques dans le travail, pas toi. Argua la brune.

-Arrête ça Jane. Je suis très sérieuse, fini les autopsies avec empoisonnement pour toi. Imposa Maura.

-Même pas en rêve, je vais continuer à-

-Docteur Isles. Coupa un des hommes en arrivant vêtu d'une grosse combinaison blanche. Nous avons une mauvaise nouvelle. La toxine que vous avez respirée est mauvaise. Même si vous ne présentez aucun symptôme pour le moment, nous allons respecter le protocole. Nous allons vous faire des tests et après vous allez être transportées dans un appartement appartenant à la police de Boston et vous y resterez en quarantaine pendant une semaine avant d'être testée pour voir si toute la toxine à disparu de vous. Annonça-t-il.

-Qu'est ce que nous risquons en ayant été exposés à ce truc? Demanda Jane.

-Nausées, vomissements, maux de tête, fatigue aiguë, trouble de l'odorat et dans le pire des cas pertes de connaissance. Informa Maura. Il est normal que l'on soit mises en isolement, bien plus prudent, même si il y a aussi une possibilité qu'on aie rien. Comment va-t-on être transportées jusqu'à l'appartement? Demanda-t-elle, toujours aussi sérieuse.

-Nous allons vous faire enfiler des combinaisons de protection totale, et on vous conduira en voiture jusque là bas. Expliqua-t-il. Il va falloir demander à une personne de votre famille de réunir des affaires pour vous les apporter quand on sera sur place.

-D'accord, on contactera ma mère. Soupira Jane en tombant lourdement les fesses sur la table.

L'homme s'éloigna et Maura se redressa pour commencer à rassembler ses affaires personnelles qu'elle emporterait avec elle. Puis elle remarqua le désespoir chez sa meilleure amie à ses côtés et posa une main réconfortante sur sa cuisse.

-Jane tout va bien aller, on a pas été longtemps exposées à la toxine, en une semaine tout sera sur et on reprendra comme si rien ne s'était passé. Assura-t-elle.

-Je sais. Mais Maur', une semaine dans un mini appartement de deux pièces, juste toi et moi sans possibilités de sortir, ça va être long. Soupira la brune.

-Et bien merci, je suis ravie de savoir que tu t'ennuies avec moi. Se vexa la blonde.

-C'est du sarcasme? S'amusa la policière.

-Jane. Gronda la blonde.

-Pardon, et c'est pas ce que je voulais dire. Je pensais plutôt que je ne pas sortir et ne pas travailler serait long. Être avec toi est la seule chose bien dans cette situation toute pourrie. Rassura la brune.

Et c'était vrai, c'était la meilleure chose. Mais en même temps une angoisse et une peur pour elle. Ses sentiments pour Maura étaient plus que clairs pour elle, elle était complètement amoureuse de Maura. Mais elle connaissait les appartements appartenant au poste, il y en avait peu, et tous étaient pareils. Deux pièces, une petite chambre et une pièce de vie avec salon et cuisine dedans, et puis une minuscule salle de bain. Elles allaient vivre une semaine l'une sur l'autre, dans un espace tout petit, elle allait devoir restreindre ses sentiments, ses envies, ses pulsions, et elle avait une peur immense de ne pas y arriver. Elle avait peur que cette semaine la rendre encore plus amoureuse et dépendante de sa meilleure amie, mais encore plus peur qu'elle la fasse craquer et qu'elle avoue tout à Maura, avec le risque de perdre leur lien. Et cette pensée horrible ne quitta pas son esprit jusqu'à ce qu'elles arrivent dans le dit appartement. Les combinaisons stériles et de protection enfilées avant au poste, furent retirées et l'équipe les laissa. Elles se retrouvèrent face aux deux petites pièces, et Jane se laissa tomber sur le petit canapé, réalisant qu'elle ne pourrait pas dormir bien dessus, elle fut encore plus partagée entre bonheur et peur et pour exactement la même raison.

-Peux tu arrêter de soupirer à tout bout de champ, et m'expliquer ce qui ne va pas? Demanda la légiste debout devant elle.

-Non je ne peux pas arrêter de soupirer, je suis agacée. Marmonna la brune.

-Alors peux tu essayer de voir le bon côté des choses s'il te plaît? Continua Maura, très calme.

-Comme quoi? Le fait que c'est comme des vacances et que je vais pouvoir me reposer? Le fait que je suis avec toi et pas seule ou avec ma mère? Proposa Jane.

-Par exemple. Acquiesça la blonde.

-Et bien non je ne peux pas, parce que je veux pas être en vacances et je ne veux pas être enfermée dans un appart' qui n'est pas le mien. Ou pas ta maison. Marmonna la brune.

La légiste soupira et alla vers le frigo pour l'ouvrir et regarder ce qu'il y avait dedans, elle connaissait assez sa meilleure amie pour savoir que le meilleur moyen de l'apaiser était une enquête et le second était de lui offrir une bière et un bon repas.

-Si je te dis qu'on a des bières et que je peux faire des pâtes fromage et tomates, qu'en dis tu? Proposa-t-elle accroupie.

-Se serait parfait. Je meurs de faim depuis des heures. Remarqua la brune.

Maura sourit et se pencha un peu plus pour prendre tout ce qu'elle voulait, et le mouvement tira légèrement la robe sur le haut des cuisses, attirant le regard de l'enquêtrice dessus. Jane sentit son coeur battre plus vite, et elle laissa son regard glisser sur sa jambe vers son postérieur, se délectant de la courbe de ses fesses dans le tissu foncé. Et quand la femme se redressa, Jane prit sur elle pour ne pas laisser entendre le profond gémissement coincé dans sa gorge. Maura était tout son monde, si belle, si parfaite, si attentionnée. Elle l'aimait plus que toute chose sur Terre, et elle n'allait pas tenir une journée coincée ici sans lui dire. En d'autre terme elle ne pouvait penser qu'à deux choses : à quel point la femme qu'elle aimait était parfaite et au fait qu'elles courraient à la catastrophe.

Angela arriva une bonne demie heure après, frappant à la porte et laissant les deux sacs d'affaires devant. Elle échangea quelques mots avec les deux femmes par la porte fermée, s'assurant qu'elles allaient bien, regrettant de ne pas pouvoir entrer pour s'en assurer, puis repartit, en promettant d'appeler tout les jours, et même plusieurs fois. Une fois partie, Jane s'en étant assuré en regardant sa voiture s'éloigner par la fenêtre, elle se précipita pour prendre leurs deux sacs et les posa sur la table à manger pour deux. Elle ouvrit le sien pour voir ce que sa mère avait apporté, et trouva alors un mot plié sur le dessus de ses vêtements.

-Elle est sérieuse? Soupira Jane, en dépliant le papier. Ma Janie, profite de ces quelques jours pour prendre du temps pour toi, et te reposer. Je t'ai mis quelques petits produits pour ta peau et pour te détendre. Se moqua-t-elle en lisant, faisant sourire la blonde qui remuait les pâtes dans l'eau. Et profite en pour- elle se coupa en voyant les mots suivants.

Elle déglutit en lisant les mots de sa mère. -pour avouer à Maura qu'elle est la personne que tu aimes le plus au monde. Tout le monde le sait que vous êtes faites pour être ensemble, vous avez tout le temps pour en parler. Elle n'avait jamais parlé à personne de ce qu'elle ressentait, mais évidemment sa mère savait, puisque sa mère savait toujours tout. Elle devait peut-être en parler avec elle, peut-être que ça l'aiderait à surmonter sa peur ou ses sentiments qui étaient juste trop pour elle, et en même temps supporter les remarques et le côté trop étouffant de sa mère, elle n'y était pas prête.

-Oui? Interrogea la blonde, la faisant relever la tête.

-Oh, elle dit juste de profiter de ce temps pour être avec toi sans meurtres après lesquels courir. Mentit à moitié la brune, effectivement sa mère lui disait de profiter de temps avec Maura, elle omettait seulement une partie de ce qui était écrit. Attend, est ce qu'elle...? Sous-entendit-elle en ouvrant le sac de son amie.

-Puis je savoir pourquoi tu fouilles mes affaires? Demanda Maura en allant rapidement vers elle.

-Je veux voir si elle a- Jane se tut en sortant du sac un papier plié, le même que le sien.

Elle fut envahie par l'inquiétude de la possibilité que sur cette feuille sa mère en ai écrit trop encore une fois. La connaissant elle pourrait vouloir aider, et elle pourrait en faire beaucoup trop pour ça. Sa mère était toujours dans l'excès, mais cette fois, elle ne pouvait pas la laisser écrire à Maura qu'elle, elle l'aimait trop pour que se soit qu'une amitié. Elle tourna le papier pour l'ouvrir, mais avant qu'elle ne puisse une main attrapa la feuille.

-Oh non détective, c'est mon mot à moi. Argua Maura en prenant la feuille.

-Alors qu'est ce qu'elle te dit? Demanda la brune dans un soupir, ses mains crispées se posant sur ses bras croisés.

-Maura, je te souhaite beaucoup de chance et de courage avec ma fille enfermée dans deux pièces pendant une semaine. Si elle te rend dingue, tu peux toujours m'appeler tu le sais. Mais je suis contente que vous soyez ensemble et pas seule, ma Janie serait perdue sans toi. Et elle a signé en m'embrassant. Finit la blonde avant de relever la tête pour regarder la policière avec un sourire amusé au coin des lèvres. Alors tu es perdue sans moi?

-Je hais ma mère. Gronda Jane.

Maura rit doucement et retourna remuer les pâtes, la laissant pousser les sacs pour les poser dans leur chambre. Elle se retrouva près du lit, et regarda ce dernier. Il était double mais pas grand, elles allaient être si proches l'une de l'autre pour dormir. Elle ferma les yeux, soupira et retourna l'air de rien dans l'autre pièce pour mettre la table pour elles deux. Elles dinèrent en regardant une émission à la télé, scientifique, Maura avait demandé, l'italienne avait dit oui de suite, parce qu'elle ne savait rien lui refuser. Elles mangèrent, avant de se mettre dans le canapé, avec un thé pour Maura. Un peu avant onze heure du soir, la blonde était presque affalée sur son amie, la tête dodelinant sous la fatigue, et la policière le remarqua.

-Allons nous coucher, tu es épuisée. Constata la brune en se redressant, prenant ses mains dans les siennes pour la tirer et l'entrainer doucement vers la chambre. Va à la douche la première si tu veux.

-Merci Jane. Sourit la blonde, clairement fatiguée.

L'italienne profita de l'instant pour faire la vaisselle et ranger ce qu'elle avait bougé, sachant que Maura aimait l'ordre et quand tout était à son goût. Une fois fait elle alla dans la chambre et se tourna vers son sac qui était posé près de celui de son amie et l'ouvrit pour sortir son teeshirt de pyjama et le short allant avec. Quand elle se tourna, la porte de la salle de bain s'ouvrit et Maura apparu avec une serviette de bain enroulée autour d'elle, ses jambes nues, ses épaules aussi, une main tenant le tissu sur sa poitrine, laissant voir juste le haut du décolleté. Jane sentit sa gorge devenir soudainement sèche, et ses mains se crispèrent sur ses vêtements dans ses bras.

-Tu peux y aller, ça fait vraiment du bien. Sourit Maura, sans relever le regard, allant vers le lit.

Jane resta immobile, mais quand elle vit la blonde prendre sa petite culotte sur sa nuisette posée sur le lit, elle réalisa qu'elle ne devait pas regarder, elle n'avait pas le droit. Elle se précipita dans la salle de bain et ferma la porte en lâchant un profond soupir une fois seule. Elle lâcha son pyjama et défit son pantalon pour le laisser tomber au sol avant d'aller devant le miroir. Elle fixa son reflet et finit par soupirer de nouveau en se laissant aller vers l'avant son front reposant contre le miroir.

-Je suis tellement foutue. Murmura-t-elle pour elle-même.

Elle se détourna de son propre reflet et retira le reste de ses vêtements avant d'aller sous la douche. Elle se lava et shampouina ses cheveux pour retirer l'odeur de savon du bureau de la légiste qu'elle avait depuis la douche de décontamination. En sortant, elle s'enveloppa dans une serviette pour se sécher, avant d'enfiler son boxer, et son pyjama par dessus. Elle sortit de la salle de bain, la serviette sur la tête, essuyant ses cheveux trempés. Quand elle redressa vivement la tête, elle trouva Maura dos à elle, retirant son peignoir de soie -qu'apparement sa mère avait mit dans ses affaires- découvrant la nuisette. Sa gorge s'assécha immédiatement, et elle perdit presque l'équilibre, se cognant contre la commode, attirant le regard de son amie.

-Tout va bien Jane? Demanda la légiste.

-Oui, oui. Marmonna la brune en essorant une dernière fois ses cheveux. Je prends juste l'oreiller, et je vais dans le canapé.

-Ne sois pas ridicule. Le canapé est trop petit pour que tu t'allonges, et tu en sortiras avec un mal de dos important. Remarqua Maura. Et le lit est assez grand pour nous deux, nous pouvons partager le même pendant une semaine non?

-Surement. Bredouilla Jane, qui n'était pas sûre de s'en sortir indemne.

-Alors viens. Invita sa meilleure amie avec un grand sourire en se glissant sous la couverture pour aller le plus loin dans le lit, prenant le côté du mur.

Jane frotta ses cheveux et déposa la serviette sur le côté, et s'avança pour se glisser à son tour sous la couette, en prenant garde à laisser de l'espace entre elles deux. Elle soupira et éteignit la lumière, les plongeant dans l'obscurité. Mais pas le noir total, ce qui avait l'avantage de permettre à Jane de voir les contours de la blonde et donc de na pas s'approcher trop près d'elle. Elles restèrent en silence tellement longuement que la brune finit par être persuadée que son amie dormait. Et pourtant après s'être allongée sur son flanc, face à la forme allongée sur le dos de l'italienne, Maura soupira.

-Pourquoi es tu si tendue? Demanda-t-elle.

-Tu ne dors pas? Rétorqua Jane.

-Et bien non, je n'y arrive pas. Et toi tu es si tendue, ça ne m'aide pas. Argua Maura. Tu veux m'en parler?

-Non, non, je vais bien. Marmonna la brune pour se tourner, s'allongeant sur le côté, dos à sa meilleure amie. Bonne nuit Maur'.

-Bonne nuit Jane. Souffla la légiste, étonnée.

La nuit suivante, l'italienne attendit que son amie dorme pour quitter le lit et aller dans le canapé. Plus de vingt quatre heures seule avec Maura dans un deux pièces, et elle craquait. Elle n'arrivait pas à garder ses mains loin de Maura, elles avaient passé la journée dans le canapé devant des séries, et elles avaient fini complètement enlacées. Pourtant elles avaient déjà regarder la télé ensemble une centaine de fois et à chaque fois elles finissaient côte à côte et non enlacées, mais apparemment en quarantaine, elles ne pouvaient pas s'en empêcher. Mais Jane ne supportait plus autant de contact sans rien de plus, c'était un entre deux douloureux et épuisant. Et ce soir là elle ne se sentait pas capable de dormir encore avec Maura. Elle préférait les courbatures, le mal de dos et le manque de place sur le canapé qu'une nuit de plus près du corps merveilleux et souple, mais surtout peu vêtu, de la blonde. Surtout que cette dernière c'était faite plutôt collante la nuit précédente.

Alors au matin, quand Maura se réveilla seule, elle pensa d'abord que la détective prenait son petit déjeuner, mais en arrivant dans le salon, la voyant sur le canapé, elle comprit que la femme n'avait pas dormi avec elle. Agacée, elle soupira et s'approcha d'elle.

-Jane. Grogna-t-elle avant de secouer légèrement sa jambe. Jane. Appela-t-elle plus fort. La concernée bougea doucement en grognant. Jane, réveille toi.

-Hmmm quoi? Marmonna la brune.

-Je rêve ou tu es venue dormir sur le canapé une fois que je m'étais endormie? Demanda durement Maura.

-Ouais, peut-être. Bredouilla Jane en se redressant sur le canapé.

-Pourquoi? Questionna la blonde en croisant les bras sur sa poitrine. Mais elle n'obtint aucune réponse. Jane, vas tu m'expliquer enfin quel problème tu as avec moi depuis qu'on est ici, parce que je commence sincèrement à en avoir marre d'être avec toi qui souffle le froid et le chaud dans la même minute. Gronda-t-elle.

-Je peux rien dire. Marmonna la brune, définitivement réveillée cette fois.

Maura grogna et alla vers la petite cuisine à deux pas, et lança la cafetière. Restant dos à son amie, elle osa.

-Est ce que ça à un quelconque rapport avec les soi disant sentiments que tu aurais pour moi et dont ta mère te parle dans le petit mot qu'elle t'a laissé en te poussant à me les avouer? Demanda-t-elle.

-Je..Tu..Je...Bégaya Jane, n'en revenant pas, avant de secouer la tête et de se lever. Tu as fouillé dans mon sac?

-Non. Refusa la légiste en tournant. Non. Mais j'ai bougé ton sac le premier soir pendant que tu étais à la douche, et comme la fermeture était ouverte, le papier est apparu et je l'ai lu. Je t'avais trouvée étrange avant, quand tu me l'avais lu, mais en lisant j'ai compris. Argua-t-elle. Alors est ce pour ça que tu refuses de dormir dans le lit?

-Maura, on pourrait ne pas en parler? Demanda la brune, dans une grimace désespérée.

Elle n'arrivait pas à croire qu'elle avait réussi à ne rien montrer si longtemps, et qu'à cause d'un fichu mot de sa mère elle se retrouvait dévoilée. La fin de la quarantaine risquait d'être gênante si elles devait vraiment parler de ça dès maintenant comme ça. Et puis elle n'avait pas pris son café, elle avait mal partout, elle était à peine réveillée, elle n'était pas prête à entendre la femme de sa vie lui dire qu'elle ne l'aimait pas de la même manière qu'elle, que jamais elles n'iraient plus loin qu'une relation purement amicale.

-Si Jane on va en parler. Imposa la légiste. Et pour plusieurs raisons. Déjà parce que tu es courbaturée alors que tu aurais pu dormir dans ton lit, juste parce que tu m'évites. Ensuite parce qu'on est bloquées ici pour plusieurs jours encore je ne veux pas vivre dans des non dits, j'ai besoin de sincérité et de vérité. Et tu sais très bien que j'ai besoin de comprendre les choses pour les accepter, alors on va parler. Insista-t-elle. Mais pour le moment je finis nos cafés, tu vas encore plus en avoir besoin si on doit discuter.

Et Jane ne discuta pas, parce que ça n'aurait servit à rien, la blonde était claire et définitive, elle n'avait pas vraiment d'autres choix apparemment. Puis au moins elles auraient du café. Alors dans un soupir elle reprit le plaid et se rassit dans l'angle du canapé, la couverture sur ses jambes. Il fallut quelques minutes et finalement Maura lui apporta sa tasse et se plaça avec la sienne dans l'angle opposé au sien du canapé. Elles restèrent silencieuses pendant quelques minutes, et finalement Jane se lança, le regard doré de son amie étant lourd sur elle.

-Tu as lu tout le mot de ma mère? Demanda-t-elle.

-Oui. Souffla Maura.

-Tu m'en veux? Continua Jane.

-Non. Bien sur que non Jane. Mais je veux comprendre. Répondit la blonde.

-Je vois pas ce que tu ne comprends pas, on peut pas dire que ma mère soit passée par quatre chemins dans son mot. Marmonna la brune, honteuse.

-Ta mère disait "la personne que tu aimes le plus au monde", et comme tu as une famille extraordinaire je me demande pourquoi moi plus qu'eux? Et puis la seconde phrase, mentionnant que tout le monde sait qu'on irait parfaitement ensemble me fait me demander ce que tu peux bien vouloir pour nous. Expliqua Maura, léger sourire rassurant pour son amie.

Jane soupira, s'enfonçant dans le canapé, elle était tellement mal à l'aise de devoir parler de ça.

-Je peux répondre au deux. Je ne t'aime pas comme j'aimerais une soeur, ou un membre de ma famille, l'amour que je te porte a évolué de manière...Elle hésita à dire le mot si décisif. Non platonique. Décida-t-elle, au lieu d'amoureuse.

-Jane est ce que tu essayes de dire que tu serais amoureuse ou presque amoureuse de moi? Demanda la blonde, presque choquée.

Son air ne rassura pas l'italienne qui la voyait comme le choc et l'effroi à la possibilité que sa meilleure amie soit attirée par elle.

-Je...Je...C'est pas ce qui est important. Tu es la personne qui compte le plus à mes yeux, je ne peux pas te perdre Maur'. Souffla-t-elle en serrant sa tasse.

-Et tu penses que admettre que tu es amoureuse de moi va te faire me perdre? Remarqua la blonde.

-Je sais pas, et je ne préfère pas tenter. Marmonna la brune. J'en ai déjà trop dévoilé.

-Alors je vais tenter pour toi. Décida Maura en posant sa tasse pour s'installer sur ses genoux, face à sa meilleure amie, les jambes pliées de celle ci entre elles. Je t'aime Jane, de toutes les manières imaginables. Tu es extraordinaire, tu me protèges, tu m'apprends à comprendre les vivants. Tu m'offres une famille, par toi mais aussi par ta propre famille. Tu me fais rire, sourire plus que personne. Tu me rends plus heureuse que n'importe quoi. Tu es la personne avec qui je veux finir par vie, et je m'étais résigner à la finir célibataire mais avec une meilleure amie formidable. Mais finalement, peut-être que j'ai une chance de la finir avec toi, dans une relation amoureuse.

-Tu dis que...tu dis..? Bredouilla Jane.

-Je dis que je suis amoureuse de toi depuis toujours, et que quand tu seras prête pour nous, je serais là. Sourit tendrement la blonde.

-Mais je suis prête, je savais juste pas que tu le voulais aussi. Marmonna la détective.

-Alors pourquoi tu fuis? Pourquoi alors qu'on partage un lit ensemble, tu fuis sur le canapé pour avoir mal partout? Demanda Maura.

-Parce que tu dors en nuisette Maura. Parce que j'avais aucune idée que tu me voulais aussi et que je souffrais d'être près de toi sans pouvoir l'être plus, et qu'en plus de ça j'avais peur de craquer. Soupira Jane en écartant sa tasse pour se redresser et se mettre en tailleur face à la femme. Je préférais avoir mal partout plutôt que de dormir à peine parce que j'étais trop obnubilée par toi, mon envie de toi et mes sentiments. Expliqua-t-elle.

-Craque Jane. Poussa la blonde en se rapprochant, leurs visages plus qu'à quelques millimètres. Craque. Insista-t-elle.

La brune déglutit durement face à elle. Et puis doucement elle se pencha et pressa un baiser sur ses lèvres fines après les avoir effleurées dans l'hésitation. Jane avait rêver de ça tellement de fois mais le baiser était délectable et la blonde la laissait mener, sans pour autant être passive, du grand Maura. Elle l'aimait un peu plus si c'était possible. Et le baiser dura le plus longtemps possible avant que finalement elles ne s'écartent de quelques millimètres, que leurs yeux s'ouvrent à nouveau et qu'elles se regardent.

-Maura, je crois que tu ne te rends pas compte d'à quel point je t'aime. Murmura la brune, fébrile comme rarement elle l'avait été. Je...Je suis pas comme ça, tu me connais, je suis jamais comme ça. Mais toi Maur', t'es mon exception. Ce sentiment pour toi il me fait mal, il me dévore, il me ronge. Je..Je peux le gérer plus ou moins quand rien ne va dans son sens, mais si toi et moi ça commence, j'ai l'impression que ça va me démolir si ça s'arrête. Et je crois que j'ai encore plus peur que ça ne s'arrête jamais et que mes sentiments pour toi me dévore et me ronge jusqu'à ne plus rien laisser de moi. Marmonna-t-elle.

-Jane. Appela la blonde en glissant ses mains sur ses joues. Jane. Murmura-t-elle tendrement à nouveau, et caressa ses pommettes de ses pouces. Jane, je ne peux pas vivre sans toi depuis des années, comment penses tu que je pourrais gâcher ça?

-Mais Maur' je n'ai pas peur que tu le gâches, t'es exceptionnelle, j'ai peur de le gâcher, parce que je suis moi et que je suis souvent catastrophique et encore plus en relation. Et même si j'ai tout foiré avec les hommes ces dernières années parce que je n'étais pas amoureuse d'eux mais de toi, je sais aussi que je sais pas faire. Mais je peux pas prendre le risque de tout gâcher entre nous. Souffla Jane en se laissant bercer par les caresses.

-Jane, tu as toujours été parfaite avec moi, et je t'aime pour ce que tu es, défauts compris. Et je suis pas très douée non plus en relation, mais je sais que nous ça pourrait parfaitement fonctionner, justement parce qu'on est douées avec personne sauf avec l'autre, et ce depuis des années. Remarqua Maura. Ce n'est pas pour rien que tout le monde pense qu'on irait parfaitement ensemble, on se complète et on se comprend alors que personne ne le fait. Et le plus important dans tout ça, c'est que je t'aime tellement, je suis complètement amoureuse de toi, et apparemment tu le ressens aussi pour moi. Argua-t-elle.

-Oui, je t'aime tellement que ça en serait presque effrayant. Murmura la brune.

-Mais ça ne l'est pas. Sourit tendrement Maura en tenant toujours son visage. Elle se pencha et pressa un petit baiser sur ses lèvres. Laisse nous une chance Jane, crois moi, ça marchera.

-Je ferais n'importe quoi pour toi. Assura Jane en posant ses mains sur les cuisses pliées de la femme. Embrasse moi encore. Murmura-t-elle.

Maura sourit et l'embrassa de nouveau, une main glissant sur l'épaule de la détective, avant de la pincer.

-Aïe! S'exclama la brune. Pourquoi tu fais ça?

-Parce que tu dois être toute bloquée après une nuit sur le canapé, je voulais vérifier et c'est le cas. Souffla Maura en pinçant de nouveau son muscle la faisant se tordre. D'accord il faut que je te fasse disparaitre ces tensions. Par terre.

-Quoi? Demanda Jane, surprise.

-Par terre. Installe toi en tailleur on va faire de la relaxation. Réclama la blonde en allant s'asseoir.

La brune soupira mais s'installa près d'elle. Elle avait pas si souvent que ça eu l'occasion d'être aussi folle amoureuse, et n'avait jamais réellement pensé que sa légiste tant aimée l'aimerait aussi. Alors après des baisers, en sachant que Maura faisait ça pour son bien, elle n'allait certainement pas lui dire non pour quelques minutes de yoga. Alors elle s'assit près d'elle en tailleur, leurs genoux se touchant et la regarda fermer les yeux et poser ses mains sur ses genoux, en se calmant. Jane ne pu retenir un sourire, commençant tout juste à réaliser ce qui se passait entre elles deux, ce qui se passait enfin.

-Jane, essaye vraiment de te détendre, vide toi la tête, ne pense à rien. Invita la blonde immobile.

-Je t'avoue que c'est un truc que je sais pas bien faire, mais après t'avoir embrassée c'est assez compliqué. Souffla Jane.

-Essaye, ça te fera du bien après une nuit aussi mauvaise pour ton corps. Réclama Maura en la regardant.

-Ou sinon on se met dans le lit pour regarder des films ou une série. Proposa la brune avec un sourire. Si tu veux je te regarde faire ton yoga et après on regarde des films. Sourit-elle en se penchant pour embrasser la joue de la femme.

-Je ferais du yoga plus tard. Sourit la blonde en se hissant sur ses bras pour venir embrasser la détective. Il nous reste cinq jours ici, utilisons ce temps à bon escient.

-Pas de sexe au premier rendez vous. Décida Jane en enroulant ses bras autour d'elle.

-Le sexe se sera pour ce soir au demain, alors. Rétorqua Maura en caressant sa joue. Là on va aller s'installer dans le lit devant quelque chose et je vais te masser.

La détective accepta d'un sourire et rapidement elles allèrent dans le lit, mettant un film sur l'ordinateur de Jane. La blonde mit bien les oreillers derrière son dos et fit signe à sa meilleure amie -et un peu plus- de s'asseoir dos à elle entre ses jambes. Elle massa la détective un long moment, faisant disparaitre les noeud dans son dos, et finalement elle glissa ses mains sur ses hanches pour les enrouler autour de son ventre, la laissant s'installer contre son torse.

-J'ai l'impression que mon dos n'a jamais été aussi bien. Souffla la brune en s'ajustant bien contre elle, l'arrière de sa tête se reposant sur l'épaule de Maura. Tu as beaucoup beaucoup de talents insoupçonnés.

-Arrête de dire des bêtises. Sourit la blonde en caressant doucement les abdominaux sous le teeshirt de la femme, sa joue reposant contre la crinière brune.

Elles restèrent silencieuses un moment, regardant la série, puis finalement Jane tourna la tête pour venir embrasser le cou de la jeune femme.

-Maura? Appela-t-elle discrètement.

-Oui? Répondit la blonde.

-Je t'aime. Murmura la brune en l'embrassant à nouveau. Et je...je suis désolée d'avoir rien dit, et d'être pas douée en sentiments et tout. Et je suis désolée d'avance pour toutes les bêtises que je pourrais faire. Souffla-t-elle.

-Arrête, tout ira bien, c'est promis. Assura Maura en continuant ses attentions. Elle embrassa doucement sa tempe. Je t'aime pour ce que tu es, avec tes maladresses et je veux pas que tu t'excuses d'être toi.

-Tu es la meilleure Maur'. La meilleure personne qui pouvait entrer dans ma vie, et la meilleure chose qui pouvait m'arriver. Sourit Jane, avant de pousser l'ordinateur sur lequel la série tournait toujours pour se tourner et s'allonger sur la blonde, en pressant un baiser sur son front, puis son nez, puis ses lèvres. Je rêve de toi depuis des mois. Je rêve de chaque moment avec toi, de t'embrasser, de te serrer contre moi, de te toucher, de te faire l'amour, je rêve de tout. Souffla-t-elle en poivrant des baisers le long de sa mâchoire et de son cou.

-Moi aussi. Depuis des années. Sourit la blonde. Je veux tout et plus encore. Murmura-t-elle en glissant ses mains dans les boucles brunes de la jeune femme. Tu sais, en y pensant des rendez vous on en a eu des milliers depuis qu'on se connait.

-Hmmhmm..Acquiesça la brune dans le creux de son cou et de sa clavicule. Et?

-Et je veux plus attendre avec toi. Je te connais par coeur et je t'aime. Sourit Maura en la faisant relever la tête. Je veux faire l'amour avec toi maintenant.

Jane lui sourit et vint l'embrasser en se débarrassant de son pyjama, puis du sien.

Maura rouvrit les yeux de nombreuses heures plus tard, sentant son corps délicieusement endoloris et soupira le nez dans l'oreiller avant de tourner la tête pour voir Jane allongée sur le ventre relevée sur ses coudes la regardant dormir, les cheveux dans tout les sens, avec un doux sourire.

-Je meurs de faim mais je pouvais pas aller manger sans te voir te réveiller. Sourit Jane en venant caresser sa tête. Et puis tu es tellement belle que je peux pas arrêter de te regarder.

-Tu es si douce après le sexe. Murmura Maura, sourire aux lèvres, en se tournant vers elle pour coller leurs corps en passant un bras autour d'elle. Et tellement belle.

-Tout le monde ne me dirait pas douce après le sexe. Gloussa Jane en se penchant pour faire s'effleurer leur nez. Par exemple, Dean te dirait que je l'ai frappé quand il m'a caressé le bras.

-Tu as fais ça? Rit doucement la blonde.

-Ouais, et Casey a arrêté d'essayer après que je l'ai repoussé ou tapé au réveil trop de fois. Continua la brune amusée. Mais toutes ces relations étaient étranges et un vrai échec, et tellement, tellement différente de toi. Les réveils avec toi sont tellement parfaits depuis toujours, mais en pleine journée avec toi nue c'est la plus belle chose possible. Murmura-t-elle en venant l'embrasser.

-C'est ce que j'ai pensé en te voyant me sourire quand j'ouvrais les yeux. Souffla Maura en venant chercher un baiser. Tu veux un repas alors?

-Je peux me faire à manger tu sais. Tu fais tout nos repas depuis qu'on est là. Remarqua tendrement Jane.

-Tu as beaucoup de talents mais la cuisine n'en est certainement pas un. Sourit tendrement la blonde en caressant sa joue.

-Je suis offensée. Fit la brune, l'air faussement outrée.

-Menteuse, tu n'as pas l'air du tout offensée, tu souris. Remarqua Maura toujours serrée contre elle.

-Oui et bien j'essaye de l'être mais tu es nue contre moi, alors c'est difficile d'être autre chose que ravie ou excitée. Gronda Jane en se penchant pour l'embrasser, une main enfouie dans ses cheveux blonds.

Puis soudain Maura inversa leurs places et se retrouva sur la brune, en appui sur ses bras.

-Je vais faire le repas, toi tu remets un film, et surtout, elle embrassa son torse au dessus de son sein, tu ne te rhabilles pas. Réclama-t-elle, avant de se sortir du lit.

Jane sourit en la regardant nue debout, dos à elle, et se délecta de ses jolies courbes. Mais quand Maura glissa sur son corps une chemise de son amante, cette dernière grogna.

-Tu en as pour combien de temps? Gémit Jane.

-Un quart d'heure. Répondit la blonde en quittant la chambre vers la petite cuisine. Moins de dix minutes, les plats chauffant et elle sentit un corps contre son dos, des mains caresser sa peau et des baisers être poivrés sur son cou. Tu devais m'attendre dans le lit et préparer le film.

-Il est prêt et pour le reste, m'as tu déjà vue écouter les consignes? Sourit la brune avant de tirer Maura pour la soulever et l'asseoir sur le meuble en l'embrassant. La femme enroula ses jambes autour d'elle, et glissa ses mains dans ses cheveux. Et j'ai écouté à moitié, regarde je ne me suis pas rhabillée. Ajouta-t-elle en descendant des baisers dans son cou.

-Toi si pudique d'habitude tu te ballades nue dans un appartement du poste? S'amusa Maura avant de gémir bruyamment quand les dents mordillèrent son cou.

-Y a que nous. Sourit Jane.

-Tu as trois minutes avant que le repas ne brûle. Et maintenant que tu m'as excitée je veux un orgasme. Réclama la blonde en crispant ses doigts dans ses cheveux.

-Encore un? S'amusa la brune en glissant sa main entre ses jambes.

Maura hocha la tête en tirant le visage de la brune au sien pour l'embrasser alors que la femme la faisait jouir encore une fois.

Elles passèrent à peu près toute la fin de semaine ainsi. Leurs téléphones sonnant plusieurs fois, leurs collègues et famille essayant de prendre des nouvelles, mais les coupant dans leurs activités plusieurs fois.

La dernière nuit avant leur départ, il était tard et il faisait noir quand les deux femmes cessèrent de faire l'amour. Nues, dans la pénombre, Jane était installée dans le dos de son amante un bras au dessus de sa tête, l'autre autour de ses hanches. Maura avait une main entrelacée à la sienne sur son abdomen, ses fesses collées aux hanches de la brune qui avait le nez dans ses cheveux blonds.

-Demain on rentre. Murmura soudainement la blonde.

-Oui enfin chez nous. Soupira Jane en bougeant légèrement la tête contre la sienne.

-On sera toujours comme ça, ensemble, même en rentrant chez nous? Demanda Maura.

-Maur', je suis peut-être nulle, maladroite et à faire beaucoup de bêtises dans mes relations, mais je vais pas t'abandonner, ni te cacher, je suis beaucoup trop heureuse et fière d'être avec toi. Assura la brune avant de presser un baiser dans son cou.

-Et tu continueras de venir tout les soirs chez moi? Et de même dormir avec moi? Questionna la blonde.

-Je vais nul part loin de toi, et tant que tu veux de moi chez toi, je suis chez toi. Appuya Jane en serrant un peu plus sa main dans la sienne.

-Et tu vas dire à ta famille qu'on est ensemble? Demanda Maura.

-Pourquoi tu as toutes ces questions? Tu as peur Maur'? Murmura la brune.

-J'ai peur de te perdre quand on va revenir à notre vie normale, peur que tu fuis quand on te charriera. Souffla la blonde.

-Je serais en colère quand les collègues feront des vannes pourries, mais je fuirais pas, c'est promis. Je t'aime tellement Maur'. Souffla la détective.

-Je t'aime aussi Jane. Sourit tendrement la légiste en se fondant complètement contre elle.

Les deux femmes s'endormirent enlacées ainsi, et ne se réveillèrent qu'à la sonnerie du réveil le lendemain. Elles se firent un café en s'habillant, surveillant l'heure sachant que Korsak et Angela allaient venir pour la fin de leur quarantaine. Maura se mit finalement à faire leurs sacs après avoir refait le lit pendant que Jane lavait la cuisine. Alors qu'elles finissaient, Korsak et Angela ouvrirent la porte et en la voyant, sa mère vint rapidement l'enlacer. Jane promit plusieurs fois que ni elle ni la légiste n'avaient eu des symptômes et qu'elles allaient parfaitement bien.

-Vous avez la fin de la journée à dit Cavanaugh. Annonça Korsak.

-Super. On est prêtes, on doit juste finir les sacs. Je vais voir où en est Maura, on arrive. Fit rapidement la détective en allant dans la chambre.

Maura était dos à la porte les deux sacs posés sur le lit, ouverts, en train de plier son pyjama pour le mettre dedans, et la brune s'avança rapidement pour aller se coller à son dos en enlaçant ses hanches moulées dans la jolie robe.

-Ils sont arrivés. Souffla Jane avant d'embrasser sa joue.

-J'ai presque fini. Annonça Maura en souriant et mettant les dernières affaires dans les sacs. Il ne reste rien dans le salon?

-Non, tout est là. Sourit la brune.

-Alors on peut il y aller. Accepta la blonde.

-Encore une minute. Murmura Jane en la tournant dans ses bras pour la serrer et l'embrasser.

-Ils sont juste à côté. Gloussa Maura en enlaçant son cou.

-Je veux juste encore quelques baisers. Réclama la brune en l'embrassant de nouveau.

La blonde rit doucement et se laissa complètement aller contre elle pour l'embrasser, ne pouvant jamais résister à la détective et encore moins maintenant qu'elles étaient ensemble.

-Les chéries, vous pourrez vous embrasser chez vous, mais Vince et moi devons aller travailler. Réclama Angela dans l'encadrement de la porte.

-Maman. Gronda Jane faisant rire la femme dans ses bras.

-Rentrons à la maison. Sourit Maura en se détachant de son amante pour attraper son sac.

Jane prit le sien et ils quittèrent tout les quatre l'appartement après que les deux femmes aient rempli les papiers de fin de quarantaine. La question d'où aller ne se posa même pas et deux heures plus tard le petit couple était dans les draps de la légiste.

La prochaine mort par empoisonnement fut un mois plus tard, et comme à son habitude Jane descendit rapidement à la morgue pour avoir les premières constations. Seulement quand elle passa la porte, Maura se tourna brusquement.

-Non, dehors. Ordonna la légiste, en pointant son scalpel vers elle.

-C'est quoi cet accueil? Moi quand tu montes me voir je te demande comment tu vas et je te dis que tu es belle. Argua Jane.

-Jane, dehors. Gronda la blonde.

-Mais qu'est ce qu'il y a? Soupira la brune.

-Mort par empoisonnement. Je t'avais dis que tu ne serais plus là pour les autopsies avec empoisonnement. Rappela Maura.

-Oh arrête avec ça, je t'ai déjà dit, si tu prends le risque, je le prends avec toi. Argua Jane en s'approchant et déposant un baiser sur ses lèvres. Alors?

-Alors non, Jane je ne veux pas que tu sois exposée à quelque chose de dangereux. Soupira la blonde.

-Pourtant si toi et moi on est exposées à quelque chose de mauvais, se sera la quarantaine juste nous deux et des heures de sexe. Sourit la brune avant de voir sa petite amie se mordre la lèvre. Voilà, maintenant tu vois le bon côté des choses.

-Si tu veux juste nous et du sexe, on peut aussi prendre des vacances loin de tout dans un bel hôtel. Proposa Maura.

-On fera ça un jour, promis. Assura Jane. Pour l'instant parle moi de notre mort.

Et la blonde cessa de se battre, elle n'obtiendrait pas gain de cause avec la détective elle le savait. Alors elle lui expliqua ce qu'elle savait déjà et Jane la remercia d'un baiser avant de remonter en lui rappelant qu'à midi elles allaient déjeuner en amoureuses.