32 : De Paris à Quantico à Boston.

*Tu me manques tu sais?* Sourit Maura, le téléphone coincé entre son oreille et son épaule alors qu'elle boutonnait son chemisier.

*Tu me manques aussi, j'ai hâte d'avoir quelques jours de vacances pour venir te retrouver.* Répondît la voix chaude de Jane dans le combiné. *Que vas tu faire toi aujourd'hui?*

*Je vais aller m'installer dans le petit parc à côté pour écrire mon roman.* Répondit la blondinette en regardant ses pantalons sortis sur le lit.

*Le parc où on s'est embrassées des heures entières? Là où je t'ai embrassé la première fois hors de ton appartement?* Demanda la brune.

*Ce n'est pas ce que j'avais prévu au départ, mais maintenant je vais y aller, tu m'as donné envie.* Sourit Maura.

*Tu penseras à moi en écrivant comme ça.* Argua fièrement Jane.

*Tu es toujours dans ma tête Janie.* Rassura la blonde. *Mais je te le redis mon héroïne n'aura pas de petite amie.* Ajouta-t-elle rapidement sachant que sa petite amie allait revenir dessus comme à chaque fois depuis qu'elles étaient ensemble.

*Je sais, je sais. Mais je pense que tu devrais l'envisager pour le tome deux.* Remarqua l'italienne.

*Je n'en ai même pas sorti un que tu imagines le deuxième.* Gloussa Maura.

*Tu excelles en tout et j'ai lu un bout de ton roman, je sais qu'il est bon, on t'en demandera forcément un deuxième.* Sourit Jane.

*Je t'aime.* Murmura simplement la légiste.

*Moi aussi.* Souffla la femme. *Je dois te laisser, le travail m'appelle. On se rappelle plus tard?* Proposa-t-elle devant la porte de la salle où elle allait à Quantico.

*Oui, plus tard.* Accepta Maura. *Bonne journée ma Janie.* Finit-elle.

Elle entendit un baiser volant et elles coupèrent l'appel. Elles étaient ensemble depuis six mois, tout en étant séparées depuis cinq. Jane s'était lancée le jour où elle lui avait dit qu'elle partait avec elle à Paris avant de prendre son nouveau poste à Quantico. Elles étaient installées sur le lit de la légiste à discuter de ces nouvelles vies qu'elles entreprenaient et Jane avait avoué que si elle partait à Quantico c'était parce que Maura partait à Paris et qu'elle ne voulait pas connaitre Boston sans elle. Elles s'étaient regardées en souriant tendrement avant de finalement se pencher d'un même geste, rapprochant considérablement leurs visages et puis Jane avait finit par l'embrasser tendrement. Et elles étaient restées longuement sur le lit à s'embrasser ainsi et puis elles avaient fait glisser leurs vêtements loin d'elles ayant besoin de plus de contacts après tout ce temps à attendre en silence. Deux jours plus tard elles partaient pour Paris ensemble, évitant les baisers dehors, jusqu'à ce que après une semaine dans la ville des amoureux, elles craquent dans ce joli parc et ne se mettent à s'embrasser en décidant qu'elles se fichaient des gens elles étaient ensemble et comptaient bien profiter de tout leurs moments ensemble. Jane était restée presque un mois avec elle à Paris avant de repartir aux États-Unis pour commencer son nouveau travail et elles avaient alors commencé une relation à distance. Depuis leur relation reposait sur des appels téléphoniques et vidéos, des messages, tout cela de manière régulière cherchant à garder et faire grandir se lien entre elles qui avait évolué après des années d'amitié. Maura passait donc ses journées entre écrire son roman et penser à sa belle, à faire des choses qui lui rappelait la femme, comme passer prendre des viennoiseries dans la boulangerie au coin de la rue où elles allaient toujours quand Jane était là.

-Bonjour. Deux croissants s'il vous plaît. Demanda-t-elle, en français avec son accent très marqué.

La femme lui prépara le sachet et elle paya avant de quitter la boulangerie pour aller retrouver son petit coin de parc adoré. Elle s'installa et se mit de suite à écrire, comme elle faisait tout les jours à des endroits différents de la ville. Le plus dur avec la distance qui la séparait de Jane était le décalage horaire, heureusement elles arrivaient à s'arranger Jane appelait très tôt avant ses cours et puis Maura appelait très tard le soir quand elle était sur le point de dormir et que la brune commençait à peine sa soirée. Elles étaient en décalage sur beaucoup de choses, mais elles savaient que quand Maura reviendrait à Boston -ce qui arrivait à grand pas- tout serait plus simple, elles pourraient même passer quelques week-end ensemble, il fallait juste être un peu patientes.

Maura était au parc depuis quelques heures déjà, elle avait bien écrit mais n'ayant plus de batterie elle décida de rentrer. À son appartement, elle le mit à charger avant d'aller cuisiner pour son déjeuner, et alors qu'elle faisait revenir quelques légumes dans la poêle, elle entendit son téléphone sonner. Elle l'attrapa rapidement et décrocha.

-Maura Isles. Répondit-elle, par habitude.

*Bonjour, hôpital de Quantico, nous vous appelons car-

-Jane? Marmonna la légiste, terrorisée en quelques secondes.

*Oui, Jane Rizzoli était dans l'équipe du FBI qui s'est faite attaquée, elle est actuellement endormie, mais se réveillera bientôt, vous êtes son contact d'urgence. Continua son interlocuteur.

-Je serais là dans dix heures. Argua Maura avant de raccrocher.

Elle éteignit sa plaque de cuisson avant de courir à sa chambre prendre son grand sac à main en mettant dedans des affaires indispensables. Elle claqua la porte de l'appartement, descendit les étages en appelant un chauffeur et une fois dans la voiture elle regarda les vols pour Paris. Elle ne regarda même pas les prix et acheta seulement la première place qu'elle pouvait. À l'aéroport elle passa rapidement tout les portiques, n'ayant pas de bagages à enregistré et couru à son avion. Son coeur battait vite, trop vite surement, depuis l'appel de l'hôpital. Jane ne pouvait pas aller mal. Elle lui avait promis que tout ce qu'elle faisait sur le terrain avec le FBI en plus de ses cours était sans danger, elle ne pouvait pas aller mal. Maura avait décidé de rester à Paris parce qu'elle rêvait de cet escapade mais aussi et surtout parce qu'elle savait que la brune était en sécurité dans son travail maintenant, et elle pouvait ainsi se détendre. Mais apparement Jane n'avait pas dû tout lui dire pour qu'elle finisse blessée à l'hôpital. Elle y pensa tout le trajet, ressassant leur histoire, ses souvenirs, tout ce qu'elles avaient vécu mais aussi ce qu'elles avaient prévu de vivre ensemble quand elles se retrouveraient, elle repassa tout en boucle dans son esprit pendant les huit heures et demi de vol. Elle avait essayé d'ouvrir un livre, d'écrire des petites choses dans son carnet pour son roman, d'écouter de la musique, mais rien ne captait son attention, son esprit revenait perpétuellement à Jane. Jane blessée qui l'attendait, ou plutôt qu'elle allait rejoindre en espérant qu'elle se soit réveillée.

À l'aéroport de Quantico, elle avança le plus vite possible pour arriver dehors et sauter dans un taxi abusant un peu de sa carte de police médicale -qui montrée rapidement ne ressemblait qu'à une de police- pour en trouver un libre. Dans ce dernier, elle demanda l'hôpital et l'homme démarra rapidement. Elle essaya d'appeler Jane, espérant qu'elle s'était réveillée et avait son téléphone portable avec elle, mais rien, le silence lui répondit. Elle fit alors les dernières minutes de trajet de plus en plus inquiète. Devant l'hôpital, elle paya rapidement et sortit en courant pour aller vers l'accueil.

-La chambre de Jane Rizzoli. Imposa-t-elle.

La réceptionniste sembla hésiter, demanda son identité que Maura déclina rapidement, toujours vive dans sa peur, elle semblait presque agressive. Elle finit par obtenir le numéro de chambre et s'y précipita. Quand elle passa la porte, son regard tomba sur Jane allongée dans le lit qui tourna la tête pour sourire faiblement.

-Maur'. Murmura-t-elle.

-Mon amour. Sourit la légiste en refermant la porte pour se précipiter vers elle, des larmes plein les yeux. Elle se pencha sur elle en s'asseyant sur le bord du lit et caressa ses joues. Comment tu vas?

-Bien, je vais bien. Ne t'inquiète pas, je vais bien c'est promis. Assura Jane en posant sa main sur son poignet pour tourner la tête et embrasser sa paume.

-Oh Janie, j'ai eu tellement peur. Soupira Maura en s'affaissant un peu plus, collant leurs fronts ensemble.

-Je ne voulais pas, je suis désolée. Souffla la brune en posant une main dans son dos. On était sur le terrain, je prêtais main forte pour une intervention qui ne devait pas être longue ni dangereuse. Mais on s'est fait tirer dessus et j'ai pris une balle dans la jambe, je suis tombée et j'ai perdu connaissance. Mais je vais bien maintenant. Rassura-t-elle.

-Ne me refais jamais ça. De Paris je mets dix heures à te rejoindre, et c'est bien trop long mon amour, j'ai eu le temps de tout imaginer c'était l'horreur. Marmonna la blonde.

-Tu m'as rejoins dès qu'on t'a appelée? Demanda Jane.

-Évidemment! Tu pensais quoi? Que j'allais prendre un bain avant de venir?! Remarqua Maura en se relevant pour la regarder dans les yeux.

-Non, mais si j'avais su je me serais blessée plus vite pour te retrouver. Sourit doucement la brune.

-Débile. Insulta la blonde. Je t'interdis de te blesser pour me faire venir Jane, est ce que c'est clair? Gronda la blonde.

-Oui ça l'est. Sourit Jane. Tu restes avec moi maintenant?

-Tant que tu es ici je ne m'en vais pas. Mais je veux voir avec un médecin comme tu vas, je ne te fais pas confiance là dessus. Argua Maura en tendant le bras pour appuyer sur le bouton d'urgence.

-Je vais bien je te dis. Assura la brune.

-Jane, je ne te fais pas confiance là dessus. Appuya la blonde. Tu n'écoutes jamais les médecins, tu-

-Si je t'écoute toi, toujours. Coupa l'italienne.

-Arrête. Quand tu es blessée, tu es une vraie tête de mule, tu es insupportable, pire patiente possible, donc je vais demander au médecin comment tu vas. Toi tu m'as dit que tu allais bien quand on t'a retiré une balle de l'abdomen alors...Sous entendit Maura.

-Je t'aime? Grimaça la brune, amusée, sachant qu'elle avait raison mais ne voulant pas le dire et surtout elle ne voulait pas que son amante lui en veuille, après cinq mois loin d'elle elle voulait juste l'embrasser encore et encore.

-Moi aussi. Sourit la légiste, sachant très bien ce qu'elle faisait et tombant dans le piège.

Elle était trop amoureuse de la brune, elle l'avait toujours trop été, et par cela elle craquait toujours pour elle, toujours. Alors quand l'infirmière entra dans la chambre, elle les trouva toujours enlacées à s'embrasser et dû se racler la gorge pour attirer leur attention. Maura demanda alors à voir le médecin de la brune et la femme repartit la chercher.

-Tu vas adorer, mon médecin c'est une femme. Sourit la brune.

-Super, je suis ravie d'avoir à communiquer avec une femme plus qu'un homme, il n'y a jamais assez de femme qui dirige les choses. Argua Maura. Mais j'espère que tu ne vas pas craquer pour elle, je sais que tu as un faible pour les médecins. S'amusa-t-elle.

-Certes, mais c'est toi qui sort avec les médecins qui me soigne, donc c'est plutôt moi qui devrait être inquiète. Rétorqua Jane, amusée en faisant allusion au médecin qui l'avait sauvée quelques années avant quand elle s'était tirée dans le ventre.

-Il n'y a que toi pour moi Janie, tu n'as pas à être inquiète. Sourit tendrement la blonde en remettant une mèche bouclée de son amante derrière son oreille.

-Et il en va de même pour toi, tu es tout ce que j'ai. Souffla Jane en prenant sa main libre dans la sienne pour presser un baiser dessus.

-Bonjour. Intervint la médecin en entrant. Vous êtes? Demanda-t-elle vers la blonde en se postant debout au bout du lit.

-Maura Isles, ma future fiancée. Argua la détective, avant de sourire devant les yeux exorbités de la concerné. Elle vient de Paris, elle est arrivée à l'instant et est inquiète pourriez vous lui dire que je vais parfaitement bien.

-Parfaitement bien n'est pas le terme que j'aurais employé. Reprit rapidement la doctoresse. Nous avons retiré la balle, soigné la blessure, et heureusement il n'y a pas de gros dommage dans la jambe. Cependant, madame Rizzoli ne doit pas marcher sans béquille et attelle pendant les trois prochain mois, et pour l'instant elle ne doit même pas poser le pied par terre. Elle va rester à l'hôpital quelques jours. Expliqua-t-elle. En ce qui concerne la perte de connaissance c'était essentiellement dû à la douleur et le choc, elle a prit un petit coup à la tête en tombant, mais rien de grave, juste une petite bosse à venir. Donc elle va bien, mais la jambe est abimée donc à surveiller.

-Je vais m'en charger. Je suis médecin légiste en chef du Massachusetts, mais je suis capable de prendre soin des vivants, et elle me laissera plus facilement faire qu'un autre médecin.

-Oui elle n'est pas très bonne patiente. Reconnu la médecin avec un sourire poli.

-Que elle peut me toucher. Marmonna Jane, en serrant la main de son amante dans la sienne.

-Avec un médecin près d'elle se sera parfait pour la guérison. Acquiesça la doctoresse avant d'attraper son biper sonnant à sa ceinture. Je dois vous laisser, je reviens plus tard. Fit-elle rapidement avant de partir.

Un silence s'installa dans la chambre alors que Maura tournait son regard sur son amante. Elle hésita quelques secondes, cherchant ses mots, laissant la brune emmêler leurs doigts ensemble.

-Future fiancée? Marmonna finalement la blonde.

-Je devais te rejoindre dans quelques jours à Paris, pour nos six mois et te demander en mariage. J'ai la bague et tout. Mais apparemment les choses devaient se passer autrement. Reconnu Jane. C'est trop rapide pour toi?

-La temporalité n'a jamais été notre fort Jane. Des années d'amitié et d'amour enfoui, puis un mois ensemble avant de passer cinq séparés, alors franchement je me fiche du temps qui passe, ce que je sais c'est que je t'aime et que je n'imagine pas ma vie sans toi. Donc quand tu me demanderas de t'épouser, je te dirais oui immédiatement. Sourit Maura en caressant tendrement sa joue.

-Et tu tiens à la demande avec un genoux à terre? Parce que si c'est le cas on va devoir attendre quelques mois. Grimaça légèrement la brune.

-Je me fiche de la demande Jane. Sourit la légiste.

-D'accord. Parfait. Sourit l'italienne en la tirant pour venir l'embrasser. Est ce que tu pourrais leur demander de me rendre mes affaires, ils l'ont toujours pas fait.

-J'y vais de suite mon amour. Accepta Maura en l'embrassant une dernière fois avant de se lever pour sortir de la chambre.

Elle retourna à l'accueil du service et demanda à avoir les affaires de son amante. Elle réalisait tout juste qu'elle l'avait retrouvée, qu'elle pouvait la toucher et l'embrasser après cinq mois sans le faire, maintenant elle devait assimiler l'idée que d'ici très peu de temps elles seraient fiancées. Elle souriait bêtement à l'infirmière en lui demandant les affaires de Jane. Elle n'arrivait pas à croire qu'elle allait se marier avec sa blessée adorée. Elle avait abandonné l'idée même d'être mariée un jour il y a quelques années, quand elle avait compris qu'elle était irrémédiablement amoureuse de sa meilleure amie hétéro -jusque là, enfin d'après ce qu'elle lui avait dit à l'époque, elle avait découvert que c'était faux peu de temps après- qui ne la verrait jamais comme plus qu'une amie d'après ce qu'elle pensait. L'évolution d'elles deux était très improbable, pas seulement pour elles, mais pour tout leur entourage. Leurs amis et la famille de l'italienne savaient tous qu'elles deux elles pourraient être très heureuses ensemble, qu'elles étaient faites pour être ensemble, seulement tous savaient à quel point Jane était aveugle et enfermée dans son idée qu'elle était hétéro parce que c'était la seule façon qu'elle avait d'être accepté de ceux qu'elle aimait. D'ailleurs, juste après leur premier baiser, dans l'avion pour Paris, elles en avaient beaucoup parlé, et la légiste avait mis du temps à faire comprendre à son amour qu'elle était aimée pour qui elle était par leurs proches, et qu'aimer une femme ne changerait rien. Ils l'aimaient. Et la preuve en avait été quand elles avaient fait un appel vidéo avec tout le monde pour l'anniversaire de Frankie et que le couple avait choisi ce moment pour leur dire l'évolution de leur histoire, ils avaient tous sauté de joie, ravis qu'elles soit heureuses et enfin ensemble. Jane avait comprit, elle avait le droit d'être elle même. Et Maura l'avait aimée encore plus après ça.

-J'ai tes affaires. Souffla-t-elle en revenant dans la chambre avec le sac.

-Tu n'as pas prévenu ma famille n'est ce pas? S'assura Jane en prenant le sac.

-Non, je ne pensais que à toi, j'étais trop inquiète pour penser à autre chose. Reconnu Maura. Tu dois avoir plusieurs appels en absence de moi. J'espérais que si tu te réveillais tu aurais tes affaires et me répondrais.

-Je me suis réveillée plusieurs heures avant ton arrivée, mais ils m'ont fait faire plein d'examens, alors j'avais pas pensé à mes affaires avant. Expliqua Jane en sortant son téléphone. Je préviendrais ma famille plus tard.

-Non, fais le maintenant, ils ont le droit de savoir. C'est toujours la même chose avec toi. Soupira la légiste, désabusée par son comportement. Si tu ne le fais pas, je le ferais et ce ne serait pas agréable pour eux de l'apprendre de moi au lieu de toi qui pourrait les rassurer rien que par le fait qu'ils t'entendent. Remarqua-t-elle.

-Je n'aime pas quand tu es contre moi et que tu as raison. Marmonna la brune.

-Certes. Mais pourtant tu veux m'épouser. Se moqua tendrement Maura, assise de nouveau près d'elle dont le haut du corps était relevé.

-Oui, parce que je t'aime plus que tu ne m'agaces à être contre moi de manière logique. Argua Jane.

-J'aime quand tu es si romantique mon amour. La toi si douce, j'aime tellement. Sourit la blonde en se penchant légèrement pour venir l'embrasser. Je te laisse les appeler, je vais chercher quelque chose à manger. Je n'ai rien avaler depuis ce matin moi avec tout ça.

-Pardon. Souffla la brune en l'embrassant encore avant de la laisser se relever. Tu me rapportes un truc bon?

-D'accord, mais tu ne l'auras que si tu as prévenu et rassuré tout le monde. Prévint Maura en attrapant son portefeuille et son téléphone dans son sac abandonné à l'entrée.

-J'ai compris, mais arrête d'être contre moi de manière raisonnable comme ça! S'exclama Jane alors que son amante sortait.

Maura rit doucement en traversant le couloir pour aller vers la cafétéria de l'hôpital. Elle prit un café et des petits gâteaux en plus de fruits. Elle bu la boisson depuis la cafétéria, laissant du temps à Jane, et lui évitant de la voir boire cette boisson chaude alors qu'elle ne lui était pas vraiment conseillée tant qu'elle était hospitalisée. Jane n'était déjà pas bonne patiente, sans café elle était rapidement agacée mais alors si elle voyait quelqu'un en boire un devant elle, elle allait réclamer du café jusqu'à l'avoir. Et Maura n'avait vraiment pas envie de se retrouver face à sa compagne insistante parce qu'elle devrait lui refuser et elle n'était pas doué pour lui refuser des choses longuement. Elle cédait tout à la brune parce qu'elle était amoureuse d'elle et que la femme la connaissait par coeur et savait quoi dire et quoi faire pour la faire craquer facilement. Alors elle prit le temps de boire son café seule, avant de finalement jeter la tasse cartonnée et de prendre les petits achats de nourriture pour remonter à sa chambre. Elle arriva à la porte quand Jane raccrochait d'un appel dans un soupir.

-Tout le monde sait? Demanda-t-elle en entrant.

-Oui. J'ai appelé ma mère en dernier, j'ai eu du mal à la faire rester à Boston. Le fait que tu sois là l'a grandement aidée à comprendre et accepter qu'elle ne devait pas venir. Soupira Jane. Je n'ai plus deux ans, je n'ai pas besoin de ma mère à chaque fois que j'ai un bobo.

-Non, pas de ta mère, juste de moi. S'amusa tendrement Maura en venant de nouveau s'asseoir sur le rebord du lit.

-Juste de toi. Je peux avoir n'importe quoi, si tu es là, tout va bien. Charma doucement la brune en reprenant sa main dans la sienne. C'est pour ça que je veux t'épouser. Pour t'appartenir toujours.

-C'est long toujours, es tu sur que tu me supporteras tout ce temps? Provoqua la blonde en ouvrant le sachet pour lui tendre un petit gâteau et un fruit.

-Si tu m'apportes à manger, je te supporterais toujours. Gloussa Jane.

-Idiote. Sourit la légiste en se penchant pour l'embrasser. Veux tu que je reste ici le temps que tu es à l'hôpital et que je ne rentre en France, chercher mes affaires ce qui prendra deux ou trois jours, qu'une fois que tu seras chez toi, ou je rentre dès demain?

-Tu rentres pour faire tes cartons et rentrer à Boston? Demanda la détective.

-Oui, mon roman est presque terminé, et il est temps que je reprenne mon poste à la morgue. Sourit Maura.

-Reste avec moi le temps que je suis coincée ici, et quand je sortirais tu ramèneras tes affaires. Réclama Jane.

-D'accord, et tu vas être immobilisée un temps donc tu auras un arrêt de travail, tu pourrais peut-être venir à Boston sur ce temps, qu'on soit ensemble. Proposa la blonde.

-Oui, je viendrais quand tu reviendras de Paris. J'ai ma clé de chez toi toujours donc je peux rentrer là bas quand je veux. Remarqua la brune.

-Oui mais tu fais le trajet en avion et tu ne conduis à aucun moment. Imposa Maura avant de la voir prête à rétorquer. Jane, soit tu fais ça bien, soit je demande à ta mère de venir te chercher. Pense aux heures de trajet avec elle. Menaça-t-elle.

-Tu es devenue mesquine. Marmonna la détective.

-Non mon amour, je veux juste te protéger, surtout de toi même car tu ne sais pas prendre soin de toi. Argua Maura en se penchant pour caresser les boucles brunes rebelles.

-Je sais que tu fais ça pour moi. Soupira Jane en passant ses bras autour du corps svelte de son amante pour la rapprocher un peu plus. Je t'aime.

-Moi aussi Janie. Souffla la blonde en pressant un doux baiser sur ses lèvres. Tu feras le trajet en avion?

-Oui et en taxi de l'aéroport à la maison. Promis je fais attention. J'ai des raisons d'être prudente maintenant. Sourit la brune caressant tendrement son dos.

-Ah oui, et qu'elles sont ces raisons? Demanda Maura en s'avachissant contre elle, repliant ses jambes sur le lit le long de son corps.

-En fait j'en ai qu'une. Elle est belle, tellement intelligente, drôle même si elle ne le sait pas vraiment, sexy comme l'enfer, et surement la plus belle personne de la planète. Souffla Jane, si bien contre elle. Elle te plairait j'en suis sure.

-J'ai plutôt un faible pour les têtes de mules italiennes, drôle et provocatrice, athlétique et magnifique. Sourit la blonde.

La détective rit contre elle et laissa tomber sa tête contre son épaule. Maura la serra dans ses bras un peu plus, voulant la serrer toujours plus, si heureuse de la retrouver.

-Tu m'as tellement manqué Maura. Je ne veux plus jamais te laisser loin de moi. Bredouilla la brune.

-Je ne serais jamais loin. Murmura la blonde en embrassant son front.

Elles restèrent ainsi des heures, discutant de tout et de rien, regardant la télé avant de finalement tomber de sommeil ensemble.

Le lendemain, Jane laissa ses clés à Maura pour qu'elle aille chez elle lui chercher quelques affaires et qu'elle puisse prendre une douche plus agréable que celle de l'hôpital. Elle fit de même le lendemain, jour où Jane devint un peu aigrie. La blonde n'était pas étonnée qu'elle commence à râler. Au contraire, elle était surprise qu'elle ai mis tant de temps à se mettre à râler, normalement il lui fallait une heure ou deux de réveil dans un lit d'hôpital avant de se mettre à malmener tout le monde. Elle avait tenu deux jours, c'était un exploit. Alors Maura décida de la sauver, et elle alla parler à son médecin pour voir ce qu'elle pouvait faire. Résultat après trois jours d'hôpital, Jane pu en sortir pour retourner chez elle et la légiste se décida à lui annoncer.

-Mon amour? Appela-t-elle en rentrant dans la chambre.

-Quoi? Soupira lourdement la femme en tournant la tête pour la regarder entrer dans sa chambre.

-Que dirais tu de rentrer finir cette journée chez toi? Sourit Maura en s'approchant.

-C'est pas drôle Maur'. J'en marre d'être ici. Marmonna la détective n'ayant pas compris que c'était sérieux.

-Je sais ma Janie, c'est pour ça que j'ai convaincu ton médecin de te laisser sortir dès aujourd'hui. Donc on peut partir. Sourit la légiste.

-Tu es sérieuse? Demanda la brune incertaine.

-Oui, tu as ta médecin personnelle. Si tu promets de bien écouter, de ne pas faire ta tête de mule et de respecter les consignes que je te donne on rentre chez toi. Et comme ça je rentre chercher mes affaires à Paris dans sept jours et on se retrouve ensuite à Boston pour ton repos et que je reprenne mon travail dans deux semaines. Informa Maura.

-Je vais t'avoir une semaine près de moi à mes petits soins chez moi alors? Sourit Jane.

-C'est l'idée mon amour. Sourit la blonde en se penchant sur elle pour venir l'embrasser.

-Partons vite alors. Souffla l'italienne avant de l'embraser de nouveau.

La blonde rassembla rapidement leurs affaires, Jane fut habillée et transvasée dans un fauteuil roulant puis avec l'aide d'une infirmière elle fut emmenée jusqu'à la voiture et installée sur la banquette arrière pour que le pied ne touche pas le sol. Maura prit donc le volant et conduisit vers l'appartement de la brune. Sur place, elle l'installa avec beaucoup de difficulté dans le canapé du salon, tout en lui donnant des directives pour protéger sa jambe. Installée, Maura alla chercher une bière pour Jane avant de voir qu'il y avait une bouteille de vin qu'elle adorait dans la cuisine, non ouverte.

-Janie, le vin c'est-

-Pour toi mais pas pour maintenant. Répondit rapidement la brune la regardant d'au dessus du dossier du canapé. Enfin, je l'avais acheté pour quand je viendrais te voir à Paris, pour quand-

-Quand tu me demanderais de t'épouser? Comprit la blonde avec un sourire.

-Ouais. Je sais que tu l'adores celui ci. Sourit Jane. C'est celui que tu buvais le jour où on était chez toi et qu'on s'est embrassée la première fois. Remarqua-t-elle.

-Oui, je l'adore. Reconnu Maura. Encore plus depuis ce jour là.

-Ouvre le. Je n'irais pas à Paris de toute manière. Soupira la brune.

La légiste apporta la bière avec la bouteille de vin et un verre. Elle les servit et s'installa dans le canapé près d'elle, dans son dos, passant un bras autour de ses épaules en l'aidant à se mettre confortablement contre son flanc.

-Jane, pourquoi tu as l'air si agacée par le fait de ne pas venir à Paris? Je suis là maintenant, alors ce n'est pas un problème. Souffla-t-elle.

Jane soupira et prit une gorgée de bière avant d'attraper un oreiller pour le glisser dans son dos, contre la cuisse de son amante, de manière à la voir tout en n'étant pas totalement allongée.

-Maur' je pense à te demander de m'épouser depuis qu'on s'est embrassées. Quand je suis restée avec toi à Paris, l'idée de te demander là bas, dans cette ville que tu aimes tant, à commencer à germer dans ma tête. Reconnu-t-elle. Et depuis presque deux mois, je passe mon temps à penser à toi et nous et comment je te demanderais de t'épouser. Je sais que je ne suis pas la femme la plus romantique du monde alors que toi tu adores les trucs romantiques. Ce qui me fait me demander pourquoi tu m'as choisi moi, mais c'est pas le sujet ici. Je voulais que ma demande soit romantique, qu'elle te fasse rêver, je voulais...Elle soupira. Je voulais te rendre heureuse.

-Janie, mon amour, je t'aime et tu me fais rêver tout le temps. Tu pourrais me demander en mariage maintenant, demain devant notre café, dans deux semaines avant que je parte au travail sur le pas de la porte. Ça pourrait être n'importe où, n'importe quand, que je te dirais oui et que je chérirais ce moment dans ma mémoire tout le temps. Assura Maura en caressant les longs cheveux bruns.

-Mais c'est ça justement, ce moment on s'en souviendra toute notre vie, et on le racontera à tout ceux qui demanderont et à nos enfants, je veux que se soit un moment merveilleux, un moment que je sois fière de raconter. Un moment qui te fera rayonner quand tu en parleras. Expliqua la brune en la regardant dans les yeux un petit peu en dessous d'elle, ce qui était rare. Quand tu racontes un truc qui te touche vraiment, tu rayonnes et c'est magnifique. Je veux que tu rayonnes quand tu parleras de ma demande.

-Je rayonnerais mon amour, quelqu'elle soit. Souffla la blonde. Je t'aime, c'est toi qui me fait rayonner pas les circonstance autour. Quand tu me demanderas de t'épouser, je sais d'avance, que le monde autour de nous va comme s'effacer. Ce n'est pas scientifique et je n'ai trouvé aucune explication à ça, il n'y a que toi qui me fait cet effet.

-Tu peux insister encore mais je ne ferais pas ma demande maintenant. Marmonna Jane, très sérieuse, en roulant des yeux.

-Mais bientôt n'est ce pas? Réclama la légiste. Je ne peux plus attendre que ça arrive.

-Bientôt promis. Mais laisse moi trouver une autre bonne idée pour la faire. Argua la brune. Et ne dis pas que tout te va. Gronda-t-elle.

-Je vais juste te dire que je t'aime et t'aimerais encore plus quelque soit la demande. Sourit Maura en caressant sa joue.

-Moi aussi, maintenant met nous un film. Réclama rapidement Jane en se tournant dans le canapé.

-D'accord mais fais attention à ta jambe. Réclama la blonde dans un soupir.

L'italienne roula des yeux dans un léger grognement avant de se concentrer sur la télé pour choisir un film avec son amante.

Elles passèrent la semaine chez Jane, prenant le temps de se retrouver, même si le sexe était complexe avec la jambe abîmée de la brune, les deux femmes avaient tellement besoin l'une de l'autre qu'elles prenaient des précautions mais ne retenaient pas leur désir. Quand elles ne s'embrassaient pas ou ne couchaient pas ensemble, elles passaient des heures à discuter, se prélasser, regarder la télé, cuisiner, comme elles l'avaient toujours fait quand elles avaient un peu de temps pour elles, même avant d'être un couple. Et même si elles venaient de passer des mois loin l'une de l'autre à ne faire que se parler des heures, tout le temps, elles avaient encore tant de choses à partager, elles avaient toujours quelque chose à vivre ensemble.

Après une semaine ainsi, Maura reprit l'avion pour retourner à Paris, empaqueter ses affaires et s'organiser pour les rapatrier, ce qui ne fut pas très dur quand elle apprit que sa mère était à Paris avec un ami qui avait un jet privé. Ce dernier fut rempli des affaires de Maura et après trois jours en France, la légiste reprit l'avion pour Boston avec sa mère et son ami. Une fois à Boston, elle rentra chez elle et ses bagages dans l'entrée, elle décida de se poser avant de ranger et s'avança vers la cuisine. Mais elle se stoppa après quelques pas en voyant Jane dans un costume, sa jambe abîmée touchant le sol -elle en avait le droit maintenant- et le bord de ses fesses posés sur le siège haut près du comptoir.

-Mon amour, tu es déjà là. Soupira la légiste, soulagée de la voir, elle était fatiguée et la personne la plus à même de la rendre heureuse, calme et reposée c'était sa petite amie.

-Je suis rentrée ce matin. Mon frère et ma mère sont venus me chercher. Sourit Jane. Je devais arriver avant toi.

-Pourquoi ça? Demanda Maura en s'approchant pour se presser contre elle et passer un bras autour de ses épaules, lui volant un petit baiser.

-Parce que je voulais mettre une bouteille de ton champagne adoré au frais. Je voulais bien préparer la maison, j'ai même cuisiné avec ma mère, j'ai fait ton lit, notre lit, tout pour que ce soit parfait. Sourit la brune.

-Je t'aime. Murmura la blonde, attendrie en caressant sa nuque.

-Moi aussi. Souffla Jane en venant l'embrasser. Tu es la plus belle et la meilleure femme du monde, te quitter tout ce temps était horrible, vivre loin de toi aussi. Et ces trois derniers jours m'ont donné l'impression que ça recommençait. Ajouta-t-elle rapidement avant de l'embrasser à nouveau. Je t'aime plus que tout au monde Maur', et c'est pour ça que je veux ma vie avec toi. Alors est ce que tu veux bien m'épouser? Demanda-t-elle en la regardant droit dans les yeux.

-Oui mon amour, je ne veux que ça. Sourit la blonde en glissant ses mains sur les joues de la jeune femme pour l'embrasser. J'ai vraiment cru que ça ne viendrait jamais après ce que tu m'as dis le soir en sortant de l'hôpital.

-Je voulais attendre au début, et puis tu m'as dis tout ça, que tu me dirais oui n'importe ou n'importe quand et tu es partie à Paris et je me suis juste dis que je t'aimais et que je voulais être ta femme pour toujours, que tu avais raison, les circonstances ne comptaient pas, l'important c'était toi. Toi et moi. Précisa Jane, une main caressant le dos de la femme qu'elle tenait contre elle.

-Il n'y a rien de plus important que toi et moi. Sourit doucement Maura en tenant son visage dans ses mains pour venir l'embrasser. Je t'aime tellement.

-Arrête de le dire ça me donne envie de toi et pourtant le champagne nous attend et mon diner aussi. Gloussa Jane. Mais avant ça, j'ai autre chose. Elle glissa sa main dans sa poche et en sortit la boite qu'elle ouvrit pour dévoiler la bague en or. J'espère qu'elle te plait.

-Elle est magnifique, Janie. Murmura la blonde n'en revenant pas.

-Bien, parce qu'elle doit te rappeler à quel point je t'aime et que je serais toujours là. Chaque jour jusqu'à la fin de nos jours. Assura Jane en lui glissant la bague au doigt.

-Et je serais toujours là aussi. Souffla Maura en venant l'embrasser. Maintenant je veux trinquer à notre mariage à venir.

-Et je sors le diner du four comme ça on mange, j'ai rien avalé depuis des heures. Soupira Jane en se relevant avec elle.

-Oui, tu vas avoir besoin de force je te l'assure. S'amusa la blonde en sortant deux coupes.

Elles passèrent à table, s'installant au coin de la grande table de la maison, restant toujours le plus proche possible l'une de l'autre. Leurs yeux brillaient après une telle soirée. Elles finirent de manger et allèrent finalement tomber dans le lit, les vêtements tombés sur tout leur chemin.

Le lendemain, elles annoncèrent à leurs amis et famille leur retour mais aussi leur mariage prochain, et ils se retrouvèrent tous à boire un verre le soir. Elles eurent quelques jours pour elles chez la légiste qui prit le temps de remettre en place toutes ses affaires. Elles firent aussi un diner avec la mère de Maura à Boston pour lui annoncer le mariage, et reprirent leurs vies comme si elles n'étaient jamais parties. Puis finalement Maura reprit le travail à la morgue, avec l'équipe Korsak, Frankie et Nina n'ayant pas encore de coéquipier pour remplacer l'italienne, ils en avaient eu mais avaient été si infectes qu'ils les avaient fait fuir. La légiste de retour, l'équipe se sentit un peu plus complète et Maura retrouva le plaisir de travailler au poste, plaisir qu'elle avait perdu les derniers temps avant son départ. Et Jane qui avait toujours son attelle et ses béquilles devenaient folle à tourner à la maison en l'attendant et après un mois sans travailler, elle finit par craquer et alla au poste l'air de rien voir sa mère et Maura. Une chose en amenant une autre elle se retrouva à l'étage avec l'équipe et après quelques banalités sur sa santé elle se retrouva à travailler sur l'enquête en cours. Elle revint plusieurs fois les jours d'après et Cavanaugh finit par le remarquer et après une discussion il accepta qu'elle aide depuis le poste quelques heures par jour si elle le voulait. Maura accepta moins bien la nouvelle et Angela accusa sa fille d'être irresponsable, mais la brune finit par les convaincre toutes les deux.

Finalement les trois mois d'arrêt de Jane arrivant à leur fin, elle dû commencer à envisager son retour, et un soir alors qu'elle était avec sa fiancée dans le canapé, Maura sur son ordinateur près d'elle lui parlant de l'organisation pour qu'elle puisse se voir une fois qu'elle serait de retour à Quantico, elle réalisa une chose essentielle.

-Je ne veux pas y retourner. Je veux rester à Boston. Lança-t-elle d'un coup, sans prévenir, coupant la phrase de sa fiancée qui fut surprise et tourna le regard sur elle.

-Tu veux rester à Boston et arrêter de travailler pour le FBI? Demanda la légiste, toujours aussi surprise.

-Oui, je ne veux pas retourner à Quantico. Appuya la brune en triturant son attelle.

-Tu n'aimes pas ton travail? Interrogea Maura, inquiète et essayant de comprendre.

-Si, il est génial, mais ce n'est pas suffisant, ma maison me manque. Souffla Jane le regard baissé sur sa jambe.

-Tu n'as plus ta maison à Boston, mon ami qui te la prêtait est rentré maintenant. Rappela la blonde.

-Je sais. Assura la brune avec un léger gloussement, l'innocence et le premier degré de son amante l'amusait et l'attendrissait toujours. Je veux revenir à la maison. Et elle est auprès de toi. Travailler au poste est parfait, j'ai toujours aimé ce travail, si j'ai pris celui au FBI c'est que j'avais besoin de changement mais je ne t'avais pas à l'époque, enfin pas comme ça. Remarqua-t-elle en prenant la main de sa fiancée pour toucher l'alliance.

-Tu veux rentrer pour nous? Murmura Maura.

-Je veux rester pour toi, parce que ma vie est mieux quand je peux me réveiller et m'endormir avec toi, que tu es la meilleure personne avec qui j'ai travaillé, que tu es la fiancée la plus parfaite et que je ne veux plus être séparée de toi. Sourit Jane. Regarde comment ça finit quand je suis loin de toi. S'amusa-t-elle en jetant un regard à sa jambe.

-Tu restes à la maison alors? Je veux dire ici, dans notre maison pour notre vie et notre famille? S'assura la légiste, émue.

-Oui Maur', plus jamais loin de toi. Assura la brune avec un tendre sourire.

La légiste écarta son ordinateur et fit attention à la jambe de sa fiancée en venant s'allonger contre son torse, pour l'embrasser. Elle n'aurait plus jamais à la quitter.