Bonjours les !

Comment allez-vous en ce mercredi matin ? Le soleil brille, les oiseaux chantent ?

Au programme de ce dixième (déjà ?!) chapitre, vous aurez : une guerre des Maisons, un duel improvisé, une invitation, des discussions et un cadeau. Programme chargé, n'est-ce pas ?

Bonne lecture !


Réponses aux reviews anonymes :

Guest : Bonjour à toi, Guest ;) Merci beaucoup pour ta review et tes très gentils mots qui adoucissent mon syndrome de l'imposteur. Je suis touchée que tu aies pris le temps de me laisser un commentaire suite à ta lecture et je suis ravie que tu prennes plaisir à lire cette histoire. Merci !
Guest 2 : Soit ce n'est pas si dramatique et qu'elle doit juste composer avec le fait que l'homme qui lui plait n'est pas vraiment seul... Merci pour ta review !
PL : Merci beaucoup ! J'espère que la suite de l'histoire te plaira, à bientôt !


Drago quitta la salle de réception où il venait de prendre son petit-déjeuner afin de se rendre au troisième étage. Pour ce faire, il passa devant les sapins de Noël qui trônaient dans le hall d'entrée mais, alors qu'il posait un pied sur la première marche de l'escalier, il se figea.

Avait-il bien vu ce qu'il venait de voir ?

Drago fit marche arrière et leva les yeux sur la cime de l'arbre, là où aurait dû se trouver l'étoile argentée qu'il avait accrochée. L'étoile était bien là, sauf qu'elle était dorée.

Il passa sa langue sur sa gencive avant de la faire claquer contre son palais d'un air agacé.

C'était la troisième fois qu'elle lui faisait le coup, la garce.

Comme si elle ne lui avait pas assez cassé les pieds le jour où ils avaient décoré les sapins ensemble, il fallait que cette inépuisable petite guerre des maisons continue.

C'était elle qui avait commencé, en plus. Drago avait dressé les sapins de chaque côté du grand escalier et Granger, ses poings serrés sur ses hanches et la tête légèrement penchée sur le côté, avait déclaré :

- On devrait les décorer de rouge et d'or.

- "On" ? avait répété Drago. Granger, c'est mon école. Tu peux décorer les douze sapins de Poudlard comme ça te chante mais ici, hors de question que tu imposes tes idées farfelues.

- Ce n'est pas farfelu ! s'était-elle défendue. Les couleurs de Noël, ce sont le rouge et le doré. À moins que ce soit justement ça qui te dérange ?

- Je ne vois pas de quoi tu parles.

- Le rouge et le doré font peut-être un peu trop Gryffondor pour toi ?

Drago avait levé les yeux au ciel, essayant par là de lui faire croire que cela n'avait rien à voir. Ils avaient passé l'âge de ce genre de débat, non ?

- Cette année, ce sera un Noël givré. Du bleu, du blanc et de l'argent.

- Quelle tristesse, avait-elle soupiré.

Granger avait finalement capitulé et l'avait aidé à décorer les sapins. Ces derniers étaient magnifiques, d'ailleurs. Ce thème convenait parfaitement à la froideur de Durmstrang et les élèves les adoraient.

Ce n'était que deux jours plus tard que Drago avait noté le changement de couleur de l'étoile à leur sommet. Il avait ri, sachant très bien qui en était à l'origine. Il avait rendu aux étoiles leur couleur initiale, mais c'était sans compter sur l'acharnement de son ancienne camarade.

Le lendemain, elles étaient de nouveau dorées.

Cela durait encore jusqu'à aujourd'hui et sa petite blague devait être récente puisque lorsqu'il avait descendu les escaliers pour venir petit-déjeuner, il avait jeté un œil aux sapins et les étoiles étaient argentées.

Drago sortit sa baguette de la poche intérieure de sa cape et redonna la bonne couleur aux étoiles avant de monter jusqu'au troisième étage, tout en sachant pertinemment que dans quelques heures, Granger aurait recommencé.

En arrivant devant la salle de Magie offensive et défensive, Drago salua Yaromir, le professeur, et resta à ses côtés pour assister au défilé des élèves qui entraient en classe.

- Que fais-tu là ? lui demanda Yaromir sans lâcher ses élèves des yeux.

- Tu ne me priveras pas de ce plaisir, répondit Drago.

- Tu n'as pas autre chose à faire que me casser les pieds quand je fais cours ?

- Oh si, probablement, mais s'il y a bien un de tes cours auquel je ne manque jamais d'assister, c'est celui-là.

- Tu aurais aimé avoir l'idée à ma place, je sais, le provoqua Yaromir. Mais je suis content que tu sois là, ça va les tenir un peu. Je ne sais pas si c'est l'euphorie du Tournoi, mais les niveau trois sont déchaînés.

- Hum, bonjour.

Drago et Yaromir se tournèrent d'un même homme vers la petite voix timide derrière eux.

La fière Gryffondor était à quelques pas et s'avança jusqu'à eux après que Yaromir l'ait saluée.

- J'ai entendu vos élèves de niveau trois parler d'un cours sur la privation des sens, débuta Granger, de l'intérêt dans la voix. J'avoue être assez curieuse de ce que ça peut être.

- Ah ! Tu n'es pas le seul à trouver mes idées géniales, ricana Yaromir en assénant un coup de coude dans les côtes de Drago qui se plia légèrement sous l'assaut.

- Je n'ai jamais dit que c'était génial, rectifia Drago.

- Mais tu le penses tellement fort. Allez, entrez, mais vous restez sages dans le fond de la classe, d'accord ? les avertit-il en les pointant du doigt.

Drago échangea un regard et un sourire complices avec Granger. Bien entendu qu'ils seraient sages, pouvait-il en être autrement ?

Yaromir entra dans sa salle, suivi par Granger, et Drago ferma la marche et la porte.

- Si je te reprends à changer la couleur des étoiles, ça va mal finir, Granger, la mit-il en garde alors qu'ils s'asseyaient au dernier rang.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, nia-t-elle dans un murmure. En quoi consiste ce cours sur la privation des sens, au juste ?

- Tu verras bien.

Entre les bureaux des élèves et celui de Yaromir était installée une grande estrade recouverte de moquette sur laquelle le professeur était en train de monter. Elle n'était pas très haute, mais suffisamment pour qu'il domine toute sa classe.

- Je vois à vos pupilles excitées que vous vous souvenez du thème du cours d'aujourd'hui, lança Yaromir.

Ses mains jointes dans son dos, il parcourait l'estrade dans toute sa longueur en regardant ses élèves de temps à autre.

- Nous avons déjà eu l'occasion de tester l'entraînement des sens l'année dernière, donc ce n'est pas tout à fait inconnu. Vous deux, dit-il en désignant deux filles au premier rang, vous ouvrez le bal.

Elles s'exécutèrent sans mot dire et se postèrent devant leur professeur. Yaromir sortit deux bandeaux noirs de la poche de sa cape et les plaça sur les yeux des élèves. Il les aida à se déplacer de façon à ce qu'elles soient l'une en face de l'autre et donna le top départ.

L'entraînement avec privation des sens était une idée de Yaromir que Drago se serait bien volontiers attribuée. S'il était peu pertinent de priver les participants du goût ou de l'odorat, il était intéressant de les rendre sourds ou aveugles le temps d'un combat. Cela leur permettait de décupler les autres sens, d'augmenter leurs réflexes et de se tenir prêts à toute éventualité.

- Elles vont se battre à l'aveugle ?! lui murmura Granger, penchée sur son oreille.

- Comme tu le vois, oui.

- Intéressant… Quoi qu'un peu dangereux, tout de même.

- Le sol de la salle est tapissé d'un sortilège de Coussinage, expliqua Drago. Yaromir ne laissera personne sortir de cette salle avec une jambe cassée ou un crâne aplati.

Granger grimaça avant de reporter son attention sur les filles.

L'une des deux, Ana, avait clairement l'ascendant sur la deuxième, Mina. Elle était plus réactive, plus rapide, malgré sa vue altérée. Elle n'hésitait pas à attaquer, à se déplacer, à prendre conscience de son environnement avec ses autres sens.

Ce fut justement Ana qui remporta le combat, vivement félicitée par ses camarades Érudits.

- Je dois admettre que tout n'est pas à jeter ici, reconnut Granger, pour le plus grand plaisir de Drago.

Ce dernier porta sa main à son cœur et exagéra considérablement son émotion.

- Si tu comptes reproduire ça à Poudlard, j'aimerais que tu cites mon nom.

- Ce n'est pas ton idée, mais celle de Yaromir, donc si je dois citer le nom de quelqu'un, ce sera le sien.

Drago avait presque oublié à quel point il était difficile de berner Hermione Granger.

- Certes. Mais alors…

- Les deux bavards du fond !

Ils se redressèrent d'un bond, comme des enfants pris en faute.

Debout sur l'estrade, Yaromir leur fit signe de le rejoindre.

- Puisque vous semblez distraits, venez faire étalage de vos talents. Montrez l'exemple à la nouvelle génération.

Drago questionna silencieusement Granger du regard. Il savait à quel point elle aimait montrer ses talents et ses connaissances. Il savait qu'elle se nourrissait des félicitations et des compliments. Il savait que la "Miss-Je-Sais-Tout" dormait toujours au fond d'elle. Il la revoyait encore à Poudlard, à lécher les bottes de la quasi-totalité de leurs professeurs. Qu'est-ce qu'elle avait pu l'agacer !

La réaction de sa voisine ne se fit pas attendre. Après lui avoir adressé un clin d'œil, elle se leva et rejoignit fièrement l'estrade sous les applaudissements des élèves. Drago prit le défi très au sérieux. Il avait l'impression que son duel contre Potter allait se rejouer. Sauf que Granger n'était pas Potter. Peut-être la craignait-il plus…

Il ôta sa cape, question de confort, et monta lui aussi sur l'estrade. Granger s'était également délestée de sa cape et remontait les manches de son chemisier. Par simple provocation, Drago fit de même, dévoilant à tout le monde son bras gauche sur lequel la marque des ténèbres le narguait, dissimulée sous d'autres dessins tracés à l'encre.

Il était impatient. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas testé sa magie de la sorte et qui de mieux qu'Hermione Granger pour cela, finalement ?

Cette dernière semblait elle aussi avoir hâte de le défier. Son regard brillait d'une lueur rare qui plut instantanément à Drago. Sa baguette serrée dans sa main, elle attendait que Yaromir mette en place leur contrainte.

- Puisque vous n'avez plus treize ans, que vous êtes majeurs et donc responsables de vos actes, je vais corser la chose, déclara-t-il. Drago, viens ici s'il-te-plait.

Le concerné fit un pas vers l'avant, ignorant volontairement les chuchotements parmi les élèves. Oui, il avait un prénom et on pouvait le tutoyer, cela n'avait rien d'exceptionnel.

- Privés de son et d'image, annonça-t-il. Lorsque je vous tapoterai l'épaule deux fois, ce sera le signe du début du duel.

Yaromir lui donna deux bouchons que Drago enfonça dans ses oreilles, puis il glissa le bandeau sur ses yeux.

Tout était si calme. Il avait l'impression d'entendre ses propres pensées dans sa tête.

Il fallait qu'il se concentre sur son ressenti, sur son toucher, et devait faire confiance à son instinct et son intuition. Lorsque Yaromir toucha son épaule deux fois, le moment fut venu.

Il connaissait suffisamment Granger pour se douter qu'elle était plus du genre à rendre les coups qu'à les donner en premier. Puis il se souvint de la gifle qu'il avait reçue en troisième année et revint sur sa supposition. Elle pouvait très bien donner le premier coup.

Drago était sur le qui-vive. Il avait l'avantage du lieu et il connaissait cette estrade pour être déjà monté dessus. Il savait que, du côté de Granger, le bois s'affaissait vers la gauche et qu'il pourrait la déstabiliser par là.

Il avança doucement, sa baguette pointée devant lui, et il sentit qu'il approchait d'elle quand une sorte de chaleur humaine l'enveloppa. Elle était proche, il en était certain maintenant que l'odeur de monoï de son parfum pénétrait ses narines.

La senteur s'éloigna, signe qu'elle reculait, pour le plus grand plaisir de Drago. Il la fit encore reculer vers la faille de l'estrade et lorsqu'il sentit le bois craquer, il en déduisit qu'elle avait mis le pied dessus alors il lança :

- Petrificus Totalus !

Faible sort, mais il ne voulait pas la blesser. Ils n'étaient pas là pour ça.

Seulement, le bruit de son corps tombé raide sur le bois ne vint pas. Drago fronça les sourcils et baissa inconsciemment sa garde. L'instant d'après, une forte pression sur son estomac le repoussa vers l'arrière et il atterrit sur les fesses, ridiculisé.

Sans attendre qu'on lui touche l'épaule pour l'y autoriser, il décala le bandeau de ses yeux pour apercevoir une Hermione Granger au sourire goguenard.

Le Drago d'il y avait quelques années aurait répliqué. Ce Drago-là aurait jeté un sort sans réfléchir, mettant tout le monde en danger. Ce Drago-là aurait été si touché dans son égo qu'il aurait été capable de faire n'importe quoi pour se venger et prouver qu'il était meilleur. Mais le Drago d'aujourd'hui se leva souplement et admit sa défaite en tendant une main amicale à son adversaire après avoir retiré ses bouchons d'oreilles.

- Bien joué, Granger, reconnut-il avec, malgré tout, une certaine difficulté.

Elle serra sa main avec un sourire victorieux.

- Merci. J'aime vraiment beaucoup ce cours.

- Profites-en. Ce combat est sans doute la seule chose que tu domineras.

Elle haussa ses sourcils l'air de dire "tu veux parier ?" et Drago sut qu'elle avait saisi la double interprétation de sa remarque. Il l'avait fait exprès, pour jouer, la taquiner, pour prolonger cette tension qui était née entre eux dès que Yaromir les avait invités à monter sur l'estrade.

Drago ne remarqua qu'il avait toujours sa main dans la sienne que lorsqu'elle la retira.

- Bien, jeunes gens, lança Yaromir alors que Drago descendait de l'estrade, vous avez eu un parfait exemple de ce qu'il ne faut pas faire, à savoir manquer de vigilance et se voir déjà gagnant.

Après s'être assuré qu'aucun élève ne le regardait, Drago leva ses deux majeurs en direction de son collègue et récolta une tape sur l'épaule de la part de Granger.

D'un commun accord, ils quittèrent la salle de classe pour laisser Yaromir reprendre le fil de son

cours.

- Au fait, Malefoy, est-ce que cela pose un problème si George est absent pour le bal de Noël ? le questionna-t-elle. Il a des… impératifs en Angleterre qui l'obligent à rentrer.

Drago se doutait que les impératifs répondaient aux prénoms de Fred et Roxanne, Pansy lui avait tout raconté. Cependant, il ignorait si Granger était au courant de tout ça et il ne voulait pas semer encore plus la pagaille.

- Absolument pas, dit-il. La présence des directeurs est requise, mais il n'y a aucune obligation quant aux accompagnateurs. Kenza sera là, mais si Weasley a des obligations ailleurs, il peut les honorer.

Granger parut soulagée.

Machinalement, ils se mirent à marcher vers l'escalier principal dans un silence plutôt confortable.

- Tu te souviens du bal de 1994 ? s'enquit-elle, brisant ce silence.

- Bien sûr. Je portais une robe de soirée en velours noir qui me donnait si chaud que les petits cheveux dans ma nuque frisaient, tu te rends compte ?

- Par Merlin, quel enfer tu as dû vivre, se moqua-t-elle.

- C'est ça, rigole, Granger. Tu en connais un rayon, toi, sur les cheveux qui frisent ! Ce n'est pas le cas de tout le monde.

- Je peux t'apprendre quelques sorts, si tu veux, pouffa-t-elle.

- Merci, mais j'ai mis un point d'honneur à ce que cela ne se reproduise plus. Enfin bref. Et toi, quel souvenir mémorable gardes-tu de ce bal ?

Les joues de Granger prirent une teinte rosée qui donna tout de suite envie à Drago de l'embêter et d'en savoir plus.

- Mais dis-donc, c'est qu'elle rougit… Dis-moi tout, Granger, raconte ce secret si inavouable.

- Ce n'est pas inavouable puisque je n'ai jamais caché ça à personne. J'ai… connu mon premier baiser ce soir-là. Avec Viktor.

Railleur, il la taquina du coude.

- Petite coquine…

- Ça n'avait rien de coquin ou même de romantique, contra-t-elle. C'était si maladroit que nos dents se sont cognées plusieurs fois. Il m'a même mordue. Mais… Ça reste mon premier baiser et, en un sens, il était magique.

Drago se retint de lever les yeux au ciel face à tant de mièvrerie. Ou alors il était jaloux parce que son premier baiser à lui était tellement nul qu'il avait demandé à son cerveau de l'occulter ? Peut-être.

- Et cette année, tu seras accompagnée de Krum ?

Drago ferma les yeux une seconde après avoir réalisé la stupidité de sa question. Pourquoi l'avait-il posée, d'ailleurs ?

- Non. Viktor a une copine et c'est avec elle qu'il vient.

- Je croyais pourtant avoir interdit l'accès au bal à toute personne extérieure au Tournoi, dit Drago, surpris.

- Ah… Je ne sais pas. En tout cas, il m'a dit qu'il venait avec Olivia.

Drago jura entre ses dents. Il était sûr que c'était Koslowski qui avait autorisé Krum à venir avec sa copine. Qui d'autre ? Le directeur ferait n'importe quoi pour satisfaire les moindres désirs de sa majesté Viktor Krum pendant que lui ramassait les pots cassés derrière. Qui allait se faire taper sur les doigts par le Ministre ? Lui. Pas Koslowski.

Drago était furieux. Il savait très bien qu'il ne pourrait pas faire changer Koslowski d'avis. Il allait passer pour un guignol…

- Est-ce que ça va ?

Drago sortit brusquement de ses pensées et réalisa qu'il s'était arrêté en plein milieu du couloir. Les paumes de ses mains étaient douloureuses. Lorsqu'il les regarda, il constata qu'il y avait enfoncé ses ongles avec suffisamment de rage pour y laisser des traces.

- Ça va, esquiva-t-il. Je rêvais juste du moment où je prendrai enfin la place de Koslowski.

Granger sourit, l'air rassuré.

- Et toi, tu comptes venir accompagné ? lui demanda-t-elle alors qu'ils reprenaient leur marche.

- Ce n'est pas prévu, non.

- Alors nous serons deux âmes solitaires. J'espère quand même pouvoir danser…

Granger sembla déçue à l'idée de ne pas avoir l'opportunité de fouler le parquet le temps d'une danse.

Alors, soudain, une idée traversa l'esprit de Drago. Une idée aussi délirante que tentante. Délirante, parce que cela surprendrait tout le monde. Parce que c'était inimaginable. Et tentante, parce qu'il voulait lui faire plaisir. Parce qu'elle lui avait donné sa confiance et qu'il voulait l'en remercier. Parce qu'il voulait continuer à lui prouver qu'il était un homme bien.

- Tu voudrais être ma cavalière ? proposa-t-il. Je jure de te faire danser et sans te marcher sur les pieds.

Granger s'arrêta net au milieu du couloir à son tour. Drago se composa un masque d'assurance. Elle devait trouver l'idée stupide. Parce qu'elle l'était.

Mais à sa grande surprise, elle sourit.

- À condition que tu ne portes pas de velours, imposa-t-elle.

Drago rit.

- Je te le promets.

Le sourire de Granger s'agrandit et ils descendirent l'escalier. De chaque côté, les étoiles redevenues dorées le narguaient.


Les vacances de Noël se profilaient à l'horizon. Si, à Poudlard, George se souvenait de l'ambiance régressive à l'approche des fêtes et des esprits plus légers, ce n'était pas vraiment le cas de Durmstrang.

Seuls les sapins du hall et de la salle de réception donnaient une indication sur la date. Sinon, l'ambiance était toujours froide et austère, à son plus grand désespoir.

Assis par terre, devant sa valise grande ouverte, George plongea sa main - ou plutôt son bras tout entier grâce au sortilège d'extension - à l'intérieur. Il plissa le front, agacé de ne pas parvenir à atteindre ce qu'il cherchait. On toqua à sa porte, mais il ne prit pas la peine d'arrêter ses recherches.

- Entrez !

La porte s'ouvrit sur une Izia au sourire gêné, ce qui était assez rare.

- Bonjour, Izia, tu passes une bonne journée ?

- Ça va, oui… Mais qu'est-ce que vous faites ?

- Je cherche un truc qui pourrait mettre de la couleur et de la vie dans ce château.

Il grimaça en mettant la main sur quelque chose de visqueux, mais se refusa à regarder de quoi il s'agissait. Soudain, son visage s'éclaira et il poussa un "Ah !" satisfait. Il sortit de sa valise une boîte verte et rouge qu'il déposa précautionneusement sur son lit.

Il put enfin se concentrer sur Izia qui le regardait comme s'il était fou. À juste titre, peut-être.

- Je peux vous parler, monsieur Weasley ?

George comprit tout de suite à son ton que c'était sérieux. Ils profitèrent que leur salle commune soit vide pour s'y rendre.

Assise sur le canapé, ses mains serrées entre ses cuisses, Izia ne lui avait jamais parue si nerveuse.

- Tu veux boire quelque chose ? lui demanda-t-il.

- Je suppose que je n'ai pas droit à l'alcool ?

- Tu supposes bien, ricana George. Je peux te proposer du thé, Hermione en a une vingtaine différents. Ils ne sont pas tous bons, mais j'aime bien celui à l'orange et à la cannelle.

- Eurk ! grimaça Izia. C'est dégueulasse, la cannelle.

George sentit son cœur se serrer. Décidément, il n'y avait pas que physiquement que cette jeune fille lui rappelait Roxanne… Un jour, sa fille avait croqué goulûment dans une part de tarte aux pommes sans prendre la peine d'écouter sa grand-mère qui lui disait qu'elle était saupoudrée de cannelle. Résultat, elle avait tout vomi sur la table dominicale du Terrier, faisant vomir par ricochet la moitié de ses cousins et cousines.

Il décida de leur préparer du thé classique, avec un nuage de lait.

Il revint avec les tasses qu'il déposa sur la table avant de s'asseoir sur un large fauteuil, en face d'Izia qui était installée sur un pouf poire en velours côtelé.

Comme elle semblait tourmentée par ce qu'elle allait lui dire, George lui laissa le temps de faire le premier pas. Il ne voulait pas la presser.

- C'est à propos du bal de Noël, commença-t-elle. Je… J'aimerais y aller avec quelqu'un, mais je sais pas si j'ai le droit.

George fronça ses sourcils.

- Si tu as le droit ? Tu fais bien ce que tu veux, Izia. À moins que tu ne veuilles inviter une enseignante, mais… Par les caleçons de Godric, c'est ça ?!

- Non ! Non, non, non, pas du tout, vous inquiétez pas. C'est juste que… enfin, vous êtes ici comme moi, vous avez bien remarqué que cette école, bah c'est pas Poudlard.

- En terme de ?

- D'ouverture d'esprit, de tolérance. Ça file droit, ça moufte pas…

George ne comprenait pas vraiment où elle voulait en venir. Ou du moins, il avait peur de comprendre…

- Bon, après, la rigueur c'est vraiment qu'une façade. Dès qu'ils ont passé les portes de leurs QG, les élèves redeviennent des adolescents normaux.

- Comment peux-tu le savoir ? lui demanda-t-il en essayant d'être un minimum autoritaire.

- Ce Tournoi n'est pas censé rapprocher les différentes écoles ? On ne peut pas le faire en restant dans notre coin. Il est possible que, quelques soirs, certains élèves de Poudlard se soient faufilés dans les QG…

Cela ne l'étonnait guère. Il était même fier que le règlement soit un peu détourné. C'était l'une de leurs spécialités, avec Fred, du temps où ils étaient eux-mêmes élèves à Poudlard, alors il était content que la relève soit assurée.

- Bref. Il y a cette fille, chez les Sages, elle s'appelle Ludmila. Je l'aime bien et elle m'aime bien, donc on aimerait aller au bal ensemble. Sauf que ça ne s'est jamais fait ici. Ils n'acceptent déjà pas les démonstrations d'affection d'un couple hétérosexuel, alors vous imaginez si deux filles arrivaient bras dessus, bras dessous au bal ? Koslowski et Malefoy feraient une attaque.

George dodelina de la tête. Le premier, peut-être, le deuxième… pas sûr.

Il était tout de même triste d'avoir une telle discussion avec Izia. Un problème de ce genre ne devrait pas exister. Une jeune fille de dix-sept ans ne devrait pas avoir peur d'inviter une autre jeune fille du même âge à un bal…

- Si ça ne tenait qu'à moi, la question ne se poserait même pas. Mais tu as raison, nous sommes dans une école où tout ceci est plus compliqué.

- C'est même pas par rapport à moi, expliqua Izia. Moi je m'en fiche, ils peuvent bien me punir s'ils veulent, même si je ne suis pas certaine qu'ils aient le droit puisque je ne suis pas sous leur autorité, mais sous la vôtre et celle de la professeure Granger. Non, j'ai peur pour Ludmila. Elle est tellement gentille, discrète, elle ne fait jamais de vagues… Elle n'aime pas contourner le règlement, même si elle dit qu'elle le ferait volontiers pour moi. Je ne veux pas lui causer d'ennuis.

George soupira, un peu dépassé par la situation.

- Tu en as parlé avec elle ?

- Oui et elle me dit qu'elle est prête à affronter ça. Mais… si elle se fait renvoyer ? Ils en sont capables, vous savez. L'autre jour, Mireï, un camarade de Ludi, a eu trois heures de retenue parce qu'il ne s'est pas excusé après avoir éternué.

- Je ne suis pas sûr qu'il y ait un point de règlement qui interdise d'inviter une personne du même genre à un bal.

- Tout comme je ne suis pas sûre qu'il y en ait un qui autorise un enseignant à coller un élève qui ne dit pas pardon après un éternuement.

- C'est pas faux. Écoute, Izia, laisse-moi régler ça, OK ? La professeure Granger arrive à dérider le professeur Malefoy, même si je ne sais pas comment elle fait. Et sinon, je connais quelqu'un qui pourrait lui toucher deux mots.

Même si, depuis plusieurs jours, ce quelqu'un s'était mise de nouveau à le fuir comme la dragoncelle.

- C'est vrai ?

- Oui, tu peux me faire confiance.

- Merci, monsieur Weasley. Je vous adore !

Izia semblait avoir retrouvé le sourire et George s'en félicita. Maintenant qu'il s'était engagé là-dedans, il espérait pouvoir y arriver avant de devoir rentrer en Angleterre.

.

.

.

George regardait la porte qui menait chez Pansy depuis si longtemps qu'il connaissait les aspérités du bois par cœur.

Il était en train de se demander si c'était vraiment une bonne idée quand une dame sortit de la boutique de souvenirs à sa gauche.

- Vous cherchez quelque chose ? lui demanda-t-elle en remontant ses grosses lunettes rondes sur son nez.

- Oh, euh, non. Je… Je dois rendre visite à Pansy Parkinson, bégaya-t-il.

- C'est bien ici qu'elle habite, oui. Vous êtes un ami ?

- En quelque sorte, sourit-il.

- Une brave petite, cette Pansy. Je suis Vera. Avec mon mari, nous sommes les propriétaires de cette boutique et aussi ceux de l'appartement qu'elle occupe.

- Enchanté, Vera, moi c'est George.

- De même, George. Mais allez-y, j'ai entendu du bruit à l'étage, donc je pense qu'elle est chez elle.

- Merci, Vera. Vous êtes une femme exceptionnelle, j'espère que vous le savez, la complimenta George.

Elle rougit et gloussa derrière sa main.

Après un dernier sourire, George ouvrit la porte et monta le grand escalier en bois, usé par le temps. Les marches gondolaient légèrement et se creusaient en leur centre, là où les pieds se posaient le plus. Il toqua ensuite à la porte de gauche, celle de l'appartement de Pansy.

Le craquement du parquet lui répondit, suivi par le cliquetis d'une clé dans la serrure.

Lorsque leurs regards se croisèrent, Pansy blêmit et George s'en amusa en silence. On aurait dit qu'elle venait de voir un mort.

Visiblement, Pansy ne devait pas s'attendre à recevoir de la visite. Elle qui était toujours tirée à quatre épingles, coiffée et maquillée avec soin, portait là une tenue de sport et avait remonté ses cheveux en une demi-queue si approximative qu'on aurait dit qu'elle avait un palmier sur le sommet de sa tête.

George ne l'avait jamais trouvée si belle et pourtant, le fait qu'il la découvre ainsi semblait être la pire des choses pour Pansy qui referma la porte d'un coup sec.

- Qu'est-ce que tu fiches ici, Weasley ? lui demanda la voix étouffée de Pansy.

- Je viens en ami, crut-il bon de préciser. Tu m'évites comme la dragoncelle depuis que je t'ai tout dit à propos de mes… enfin bref. Je ne suis pas là pour ça, je viens te demander un service. Il en va de la réussite du Tournoi.

Peut-être qu'il exagérait un tout petit peu, mais il n'avait trouvé que ça pour la convaincre.

Il était malheureux depuis qu'elle refusait de lui parler, mais il ne pouvait pas la forcer. Il avait été honnête à propos de ses enfants et c'était à elle, maintenant, de composer avec cette information. Si elle ne souhaitait plus lui parler, alors il respecterait son choix. Même s'il n'attendait pas d'elle quelque chose de sérieux - il n'attendait rien d'elle, d'ailleurs -, il comprenait que coucher avec un père de famille soit un peu déstabilisant.

Après des secondes interminables, le cliquetis dans la serrure résonna à nouveau et la porte s'ouvrit.

Le palmier sur la tête avait disparu, tout comme l'ensemble en coton gris. Pansy l'accueillit avec ses cheveux lâchés, du vermillon à ses lèvres, un pantalon de costume beige et un t-shirt à manches longues noir.

Elle avait pu faire tout ça en si peu de temps ? Pour peu, George aurait sifflé d'admiration.

À sa façon de se décaler sur le côté, il comprit qu'elle l'invitait à entrer, alors il obéit.

Comme la première fois qu'il était venu, George n'eut pas le temps de s'attarder sur le moindre meuble ou bibelot. Sauf que, cette fois-ci, il ne fut pas sauvagement plaqué contre la porte.

- En quoi puis-je aider ? demanda-t-elle.

Pansy était plantée devant lui, ses mains dans les poches de son pantalon. En baissant les yeux, George vit qu'elle était encore en chaussettes. Quelle négligence, ricana sa conscience. Pourtant, il n'aurait pas pu trouver plus adorable que cette paire de chaussettes blanches avec des petits cœurs rouges.

- Arrête de mater mes pieds et crache le morceau, Weasley.

George releva subitement la tête et croisa le regard taquin de Pansy. Il était soulagé de ne pas y lire de l'agacement ou de la colère.

- J'ai besoin que tu parles d'un truc à Malefoy. Hermione a déjà préparé le terrain, mais tu es sa meilleure amie alors il y a plus de chances qu'il t'écoute toi.

- Depuis quand Granger et Drago discutent ?

- Ça, c'est pas à moi qu'il faut le demander.

- Et je dois lui parler de quoi ? Tu disais qu'il en allait de la réussite du Tournoi.

- J'ai peut-être un tantinet exagéré les choses.

Malgré son regard noir, George prit le temps de lui expliquer le problème de Izia et Ludmila.

- Voilà. Je sais que Malefoy a beaucoup d'influence à Durmstrang et que tu as beaucoup d'influence auprès de lui, donc si ça peut aider les filles…

Entre temps, ils s'étaient installés dans le salon avec un verre de vin rouge pour accompagner leur conversation. Pansy avait replié ses genoux vers elle et ses adorables chaussettes étaient cachées par le bas de son pantalon.

- Drago ne fait pas ce qu'il veut. Il est directeur adjoint, pas directeur, lui rappela-t-elle.

George la regarda avec un sourcil haussé, l'air de dire "ne te fiche pas de moi".

- Tu sais aussi bien que moi que Koslowski n'en fout pas une. Sans Malefoy, Durmstrang aurait coulé depuis des lunes.

Pansy soupira, admettant silencieusement qu'il avait raison.

- Pourquoi j'accepterais de t'aider ? s'enquit-elle après une gorgée de vin.

George n'avait pas préparé d'argument plus solide que : tu ne veux pas que ces filles soient heureuses ?

Après tout, Pansy ne les connaissait pas et elle n'en avait pas grand-chose à faire, mais il s'était engagé auprès d'Izia pour faire tout son possible et il ne comptait pas renoncer.

Puis il se souvint d'un détail d'une conversation qu'ils avaient eue. Il était son argument.

- Tu as des amies lesbiennes, non ? Je ne me rappelle plus leur prénom, mais tu les as connues à l'université il me semble.

Pansy sembla désarçonnée et George s'en réjouit. Ne jamais douter de la capacité d'écoute de George Weasley et de sa faculté à se souvenir des moindres détails, parfois inutiles.

- Tu m'as raconté qu'elles avaient été refusées à votre bal de promo à la fin de votre dernière année, poursuivit-il. Et si ma mémoire ne me fait pas défaut, vous avez organisé une contre-soirée sur votre terrain de Quidditch.

À sa manière de serrer ses mâchoires, Pansy lui prouva qu'il visait juste. Il la prenait à son propre piège.

- Tu t'es déjà battue pour l'égalité, c'est que ça te tient à cœur. Izia et Ludmila sont dans la même position que tes amies.

- Ça va, t'as gagné, abdiqua-t-elle. Je vais parler à Drago, mais je ne te garantis rien, d'accord ? Ce n'est pas sûr qu'il puisse y faire quelque chose.

- Vera a raison, tu es vraiment une brave petite, Parkinson.

Pansy recracha sa gorgée de vin et George eut un mouvement de recul pour éviter qu'elle ne salisse ses vêtements. Bon prince, et parce qu'il reconnaissait que c'était à cause de lui, il lança un Tergeo pour nettoyer les traces de vin sur toutes les surfaces tachées.

Une fois remise de ses émotions, Pansy le pointa d'un index accusateur. Elle semblait énervée, mais pas tant que ça…

- Il n'y a qu'un seul cas de figure dans lequel tu peux me parler comme ça, Weasley. Et c'est un cas de figure qui n'est pas prêt de se reproduire, alors tu ravales ces mots-là.

George fut tenté de saisir la perche et de trouver un jeu de mots graveleux avec le verbe "ravaler", mais il se retint.

- Je ne faisais que paraphraser ta propriétaire. N'y voies aucun sous-entendu.

Il traduisit la moue de Pansy par un "mon œil".

George termina son verre de vin dans le silence, observant du coin de l'œil Pansy qui tirait sans relâche sur le bas de son pantalon pour cacher ses chaussettes.

- Je vais y aller, annonça-t-il après avoir déposé son verre vide sur la table basse. Merci pour le vin, il était délicieux, d'ailleurs, et pour avoir accepté la mission.

Elle marmonna un "pas de quoi" tout en se levant elle aussi pour l'accompagner jusqu'à la porte.

- Au fait, je pars bientôt pour l'Angleterre, donc je ne serai pas là pour Noël. Je sais que tu exècres cette fête, donc tu ouvriras ça quand tu voudras.

Il sortit une boîte de la poche de son manteau et la déposa sur le guéridon à côté de la porte d'entrée.

Le regard étonné de Pansy passa de la boîte, à lui, puis de lui, à la boîte, et ainsi de suite pendant de longues secondes.

Elle semblait avoir du mal à réaliser qu'il lui avait fait un cadeau. C'était pourtant le cas. Il était retourné au marché de Noël pour lui acheter cette broche qu'elle avait regardée bien trop longtemps pour que ce soit innocent, en dépit de sa remarque quand il lui avait demandé si elle lui plaisait.

- Weasley…

- Parkinson ?

George attendit la suite, mais elle ne vint pas. Puis Pansy ancra finalement ses yeux dans les siens

- Tu m'as acheté un cadeau.

C'était une affirmation, pas une question. Comme si cela lui semblait si lunaire qu'elle voulait le verbaliser pour s'assurer qu'elle ne rêvait pas.

Et elle ne rêvait pas. George ne savait pas ce qu'il espérait, ce que ce geste signifiait, mais il n'avait pas pu s'en empêcher. Peut-être que son cœur avait agi seul, sans se concerter avec son cerveau.

Rien ne vint non plus après cette affirmation. George ne la connaissait pas encore suffisamment pour être capable de traduire ses silences. Son regard était brillant, mais pas assez expressif pour qu'il y lise une quelconque information.

Et pourtant, elle ne cillait pas. Elle était toujours là, si proche de lui qu'il pouvait sentir son parfum.

- Merci.

Un simple merci après un silence qui lui avait paru une éternité. Un silence pendant lequel il avait eu le temps d'imaginer mille choses. Qu'elle crie, qu'elle le mette dehors, qu'elle râle en lui disant qu'il n'avait pas à faire ça. Qu'elle lui saute au cou, qu'elle l'embrasse, qu'elle ouvre la boîte, qu'elle se pâme d'admiration devant le bijou.

Mais non, rien de tout ça. Juste un merci froid et impersonnel qui avait brisé le silence comme une aiguille percerait un ballon.

George était déçu. Déçu de, finalement, ne plus lui inspirer autre chose que de l'indifférence.

Alors il peina à lui décrocher un petit sourire, mais il le fit avant de s'en aller. Les marches de bois craquèrent sous ses pieds et il répondit à peine à Vera qui lui demanda comment allait Pansy.

Cela n'avait plus d'importance.


Eh voilà !

Bon, alors, prenons les choses dans l'ordre.

Déjà, il y en a deux qui ne lasseront jamais de se taquiner et de se chambrer. Mais n'est-ce pas la base du Dramione, finalement ? Qu'avez-vous pensé de ce duel improvisé en cours de Magie offensive et défensive, pas mal non ? Surtout que ça aboutit à une invitation au bal de Noël... C'est pas rien !

Et chez les deux autres, c'est une ambiance bien différente. Que pensez-vous de l'attitude de Pansy vis-à-vis de George ? Et de la réaction de George à l'indifférence de Pansy ?

J'ai hâte de lire vos reviews.

Du love pour vous, à mercredi !