Point de vue d'Éridanie

Je sors du wagon le moral dans les chaussettes. La conversation avec Franck m'a complètement chamboulée. Bien sûr j'avais des doutes concernant ses sentiments depuis ma dispute avec Enzo mais de là à en avoir la confirmation il y a un monde.

Et puis qu'est-ce-qui m'a prit de lui dire que je savais qu'il était amoureux de moi ? Non seulement ça fait présomptueux mais en plus la personne en face est forcément mal à l'aise, que les sentiments soient avérés ou non.

J'ai dis que je voulais conserver son amitié mais je ne sais même pas si on va pouvoir redevenir ami avec cette histoire, j'imagine qu'il y aura un malaise entre nous en plus quand on se reverra à la rentrée.

Je continue de me morfondre alors que je descends du train. Le quai est comme toujours bondé et très bruyant, si d'habitude ce chahut m'amuse, aujourd'hui il me donne mal à la tête, je n'ai qu'une envie c'est rentrer chez moi et m'écrouler sur mon lit.

J'aperçois mes amis avec leurs familles me faisait des grands signes d'au revoir et je leur répond un peu timidement, les gestes de ce genre en public, très peu pour moi.

Un peu à l'écart de la foule, la silhouette de ma grand-mère se détache et je m'empresse de la rejoindre tout en gardant une posture digne et respectable afin qu'elle ne m'oblige pas à suivre des leçons d'étiquette durant les vacances.

– Bonjour grand-mère, vous portez-vous bien ?

– Bonjour Éridanie, je me porte bien merci, j'ose espérer que vous aussi.

– Oui grand-mère.

– Tant mieux, nous attendons votre frère et une fois qu'il nous aura rejoint, nous pourrons partir.

Comme d'habitude, le ton est poli et en retenu, aucun geste affectueux ou un sourire de bienvenu. Je sais que je devrais être habituée à la distance de ma grand-mère depuis le temps mais parfois je regrette qu'elle ne montre pas un peu plus l'amour qu'elle a envers sa famille.

– Bonjour grand-mère.

Perdue dans mes réflexions, je n'avais pas entendue Scorpius arriver.

– Bonjour Scorpius, je vois que vous portez encore votre cravate de travers, vous avez également de la sauce sur le coin des lèvres, à voir votre attitude aussi nonchalante qu'avant vous devez bien vous portez.

– Évidemment grand-mère.

La réponse de Scorpius et son petit sourire insolent me font lever les yeux au ciel.

– Néanmoins, de telles manières sont inacceptables pour un gentleman, vous viendrez donc au manoir durant les vacances pour des cours d'étiquette.

– Non s'il vous plaît grand-mère, tout mais pas ça, j'ai déjà organisé mes vacances et je ne peux pas rajouter quelque chose à mon emploi du temps.

– Vous viendrez que vous le vouliez ou non, quitte à sacrifier vos heures de sommeil. La réception aristocratique printanière de cette année est organisée par la famille Malefoy et il est absolument inacceptable qu'il y ai la moindre fausse note lors de cette soirée.

Je retiens à grand peine un grognement de dépit mais Scorpius ne cache pas sa grimace horrifiée.

– Étiez-vous vraiment obligé de vous portez volontaire grand-mère ? Nous savons très bien que toutes ces mondanités vous tiennent à cœur ainsi qu'à grand-père mais Éridanie tout comme moi détestons ce genre de soirée et faisons toujours en sorte de partir le plus tôt possible, or en tant qu'hôtes de la réception cela nous sera impossible.

– Je le sais très bien Scorpius, seulement ce n'est pas moi qui me suis portée volontaire mais votre père.

Nous ouvrons tout les deux la bouche telle des carpes. Comment ça c'est papa qui s'est proposé d'organiser cette soirée ? Il déteste encore plus que nous ces mondanités.

– Mais pourquoi a-t-il fait cela grand-mère ? Fis-je en remettant mon masque ôté sous la surprise de cette annonce.

– Parce qu'il tient à...inviter certaines personnes.

L'hésitation de notre grand-mère nous fais tiquer mon frère et moi et nous partageons un regard aussi rapide que discret, vu les mots de grand-mère et son hésitation cela voudrait dire que les invités de notre père ne seraient pas des aristocrates. Finalement cette soirée n'allait peut-être pas être si horrible que ça.

En effet, depuis que papa travaille comme consultant au ministère et particulièrement au département de la justice magique, il parle régulièrement de ses collègues avec un enthousiasme qui nous donne à Scorpius et moi l'envie d'en savoir plus.

On en a donc conclu que certains de ses collègues et peut-être même leurs enfants allaient être présent, ce qui allait distraire les aristocrates tirés à quatre épingle, habituellement les seuls à être invité à cette réception. Au vu de cette information plus que précieuse, j'ai plutôt hâte d'assister au bal de printemps de cette année et à voir la mine amusée de Scorpius, je ne suis pas la seule.

Nous sortons finalement de la gare et notre grand-mère nous emmène chez nous en transplanage d'escorte après avoir observé avec un air pincé mon petit frère faire un signe d'au revoir à Albus.

Après nous avoir déposés devant notre manoir, grand-mère repart avec en guise de salutation un signe de tête cordial. L'Angleterre n'étant pas réputée pour son soleil, le fait qu'elle ai voulu s'abriter de la légère pluie explique son départ précipité. Avec un soupir, je m'apprête à toquer à la porte quand un de nos elfes l'ouvre avant que je ne puisse aller au bout de mon geste.

– Jeune monsieur, mademoiselle, Filly est très contente de votre retour. Entrer, entrer, je vous en pris.

La manière dont nous appelle Filly me fait toujours sourire. Notre père à eu un mal de chien à lui faire dire cela plutôt que maître ou maîtresse. Il détestait entendre ces mots, il disait que ça lui rappelait un autre elfe qui n'avait pas été traité de la bonne manière par sa famille, alors il essayait de se racheter maintenant en les traitant bien et en leur donnant un salaire.

– Jeune monsieur, mademoiselle, voulez-vous bien donner vos manteaux afin que Filly puisse les ranger ?

Je m'exécute bien vite, tout en scrutant l'entrée du regard.

– Monsieur n'est pas là mademoiselle, il a demandé à votre grand-mère d'aller vous cherchez car il a beaucoup de travail ces temps-ci.

Je grogne de dépit. Notre père à beau être distant en public, dans le privé il est un grand amateur de câlin. Notre séance de câlin familial après chaque retour à la maison est devenue une tradition depuis ma première année et je suis un peu déçue que mon père ne soit pas disponible pour la faire.

– Filly, peux-tu nous préparer du thé ainsi que des petits gâteaux et nous servir cela dans le salon bleu ?

– Bien sûr mademoiselle, Filly s'y met tout de suite mademoiselle.

Avec un craquement sonore, l'elfe transplane aux cuisines.

– Ne fait pas cette tête Éri, je sais bien que tu es déçue de moins voir papa durant les vacances depuis qu'il travaille mais à mon avis c'est mieux de le voir ainsi plutôt que malheureux comme les pierres lors de la mort de maman.

– Tu as raison.

– Comme d'habitude, allez viens, les petits gâteaux de Filly ne vont pas tarder à être prêt et je ne veux pas les manquer.

Je lève les yeux au ciel devant l'amour du sucre de Scorpius.

– Tu vas finir par faire une overdose si tu continues à t'empiffrer de pâtisseries.

– Mais non, Rose et Albus surveillent toujours mon alimentation.

– Je suis ravie de savoir que Rose accepte maintenant de manger avec toi, mais ça ne devrait pas être à tes amis de vérifier ce que tu manges.

– Oui, oui je sais et d'ailleurs en parlant de Rose...

– Non Scorpius, tu sais maintenant assez de choses sur les filles pour réussir à t'en sortir sans moi, je ne peux pas faire plus que je n'ai déjà fait à ce stade.

– Je sais, mais cette fois-ci ce n'est pas pour te demander des conseils, enfin pas au sujet des filles.

– Tient donc, qu'est-ce-que tu voulais me demander alors ?

– A quel moment est-ce-qu'un garçon demande à une fille de sortir avec lui ?

La question de Scorpius me déroute tellement que j'éclate de rire. Vexé, Scorpius croise les bras en attendant que mon hilarité se passe.

– Mon dieu Scorpius, une relation n'est pas une matière avec un manuel. Il n'y a pas de moment pour ça, tu te jettes à l'eau quand toi tu penses que c'est le bon moment. Dis-je en me tenant le ventre.

– Mais si elle me repousse ? Grogne-t-il mécontent.

– Eh bien tu vivras avec, tu renonceras, tu aimeras une autre fille ou tu retentera ta chance plus tard.

– C'est bien trop stressant, je suis certain de faire une crise cardiaque si j'aborde le sujet. Pourquoi est-ce-que ça ne peut pas être Rose qui me demande de sortir avec elle ? Se lamente Scorpius.

– C'est une possibilité, mais alors tu prends le risque de ne jamais sortir avec elle ou de perdre du temps inutilement. Dis-je en continuant de pouffer.

– C'est ça moque-toi, mais je te rappelle que tu étais dans un état encore pire que le mien quand tu voulais sortir avec James.

La phrase a beau avoir été dite sans méchanceté, elle coupe net mon amusement face à la discussion.

Se rendant compte de ce qu'il vient de dire Scorpius affiche une mine penaude.

– Éridanie...

– On est arrivés, ne faisons pas attendre Filly. Dis-je d'un ton trop détaché pour être naturel.

J'ouvre doucement la porte du salon, la tête pleine de pensées concernant James mais le spectacle qui se trouve dans la pièce les font disparaître instantanément.

– Mais qu'est-ce-que que c'est que ce BORDEL ?

– AAAA mes yeux, mes yeux, je suis aveugle.

Nos hurlement font sursauter notre père et Hermione Granger que nous avons découvert en train de s'envoyer en l'air. Je ne fais pas état de leurs mines choquées et d'un seul mouvement referme brutalement la porte du salon. En état de choc, je mets quelques minutes à me remettre de ce que j'ai vu.

J'inspire et expire à un rythme régulier afin de calmer ma respiration devenue erratique suite à cette vision. Jamais, au grand jamais je n'aurais cru un jour voir mon père faire l'amour et encore moins avec la ministre de la magie.

D'accord je sais bien qu'il n'est pas un moine et qu'il a eu quelques aventures depuis la mort de maman, mais elles se comptent sur les doigts d'une main et ne dépassaient jamais une soirée, or là quelque chose me dit que ce n'est pas le cas et je ne sais pas si c'est une bonne chose ou non.

Une fois à peu près calmée, je me tourne vers Scorpius qui se cache les yeux avec l'aide de ses mains. Le pauvre, il semble encore plus bouleversé que moi, il marmonne quelque chose comme « je n'ai rien vu » « je n'ai rien vu », tel un mantra.

Son visage habituellement pale est maintenant aussi rouge qu'une écrevisse et je crois bien voir ses mains trembler.

Avec douceur, je pose ma main sur son épaule. Il sursaute violemment et semble revenir sur terre. Il m'envoie ensuite un regard d'une telle détresse que j'ai envie de lui lancer un sortilège d'oubli. Avant que je ne puisse le rassurer d'une quelconque manière, la porte du salon s'ouvre et je me tourne vers notre père que je n'ai jamais vu aussi gêné.

– Heu... Filly a apportée le thé et les gâteaux.

Sa tentative pour rendre les choses à peu près normales ne fait que renforcé la gêne déjà présente.

– Ta chemise est mal boutonnée.

Bien, bravo Éridanie, continue comme ça et on risque tous de mourir étouffés sous le malaise.

– Et ta braguette n'est pas bien fermée.

Bon eh bien on va dire que c'est de famille d'alourdir l'atmosphère. Au moins Scorpius semble être sorti de sa transe.

Avec un air plus qu'embarrassé, notre père rajuste son pantalon et sa chemise avant de se décaler, nous invitants silencieusement à entrer.

Je m'avance à pas prudents vers le salon et lorsque j'y pénètre, je vois Hermione Granger assise sur un des canapés, les vêtements parfaitement ajustés mais raide comme un piquet et les joues rouges.

Prudemment, je m'assoies en face d'elle et croise les jambes tout en lui envoyant un regard sévère, lui faisant ainsi comprendre que je ne l'accueille pas à bras ouvert et que si elle souhaite rester pour le dîner, je n'accepterais pas au delà pour ce soir, elle va devoir le mériter.

Je sens le canapé s'affaisser sur ma droite et comme je vois notre père s'asseoir à côté de son invitée, j'en déduis que Scorpius a décidé de nous rejoindre. Je jette un coup d'œil dans sa direction et suis surprise par la colère que je vois sur son visage. De nous deux c'était pourtant le plus enthousiaste à l'idée que notre père retrouve quelqu'un.

Nous savons très bien qu'il n'oubliera jamais maman, mais savoir notre père seul avec sa tristesse la majorité de l'année nous mettais toujours un coup au cœur quand on prenais le Poudlard express, alors bien que j'aurais largement préféré l'apprendre d'une autre manière je suis contente de voir qu'il a retrouvé quelqu'un, ce qui ne semble pas être le cas pour mon frère, à moins que...

– Euh...une tasse de thé les enfants ?

La question de mon père me semble si déplacée à ce moment-là que je lui jette un regard glacial.

– Je pense qu'une explication d'abord serait préférable Drago. Annonce madame Granger d'une petite voix.

– Non sans blague !?

Le ton mordant de Scorpius me fait appréhender la suite de la conversation.

– Scorpius...

La légère menace perçu dans la voix de notre père renfrogne encore plus mon frère qui ne peut s'empêcher de lancer un regard assassin à madame Granger. Je lui pose ma main sur la cuisse pour qu'il se calme et lance un regard à notre père pour lui signifier de commencer ses explications.

– Bon euh très bien. Je vous euh...

Si la situation n'était pas aussi tendue j'aurai rie aux éclats de voir mon père bégayer ainsi.

– Euh eh bien euh, vous...vous savez que je travaille maintenant.

– Si par maintenant tu entends depuis plus d'un an, oui on sait que tu travailles maintenant.

Le ton est moins mordant mais n'en est pas moins hostile, Scorpius n'a vraiment aucune envie d'aider notre père à s'expliquer.

– Madame Granger ? Peut-être pourriez-vous commencer ? Dis-je avec un regard appuyé dans sa direction.

La ministre tressaille, mais se reprend rapidement pour ensuite se racler la gorge et commencer enfin une explication cohérente.

– Bon, comme vous le savez votre père travaille comme consultant au ministère et bien qu'auparavant nous avions du mal à rester dans la même pièce pour les raisons que vous savez sûrement, depuis l'aventure avec Delphinie nous avons convenue d'une entente.

– Une entente vraiment ?

Le ton sarcastique de Scorpius ramène la gène qui avait commencée à se dissiper. Un regard de ma part et mon petit frère se tait laissant le champs libre à madame Granger pour continuer.

– Au fur et à mesure on s'est rendu compte qu'on avait beaucoup plus en commun que ce que l'on pensait et on a finit par devenir plus ou moins amis.

– C'est à partir de ce moment-là qu'on a commencé à se voir en dehors du travail. Annonce notre père ayant retrouvé ses capacités d'élocutions. Elle me faisait découvrir le monde moldu et je l'ai aidé à se revaloriser comme elle manquait cruellement de confiance en elle depuis son divorce avec Weasmoche.

– Drago...

– Au fil du temps on s'est rendu compte qu'on avait envie de plus et on a finit par se l'avouer. Continue notre père en ignorant le ton réprobateur qu'a utilisé la ministre lorsqu'il a volontairement mal prononcé le nom de famille de son ex mari. Bien sûr notre relation n'est pas public sinon on n'échapperait pas à la tempête médiatique et aucun de nous n'a envie de ça, mais nos amis sont au courant et on voulait l'annoncer à nos enfants respectifs durant ces vacances...

– JAMAIS.

Nous sursautons tous devant l'éclat de voix de Scorpius.

– Il est hors de question qu'une autre personne soit au courant de...de ça.

– Scorpius...

Cette fois la menace dans la voix de notre père n'est pas contenue mais mon frère semble n'en avoir rien à faire.

– Je refuse, tu m'entends père ? Je refuse catégoriquement de te voir avec elle.

Le ton condescendant sur le dernier mot ne lui ressemble tellement pas que je reste tétanisée une seconde, jusqu'à ce que notre père furieux l'attrape par le coude et qu'ils sortent tout les deux en claquant la porte, me laissant avec la ministre de la magie un peu choquée par ce qu'elle vient d'assister.

– Hum euh bon, voulez-vous une tasse de thé ou préférez-vous un whisky pur-feu ?

Ma voix a beau être assurée je ne suis pas du tout sereine et à voir l'état de mon interlocutrice je ne suis pas la seule.

– Une tasse de thé sera très bien mademoiselle Malefoy, merci.

Les tasses servies nous nous jetons mutuellement des coups d'oeils embarrassés.

– Il ne vous déteste pas vous savez. Dis-je en sirotant ma boisson.

– Excusez-moi ?

– Scorpius...il ne vous déteste pas, je crois même que dans d'autres circonstances il vous aurait accueilli à bras ouvert.

– Oui, je me doute qu'il aurait préféré ne pas nous trouver ainsi et...

– Vous n'y êtes pas du tout madame la ministre.

Elle hausse un sourcil, certainement très surprise par mon ton amusé face à sa suggestion.

– Je peux me tromper bien sûr mais je pense que la raison pour laquelle il vous a rejeté si violemment c'est à cause de votre fille.

– Rose ?! Mais ces derniers temps elle n'arrête pas de dire qu'elle et Scorpius s'entendent de mieux en mieux et...

Un éclair de compréhension soudain la traverse. Elle me jette un regard interrogateur et je lui répond par un sourire assuré.

– Vraiment ?

– Pour que vous en parliez à vos enfants c'est que cette relation doit être suffisamment sérieuse alors...Dis-je avec un clin d'œil suffisamment explicite.

– Je vois, j'essayerais de sonder ma fille demain pour savoir ce qu'elle en pense.

Fortes de ce court instant de complicité nous terminons nos tasses avant que la porte du salon ne s'ouvre à nouveau laissant passer mon père très en colère. Il fusille toute la pièce du regard avant de s'asseoir tout en s'adressant à moi d'une voix calme mais contenant une colère sous-jacente.

– Éridanie, pourrais-tu aller parler à ton frère un peu plus tard ?

Ouh, alors mon petit frère doit avoir vraiment dépassé les bornes pour que mon père me demande de l'aide. Je hoche la tête pour montrer mon accord avant de croquer dans un biscuit.

Nous restons ensuite silencieux tout les trois durant une bonne dizaine de minutes. Voyant que mon père n'a toujours pas décroisé ses bras je décide de prendre des mesures.

– Filly ?

L'elfe transplane immédiatement à mes côtés.

– Mademoiselle Malefoy a besoin de quelque chose ? Demande-t-elle en s'inclinant.

– Oui Filly, pourrais-tu cacher tout les alcools de la maison de sorte que mon père ne les retrouve pas ?

– Éridanie, je ne pense pas...

– Père, cette journée à été suffisamment riche en émotion, inutile de rajouter une gueule de bois à la liste. A moins que vous ne vous décidiez à vous calmer tout seul, chaque bouteilles d'alcools restera cachées jusqu'à nouvel ordre.

Je fais un signe à Filly qui se dépêche de faire ce que je lui ai demandé.

– Éridanie, pourquoi me vouvoies-tu ? Nous sommes...

– Nous sommes en public père, à la maison certes mais tant que votre compagne n'aura pas fait ses preuves je la considérerais comme en dehors du cercle privé, donc le vouvoiement sera de mise.

A ma grande surprise Hermione Granger éclate de rire.

– Oh mon dieu Drago, elle te ressemble comme deux gouttes d'eau.

A cette remarque un sourire éclaire mon visage tandis que mon père se renfrogne en grommelant.

– Bien, les choses étant dites, restez-vous pour le dîner madame Granger ?

– Eh bien euh je ne penses pas que...

– Si vous vous inquiétez par rapport à mon frère, sachez que Scorpius ne sortira pas de sa chambre que vous restiez ou non, alors ?

– Je...je veux bien dans ce cas.

– Parfait, je vais donner les ordres pour ce soir dans ce cas.

Je me lève avec grâce et sors du salon. Juste avant de refermer la porte, je crois entendre la ministre marmonner qu'elle prendrait bien des cours avec la personne qui m'a enseignée une telle élégance.

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Alors ? Alors ? Ça vous a plût ? Vous vous attendiez à une révélation de ce genre ? Vous avez deviné pourquoi Scorpius a réagi ainsi ? Dites-moi tout dans les commentaires, passez une bonne semaine et à vendredi prochain, des bisous.