Bonjour/Bonsoir à tous ! J'espère que vous apprécierez ce nouveau chapitre parce que moi je suis très heureuse de l'avoir écrit ! J'avais cette scène en tête depuis littéralement des années et je suis fière d'enfin pouvoir vous la présenter.

Surtout si vous avez des critiques constructives ou que vous voulez simplement faire un petit coucou, n'hésitez pas ! :D

A bientôt pour la suite !


La nuit était déjà bien avancée alors que le premier niveau de la bâtisse était tombé aux mains des armées du Mordor. Autour de la Sorcière, la mort et la destruction se faisaient sentir. Ses yeux se déposèrent sur les cadavres qui jonchaient le sol, mais contrairement à ce qu'elle aurait pensé, elle ne prenait aucun plaisir à les voir tous ainsi, vider de toute vie. Les orcs, eux, étaient plus qu'heureux d'observer tout ce carnage, elle les entendait rires et prendre du plaisir à achever les blesser.

Au sol, un bouclier refléta son image et Nessa eut du mal à se reconnaitre. Elle essuya le sang qui recouvrait son visage d'un revers de la manche et celui de son épée sur son bas. Puis d'un pas décider elle se dirigea vers ses troupes qui riaient bruyamment.

« Ça suffit ! Rappela-t-elle à l'ordre. On en a pas encore terminé. »

Comme pour accompagner ses pas, le cri puissant des nazguls déchira le ciel. Ses troupes se remirent en action et se dirigèrent, accompagner de cri et de grognement, en direction de la barricade sommaire que les hommes avaient érigé. Elle ne tint pas très longtemps.

Jusqu'au petit matin, les combats ne s'arrêtèrent pas un seul instant. Le niveau qu'ils avaient atteint était également remplit de femmes, de vieillards et d'enfants qui fuyaient sur les hauteurs. Les soldats faisaient tout ce qui était en leurs pouvoirs pour les protéger. La Sorcière laissa les orcs faire, elle avait un objectif plus important. C'est alors qu'elle entendit une voix qui lui était familière, s'élever au-dessus des bruits.

« Gandalf ! Hurlait Pipin. Gandalf ! »

Dans un sourire, la Sorcière avança d'un pas décider, jusqu'à l'émission de cette voix. Elle vit alors le Magicien Blanc et Pipin, grimpant sur un cheval et s'éloignant à toute allure. Mais ils auraient beau partir aussi vite qu'ils le voulaient, elle les rattraperait à chaque fois. Comme elle avait déjà eu la possibilité de le faire auparavant, la Sorcière transforma son corps, avec beaucoup de concentration, en une masse de fumer qui se déplaça à toute vitesse.

Gandalf sentit autour de lui la même sensation de mal-être qu'il avait ressentie lors de la première apparition de la Sorcière Noire, comme si les Valar eux-mêmes le prévenaient de l'arrivée du mal. Il arrêta Gripoil, qui se cambra, et observa tout autour de lui. Il sentait qu'elle était là mais il ne la voyait pas. Puis, sortant de l'ombre, la Sorcière apparut enfin. Il voyait le visage de son amie de toujours transformer par la haine, il avait du mal à la reconnaitre. Il s'en voulait de ne pas avoir réussi à la protéger des dessins de Saroumane. Mais l'instant n'était plus à la nostalgie, ce n'était plus Nessa qu'il avait devant lui et le combat était maintenant inévitable. La monture du magicien se mit à piétiner sur place, effrayer devant la brume qui s'épaississait autour d'eux. Puis finalement, sans crier gare, le cheval se braqua et envoyer au sol ses occupants. Gandalf fut le premier à se relever, tant bien que mal, et il fit face à la Sorcière.

« Le moment est venu Gandalf… Commença la Sorcière, faisant trainer son épée sur le sol, dans un grincement de fer désagréable.

- Ne m'obligez pas à faire ça Nessa, vous pouvez encore lutter.

- Pour ça, il faudrait d'abord que j'en ai l'envie ! »

Elle accompagna ses paroles d'un grand coup d'épée que Gandalf para. Le combat fut engagé et malgré l'apparence vieillissante du magicien aucuns des deux parties ne semblait prendre le dessus. C'est dans un dernier enchainement que la Sorcière mit à terre Gandalf. Seulement, ce qu'elle n'avait pas prévu, fut de recevoir un projectile dans la poitrine. Pipin avait lancé une pierre sur la jeune femme qui s'arrêta net. La Sorcière leva les yeux et les posa sur le hobbit, respirant rapidement, qui avait toujours la main en l'air, prêt à lancer une deuxième pierre. Son regard sur le semi-homme fut assassin, ce qui effraya ce dernier, il se tint comme figé. Bizarrement, voir la peur dans son regard fit beaucoup de peine à la jeune femme, elle ne voulait pas l'effrayer.

Gandalf vit alors le subtil changement dans le visage de la Sorcière et essaya d'en profiter.

« Je sais que vous êtes encore là, mon amie.

- Vous ne savez rien, vieillard, s'emporta-t-elle.

- Défaite-vous de son emprise, revenez auprès de nous, vous en avez le pouvoir !

- Ça suffit, taisez-vous ! Ce qui arrive ici, c'est exactement ce que je veux. L'odeur de la peur et de la mort est un délicieux parfum et je m'en délecte avec le plus grand des plaisirs. »

Alors qu'elle levait son épée afin de l'abattre sur le magicien, le son d'un cor lui fit arrêter tous mouvements. La Sorcière reconnut celui du Rohan, ce qui la fit souffler de désapprobation. Derrière elle, le son d'un cor résonna, prévenant de l'arrivée des troupes de Theoden. Un cri strident se fit également entendre. Le nazgul approchait. Sans lâcher le magicien du regard Nessa se recula, le délaissant. Pipin reculait déjà, apeurer devant la créature, après avoir retrouvé sa capacité à se mouvoir.

La Sorcière se tourna vers le Roi Sorcier d'Angmar, qui venait la chercher, et observa les grandes ailes déployaient de l'Ombre Ailée qui semblait vouloir l'emporter. L'instant avait l'air suspendu dans le temps. Lorsque la créature fut à sa porter, Nessa grimpa sur son dos. Posant un dernier regard sur les personnes qu'elle laissait derrière elle, la Sorcière s'envola.


Assise aux côtés du Roi Sorcier d'Angmar, ils survolaient le champ de bataille depuis assez longtemps pour avoir vu arriver les troupes du Rohan mais également les Haradrim et leurs imposantes montures, les Oliphant. La Sorcière était impatiente de rejoindre les troupes d'orcs et de se battre maintenant que les forces armées étaient équitables de chaque côté. Mais le nazgul semblait chercher quelque chose, ou quelqu'un, en particulier. C'est alors que de sa voix caverneuse il s'adressa enfin à elle.

« Retrouve l'héritier du Gondor, commença-t-il, et tue-le. »

Choquée pendant un instant, elle ne répondit pas. Mais alors que l'Ombre Ailée entamait sa descente, la Sorcière sauta. Elle atterri en plein champ de bataille dans un nuage de cendre. Elle entendit le Roi Sorcier s'élancer sur la proie qu'il cherchait depuis tous ce temps. Rapidement, elle se remit au combat, coupant tête et membres, usant de magie et d'épée. Mais malgré ses efforts il semblait que l'écart se creuser entre les deux armées. Un autre problème arriva lorsque le cri strident du Roi Sorcier se fit attendre, il était en train de mourir. Elle ignorait comment cela était possible mais c'était le cadet de ses soucis. Tout autour d'elle une vague de fantôme déferler sur l'armée des orcs. Les morts de Dimholt, lui sembla-t-elle reconnaitre. L'armé de Sauron n'avait plus aucune chance, la défaite était assurée.

C'est là qu'elle le vit. Aragorn. Epuiser par le combat il observait les morts prendre possession de la cité. C'était le moment qu'elle attendait. Même si Sauron avait perdu la bataille du Gondor, si elle parvenait à tuer l'héritier ils n'auraient plus d'espoir et plus de chef à suivre. Le Mordor pourrait alors se regrouper entre ses murs et reprendre le combat. Tout n'était pas perdu. Alors la Sorcière s'élança, épée en avant, jusqu'à l'homme qui lui tournait le dos.

« Aragorn attention ! S'écria la voix de Legolas. »

Alerter, le Dunedin se retourna in extrémiste pour parer l'attaque. Ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'il reconnut le visage de son assaillant. Mais il ne devait pas se déconcentrer, il s'avait que ce n'était pas sa mère qui lui faisait face et qu'il était réellement en danger de mort. Nessa utilisa toute sa rage pour parvenir à ses fins mais ce fut sans compter sur l'arrivée de Legolas et de Gandalf qui se mêlèrent au combat. Sa magie était paré grâce aux interventions du magicien alors elle se concentra sur son épée. C'est lorsqu'elle parvint à toucher Aragorn, laissant une trace de sang sur le bras de ce dernier, que son crâne se mit à tambouriner, comme si un millier d'épée s'abattaient sur sa tête.

Ce n'était pas ce qu'elle voulait, faire du mal à ses amis, à sa famille !

Mais la rage la faisait reprendre le combat de plus belle. Legolas sorti ses deux dagues, parant les assauts incessants de la jeune femme. Il essayait de croiser son regard, cherchant dans ses yeux un peu de la présence de Nessa. N'importe quoi, qui ferait qu'il n'aurait pas à réaliser l'impossible.

Mais qu'attendait-il ?! C'était le moment idéal pour faire ce qui devait être fait. Son flan était a découvert, un coup d'épée rapide permettrait de mettre un terme au combat.

Des larmes perler aux coins des yeux de la jeune femme alors qu'elle avait à nouveau blessé le rodeur. Ce dernier ne faisait qu'esquiver les attaques, ce rendant vulnérable et rendant le combat beaucoup plus facile pour la Sorcière. Alors qu'Aragorn était en mauvaise posture Legolas vit la jeune femme retenir sa main. Un hurlement déchirant sortie de sa bouche, il voyait très bien qu'elle luttée de toutes ses forces. Peut-être n'aurait-il pas à faire ce qui lui était même impossible à prononcer. Peut-être y avait-il encore un espoir de la faire revenir.

« Nessa, regarde-moi, essaya-t-il. Tu peux y arriver… »

Les yeux remplis de larmes et la mâchoire serrer, la jeune femme se tourna vers l'elfe. Epée bien en main elle s'approcha de lui.

« Il n'y a qu'une chose à faire Legolas. Fait-le !

- Non ! Jamais !

- Tu n'as pas le choix ! »

Elle accompagna ses paroles d'un grand coup d'épée qu'il esquiva. Il ne voulait pas l'attaquer. La jeune femme raga de plus belle, pourquoi ne voulait-il pas voir la vérité en face ? Nessa n'était plus, elle était allée beaucoup trop loin, avait fait beaucoup trop de mal pour être de nouveau elle-même. Alors elle continua d'attaquer, frappant encore et encore jusqu'à épuisement. Nessa s'écroula dans les bras de Legolas, à bout de souffle.

« Je t'en prie… supplia-t-elle.

- Non, non, non…

- Il le faut. »

Alors qu'il hésitait toujours Legolas voyait la brume s'élever autour d'eux. S'il ne faisait pas ce qu'il fallait la Sorcière allait reprendre le dessus.

« Fait-le, ordonna-t-elle une fois de plus. Ou je vous tuerai, toi et les autres. »

Voyant qu'il ne faisait rien, la Sorcière le repoussa violemment et leva son épée dans sa direction. Elle allait assener le coup de grâce mais l'elfe réagis enfin. Dans un enchainement de mouvements qu'elle ne put parer Legolas retourna la situation, elle fit tomber son épée et se retrouva une nouvelle fois dans ses bras. Elle sentie son souffle se coupait soudainement et une douleur se diffusa dans son corps. Ses yeux trouvèrent le regard embuer de l'elfe alors qu'elle s'effondrait. Ils se retrouvèrent au sol, l'elfe essayant tant bien que mal de soutenir la jeune femme alors que petit à petit elle se vidait de son sang. Le coup de dague qui lui avait finalement assener, à contre cœur, avait touché une artère. Il n'y avait plus rien à faire. Legolas pleurait à chaude larmes et Aragorn, qui avait regardé la scène, impuissant, s'écroula à genoux.

Nessa se sentait enfin libérer alors que la vie la quitter peu à peu. Mais elle n'avait pas mal, elle ne ressentait aucune douleur, aucune haine. La Sorcière était enfin partie, elle le sentait.

« Meleth-Nîn, pardonne-moi… articula l'elfe, la faisant le regarder.

- Ça va aller… lui dit-elle.

- Mère… sanglota le rodeur.

- Ça va aller, répéta-t-elle en posant son regard sur lui. »

Puis son regard se perdit sur le visage de son bien-aimé, avant de se figer dans un ultime souffle.

Aragorn hurla de douleur et de rage, Gimli enleva son heaume, Gandalf son chapeau et le pausa sur son cœur, il ne le montrait pas mais sa peine était tout aussi grande. Elle avait été la première humaine à avoir croisé sa route, elle l'avait fascinée et c'était probablement grâce à elle qu'il s'étaient autant intéressé aux peuples de la Terre du Milieu. Sa perte était une tragédie pour beaucoup.


Ses yeux papillonnèrent à plusieurs reprises afin de s'habituer à l'extrême luminosité des lieux. Ce n'était pas la première fois qu'elle se retrouvait dans un endroit qui lui était inconnue, mais cette fois-ci, elle sentait que ce lieu ne lui voulait que du bien. Autour d'elle, elle ne distinguait qu'un espace entièrement blanc, immaculé. C'est alors que, apparaissant tel un mirage, une silhouette s'avança vers elle. Nessa plissa les yeux, souhaitant reconnaitre cette personne. Elle crut que son esprit lui jouait des tours lorsque l'homme se trouva devant elle. Elle le détailla, lui et ses cheveux d'un brun profond, lui et ses yeux d'un vert hypnotisant, lui et son visage qui lui était si familier et qui avait hanté ses jours et ses nuits pendant de longues années.

« Isildur… chuchota-t-elle. »

L'homme n'échangea pas un mot alors qu'il vint lui caresser la joue d'un geste tendre. La jeune femme n'hésita pas une seconde à apprécier ce contacte, elle avait l'impression de rêver.

« Isildur… comment est-ce possible ?

- Tu as brisé ta malédiction, en te sacrifiant… parla-t-il finalement.

- Je suis morte ? »

Délicatement, il la prit dans ses bras. Nessa s'imprégna de son odeur qui lui fit remonter tant de souvenirs.

« Ton heure n'est pas venue, magicienne rouge. »

La jeune femme se détacha de son emprise avant de plonger son regard dans le sien. Elle était complètement perdue. Puis, alors qu'elle clignait simplement des yeux, le visage d'Isildur fut remplacé par celui d''un homme plus jeune. Surprise, la magicienne s'écarta quelque peu. Seulement, ce visage ne lui était pas totalement inconnu. Le jeune homme ressembler a si méprendre à Isildur, mais ses yeux, d'un bleu similaire à ceux de la magicienne trahissait son identité. L'unique mot qu'il dit alors enleva tous soupçons.

« Mère…

- Oh Nerïor ! Mon cher enfant… »

Sans une once d'hésitation et comme si cet instant lui était vitale, Nessa prit son fils dans ses bras. Elle laissa échapper des sanglots de pur bonheur et pu sentir que l'étreinte du jeune homme était autant remplie d'amour et d'espoir. Elle ne s'écarta de lui que pour observer chaque détail de son visage, il n'y avait pas de doute à avoir, le fils qu'elle n'avait pu élever se trouver maintenant sous ses yeux.

« Si tu savais à quel point je regrette de t'avoir abandonné, Nerïor…

- Il n'y a pas de honte à avoir, vous n'aviez pas le choix… J'ai grandi en sachant qui vous étiez et j'ai toujours été fière d'être votre fils. »

La magicienne était heureuse d'apprendre que malgré son absence elle avait comptée pour lui, cela apaisa son cœur. Elle aurait voulu rester avec lui, l'écouter pendant des heures parler de sa vie et toutes les belles choses qu'il avait vécus, mais ce n'était pas le moment, ils auraient l'occasion de le faire plus tard. Nerïor se détacha d'elle, lui souriant chaleureusement alors qu'il se décala, laissant apparaitre une silhouette plus petite. Nessa resta un instant les bras ballants devant le jeune enfant qui se présenter maintenant devant elle. Elle n'osait croire ce qu'elle avait sous les yeux. Une toute jeune elleth se tenait devant elle, une chevelure blonde, un teint de porcelaine et les yeux aussi bleu que l'azur. Nessa posa une main sur son ventre, le souffle court. Elle essaya de garder contenance mais avoir devant elle sa petite fille était une joie si immense qu'elle en tremblait. L'enfant, Neavia, avait l'âge qu'elle aurait dû avoir si la mort de l'avait pas enlevée prématurément. La magicienne s'approcha de la petite fille, le plus calmement possible, comme si un mouvement trop brusque la ferait disparaitre. Arriver devant l'enfant, Nessa se place à sa hauteur.

« Neavia… chuchota-t-elle. »

Pour seule réponse la petite fille vint prendre sa mère dans ses bras. Nessa répondit à l'étreinte, plus heureuse que jamais. Les Valar, en cet instant, lui faisait le plus beau des cadeaux. Une chance de voir les personnes qu'elle aime une dernière fois. Elle se sentait apaiser, sachant à présent que sa famille serait toujours à ses côtés.


La nuit était tombée depuis plusieurs heures sur le champ de bataille mais Legolas n'avait pas bougé d'un pouce. Il tenant toujours le corps de la magicienne dans ses bras, à même le sol. Ses amis ne pouvaient faire que l'observer, impuissant. Tout en caressant la main de la jeune femme, il chuchotait des mots elfiques, essayant d'apaiser son cœur meurtrit.

Aragorn s'approcha de son ami, ils ne pouvaient rester ici. Nessa avait le droit à une sépulture digne, le champ de bataille n'était pas le lieu propice. Lorsqu'il vit le visage sans vie de la femme qui fut sa mère, il dût retenir les larmes qui menaçaient de couler. Il se devait d'être fort pour Legolas qui aura surement le plus de mal à se remettre de cette perte.

« Legolas… il faut qu'on la déplace…

- Non… chuchota-t-il.

- Elle ne peut rester ici.

- J'ai dit non ! »

L'homme ne comprenait que trop bien la douleur de l'elfe, s'il lui fallait encore du temps avant de pouvoir retrouver la raison, il le lui donnerait.

Alors qu'il fut sur le point de se détourner, une légère brise s'éleva et se faufila entre les pierres et la poussière. Sentant que quelque chose se passer, Aragorn se figea. Lorsqu'il redéposa son regard sur le corps sans vie de la magicienne il crut pendant un court instant voire la main de cette dernière bouger.

« Legolas, appela-t-il.

- Laissez-lui du temps, mon ami, demanda alors Gimli qui les avaient rejoints à son tour.

- Non, je veux dire, regardez ! »

C'est alors que tous tournèrent la tête vers le corps de la jeune femme. Une nouvelle fois la main de la magicienne se mit à trembler. Legolas eu alors un sursaut d'espoir. Il attrapa entre ses mains le visage de la magicienne, il tremblait d'impatience et de peur, alors qu'il lui semblait voir des soubresauts sur son visage. Puis, après un moment comme suspendu dans le temps, les yeux de la magicienne s'ouvrir. Ses poumons se remplir d'air en un instant, elle essaya tant bien que mal que reprendre une respiration normale.

Pendant quelques secondes Nessa se demanda où elle se trouvait. Mais lorsque ses yeux rencontrèrent le regard plein de larmes de Legolas, tout lui revint. Un sourire se dessina sur son visage alors qu'elle prononça ses premiers mots

« C'est moi… et seulement moi.

- C'est bien toi, répondit l'elfe, répondant à son sourire malgré les larmes sur son visage. »

Oubliant toute la bienséance propre aux elfes, Legolas l'embrassa avec toute la passion qui lui était possible de donner. Bien que dans son esprit tout soit embrouiller et qu'il ne comprenait pas comment cela était possible, sa joie était si immense que cela pouvait bien attendre. Même après avoir arrêté le baiser ils ne se séparèrent pas, comme une promesse muette de ne plus jamais se lâcher.