Bonjour à toutes celles (et ceux?) qui lisent cette fic. Merci énormément pour vos review, vous n'avez pas idée du point auquel c'est motivant. Merci, merci beaucoup.
Alors,
L'auteur : moi
Les persos : pas de moi, mais à lui là bas qui ne veut même pas m'en donner un petit bout.
Raiting : On est toujours dans le T peut-être même dans le K. Le M s'en vient patience, il aime ce faire désiré.
Avis à celles (ceux) qui pourrait être intéressé, je me cherche une beta.
Chapitre 2Rin toqua à la porte une troisième fois. L'inquiétude vint lui pincer légèrement le cœur : il n'était pas dans les habitudes de Kakashi de manquer une réunion aussi importante que celle de ce matin. Arrivé en retard, oui, mais ne pas venir du tout….
Les autres n'avait pas parut plus déstabilisé que ça. Ils avaient pris pour acquis, depuis longtemps, que Kakashi ne connaissait pas le terme ponctualité. Le ninja copieur avait ainsi été étiqueté lunatique est ils avaient banalisé l'événement.
Ne recevant toujours pas de réponse elle poussa la porte, anxieuse. Son cœur battait trop vite. Elle avait beau garder certaines rancœurs à Kakashi, il était la dernière personne qui lui restait et s'il…
Non, il n'aurait pas fait ça, tenta-t-elle de se convaincre.
Depuis quelques temps elle avait bien vu que sous les airs nonchalants et les sourires, il y avait quelque chose qui le faisait souffrir. Mais seul quelqu'un qui le connaissait depuis longtemps pouvait le voir.
Car, à son habitude, il se contentait de faire le vide, de s'isoler sans qu'on ne s'aperçoive de rien. Kakashi avait toujours été ainsi, d'aussi loin qu'elle se souvienne : un petit garçon perdu, se sentant abandonné qui ne connaissait que la fuite pour maintenir ses démons à distance
Il avait toujours eut quelques amis, mais personne qui puisse prétendre vraiment le connaître, y comprise elle, songea-t-elle avec amertume. La seule façon qu'il avait de se protéger était de tenir tout le monde à distance, bien loin de son cœur. Et de ce fait il blessait parfois ceux qui voulaient l'aider.
Aussi pour parvenir à savoir ce qui n'allait pas il fallait toujours beaucoup de patience, des gants blancs et de la subtilité. Les questions trop directe, ou posé devant une tierce le faisaient se refermer comme une huitre et on ne pouvait plus rien en tirer.
Elle avait essayé toute la semaine, mais entre leur obligation respective, l'équipe de son frère d'arme et de leur travail, elle n'avait pas eu la partie facile pour l'amener mine de rien à part des autres. Elle n'était pas parvenue à grand chose, le contraire aurait été étonnant. Les seule fois où elle était parvenu à le faire parler, elle avait du le faire boire pour le rendre moins vigilant.
Derrière le battant elle trouva Kakashi, la tête posé sur ses bras, eux même replié sur la table.
Des piles de bol s'empilaient dans le lavabo, le plancher aurait du être lavée depuis un moment déjà, et l'époussetage n'avait pas été fait depuis une semaine au moins. Chez elle saurait été habituel, ici c'était vraiment alarment. Kakashi avait toujours été maniaque de l'ordre. Il pouvait supporter d'être privé d'eau de nourriture, d'être torturé et même de marché des kilomètres avec une jambe dans un état pitoyable, mais placé le devant un meuble un peu poussiéreux ou un cadre mal aligné, avec l'interdiction d'y toucher et vous le mettiez à la torture.
Ayate, quand il était encore là, plaisantait souvent en prétendant qu'elle invitait Kakashi chez elle quand son ménage devait être fait.
« Et bien, où que tu sois je crois que ce que je m'apprête à faire risque de te faire rire »
Soupirant elle releva ses manches et entra dans la maison. Elle qui détestait la vaisselle, voilà qui ne risquait pas de la convertir en femme au foyer.
Le soleil avait commencé à baisser dans le ciel quand Kakashi se réveilla. Il se sentait un peu vaseux, comme s'il avait bu. Totalement désorienter, il se raidit en percevant une présence.
Il avait fait preuve d'une négligence grave si quelqu'un était parvenu à s'approché de lui sans qu'il ne s'en rende compte.
Faisant mine de s'agiter un peu dans son sommeil, il descendit discrètement sa main jusqu'à sa cuisse, où l'étui d'un kunaï était toujours soigneusement dissimulé et…
Il reçut un bon coup de cuillère en bois sur les doigts.
« Non, on ne lance pas de Kunaï sur une femme assez bonne pour faire du rangement chez toi, lorsqu'elle ne le fait pas chez elle, ce serait d'une grossièreté!
Rin?
Se redressant lentement il la regarda surprit. Elle avait les manches de son uniforme remontée jusqu'au coude, de la mousse dans les cheveux, et une cuillère de bois, pour brasser les soupe dans sa main encore trempée.
Mais qu'est-ce que…
Y regardant à deux fois il comprit ce qu'elle avait fait.
Il eut un petit rire, plus un gloussement qu'un rire en fait. (Même lui pouvait glousser).
Si Genma voyait ça…
Si tu lui raconte je te crève les yeux, les deux. Et je ferais en sorte que cette fois personne ne puisse arranger le coup. Compris! »
Il comprenait mieux. Seul deux personnes ne l'avaient jamais réveillé au moindre mouvement, elle et Iruka. La douleur le traversa, et il ferma les yeux un court moment, respirant profondément pour chasser la douleur.
Rin remarqua bien son petit manège, elle ressentit un élan de compassion, mais n'osa pas bouger. Elle savait qu'il n'accepterait jamais le réconfort qu'elle aurait été prête à lui donner. Que tout geste, toutes paroles posée en se sens seraient rejeté. Mais ça ne l'empêchait d'avoir mal pour lui. Elle le voyait si triste, tellement atteint par une douleur dont elle ignorait la provenance, une souffrance qu'elle aurait tant voulu apaiser.
« Alors, pourquoi tu es passé, demanda-t-il doucement, tentant de reprendre contenance. Je doute que se soit uniquement pour faire quelques travaux ménagers.
Je m'inquiétais de ne pas te voir ce matin, c'est tout, répondit-elle, prenant garde à ne pas laisser sa voix la trahir.
Quelle heure est-il? Fit Kakashi un peu étonné.
Plus l'heure de diner que celui de prendre le petit déjeuner. Tu as raté la réunion, mais ne t'en fait pas, tata Rin te racontera si tu l'invite à diner.
Intérieurement il songea que ce n'était pas une mauvaise idée. Si un soir au moins il évitait de toucher le fond cette semaine ce serais déjà ça. Et diner avec Rin n'était pas une corvée. Il y avait parfois des froids entre eux, mais l'amitié était ainsi faite.
Marché conclu, tu veux qu'on mange ici, ou on sort.
Ici, je n'ai pas envie de manger au premier Kiosque de ramen venu.
Voyons, je suis plus civilisé que ça!
Ha oui! Et où tu m'avais amenée pour mon quinzième anniversaire?
Ce n'est pas moi mais Obito qui avait choisit l'endroit, protesta-t-il. »
Il se figea, cette fois ce fut la culpabilité qui le transperça. Évitant de croiser son regard il fixa ses mains. Tous deux sentir une ambiance plus lourde s'installer.
Le fantôme d'Obito avait toujours été entre eux, rappel d'un passé douloureux qui avait rendu impossible toute relation vraiment intime. Rin l'avait compris à la minute même ou Obito avait sourit à Kakashi dans ce monticule de pierre.
« Il me manque, souffla-t-elle. »
Il ne répondit rien, mais quand il releva le regard vers elle, elle pu y voir qu'il n'en pensait pas moins. Regard si fatigué d'ailleurs. On aurait dit que quelqu'un avait soufflé la petite étincelle de vie en lui. Elle sentit son cœur de femme se serrer de tristesse pour l'homme à l'air si las qui se tenait devant elle, toujours assit à sa table. Il avait se petit air fragile et perdu qui l'avait fait tomber amoureuse de lui lorsqu'ils étaient adolescent.
Elle aurait voulu le prendre dans ses bras maintenant et le réconforter, lui dire que demain tout irait mieux, que tout redeviendrais comme avant, quand ils riaient sans se forcer pour ce faire.
Elle s'approcha de lui, mais ne put le serrer dans ses bras, elle n'osait pas.
Elle savait que rien, jamais, ne serait comme avant, que demain ne serait pas souriant, et qu'il y aurait toujours une guerre quelques parts.
C'était ainsi, ils ne pouvaient rien y faire, si ce n'était de vivre au mieux le temps qu'on leurs accordait. Ils avaient choisit cette vie, délibérément, leur âme étaient celles de Shinobi, et le devoir coulerait toujours dans leurs veines.
Tendant sa main toujours humide, elle la posa doucement sur la joue de Kakashi, qui ne fit rien pour la repousser. Il la surprit en l'attirant contre lui, les bras passé autour de la taille il ferma les yeux, le front appuyé contre son ventre.
Attendrit, elle caressa doucement ses cheveux.
« Kakashi, souffla-t-elle, je serais toujours là si tu as besoin de moi. Ne l'oublie pas d'accord?
Je ne l'oublierait pas »
Il n'oublierait pas, mais il ne viendrait jamais se confier à elle, elle le savait. Mais avec le temps, même ça on finissait par le comprendre et l'accepter.
