Allo tous! Merci pour vos reviews. Ça motive beaucoup. Désolé pour le temps que ça m'a pris.
Disclaimer : les personnages sont la propriété du méchant là bas qui ne veut même pas donné un petit bout, alors je les aie kidnappés. Shhhuut ils ne le savent pas
Raiting : M
Genre : romance.
Passons au plus intéressant.
Chapitre 4
Dur retour.
Kakashi rangea le dernier Kunaï à sa place avec un soupir de lassitude : il était épuisé.
Décidant qu'il avait plus que besoin d'une douche, il gagna la salle de bain de son modeste appartement.
Il referma la porte soigneusement, même si au fond, personne n'aurait osé s'aventurer chez lui sans invitation. Chose qu'il n'avait que très rarement émise.
Se départissant de ses vêtements un à un, il jeta un regard négligent au miroir qui lui renvoya l'image d'un corps couturé de cicatrices : des marques de tortures, de coups de Kunaï, de brûlures ou des entailles de Chakras. Toutes avec leur histoire… toutes avec leurs morts.
Il retira enfin son bandeau, puis son masque.
Il finissait toujours par ça.
Sa main tremblait d'épuisement, elle agrippa le tissu, hésitante. Il n'aimait pas voir son visage. Pas qu'il se trouvait laid, seulement ce masque était…
C'était sa vie, son passé, qu'il passait sous silence, qu'il cachait, à lui même comme aux autres. Ce masque était la représentation de ses sentiments qu'il dissimulait à tous, qu'il occultait, pour que personne jamais ne puisse voir derrière ses sourires.
Étrangement les gens avaient de lui l'image d'un homme courageux. Un sourire amer apparut dans la glace alors qu'il se départissait de son masque. S'ils savaient combien il était lâche, combien de fois il s'était fui lui-même. Affrontant des dangers extérieurs toujours pires pour ne pas avoir à faire face à ses démons intérieurs.
Il entra sous le jet brulant avec un soupir.
La main qu'il appuya contre le mur de la douche, pour s'empêcher de glisser jusqu'au sol, laissa une trainé Rouge et poisseuse sur le carrelage.
Marque qui s'effaça peu à peu avec l'eau chaude qui coulait en continu.
La mission qu'il venait de compléter n'avait pas été des plus facile : l'ordre n'était pas aisé à accomplir en lui-même et il manquait de sommeil. Un beau mélange qui avait faillit lui être fatal.
Ce que la longue entaille qui partait du haut de sa cuisse et remontait jusqu'à ses côtes ne lui permettait pas d'oublier.
Il avait soigneusement évité Rin, ne tenant pas à subir ses reproches ou son inquiétude pour lui (il aurait probablement eu droit aux deux, la connaissant) dès son retour. De plus, il ne voulait pas qu'elle voit de quoi il avait l'air après trois mois à la frontière. Il était fatigué au point d'avoir du mal à se tenir debout, il avait maigrit, et il n'était pas plus heureux que lors de son départ.
Par contre il était plus serein. Un bon point pour lui. Ça lui permettrait peut-être de sauver sa peau quand Rin le verrait amaigri et épuisé.
Ayant fait un compte rendu rapide à l'Hokage, qui lui avait d'ailleurs fait un long sermon qu'il n'était pas près d'oublier, il était rentré rapidement.
Il n'était pas passé par l'hôpital : il savait comment faire des bandages et des points de suture, tout ce dont ses blessures avaient besoin. (Et à l'hôpital il risquait de rencontrer Rin).
Une fois ses plaies recousues, il n'avait songé qu'à une chose : se laver.
Laver le sang sur lui, le siens, et celui qui ne lui appartenait pas.
Surtout, celui qui ne lui appartenait pas.
Mais il avait dû en premier lieu s'assurer du bon état de son matériel, le nettoyer et le ranger avant de penser s'occuper de lui-même : certaines habitudes vous suivaient toute votre vie.
Dans la cabine de douche, isolé du monde par le bruit de l'eau, par l'absence de lumière et de présences, il laissa sa lassitude le prendre. S'appuyant dos au mur il offrit son visage aux jets brulants. Kami-sama qu'il se sentait fatigué. Sentant ses dernières forces l'abandonner il ne chercha pas à lutter et se laissa glisser jusqu'au fond de la baignoire. Penchant la tête pour laisser la puissance de la douche masser sa nuque, il observa avec indifférence le sang rougir l'eau qui s'évacuait par le drain, Il était trop las pour s'inquiéter, trop las pour trouver encore un sens à tout sentiment.
Une image s'imposa à son esprit, comme trop d'image le faisait ces temps ci. Le sang ruisselait sur son bras, le sourire tendre un peu triste de ce jeune garçon. Et ce regard, Kami-Sama, ce regard, pas haineux, non! Seulement attristé. Fermant les yeux il tenta tant bien que mal d'effacer l'image d'Hakku, mourant de sa main. Ou plutôt de son amour pour son maître.
Il était si jeune, trop jeune… qu'avait-il pu connaître de la vie en dehors de la dureté de celle ci. Avait-il seulement connu la douceur d'une femme ou la passion brusque d'un homme? Probablement pas, songea-t-il avec tristesse.
Mais que pouvait-il y faire? Ils avaient tous choisit leur voie.
Hakku avait choisit Zabuza. Il n'aurait rien pu y changer.
Encore une preuve qu'il allait mieux. Si ça n'avait pas été le cas il aurait laissé la culpabilité l'envahir. Il avait conscience de ne pas être cents pour cents remis, il avait encore des phases de profonde déprime et le manque d'Iruka n'avait jamais cessé de se faire sentir mais il ne plongeait plus dans le désespoir au moindre prétexte.
Se trainant tant bien que mal hors de la cabine de douche il saisit une serviette dans laquelle il s'enveloppa grelottant, pourtant il faisait chaud à l'extérieur. Peut-être avait-il attrapé un rhume. Pas impossible après avoir fait un plongeon de plusieurs mètres pour atterrir dans une eau saumâtre et infesté de bestioles.
Enfilant une tunique trop grande et un pantalon deux fois sa taille, il se sentit mieux. Il détestait être nu. Il se sentait vulnérable, et ce sentiment était le pire de tous.
Boitillant jusqu'à son lit, il pansa une nouvelle fois ses plaies et se laissa tomber sur ses oreillers sans plus de protocoles. Tournant sur lui même, il s'entortilla dans ses draps et s'endormit quasi instantanément.
Des coups violents à sa porte le tirèrent du sommeil sans rêve où il s'était enfoncé.
Soupirant, il se força à s'extirper du lit qui semblait tendre des bras imaginaire pour le garder couché encore un peu. Faisant un effort pour se lever il se rendit à peu près présentable dans un temps record. De toute façon, songea-t-il, il n'aurait pas réussit à se rendormir.
« Kakashi je sais que tu es là! »
Le ninja marqua un moment d'arrêt. Pourquoi Genma serait-il venu frapper à sa porte au beau milieu de la nuit?
Ouvrant l'accès à son humble chez soi, il s'effaça pour laisser l'homme entrer… et cligna des yeux plusieurs fois. S'il n'avait pas agit par automatisme il aurait probablement vu la lumière traverser timidement les persiennes. Le soleil était levé depuis un moment déjà. D'ailleurs il devait être prêt de midi. Il devait être vraiment au bout du rouleau pour dormir si longtemps.
« Que me vaut ta visite? »
Genma ne répondit pas tout de suite, l'observant de son impression neutre, son éternel aiguille entre les dents. Voyant le regard noir de Kakashi, il soupira et pris le cendrier dans l'entrée pour le traîner avec lui dans l'appartement.
« J'ai juré à Rin que je viendrais voir si tout va bien. »
« Les nouvelles vont vite. Je ne pensais pas qu'elle apprendrait que je suis rentrée la nuit même.»
« Tu la connais, fis-t-il en se dirigeant ver sa cuisine. Elle a cochées les jours sur un calendrier. Je crois que, si tu avais eu du retard, elle aurait été jusqu'à déserter pour te ramener, le tout en te tirant par l'oreille. Je me demande pourquoi tu t'entoures toujours de femmes tyranniques.»
Kakashi sourit mais ne releva pas. Rin n'était tyrannique qu'avec Genma parce qu'il parlait des femmes comme de jolie porcelaine à protéger. Tant qu'à Anko… et bien, ce n'était pas tout à fait une amie, disons une présence envahissante qu'il avait appris à appréciée malgré son côté… (Non, il n'y avait pas d'autre façon de le formuler, même en cherchant bien) folle à liée.
Allant fouillé dans ses placards, pendant que lui-même s'assoyait à la table, Genma sortit une bouteille de saké et leur servit à tous les deux un verre. Certain s'en serait offusqué, mais Kakashi savait très bien que Genma lui évitait juste de jouer les hôtes. En fait, en agissant de la sorte il prenait soins de lui.
Venant ensuite s'asseoir, l'Anbu lui tendit son verre en amenant la bouteille qu'il posa sur la table entre eux à côté du cendrier qui accueillit bientôt une première cigarette.
« Alors, c'est moche la frontière? » Demanda-t-il en expirant une longue colonne de fumée blanchâtre.
« Plutôt. »
Kakashi ne pris pas la peine d'avoir l'air plus en forme qu'il ne l'était. Genma était l'une des rares personnes qui avait sa confiance… et son amitié pour peu qu'elle vaille quelque chose. L'œil scrutateur de Genma le détailla pendant au moins trois bonnes secondes avant qu'il ne hausse les sourcils.
« T'as l'air d'un cadavre fraîchement sortit de sa tombe, lança-t-il sur un ton de reproche. »
Kakashi détourna les yeux, avec un demi-sourire. On ne pouvait pas reproché à Genma de manquer de franchise. De tact par contre…
« Je me sens mieux que lorsque je suis parti, » répondit Kakashi avant de boire une lampée.
Le regard de Genma parut sceptique, s'attardant sur les cernes sous ses yeux et ses joues creuses dissimulé sous son masque, semblant dire : « Tu me prends pour un imbécile? ».
« Je n'avais pas l'air mal en point, lorsque je suis partie, pourtant je l'étais, fit Kakashi toujours en regardant ailleurs. »
Il n'avait pas besoin d'en dire plus, pas avec Genma. Celui-ci prit un air songeur, puis soupira.
« Je suppose que dans ce cas, il valait en effet mieux que tu prennes tes distances quelque temps. »
Genma était d'une présence reposante car il parvenait à le comprendre à demi mots. L'homme sourit soudain, se redressa et sortit de ses pensés.
« Je suis heureux que tu sois là… ça fait du bien de te revoir. »
« Moi aussi je suis heureux d'être revenu. »
Kakashi ne tourna la tête dans sa direction que lorsqu'il entendit son ami émettre un drôle de rire.
« Ne le soit pas trop vite, fit Genma avec un sourire torve. Rin était furieuse que tu ne sois pas venu la voir directement, elle m'a envoyé pour s'empêcher de commettre un meurtre selon ses dires. »
Leur resservant un deuxième verre Genma entreprit de lui raconter tout ce qui c'était passé au village pendant son absence. Parlant surtout de collègues et d'anecdotes, évitant de parler boulot, Genma était l'exemple même de la délicatesse. Kakashi sourit : Rin avait donné ses ordres on dirait.
Après un moment, il proposa à Genma d'aller déjeuner, il avait une faim de loup et rien pour cuisiner.
« Tout pour éviter ton couscous! »
« Qu'est-ce qu'il a mon couscous, réplique Kakashi, se sentant d'humeur joueuse. Il est excellent ce couscous! »
« Ce n'est pas la saveur, c'est la texture, » répondit Genma avec prudence.
Après trois ans de cohabitation avec Rin (simple question monétaire, ils n'étaient pas un couple) il avait finit par développé un reflexe de survie qui consistai à ne surtout pas critiquer. Quand une malheureuse petite réprobation franchissait ses lèvres malgré ses effort de censure c'était l'explosion garantie. Aussi développait-il petit à petit un autre talent : le rattrapage in extremis.
Kakashi eut un rire léger et Genma sourit.
« Ça aussi c'est bon, » souffla-t-il en se levant pour se diriger vers la porte.
« Quoi donc? » demanda surpris Kakashi en refermant le bâtant derrière eux.
« Ton rire. »
Kakashi le regarda surprit et Genma sentit le rouge lui monter au joue en comprenant le caractère un peu… tendre de ce qu'il venait de dire.
Il fixa ses pieds un quart de seconde, légèrement rouge, avant d'éclater de rire, rejoint par Kakashi, ce qui dissipa le malaise du à la gêne. Ils tentèrent néanmoins de se calmer en voyant qu'ils étaient le point de mire de la plupart des passants.
« Ho, Kakashi très cher, puis-je vous offrir cet humble repas? » souffla Genma les faisant repartir dans un nouveau fou rire.
Marchant dans les rue de Konoha, les deux hommes flânèrent un peu, profitant du beau temps et du climat calme qui les entourais. Genma ne semblaient pas pressé d'aller dîner et le silence entre eux avait toujours été reposant. Bref, leur promenade était agréable. Leurs pas les menèrent bientôt aux abords des terrains d'entrainement.
Se dirigeant un peu à l'écart, Genma s'appuya contre l'arbre en fixant le ciel : certaine chose était plus facile à raconter comme à écouter lorsque l'on regardait ailleurs.
L'ayant suivit Kakashi s'assit, appuyant son dos contre le tronc. Il avait compris que Genma était près à l'écouter s'il avait envie de parler un peu.
Le vent jouait doucement dans les feuilles, faisant scintiller des taches de soleil sur l'herbe et donnant des teintes doré au feuillage. Les bruits des passants leur parvenait un peu amoindrit par la distance et il leur arrivait d'entendre par intermittence des exclamations au timbre enfantin. Genma alluma une cigarette, il n'avait pas besoin de poser de questions, ils avaient tout leur temps, inutile de se pressé.
Le soleil s'étirait paresseusement sur les quelques arbres qui les entouraient. Caressant avec indolence le monde, l'astre entourait tout d'une lumière chaude et doré. Pourquoi avait-il si froid alors?
Fermant les yeux il posa la tête contre l'écorce, et fit le vide en lui. Il risquait de s'endormir, mais il avait besoin de ces quelques minutes de quiétudes et de sécurité pour ce reprendre. Il n'était pas faible et sensible, alors Kami-Sama pourquoi avait-il tant de mal à se remettre?
Une pensés lui traversa l'esprit : et s'il s'étendait simplement là sur le sol. S'il arrêtait simplement de lutter. À quoi bon continuer alors que tous ce qu'il y avait eu de bon dans sa vie lui avait été arraché ou qu'il l'avait perdu par sa faute?
Une petite voix en lui se refusait à envisager cette solution.
La voix du devoir.
Cette importune qui l'avait si souvent arrêté alors qu'au bord du gouffre il allait se laisser sombrer, avant Iruka. Cette garce qui ne lui laissait pas un moment de faiblesse. Celle qui avait réussi si souvent à le garder en vie alors qu'il n'en avait plus ni l'envie ni la force.
Mais autrefois elle n'avait pas à lutter contre la perte d'Iruka.
Aujourd'hui le devoir seul ne parvenait plus à le maintenir debout : la douleur était trop intense.
Alors qu'est-ce qui le poussait encore, qui le rattachait encore à cette vie qu'il avait fait sienne. La réponse lui vint sous la forme d'une image. Il revit son équipe à une autre époque, celle où encore enfants ils se fiaient à lui.
Pour eux, pour voir le monde dont parlait Naruto naître, celui où les Hommes ne se battraient plus pour une question de politique, mais seulement pour défendre leur idéaux. Où les différences ne diviseraient plus les peuples, mais les compléteraient.
Pour l'espoir tout simplement.
Puis il y avait Rin, Genma, Anko, Jiraya, Kurenaï, Ibiki… et même Gaï. Une petite voix souffla le nom d'Iruka mais il l'étouffa vite avant que la douleur ne lui déchire de nouveau le torse.
IL se rappela d'une conversation qu'il avait eue avec Hayate quelques jours avant l'épreuve des Genin.
« Nous ne sommes pas invincible, nous ne sommes pas devins, et jamais nous ne pourrons poser un geste en connaissant à l'avance toutes les répercutions qu'il aura. C'est terrifiant, mais c'est ainsi qu'est fait le monde. On peut refuser d'en faire partie, c'est un choix que je n'approuve pas, mais je ne peux dictée à personne ses décisions. Ou l'on peut choisir de vivre. »
Soupirant il ouvrit les yeux pour les poser sur le petit parc.
« Ce n'est ni vivre, ni mourir qui te fait peur Kakashi, c'est laissé les gens t'approcher qui te terrifie. Même Rin n'a jamais réussis à percer totalement les murs que tu ériges autour de toi. Oui, il faut garder une distance entre nous et le monde, pour nous protéger, vu la vie que nous menons, mais il faut y vivre aussi de temps à autre pour ne pas devenir fou. Mais, merde à la fin quand est-ce que tu comprendras que la faiblesse qu'engendrent les liens est cent fois remboursées par la force qu'ils nous donnent. Nous protégeons ce que nous nous devons de connaître pour que tout cela ait un sens. Un jour peut-être que tu te rentreras ça dans le crâne.»
« Hayate me manque, souffla Kakashi, il avait l'extraordinaire don de me mettre en colère parce qu'il avait toujours raisons… j'aurais bien besoin d'un sermon. »
Genma eut un petit rire et se laissa glisser près de lui.
« Je vois ce que tu veux dire… Ils me manquent lui et Asuma. »
Son regard se perdit sur les brins d'herbes doucement bercer par la brise tièdes du printemps.
« Parfois, reprit Kakashi, j'ai l'impression que je ne mérite pas les amitiés qui se sont présenté dans ma vie. Je me sens indigne d'elles et je ne comprends pas pourquoi on se donne la peine de s'en faire pour moi… je suis reconnaissant bien sûr, mais je ne comprend pas. »
Genma ferma les yeux laissant le soleil caresser son visage.
« C'est parce que tu tente de donner un sens à quelque chose qui en est dénué. Le cœur ne connaît pas de règle, c'est comme si tu tentais de compter le vent. Nous sommes habitué à tout voir à travers les yeux du mérite et de l'honneur, mais certaine chose ne fonctionne pas ainsi. Cesse de te tourmenter, de toute façon ça ne changera rien à ce que tes amis pensent ou ressentent pour toi. Je me permettrais d'ajouter que même si tu n'es pas le mec le plus démonstratif tu es toujours là quand on a besoin de toi, ce qui fait que tu mérites amplement notre affection. »
Kakashi s'enfonça un moment dans un silence méditatif avant qu'une lueur d'amusement ne passe dans ses yeux.
« Donc si je comprends bien, ce n'est pas grâce à ma cuisine exceptionnel que tu es devenus mon ami? »
La grimace en réponse le fit sourire. Genma comprit qu'il n'aurait pas droit à d'autres confidences. Cela ne le gêna pas : il n'était pas sûr qu'il ait su réagir aux confidences de Kakashi s'il lui en avait fait.
« On va dîner? demanda-t-il en se remettant sur pied, tendant la main à Kakashi. »
Le Jounin sourit, acceptant avec reconnaissance autant le respect de son silence que sa main tendu.
« Oui ».
*
Une semaine plus tard, Kakshi toqua discrètement à la porte, il était tard et il n'aurait pas voulu la réveiller. Un peu de bruit lui parvint de l'autre côté du battant et on vint lui ouvrir.
Rin semblait en exaspéré quand elle ouvrit la porte, elle ne regardait pas dans sa direction, mais par-dessus son épaule dans son dos.
« Ne touche pas à ça! » Lança-t-elle au jeune garçon qui s'apprêtait à s'emparer d'un rouleau sur son bureau.
« Si tu me demandes encore une fois ce fichu rapports, fis-t-elle sans détaché son regard de l'enfant, Gaï, je te jure que je t'enfonce mes ongles dans les yeux et que je te… »
Sa phrase mourut dans sa gorge alors qu'elle venait enfin de lever les yeux sur lui. le premier instant de surprise passer elle se jeta a son coup, manquant le faire tomber à la renverse.
« Tu es revenu, tu es revenu, » répéta-t-elle avec un petit rire émerveillé, semblant avoir du mal à le concevoir, puis son rire cessa d'un coup sec et il reçut la plus violente gifle qu'elle lui ai donnée.
« Idiot! Tu n'aurais pas pu venir me voir plus tôt!! Tu ne peux même pas imaginer le sang d'encre que je me suis fait en imaginant dans quel état tu pouvais être. »
« Je croyais que Genma t'avais fait son rapport, marmonna-t-il en massant sa joue douloureuse. »
« Tu veux rire? Il est partit en mission avant d'avoir eut le temps de me dire au revoir! T'en mériterais une autre tiens!»
«Tu me laisse te montrer le cadeau que je t'ai ramené avant? »
« Tu m'as ramené un cadeau? »
Elle paraissait tellement surprise et émue qu'il douta un instant que ça ait été une bonne idée. Il se rappelait encore du goût de ses lèvres sur les siennes et n'étais plus très sûr de lui. Mais elle apprécia tant son cadeau qu'il décida de mettre la sourdine à ses doutes.
« HO! C'est superbe! Et… les larmes lui montèrent aux yeux quand elle regarda l'imprimé. Kami-sama, souffla-t-elle en sortant de sa boîte le Obi où les deux insignes qui se mêlait dans un dessin artistique du plus bel effet, Kakashi, murmura-t-elle en caressant le tissu, c'est… la voix lui manqua alors qu'elle contemplait l'insigne de sa famille fondu dans celui de Hayate. C'est superbe. »
« Un homme qui me devait un service avait une soierie. Je ne savais pas si … »
« Tu as bien fait, je le porterait avec un grand honneur. »
Elle s'approcha et l'embrassa sur la joue, le serrant dans ses bras ils auraient pu rester ainsi un long moment si un vacarme extraordinaire n'avait pas retentit. Soupirant Rin sembla s'effondrer contre lui avant de se redresser avec un air profondément blasé.
« Je te jure, murmura-t-elle pour elle-même, ce gosse va me rendre cinglé. Gene, qu'est-ce que t'as encore foutu! »
« J'ai pas fait exprès tante Rin! » lança la voix juvénile venant de la cuisine.
« Kakashi, fit-elle sur une voix suppliante, t'es plus doué que moi avec les gamins, pitié, occupe le pendant que je ramasse le massacre. »
Une tonne d'excuse lui vint à l'esprit, mais aucune ne faisait le poids face à la moue chagrine et aux yeux suppliant de Rin. Cédant dans un grognement il lâcha son acquiescement du bout des lèvres.
« Gene, c'est ça? »
Le sourire splendide de Rin valait bien sa peine.
Plusieurs heures s'étaient écoulées, et Rin faisait la vaisselle pendant qu'ils jouaient à un jeu d'agilité qui remontait à sa prime enfance. Le jeu très simple consistait à attraper une aiguille rouge qu'il faisait sauter d'une main à l'autre sans toucher aux autres aiguilles. Gene était un enfant bruyant et agité, mais sommes toute sympathique et il avait une réserve inépuisable d'émerveillement.
Quand on cogna à la porte l'enfant le planta là pour courir vers le bâtant en criant :
« Papa! »
Se blottissant contre la jambe du nouveau venu il réclama un câlin qu'il sembla ravi de lui donner.
Kakashi blanchit soudainement regardant le nouveau venu. Iruka se releva, le bambin dans les bras, l'air gêné.
« Merci d'avoir Gardé Gene, Rin. »
Quand il remarqua Kakashi il figea, puis avec un sourire quelque peu crispé le salua.
« Bonsoir Kakashi ».
``````````````````````````````````````````````````````````````````````````````````````````````````````` Est-ce que Iruka c'est casé avec une damoiselle ayant un fils? Est-ce qu'il a un fils caché? Est-ce que vous me trouvé sadique. Allez, aimez, pas aimez? C'est le bouton vert.
Conscience : « C'était cruel ça. »
Ombrepluie : La ferme conscience.
