Bonjour, houlala, quel retard! Ça me vaudrait un renvoi ça! Enfin, j'espère que vous allez continuer à suivre, et que vous allez aimer ce qui suit

Bize op.

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« Bonsoir Kakashi »

Kakashi se raidit blanchissant à vue d'œil, à tel point que Rin eut peur qu'il ne fasse un mal aise. Elle se maudit intérieurement : il aurait mieux valu qu'elle le pousse à partir au plus vite au lieu de le supplier pour qu'il lui apporte son aide.

Contrairement à ce à quoi elle s'attendait, Kakashi se détendit soudain. Elle allait se mettre à croire au miracle si ça continuait.

« Bonsoir Iruka, j'ignorais que tu avais un nouveau pupille. ».

Iruka baissa les yeux sur le petit garçon qui à peine s'était-il blottit contre lui qu'il somnolait déjà. Rin pria pour qu'un autre miracle arrive et qu'elle trouve une excellente excuse pour les laisser seul. Elle ne tenait pas vraiment à voir les retrouvailles de ses deux là. Kakashi avait beau être son meilleur ami, son frère et son amour impossible d'adolescente transi, il y avait des limites à ce qu'elle pouvait supporter. Les conversations de couples dans son salon par exemple. Bon, il n'était plus à proprement parler un couple, mais c'était un détail insignifiant par rapport à la tension de la pièce. Même après la mort de Sarutobi, elle n'avait jamais vu un endroit à l'ambiance aussi pesante. On aurait dit qu'il s'était statufié là dans l'attente d'un mot de l'autre. N'y tenant plus elle rompit le silence qui s'était installé.

« Bon ben, c'est pas que je veux vous mettre à la porte, mais il est déjà tard et je dois me lever tôt demain. »

Iruka eut un mouvement, comme s'il reprenait vie et Kakashi se secoua à son tour.

Avec la politesse qui le caractérisait, Iruka allait lui présenter des excuses quand elle coupa court.

« Pas la peine de t'excuser pour quoi que se soit Iruka, murmura-t-elle pour ne pas réveiller son petit diable, je te le devais bien vu la tonne de rapports que t'as fait à ma place. »

Une idée germa dans sa tête et elle eu toute les peines du monde à caché ses intentions à Kakashi.

« Mais j'y pense, avec ton fils dans les bras, tu vas avoir du mal à ramener le gâteau qu'on a fait ce matin. Kakashi, ça te gêne pas de lui filer un coup de main, de toute façon c'est sur ton chemin. »

Genma va me tuer quand il va revenir et voir que le gâteau que lui à fait Anko a disparu

« Toi t'a fait un gâteau! »

Ça voulait dire quoi ça.

« Je sais cuisiner! Et je n'ai pas fait un gâteau, nous avons cuisiné tout les deux! »

Si elle n'avait pas peur de réveiller le gamin elle aurait probablement frappé Kakashi jusqu'à ce qu'il présente des excuses sur ses insinuations. Osé critiquer sa cuisine, quel honte!

« Voyons, on ne mangera jamais ce gâteau seul, tu peux le garder Rin tu sais. »

« Mais ça risque de faire de la peine à Gene, lui qui ne voulait même pas en prendre une tranche pour te le montrer. »

Elle était machiavélique et génial songea-t-elle en voyant qu'il capitulait. Ou alors c'est qu'il était bien trop facile à manipuler.

« Je vais vous le chercher, claironna-t-elle. »

Elle revint de la cuisine pour enfoncer la cloche de plastique entre les mains de Kakashi à la vitesse de la lumière. Elle les poussa ensuite dehors avec toute l'énergie de son rôle de marieuse improvisée et referma la porte.

Elle s'appuya contre le battant avec un soupir soulagé.

« Enfin, je vais pouvoir profiter de mes vacances… Ho mon dieu! »

Avec un soupir elle contempla la pièce sans dessus dessous. Genma n'allait pas apprécié, mais pas apprécier du tout s'il rentrait et voyait le salon dans cet état. Bah ça lui donnerait une raison supplémentaire d'extérioriser son stress. Elle faisait donc une autre bonne action à laissant la pièce dans l'état. Le stress s'était tellement mauvais pour la santé, et Genma aurait tout le loisir de se défouler dans le ménage. Non se n'était pas de la mauvaise volonté, s'était se conduire en amie responsable qui prend soins de la santé des siens.

Ricanant elle se rendit jusqu'à sa chambre. Vraiment elle avait des penchants malins. Elle devait trop traîner avec Anko ses temps-ci.

Ils regardèrent sans surprise la porte se refermer sur eux. Pour quelqu'un qui ne voulait pas leur donner le sentiment de les mettre à la porte elle avait de drôle de méthodes. Mais enfin, c'était Rin.

Puis, Kakashi jeta un coup d'œil sur la cloche à gâteau dans ses mains avec suspicion.

« Tu veux vraiment ramener ça chez toi? demanda-t-il, ne plaisantant qu'à moitié. On peut passer par une boulangerie et en acheter un autre qui lui ressemble. S'il n'y a pas de mort après consommation on risque de percer à jour la supercherie, mais il sera trop tard pour que quiconque puisse y changer quelque chose.»

Iruka eut un petit rire qu'il tenta de rendre le plus faible possible afin de ne pas réveiller son fils adoptif.

« À cette heure-ci? On ne trouvera rien d'ouvert. Je crains fort devoir risquer ma vie une fois de plus pour accomplir mon devoir. »

« Humm je ne suis pas certain qu'on puisse demander, même à un ninja, d'aller jusque là par devoir. »

Iruka eut un petit sourire complice qui le laissa mitigé, ne sachant trop s'il en avait mal, ou s'il en était heureux. Il n'aurait jamais cru qu'il était possible de se sentir si près et en même temps si loin de quelqu'un. La présence d'Iruka, cette connivence entre eux, il ne l'inventait pas. Alors comment était-il cessé agir? Comme si rien ne s'était passé entre eux? Il pouvait être un acteur doué quand il s'en donnait la peine, mais ce rôle là lui semblait bien au dessus de ce qu'il pouvait simuler.

Quand ils s'engagèrent dans la rue menant aux appartements de fonctions, ce fut dans un silence semblant irréel. Le village si animé le jour était devenu d'une tranquillité de cimetière. La nuit était fraîche à cette époque de l'année, mais l'absence de tout souffle de vent rendait leur marche agréable. Kakashi appréciait d'autant plus cette excursion qu'il n'avait pas à prendre garde à la plus petite ombres. Il y avait longtemps qu'il n'avait plus fait de promenade nocturne pour le simple plaisir et il devait avouer que ça lui avait manqué.

La lune aurait suffit à éclairé leur chemin, mais les habitations qui projetaient leurs lumières en flaque d'or pâle sur le chemin leur offrait une autre source de luminosité pour orienter leur pas.

Il sentait le regard de son ancien amant posé sur lui, mais il n'osait pas tourner la tête et croiser son regard. Il se traita de crétin, se faisait l'impression d'un genin timide que la plus douée des élèves viendrait inviter à sortir.

« Tu as l'air d'un déterré. »

« Tu m'as vu dans un pire état non? Répondit-il doucement. »

Son cœur venait de faire un saut périlleux dans sa poitrine en percevant la note d'inquiétude dans la voix du professeur. Se décidant à tourner la tête dans sa direction il lui rendit son sourire. Les années de pratique derrière lui, lui permettaient d'avoir l'air parfaitement détendu… même s'il savait que le professeur lisait souvent au-delà.

Iruka aussi devait revenir de mission, car il avait cet air un peu…sauvage : cet air de violence à peine contenu. Demain matin, il le savait, plus rien n'y paraîtrait, mais pour l'instant il avait l'air plus ombrageux et en éveil que lorsqu'il revenait d'une banal journée de classe. (Encore que banale ne s'appliquait pas vraiment aux journées infernal que ses élèves pouvaient parfois lui faire vivre.)

Il se demanda quel genre de tâche l'Hockage pouvait bien lui avoir confié. Les affectations d'Iruka était rarement risqué, le village ne pouvant se permettre de perdre un enseignant, mais à voir l'estafilade sur son bras, il était clair qu'on ne lui avait pas demandé d'aller cueillir des oeillets.

Gene remua un peu dans les bras de son tuteur, attirant l'attention du Junin sur lui. Le gamin était sympathique, même si un peu canaille. Heureusement Naruto était partit avec Jiraiya et ne risquait pas de lui apprendre ses tours pendables.

Étrangement, les enfants l'aimaient bien. Pourtant si quelqu'un était totalement désemparé face à un enfant, c'était bien lui. Hayate avait déjà prétendu que cette affection particulière était dû à son air d'ours en peluche débourré (réflexion qui lui avait valu une crise de larmes d'hilarité de la part de Rin et des commentaires d'un genre humoristique douteux de la part de Genma et Gaï )

Voyant son regard posé sur son fardeau Iruka eut cet air attendri qu'il ne montrait que rarement.

« Je l'ai trouvé pendant une mission il y quelques semaines. Il faisait les poubelles, alors je l'ai invité à manger avec moi. Tu aurais dû voir ses yeux, sourit-il, on aurait dit que je lui annonçais qu'il était maître du monde. Il était brillant et débrouillard, alors je l'ai ramené avec moi. »

« L'Hockage n'a rien dit? »

Iruka toussota d'un air embarrassé.

« Heu…et bien… disons qu'il a fallu que je fasse plusieurs promesses concernant son éducation et les précaution à prendre. »

« Tu l'aime déjà comme s'il était ton fils. »

« Hummm, je m'attache trop vite, c'est ma principale faiblesse, je sais! Rin me le répète au moins trois fois par jour. Mais je ne laisse jamais cette faiblesse m'empêcher de faire mon travail, tu le sais non?»

Le message implicite était on ne peut plus clair : « Je sais ce que je fais, je sais les risques que je prends»

À ce stade de la conversation, il passa sous silence la possibilité que Gene ne soit rien de moins qu'un espion. Le petit était jeune, mais ils en avaient tout les deux beaucoup vu au cours de leur vie respective. Iruka connaissait les risques et il était prudent. Kakashi se demanda même s'il n'avait pas fait garder le gamin pour l'empêcher de fureter dans ses appartements pendant son absence. Le professeur avait toujours eu une subtilité qui le rendait dangereux.

Iruka s'immobilisa devant un baraquement de fonctions réserver au Shinobi de Konoha.

« Et bien voilà, c'est chez moi… Tu entres?»

Il se força à calmer les battements de son cœur. Pourquoi une invitation aussi anodine faisait-elle si vite? Il n'avait pas le droit d'interpréter les choses de cette façon. Pas le droit de penser qu'il s'agissait d'autre chose qu'une simple marque de politesse. Pourtant il ne pu refuser.

Entrant à sa suite, il sourit bêtement. C'était comme il se l'était imaginer, chaleureux et invitant. Deux kakémonos étaient posés sur les murs du fond, l'un représentant des fleurs de cerisiers, l'autre une grue pêchant dans les roseaux. Soie d'un bordeaux chatoyant, et l'autre d'un blanc des plus doux. Le symbole du renouveau et de la famille n'aurait pu être plus clair.

Il alla poser la cloche sur la table pendant qu'Iruka partait vers la chambre de son pupille pour le coucher. Il allait repartir sans s'attarder d'avantage quand Iruka apparut dans le couloir menant aux chambres, appelant doucement son nom.

« Kakashi? »

« Oui ?»

« Merci… pour le coup de main. »

Venant dans la cuisine, il lui fit signe de s'asseoir.

« Tu veux un thé? Demanda-t-il en s'activant déjà. Je n'ai pas grand choix à t'offrir, comme je reviens à peine au village, mais j'ai de la camomille ou du saké aussi, si le cœur t'en dit. »

Voyant les mains d'Iruka trembler, il comprit qu'il n'était pas le seul à ressentir un grand trouble face à la situation.

« Je… je ferais peut-être mieux de partir… » souffla-t-il au lieu de s'asseoir.

Iruka se retourna et le regarda avec un sourire incertain.

« Peut-être en effet »

Il déposa sa théière pour le raccompagner jusqu'à la porte. Tendant la main pour ouvrir la porte, ses doigts frôlèrent les siens, et il frissonna, lutant pour ne pas se retourner et l'embrasser.

« Bonne nuit, Kakashi. »

Le junin perçut nettement le trouble dans sa voix.

« Oui, bonne nuit, » répondit-il en se retournant, surprit de remarquer le point auquel ils étaient proche l'un de l'autre.

Leurs doigts se mêlèrent doucement, s'enlaçant avec douceur. Ce contact qui pouvait se montrer anodin faisait battre son cœur très fort, trop fort peut-être. Son regard plongé dans le sien effaçait le reste du monde autour d'eux.

« Je devrais vraiment m'en aller, » souffla Kakashi, sans parvenir à se détacher de la vision de ses yeux si proche des siens, de sa bouche, à un souffle à peine.

« Se serait plus sage, » murmura Iruka sans libérer sa main, bien au contraire, la serrant dans la sienne.

Avant même qu'il ne comprenne t ce qu'il faisait, sa main avait fusé vers la nuque du professeur, l'autre ayant subitement abaissé son masque, et il l'embrassait à perdre haleine. Un faible sursaut de lucidité lui aurait probablement appris qu'il était en train de faire une connerie monstre si le professeur ne lui avait pas répondu avec le même empressement rempli de désir, détruisant de manière irrémédiable le peu de raison qu'il possédait encore.

Se pressant contre lui, Iruka le départit de la veste de son uniforme, alors qu'il retirait la lanière de cuir qui retenait les cheveux chocolat de l'instituteur. Ses mains glissèrent dans la masse soyeuse, puis sur sa nuque, caressant sa gorge en se faufilant sous le col. Il ne parvenait pas à se détacher de lui comme si son corps refusait qu'il existe le moindre centimètre entre eux.

Sa bouche dévorait voracement la sienne, leurs mains parcouraient leur corps, pris par une urgence qu'il ne parvenait pas à s'expliquer. Il se retrouva bientôt nu torse, sa peau frissonnante pressé contre la sienne. Son souffle se coupa quand les lèvres d'Iruka quittèrent les siennes pour se poser sur l'attache de sa mâchoire, là où il avait toujours été terriblement sensible. Gémissant, il l'attira plus près de lui, chancelant, jusqu'à se que son dos heurte le mur de l'entré. Ses main tremblante finir enfin la tâche délicate de départir son ancien (plus si ancien que ça) amant du reste de son uniforme. La tête lui tournait un peu. Son cœur battait à toute vitesse, et il ne savait plus du tout où il pouvait bien en être dans ses sentiments.

Il savait qu'il voulait autant son corps que son cœur. Mais il avait si peur, si peur de ne jamais plus pouvoir le toucher de cette façon, de ne jamais plus pouvoir lui murmurer toutes ces choses qui l'habitait à la faveur de son sommeil. Même se qu'il faisait en ce moment l'angoissait. Iruka regretterait-il le lendemain?

Au lieu de faire taire son désir toute cette angoisse ne fit que l'attiser et le rendre plus passionné. Le serrant plus fort contre lui, il lui rendit l'un de ses baisers

Cherchant son regard, il le trouva emplit de la même fièvre que le siens. Sans plus se poser de questions, il laissa le professeur l'entrainer vers la chambre.

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Désolé pour le retard, j'espère que vous aimerez ce nouveau chapitre, et je promet de mettre la suite la semaine prochaine.