Auteur : moi
Raiting :M
Déclaration : j'aime le bleu ! ….et… Conscience je te déteste, tu peux pas me laisser croire juste un tout petit moment que tout ça, ça viens de moi.NON parce que ce n'est pas la vérité, aucun des personnage ne t'appartiens.
Allo tous, ou plutôt toute ^^, voici la suite, et désolé du temps que ça à pris en plus c'est vraiment court. Reste juste un chapitre après ça. Bonne lecture !
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Il détestait l'hôpital, manque de chance il s'y retrouvait souvent ces temps-ci.
Il le détestait depuis si longtemps…
Et maintenant, devant elle si pâle dans un lit bien trop imposant, il se rappelait pleinement la raison de cette haine, de cette peur devant ces chambres aux murs blancs. Il se revoyait petit, la main dans celle de son…dans sa main s'avançant lentement vers le grand lit comme on va à l'échafaud. Il se rappelait de lui, si fort, si solide d'ordinaire, qui s'agrippait à sa main, lui demandant silencieusement de le protéger de la souffrance. Mais il ne le pouvait pas, il n'était qu'un enfant. Comment un enfant peut-il protéger le cœur d'un mari devant sa femme qui se meurt ?
Il se rappelait du sourire de sa mère, c'était l'une des rares choses dont il se souvenait venant d'elle. Son sourire doux mais épuisé. Sa main fine, un peu décharné par la maladie qui tapotait le lit à coté d'elle.
« Tu prends bien soins de ton père ? »
Comme il était fier qu'elle lui pose cette question, et en même temps, comme elle pesait lourdement sur ses épaules. Comme il se sentait honteux aujourd'hui.
« Non, maman, non, je n'ai pas su prendre soins de lui. » Songea-t-il tristement en s'assoyant sur l'une de ces chaises qui se ressemble toutes.
Rin avait l'air si fragile elle aussi, si fatigué, les yeux clos sur le monde extérieur, peut-être pour toujours.
Genma l'avait retrouvé en rentrant de mission, le lendemain du jour où lui et Iruka avait… dormis de nouveau dans le même lit. Elle avait passé près de six heures inconsciente sur le plancher de sa chambre. Elle était dans le comma. Et si son colocataire ne l'avait pas trouvée, elle serait sûrement morte maintenant.
Cette pensée le fit frissonner. Il avait si mal, juste d'y pensé ça avait été comme un coup de kunaï
« Pourquoi, soupira-t-il en prenant sa main, pourquoi ne m'as-tu rien dit… Tu me manques tu sais. J'ai besoin de mon sermon une fois de temps en temps, qui est-ce qui viendra me hurle dessus si tu n'es plus là ?»
Soupirant une nouvelle fois, il ferma les yeux, chassant les larmes. Tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir n'est-ce pas ? Shizune lui avait dit de prier. Et bien il n'avait jamais autant prié de sa vie.
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« Kakashi, il faut qu'on parle, » souffla Iruka lorsqu'il entra dans l'appartement de fonction du professeur.
Cette phrase, il l'avait souvent entendu par le passé, et généralement il ne l'aimait pas du tout. Elle lui faisait peur. S'assoyant à la table comme il le lui demandait, il le regarda par-dessus le rebord de la tasse qu'il venait de lui tendre, incertain.
« Kakashi on s'était mis d'accord. J'ai refusé d'être tout seul quand on est deux, parler à un mur, ou être le seul à faire des efforts, et même si ça me fends le cœur, si ça recommence je mettrais définitivement un terme à nous deux. »
Il avait raison d'avoir peur de cette phrase là. Mais au lieu de la colère, ou de la tristesse à laquelle il s'attendait, Iruka s'assit calmement devant lui. Remplissant sa tasse, il tourna la théière afin qu'elle ne pointe pas dans sa direction. Au moins il avait toujours son respect. A sa grande surprise, Iruka saisit sa main doucement.
« Je sais que ce qui arrive à Rin te fait du mal, mais ce n'est pas une raison pour te replier sur toi-même ! As-tu déjà oublié ta promesse ? »
Il pencha légèrement la tête, attendant sa réponse.
« Non, je n'oublie jamais mes promesse. Mais j'ai…mal…et je ne veux pas que tu subisses ça. Que tu me vois si faible…»
Portant sa main à sa joue, Iruka la pressa doucement sur son visage.
« Kakashi tu es toujours le plus fort de nous deux. Tu as toujours été le chêne solide sur lequel j'ai pu m'appuyer quand j'avais besoin de force… Mais je suis un homme, comme toi, et j'ai besoin de sentir que je peux être fort moi aussi, que je peux te protéger. Kakashi, laisse moi t'aider, souffla-t-il en embrassant sa paume. »
Kakashi le dévisagea, ne comprenant pas.
« Pour…pourquoi est-ce que tu voudrais d'un homme faible? »
Iruka hocha la tête avec un petit sourire. Il savait que son amant avait parfois une vision très…shinobiesque de la vie, mais là ça tenait du handicap.
« Je ne te demande pas d'être faible, Kakashi, je te demande de me laisser être enfin ton amant : je ne sort pas avec le copy ninja ! Je sort avec Kakashi Hattake, c'est l'homme que je veux. Comment…comment faire pour que tu comprennes ? »
Kakashi baissa la tête, désolé de ne pas être comme Iruka l'aurait voulu.
« Kakashi, regarde moi, je cherche mes mots, ce n'est pas un reproche que je fait. Tu es un Shinobi, rien ne changera ce fait, c'est inscrit en toi, mais tu es aussi un homme. Et tant que tu seras Shinobi avant d'être un homme, je ne pourrais jamais être ton égal. L'amour c'est un échange, c'est comme le sexe, s'il n'y a pas de partage cela devient lassant. Et si tu restes distant, si tu ne me laisse jamais partager avec toi, nous allons tout les deux nous faire du mal. Je t'aime, et j'aime te sentir près de moi. Mais quand tu deviens cet homme insensible, indifférent à tout, alors tu me laisses seul. Tu pourrais me serrer dans tes bras à m'étouffer, je serais quand même seul. Parce que ici, il pointa sa tête, et ici, il pointa son cœur, tu deviens très loin de moi. C'est ta carapace, de cette façon tu te protèges de la douleur ou de la colère, mais tu me laisses loin de toi. »
« Je comprend, mais je ne sais pas faire ça, souffla-t-il avec tristesse, rester avec toi. J'ai toujours… Jamais je n'ai laissé quelqu'un s'approcher comme tu dis, parce que ça rend faible. Et que cette faiblesse là, je suis…je suis incapable de la gérer. »
Il était sûr qu'Iruka allait lui demander de partir maintenant. Après tout il le décevait une fois de plus. Quand il osa enfin relever les yeux, il ne comprit plus rien. Iruka lui souriait doucement.
« Mais, c'est ce que tu viens de faire, Kakashi, tu viens juste de me laisser t'approcher. Est-ce que cela te rend si faible ? »
Se levant il vint le rejoindre de son côté de la table pour se blottir dans ses bras.
« Je vais te confier un secret, chuchota-t-il à son oreille en s'assoyant à califourchon sur ses genoux. »
Prenant sa main dans les siennes il en caressa la paume avec douceur. Puis le poignet, l'avant bras et enfin le creux du coude, le faisant frissonner.
« Le cœur est toujours un point faible, continua-t-il dans un murmure. Ceux qui le ferme se détruise de l'intérieur, ceux qui l'ouvre risque de se voir blesser par un autre, et un cœur seul est facile à briser. »
Sa main remonta sur son épaule, glissant sur son torse jusqu'à se poser sur cet endroit si vulnérable.
« Mais à deux, la faiblesse se transforme en force. »
L'embrassant doucement, il posa son front contre le siens.
« Laisse moi te montrer combien on peut devenir fort. »
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Alors, z'avez aimé ? faite le moi savoir, grosse bise à tous ! op
