Kakashi entra dans la tour du hockage et se dirigea dans l'aile qui n'était pas encore tout à fait déserte, malgré les nombreux bureaux aux lumières éteintes et l'heure plus que tardive.
Des shinobi aux airs éreintés, revenant tout juste de missions, quittaient les lieux après avoir remis leurs rapports. Ses hommes épuisés côtoyaient les bureaucrates qui transportaient des piles de rouleaux, de dossiers et de formulaires à stocker ou mettre à l'abri pour la nuit. Mais tous n'avaient qu'une idée en tête, rentré enfin chez eux après une longue journée de travail harassante.
L'aile consacrée à la remise des rapports et à l'attribution de mission lui avait toujours semblé être une fourmilière géante, où les shinobi, tels les bonnes petites fourmis qu'elles étaient, courraient en tout sens. Seul la nuit voyait le rythme endiablé des allé et venues et les couloirs encombré de travailleurs se désengorgées, ralentir et disparaître pour quelques heures avant que le flux constant ne reprennent.
Kakashi pris un couloir qui bifurquait pour se retrouver là où on pouvait lire « chambre des attributions » peint en caractère noir sur le fond blanc de deux imposantes portes coupe feux.
Les franchissant, il se dirigea vers le bureau d'Iruka.
Il avait toujours aimé le petit bureau du professeur, même s'il le voyait rarement à cause du désordre incroyable qui y régnait. En effet, à la fois chaleureux et coloré il était néanmoins enterré sous les dossiers, les rouleaux et les ouvrage. Après tout, il fallait bien que Naruto ait pris ses travers de quelqu'un.
Mais, comme Kakashi en avait déjà fait l'observation, l'impressionnant fouillis d'Iruka avait une logique et était ordonné selon sa façon étrange.
Quand il entra dans le dit bureau, il fut frappé de stupeur.
Tout était rangé.
À l'équerre.
Il jeta un coup d'œil dans le couloir, s'assurant qu'il ne s'était pas tromper d'endroit, mais non, il était à la bonne porte.
Iruka rangeait même un cartable à sa place.
Son amant se retourna quand il l'entendit émettre un bruit étouffé dû à la surprise qui l'avait saisit.
« Il faut bien que je fasse le ménage une fois de temps en temps, expliqua-t-il en souriant face à sa déconvenue. Mais ne t'inquiète pas, je ne le fait qu'une fois par mois.
Ayant posé le cartable sur sa tablette, il contourna sa table de travail pour venir l'accueillir dignement. C'est en dire en lui donnant un baiser.
Kakashi le rendit absentement, encore sous le choc de la vision devant lui.
- C'est… on voit même la table !
Iruka, au lieu de se sentir vexé, éclata de rire.
- Croit moi, ça ne durera pas longtemps.
Le professeur passa ses bras autour de son cou, et l'embrassa longuement, jusqu'à lui faire oublier le décor trop bien rangé qui les entourait.
- Si tu es là, je suppose qu'Anko ou Rin est avec Gene, souffla-t-il en se détachant finalement de ses lèvres, le laissant remettre son masque en place.
- Gaï, en fait. Je crois que le gamin c'est pris d'affection pour lui, commentât-il avec un grognement d'aversion.
- Duquel parles-t-on ? demanda moqueusement Iruka.
Bien qu'il ait toujours respecté ses supérieurs, Iruka pouvait se montrer adorablement insolent, surtout lorsqu'il s'agissait d'ami de longue date.
Car, Iruka avait des amitiés pour le moins surprenante. Quelle n'avait pas été sa surprise (et son agacement tinté de panique) en apprenant que son amant et le tigre de Jade de Konoha étaient des amis d'enfance. Ou pire, qu'il connaissait Jiraya parce que l'homme lui racontait des histoires (qui ne contenait miraculeusement aucune femme nue) quand il était enfant.
- Gene, mais l'inverse est tout aussi vrai. Quand je suis parti, Gaï tentait de lui apprendre à se tenir sur les mains. Ils avaient l'air de bien s'amuser.
Iruka sourit et referma la porte de son bureau.
- Vraiment, souffla-t-il avec un sourire qui surprit Kakashi.
Un sourire qu'il aurait décrit comme suggestif, qui devint clairement sensuel quand il poussa le loquet de la porte.
- Ce serait dommage de ne pas profiter du fait qu'on puisse voir la table pour une fois, humm ?
- Iruka, protesta sans conviction Kakashi, on est dans la tour de l'hockage. N'importe qui…
Ses mots s'étouffèrent dans une inspiration hachurée alors que son amant laissé tomber le haut de son uniforme sur le sol.
- C'est pour ça que j'ai barré la porte, fis remarqué Iruka d'une voix douce et incitatrice en se plaquant contre lui.
Ses mains, à plat sur le torse de Kakashi, il se hissa sur la pointe des pieds. Ses lèvres chaudes capturèrent le lobe de son oreille, le faisant frissonner.
- Maintenant que cet épineux problème est résolu, murmura-t-il, laisse-moi résoudre le second en tête de ma liste.
- Et qui est ? demanda Kakashi la voix rauque.
Sa main se posa dans le creux des reins d'Iruka, le soutenant tout en le rapprochant de lui, les réticences de Kakashi hautement mises à mal par les dents qui mordillait la chair tendre de son lobe et le souffle brûlant qui descendait dans son cou.
- Tu portes trop de vêtements pour ce que je veux faire dans un avenir très…
Sa main descendit sur son ventre, caressant sa cuisse avant de remonter sur l'intérieur.
- ..très prêt, termina-t-il en en posant finalement sa paume contre cette partie réceptive de sa personne qui n'avait, pour sa part, aucun problème avec les idées inconvenantes de son amant.
Preuve en était de la dureté déjà bien présente de son membre dans la main d'Iruka qui esquissât un sourire de chat ayant avalé un canari.
- Shinobi, fis-t-il avec une moue appréciatrice, vous êtes un Junin fort bien discipliné, déjà au garde à vous.
Sa moquerie taquine se termina en un petit son surpris alors que Kakashi le soulevait dans ses bras d'un geste, et l'assit sur la table du bureau, se glissant entre ses jambes.
- Et vous Genin, répliqua-t-il en retirant son masque pour le laisser tomber sur la chaise du professeur, vous semblé faire preuve de laxisme.
Kakahsi se pencha en avant, capturant sa lèvres inférieure des siennes, il la suça doucement avant de la libéré pour mieux envahir la bouche d'Iruka. Son baiser n'avait rien de doux ou de tendre. S'était autoritaire et possessif. Presque brutal, mais d'une façon dont son amant était loin de s'inquiéter.
- Et ça, souffla-t-il en mettant fin à cet échange qui les laissa tous les deux haletant, c'est le premier problème de ma liste.
Iruka eut un petit rire qui se termina dans un soupir de plaisir alors qu'il soulevait les hanches, se frottant contre lui pour bien lui faire sentir qu'il avait déjà remédié à cette difficulté.
- Il semble que ton point soit le prochain à résoudre, souffla Kakashi.
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Bonjour! ravis de vous voir. un gros merci a miss lovely-chama pour ses reviews. Elle est toujours au rendez-vous et elle me motive un max. Et pour vous motivez, vous qui n'en laissez pas, même si vous êtes censé être 150 a avoir lu le dernier chapitre, bin je m'arrête là. la suite la semaine prochaine. oui je suis méchante.
