Le premier réflexe de Kakashi quand la porte coulissa enfin sur Iruka fut de l'attirer à lui pour l'embrasser sauvagement. Au début le professeur se figea pour finalement lui retourner tout aussi avidement ses baisers une seconde plus tard. Ça n'avait rien de doux ou de romantique. S'était désespérer, impatient, passionné tout en langue et en dent.

Le dos de son amant frappa le mur avec un « Thud » bien audible, mais aucun d'eux n'y prêta la moindre attention. Fébrilement les mains de Kakashi tirèrent sur l'élastique qui retenait les mèches sombres d'Iruka. Depuis le temps qu'il rêvait de pouvoir glisser ses doigts dans leur douceur soyeuse être soudainement enveloppés par elles et l'odeur de son amant était presque trop intense. Gémissant, il s'éloigna légèrement pour aider Iruka à défaire la sangle de son uniforme.

Le cri de joie poussé par Gêne les figèrent et Kakashi eut un léger rire provoqué par l'embarra qui fut partager par son amant dont les joues rougissaient légèrement d'une façon qu'il avait toujours trouvé adorable.

Tout deux se séparèrent après que Kakashi est remonté son masque. Enfin, façon de parler, ils cessèrent de s'embrasser, Iruka s'éloigna du mur, se redressa, mais le bras de Kakashi ne quitta pas sa taille et le professeur ne retira pas sa main de son coude.

« Tu es rentré ! Il faut que je te montre mes nouveaux Jutsu que Naruto m'a appris et aussi mon bulletin, j'ai seulement des A ! Bon en fait j'ai un B+ mais c'est seulement parce que j'ai dit à Yuki que sa mère elle était une idiote homophobe et débile et qu'on s'est battu. Mais Papa m'a déjà puni pour mon manque de contrôle sur moi-même et Naruto a dit que j'avais raison ! Et puis Naruto connaît la Hockage ! Même qu'il l'appelle obachan, et papa lui il peut l'appeler Tsunade ! Même qu'elle dit qu'elle a déjà gardé papa quand il était plus jeune que moi et que Naruto dit que ça fait d'elle sa maman et de lui réellement sa obichan, mais là elle a frappé Naruto et lui a dit qu'il était insolent ! Elle est venue boire le thé ici avec Shizune ! Elle est chouette Shizune, elle sait pleins de choses ! Et elle a un cochon ! Un vrai ! Et elle m'a laissé jouer avec lui. Il est moins chouette que Pakun, mais s'était la première fois que je pouvais jouer avec un vrai. Et maître Jiraya est super aussi ! Il m'a appris plein de nouveaux mots ! Lui aussi il a déjà gardé papa ! Même qu'il lui a lu des histoires ! Il m'a lu une d'elle et puis… »

Iruka et Kakashi échangèrent un regard amusé pendant que Gêne parlait à les rendre sourd. Le junin tentait de se concentrer sur ce que disait son fils, mais la chaleur d'Iruka et les arabesques que le bout de ses doigts traçait sur son bras ne l'aidait pas.

L'excitation du gamin atteint un stade où il aurait pu grimper au mur, et Kakashi finit par suivre le petit garçon qui le tirait par sa main libre après un regard d'excuse à Iruka qui lui répondit d'un sourire resplendissant. Gêne trop occupé a lui racontés les deux mois qui venait de passer pour le remarquer.

oOo

Kakashi s'effondra plus qu'il ne s'assit sur le futon du salon. Un après-midi avec Gêne était une dépense d'énergie suffisante pour brûler toute son énergie et entamer sérieusement celle de Naruto.

Enfin, peut-être pas toute son énergie songea-t-il en observant la chute de rein d'Iruka qui l'hypnotisait comme toujours. Il pouvait assurément en trouver si cela signifiait pouvoir embrasser chaque centimètres de cette peau trop douce pour un homme.

Il ne pouvait que se rappeler la texture incroyable de sa chair sous sa bouche, le goût salé et épicé de sa peau, et les sons de plaisir enivrants que pouvait pousser Iruka durant l'amour. Comme si chaque caresse de Kakashi était trop intense pour un seul homme. Comme s'il n'y avait pas de fin à la douce chaleur de son corps à l'incroyable sensation d'être contre lui, en lui.

La pensée de goûter le corps d'Iruka ramena à son esprit l'idée que Gaï lui avait donné et fit naître un sourire sur ses lèvres qui faisait honneur à sa réputation de pervers.

« Toi, tu as une idée intéressante, souffla le jeune homme en venant s'asseoir sur ses genoux. Tu as ce regard qui dit clairement que tu penses à des choses inconvenantes.

- C'est monsieur « C'est pour ça que j'ai barré la porte » qui dit ça ?

Iruka éclata de rire en se faisant rappeler cet épisode sulfureux dans la tour du Hockage. Puis il se pencha vers l'avant et tira sur son masque pour venir poser un baiser juste au coin de sa bouche avant de venir mordiller le lobe de son oreille, sachant très bien que ça le rendait fou.

- Je n'ai jamais dit que j'étais innocent moi-même, murmura-t-il avant de venir embrasser la peau à la jonction du cou et de sa mâchoire.

Oui, ce point qui rendait ses genoux faibles et incendiait son bas ventre.

- Tu ne m'aides définitivement pas à rester dans le sentier des pensées acceptables.

Iruka eut un pouffement de rire, puis il s'écarta doucement de quelques centimètres.

- Veux-tu partager ses pensées avec moi ? demanda-t-il sur un ton engageant.

- Humm, et bien, Gaï m'a parlé d'une recette de gâteau qui serait un vrai, selon ses mots, rêves en bouche.

Le professeur arqua un sourcil, surpris.

- Tu parles de cuisine avec Gaï ?

À voir le sourire qui ne voulait pas totalement s'effacer des lèvres de son amant, Kakashi compris qu'il devait penser à eux d'eux en tablier et attirail de ménagère discutant recette et chasse tache sur le palier de l'escalier, ou quelque chose d'également ridicule.

- Ça y est ! Tu as tué le moment, soupira-t-il.

- Hey! je n'ai rien dit ! se défendit le professeur.

- Mais tu y pensais suffisamment fort, répliqua Kakashi sur un ton fataliste.

Iruka roula des yeux avant de descendre de sur ses genoux pour aller s'asseoir sur le plancher entre ses jambes.

- Et là, demanda-t-il avec une voix que Kakashi ne savait pas qualifié autrement que torride. Tu sais à quoi je pense ?

- Je… je ne suis pas certain.

Iruka eut un sourire ouvertement moqueur avant de poser la tête sur la cuisse de Kakashi. Etait‑il utile de préciser que son menton reposait très haut sur sa cuisse.

- Humm, c'est aussi bien, souffla-t-il avant de passer avec une lenteur délibérer la langue sur sa lèvre supérieure, étant donné que Naruto et Gene rentreront d'une minute à l'autre. De cette façon tu ne seras pas déçu que je sois forcé de me restreindre.

Sur ce il se releva d'un seul geste souple et marcha vers la cuisine non sans s'assurer que Kakashi avait une parfaite vu sur sa chute de reins et ses jolies fesses ronde. De quoi faire grogner le Junin de frustration.

- Espèce de salle petit allumeur ! Tu n'es qu'un sadique ! gémit-il en lui lançant un coussin que le professeur évita dans un grand éclat de rire. Je vais te faire payer ça cette nuit !

- J'y compte bien ! »

Iruka stoppa soudain à l'entrée de la cuisine et se tourna vers lui, un sourire doux sur les lèvres et son regard rieur perdit de sa moquerie. Il n'y restait plus que sa tendresse. Lorsqu'il souffla :

« Tu m'as manqué. »


Bonjour à vous tous et toutes fantastique lecteurs. Désolé de vous avoir fait attendre autant. Prochain chapitre, le lemon tant attendu promis.