Gene rentra dans la maison, ne salua pas Iruka comme a son habitude et alla directement dans sa chambre.
Surpris, et quelque peu alarmé, Iruka se rendit dans l'entré, là où Gaï se frottait la nuque avec un air embêté.
« Qu'est-ce qui c'est passé? demanda Iruka avec surprise.
D'habitude, Gene adorait Gaï. De plus, il était d'un caractère facile en général. Alors le professeur ne comprenait pas comment les choses avaient pu mal se passer au point que son fils aille s'enfermer dans sa chambre à peine rentré.
Gaï soupira.
- Des enfants ce sont moqués des cicatrices qu'il avait sûr les bras. Je suis désolé de n'avoir pas su quoi lui dire, mon ami. D'ordinaire je trouve toujours les mots justes pour rallumer la flamme de la jeunesse.
Iruka lui adressa un sourire et posa sa main sur l'épaule de son ami d'enfance.
- Je sais que tu as fait ton possible, et je t'en suis reconnaissant. Tu veux une tasse de thé? Je viens juste de mettre de l'eau à bouillir.
- J'accepterais avec plaisir, mais Neji et Tenten m'attendent déjà. On ne peu pas stoppé l'impétuosité de la relève. Une autre fois, peut-être. »
Iruka acquiesça doucement et Gaï se retira pour le laisser gérer seul cette épineuse situation.
oOo
Iruka entra dans la pièce et observa son fils qui ne pleurait pas. Gene ne pleurait jamais. Il ne savait pas si s'était parce qu'il ne voulait pas passer pour faible, où si s'était simplement parce qu'il avait déjà tant traversé que toute ses larmes s'était tarit. Toutefois il fixait le vide avec un air hanté qui n'aurait jamais dû apparaître sur le visage d'un enfant.
Le professeur s'approcha du lit d'un pas hésitant, adressant silencieusement une prière aux dieux pour qu'ils l'aide à trouver les mots juste.
« Gaï m'a dit ce qui était arrivé, souffla-t-il en s'agenouillant près de lui. Je suis désolé qu'ils aient été irrespectueux avec toi et qu'ils t'aient blessé, Gene.
Le petit garçon leva les yeux, son regard se posa aussitôt sur la cicatrice qui barrait son visage.
- Est-ce qu'ils étaient méchant avec toi aussi, les autres?
Iruka sentit son cœur se serré, comme chaque fois que quelqu'un mentionnait cette époque douloureuse. Mais pour Gene, pour apaiser sa détresse, il était près à sacrifier bien plus que son confort.
- J'étais plus vieux. À cet âge-là, les autres nous présente généralement moins d'irrespect pour des marques signifiant la souffrance. Mais oui, les autres enfants étaient parfois méchant avec moi.
Iruka leva une main vers son visage et laissa un doigt parcourir sa cicatrice d'un bout à l'autre, délicatement, comme si le tissu cicatriciel contenait des cauchemars que l'on pouvait réveiller si l'on était trop brusque.
- C'est le katana de ma mère qui a laissé cette marque.
- Ta maman te faisait du mal?
Iruka eut un sourire cassé, l'un de ses sourires vide et douloureux qui était d'autant plus bouleversant qu'il vous mettait le cœur à nue.
- Non, ma mère était douce et aimante avec moi. (C'est quand une personne montre de l'amour dans tous ses gestes.) Mes parents étaient de grands Shinobis. Ils sont morts en défendant les gens de ce village. J'ai voulu la défendre, mais je n'ai pas réussit. Je tenais son arme dans ma main quand une rafale de Chakra m'a frappé. La lame à heurté mon visage quand je suis retombé et après je me suis réveiller dans un hôpital.
Ce n'était pas l'entière vérité. Cette version était grandement édulcoré. Mais Gene avait déjà vu et subit tellement de choses. Il n'avait pas besoin d'entendre qu'il était resté conscient bien longtemps après que l'esprit de sa mère est quitté son corps. Où qu'il l'avait tenu dans ses bras jusqu'à ce qu'on les sépare par la force.
Les yeux de Gene s'agrandirent sous l'effet de l'inquiétude.
- Tu as faillis mourir?
Cette fois, le sourire d'Iruka fut plus amusé. Autrefois, cela lui aurait coûté un grand effort pour balayé ses souvenirs et la souffrance qu'ils amenaient avec eux. Mais aujourd'hui, il avait appris à laisser au passé ce qui lui appartenait et à ne plus s'appesantir sur ce qui ne pouvait être changer.
- Oui. Mais je vais bien aujourd'hui, ajouta-t-il pour le rassuré.
Gene baissa les yeux sur ses avant bras marqués de longues ligne rosâtre, l'air songeur et triste. Iruka s'agenouilla près de lui et posa doucement les mains sur les cicatrices de son fils.
- Tu es différent des autres garçons de ton âge, Gene, c'est vrai. Mais tu n'as pas à en avoir honte. Ses cicatrices, fit Iruka en pressant doucement son bras, elle sont la preuve que tu es un survivant. Tu n'as pas laissé ce que tu as vécu éteindre la lumière en toi. Et ça Gene, ça fait de toi le garçon le plus courageux et le plus fort que je connaisse. N'ai jamais honte de la souffrance que tu peux ressentir. C'est elle qui te fait avancer et grandir si tu ne la laisse pas t'étouffer. Et je suis fier qu'un garçon aussi spécial que toi m'appel papa, Gene.
- Je ne suis pas spécial, fit Gene en détournant le regard.
Iruka s'assit plus confortablement sur le sol, observant les kakémono que Gene et Kakashi avaient réalisés ensembles et qui ornaient à présent les murs de la chambre du garçon.
- Tout ce que tu as vécu, souffla Iruka après un moment de silence, très peu d'adulte l'ont subit. Ce n'est pas juste, mais peu de chose le sont en ce monde. Cependant, au lieu de prendre des décennies à comprendre la compassion, la pitié ou la fragilité de l'existence, tu le sais à l'âge de six ans et demi. C'est cette connaissance qui fait de toi un être spécial. Parce que dans ton cœur, tu as déjà commencé à devenir un grand homme, alors que beaucoup d'adulte n'ont même pas compris ce qu'être un homme signifie.
Iruka se releva, tendant une main à son fils.
- Bon! Qu'est-ce que tu dirais si on faisait des ramens pour dîner?
Gene ne dit rien, mais le sourire qu'il adressa à Iruka parla pour lui.
Bonjour splendides lecteurs, juste un moment père fils pour ce chapitre. J'espère que vous aimerez et que vous me pardonnerez que Kakashi n'y soit pas. Cela dit, je souhaites à toutes les mamans une bonne fête des Mères!
