Disclaimer: Je ne suis pas une femme anglaise aux cheveux roux, par conséquent je ne suis pas JK Rowling. Tous les droits d'Harry Potter lui reviennent.
fortinpatric: Merci à toi d'être toujours là !
Flopette: Tant mieux que le chapitre t'aie plus. Notre petit Harry grandit ! Bon sang, les good vibes font du bien. Désolé, mais ce chapitre là sera un peu moins mignon, mais bon, j'en écrirai d'autres, ne t'inquiète pas. Merci pour le commentaire, tout plein d'amour, et bonne lecture !
Ukronia: Content de savoir que l'intégration de Sirius dans le scénario se passe bien. J'apprécie l'écrire de cette façon, se concentrant plus sur agir comme un parent pour Harry qu'un soldat de Dumbledore (ou d'Hadrian dans cette histoire). Et puis, quitte à le faire sortir d'Azkaban, autant le rendre utile hahaha. Et je suis d'accord que la petite partie détente faisait du bien. Les prochains chapitres vont être plus lourd, alors j'espère que tu as pu en profiter un maximum. En tout cas, merci de continuer à lire cette histoire. Plein de good vibes, et bonne lecture !
Maria: Merci beaucoup pour le gentil message. Dieu sait que ça fait du bien. Le prochain chapitre va apporter quelques informations sur ce que tu recherches hahaha. Mais bon, pas de spoil ;). Quant à la théorie des éléminations... C'est très intéressant ! Qui sait ? (moi). Les explications arrivent vite ! J'espère que je vais pas faire de la merde ! Merci à toi de lire cette histoire, prend soin de toi !
Salut tout le monde ! Voici un nouveau chapitre. Il se trouve qu'il se termine par une scène assez violente, donc si vous êtes très sensibles, ne la lisez peut-être pas. Mais il me fallait un exutoire, et Harry aussi visiblement. J'ai commencé à traduire l'histoire en anglais, à la base par curiosité... mais bon sang les non francophones sont des malades. Je pensais que seuls nous, les français, étions doués pour se plaindre de tout et de rien sans raison, mais alors eux... Ils sont à un autre niveau. "Ca c'est nul parce que j'aime pas"... J'ai l'impression de faire face à des gosses de onze ans. Enfin bref, voici un long chapitre. L'histoire avance, j'espère que vous avez pu profiter du chapitre détente, on passe maintenant aux choses sérieuses avec les prochains. Prenez soin de vous et de vos familles, et bonne lecture !
06/01/1995, 16H31, Poudlard, Ecosse:
Accablé par le poids de la fatigue, Albus Dumbledore, directeur de l'école de sorcellerie de Poudlard, poursuivait sans relâche sa quête de vérité. Depuis de longs mois, il consacrait son énergie à percer les mystères de la coupe de feu et des manipulations qu'elle avait subies. Ses recherches méticuleuses, menées parmi ses innombrables livres et parchemins, l'avaient conduit à un sortilège redoutable, capable d'identifier l'auteur d'un crime à partir d'indices et de preuves liés au méfait. Muni de la coupe, du papier portant le nom d'Harry et de la certitude que ce dernier n'a pas inséré son propre nom dans la coupe - Harry étant absent de l'école durant l'année et demie précédant l'événement, sans aucune inscription - Dumbledore disposait des éléments clés nécessaires pour démasquer le coupable.
Hélas, le sort ne mena qu'à une impasse, indiquant vaguement l'école comme le lieu où se trouvait l'auteur du crime. Le directeur se retrouvait ainsi à la case départ, contraint de jongler entre l'organisation des épreuves et la protection d'Harry.
La disparition d'Hadrian l'avait profondément marqué. Une amitié profonde les liait, et Dumbledore voyait parfois en lui un reflet de Gellert, son ancien amant, s'il n'avait sombré dans les ténèbres. Si l'attirance romantique n'était pas au rendez-vous, comme avec Gellert, la présence d'Hadrian avait entrouvert la porte à un monde alternatif, empli de possibilités. Pour cela, Dumbledore lui vouait une reconnaissance éternelle.
Le retour inattendu de Voldemort le prit par surprise, ce dernier arrivant bien plus tôt qu'il ne l'avait anticipé. L'information lui parvint indirectement par le biais de son espion, Severus Rogue, ce qui lui fit suspecter une interdiction de la part du Seigneur des Ténèbres de révéler son retour. Lors d'une réunion du personnel, Dumbledore remarqua le geste inhabituel de Rogue remontant ses manches, laissant apparaître la Marque des Ténèbres vibrant à son poignet, signe indéniable du retour de Voldemort.
Cet événement, combiné à la disparition d'Hadrian, gravement blessé d'après les investigations de Sirius, Remus et Fortuna Moon, renforça ses convictions. La puissance d'Hadrian, dont il avait été témoin, lui laissait peu de doutes sur sa capacité à se sortir de n'importe quelle situation périlleuse. Or, quelque chose clochait.
Albus Dumbledore était conscient qu'une machination sournoise se déroulait dans l'ombre. Cette fois, il n'était plus le marionnettiste tirant les ficelles, mais un simple pion manipulé dans un jeu complexe.
Et pour une fois, cela ne le dérangeait pas. Son esprit était déjà accaparé par les événements tumultueux qui agitaient l'école. Sa priorité absolue était de veiller sur Harry et de garantir sa sécurité.
L'observation du jeune garçon en compagnie de Daphné Greengrass avait suscité en lui une profonde émotion. Il avait été témoin de l'évolution d'Harry depuis l'arrivée d'Hadrian, craignant qu'une telle puissance ne le transforme en un second Tom Jedusor. Mais Harry avait découvert l'amour, ce sentiment qui avait cruellement manqué à l'héritier de Serpentard tout au long de sa vie.
Et pour cette raison, Dumbledore savait qu'il pouvait avoir confiance en l'adolescent. De plus, Fumseck semblait l'apprécier, ce qui ne pouvait être le cas d'une personne malveillante !
Peu après Noël, Harry lui avait envoyé une lettre officielle, détaillant l'enquête menée par lui et ses amis, incluant toutes les informations recueillies à ce jour. D'après ses écrits, leurs conclusions concordaient avec les siennes. La taupe, selon eux, était soit un individu extérieur à Poudlard effectuant des visites intermittentes, comme Barty Croupton, soit l'un des professeurs.
Cependant, Dumbledore disposait d'une certitude : le sort qu'il avait utilisé indiquait que la personne ayant inscrit le nom d'Harry dans la Coupe se trouvait bel et bien au sein de l'école et n'en était jamais sortie. Par conséquent, une seule possibilité demeurait : un traître parmi les professeurs.
Un de ses fidèles collaborateurs l'avait trahi. Il avait toujours placé une confiance aveugle en eux, mais il semblait qu'il avait commis une erreur. Dès que les préparatifs de la deuxième épreuve seraient terminés, il se chargerait d'interroger ses collègues un par un, dans l'espoir de démasquer le coupable.
Filius, Minerva ou Alastor étaient-ils sous l'emprise d'un puissant Imperius ? Severus avait-il été contraint par Voldemort ? Il n'avait aucune réponse.
Hadrian lui avait conseillé de se fier à l'instinct d'Harry si un danger venait à le menacer. Dumbledore suivrait son conseil. Il était rare qu'à son âge, il reçoive encore des conseils avisés. Il ne pouvait ignorer les paroles du seul homme qui osait lui reprocher ses défauts depuis des décennies et l'avait aidé à s'améliorer.
"De toute façon, nous verrons bien où tout cela nous mène, n'est-ce pas, mon ami ?" murmura le vieux directeur en caressant son fidèle phénix.
09/01/1995, 09H12, Poudlard, Ecosse:
"Descends nous visiter et entends nos paroles
Nous devons pour chanter être au-dessous du sol.
À présent, réfléchis, exerce ton esprit,
Ce qui t'est le plus cher, nous te l'avons ravi,
Pendant une heure entière il te faudra chercher
Si tu veux trouver ce qu'on t'a arraché.
Après l'heure écoulée, renonce à tout espoir
Tes efforts seront vains car il sera trop tard"
Le chant des sirènes s'éteignit, ses mélodies encore vibrantes dans l'esprit d'Harry, s'imprégnant dans ses pensées tel un écho persistant.
Ayant déjà tenté l'épreuve par le feu, sans succès, il s'était tourné vers l'eau, soit l'élément suivant. Et à sa surprise, cela avait fonctionné ! Hélas, les toilettes exiguës ne lui permettaient pas de s'y immerger entièrement avec l'œuf. C'est ainsi qu'à contrecoeur, il avait décidé de plonger dans les profondeurs du Lac Noir, accompagné de son fidèle ami Neville.
Munis d'une plante aux propriétés respiratoires dénichée par Neville dans un livre offert par Daphné, ils s'élancèrent dans les eaux sombres, prêts à explorer les secrets que recelait le lac écossais. Une heure leur était accordée pour écouter attentivement le chant de l'œuf et profiter de ce monde aquatique fascinant.
Harry se tourna vers Neville, qui s'approchait de l'œuf pour le refermer délicatement. "Commençons par le commencement," articula Harry d'une voix claire malgré l'eau qui l'entourait. "'Descends nous visiter' semble indiquer que nous devons plonger plus bas," expliqua-t-il en désignant les profondeurs du lac d'un geste de sa main palmée.
La rumeur d'un village aquatique au fond du lac n'était pas un secret pour les élèves de Poudlard. Il arrivait parfois qu'un habitant de ce monde subaquatique remonte à la surface pour saluer les sorciers présents sur les rives.
Neville acquiesça, rétrécissant l'œuf d'un mouvement fluide avant de le rendre à Harry. "'Entends nos paroles' pourrait être une indication sur la manière de les trouver le jour de l'épreuve," suggéra Neville, réfléchissant à voix haute. "Peut-être que ce chant est un moyen de nous guider vers eux." Ou alors, il s'agissait simplement d'une phrase introductive, les invitant à prêter une attention particulière aux paroles qui allaient suivre.
Harry reprit la parole, analysant à son tour le vers suivant. "'Nous chantons en dessous du sol' confirme l'existence de leur village sous l'eau. Ton hypothèse semble donc se vérifier, Neville," ajouta Harry en se grattant le menton pensif.
Puis, se remémorant les deux derniers vers, ils se regardèrent, une légère inquiétude se dessinant sur leurs visages. "Est-ce trop espérer qu'ils nous demandent simplement de récupérer une peluche ?" tenta Neville, une lueur d'espoir dans sa voix.
Harry éclata de rire, autant que le permettait l'environnement aquatique. "Malheureusement, je ne pense pas. J'ai une heure pour retrouver ce qu'ils m'ont pris," répéta le Gryffondor, ses sourcils se fronçant à nouveau. "Il ne peut s'agir d'un objet matériel. Seuls les candidats eux-mêmes connaissent ce qu'ils ont de plus précieux, et ils ne nous ont rien demandé. Cependant..." poursuivit Harry, son ton marqué par l'incertitude, "ils pourraient vouloir prendre quelqu'un avec eux. Grâce au bal, ils ont pu observer qui étaient les personnes les plus chères à nos yeux. Enfin, sauf pour Fleur et Krum..." dit-il, exprimant son raisonnement à voix haute.
Neville resta silencieux, écoutant attentivement les paroles de son ami.
"La sœur de Fleur l'accompagnait, nous l'avons aperçue lors de l'arrivée des délégations étrangères. Quant à Krum, je crois que son meilleur ami fait partie du contingent de Durmstrang. Hermione l'a souvent vu discuter avec un autre garçon dans la bibliothèque. Pour Cédric, il y a sa petite-amie, Cho, avec qui il a assisté au bal. Et toi…"
Harry grogna. "Et moi, j'ai fait l'imbécile en embrassant Daphné devant tout le monde. Donc s'ils choisissent quelqu'un, on peut être sûrs que ce sera elle."
Neville baissa les yeux, ne voulant pas afficher son inquiétude face à son ami déjà en colère. "Tu sais, je suis surpris que la presse ne s'en soit pas mêlée plus tôt. Lors de ma dernière interview, à la pesée des baguettes, on m'avait déjà interrogé sur ma relation avec Daphné. Je suis étonné que cela n'ait pas fait les gros titres", admit Harry en repensant au bal.
"Peut-être que Rita Skeeter et ses complices sont parties en vacances, qui sait ?" suggéra Neville, avant de ramener le sujet sur la question principale.
"Il nous reste encore une cinquantaine de minutes de nage sans pouvoir remonter à la surface. Si tu dois retrouver Daphné dans cet endroit, autant commencer à l'explorer. Si on trouve le village des êtres aquatiques avant même l'épreuve, on aura accompli un grand progrès."
Harry serra les poings, visiblement mécontent à l'idée que Daphné reste dans cette eau glacée plus d'une seconde. "Je te jure que s'il lui arrive quelque chose..." commença-t-il, les derniers vers se répétant dans son esprit. "Après l'heure écoulée, renonce à tout espoir. Tes efforts seront vains car il sera trop tard". Son aura s'enflamma. Ses yeux se mirent à briller, tandis qu'une bulle d'air se formait autour de lui. L'éclat brut de sa magie faisait s'évaporer l'eau qui l'entourait, l'empêchant temporairement de respirer.
"Calme-toi Harry. Ils prendront des précautions ! Ils ne vont pas les laisser mourir pour une simple épreuve. Et puis, c'est justement une raison de plus pour se préparer à l'avance. Si tu sais où chercher le village, il ne te restera plus qu'à refaire le même chemin en ligne droite le jour de l'épreuve, et tu récupéreras Daphné en quelques minutes !"
Le discours de Neville réussit à calmer la colère d'Harry, et le duo se mit à explorer l'immense lac. Harry utilisa ses compétences rudimentaires en occlumancie pour cartographier mentalement les lieux, notant les passages inutilement dangereux, ainsi que ceux qui, au contraire, étaient avantageux.
Lorsqu'ils émergèrent une heure plus tard, Harry avait pris sa décision. Il troquerait ses entraînements physiques pour des plongées dans les profondeurs du lac. Ce n'est qu'après avoir exploré chaque recoin de cet univers aquatique qu'il se permettrait de relâcher sa vigilance. Pas avant.
"Je vais tout de même envoyer une lettre à Dumbledore. La personne qui a mis mon nom dans la Coupe connaît sans doute ma relation avec Daphné, et elle pourrait donc être en danger", déclara Harry, sa colère apaisée par la longue baignade.
Neville acquiesça d'un hochement de tête. Ils avaient accompli des progrès considérables ce jour-là, bien qu'ils n'aient pas réussi à atteindre le village sous-marin. Mais Neville était confiant. Lorsqu'il s'agissait de protéger ceux qu'il aimait, Harry était l'individu le plus déterminé de toute l'école. Daphné était donc hors de danger.
Une part de lui était également soulagée qu'Hermione l'ait accompagné au bal. Si elle avait choisi Krum, elle aurait peut-être été entraînée sous les eaux avec la Serpentarde.
Contrairement à Harry et Daphné, ils n'étaient pas en couple. Mais le bal avait marqué une avancée significative dans leur relation. Neville n'était pas encore prêt à lui ouvrir entièrement son cœur, mais il était désormais certain d'une chose : Hermione avait des sentiments pour lui, et ceux-ci dépassaient le cadre de l'amitié. Ils avaient valsé, leurs fronts collés, leurs yeux plongés l'un dans l'autre pendant un temps bien trop long pour deux simples amis.
Tout ce qu'il espérait, c'était qu'il ne se laissait pas bercer par des illusions.
"Tu as raison. Mais ne te focalise pas trop là-dessus. Il reste encore la troisième épreuve. La personne qui t'a inscrite n'a pas agi lors de la première tâche, donc si elle ne fait rien pendant la deuxième, elle sera forcément présente à la dernière. Sois prudent !"
Harry serra l'épaule de son ami en guise de remerciement silencieux pour son conseil, tandis qu'ils se rhabillaient pour retourner au château.
Son dernier commentaire lui rappela qu'en plus de Daphné, il était lui aussi en danger.
Lorsqu'elle avait accepté sa proposition, Harry avait redouté que leur dynamique change. Mais après quelques jours passés ensemble, il avait réalisé que non seulement elle continuait à se comporter de la même manière, si l'on ne comptait pas les câlins et les baisers qui s'étaient ajoutés à leur routine, mais qu'en plus, elle semblait rayonner de bonheur comme jamais depuis la mort de son père. Et cela seul lui avait permis de confirmer qu'il avait fait le bon choix.
"Allez, viens Harry, il fait trop froid pour rester dehors !" l'appela Neville alors qu'ils se précipitaient vers le château.
21/01/1995, 15H07, Manoir Potter, Angleterre:
Fortuna remit le livre qu'elle venait de retirer de l'étagère. Depuis la découverte du corps d'Alexei, leurs recherches étaient dans une impasse. Leur meilleure hypothèse jusqu'alors était un retour potentiel de Voldemort, mais ils n'avaient réussi à glaner aucun détail supplémentaire sur le sujet.
C'est ainsi que, désespérée, elle s'était rendue chez Ophélia Greengrass. Fortuna n'avait pas épousé Hadrian, bien qu'elle l'eût souhaité... Elle ne pouvait donc apporter de soutien à la femme dans sa douleur. Mais peut-être Ophélia avait-elle reçu de son mari des informations concernant les mouvements d'Hadrian avant sa disparition.
"Fortuna Moon ? Quelle surprise de vous voir !" l'accueillit chaleureusement Lady Greengrass. Cela avait surpris Fortuna. La femme avait semblé anéantie suite au coma de sa fille cadette et à la mort de son mari. La voir dans un tel état d'esprit la surprit donc, bien que positivement. Après tout, Daphné n'avait plus que sa mère. Elle devait servir d'exemple, qu'elle le veuille ou non.
Elles avaient discuté tout un après-midi, et Fortuna n'avait pu s'empêcher de lui demander comment elle avait réussi à faire face à la disparition d'Alexander, espérant y trouver des conseils qui l'aideraient. En effet, son état émotionnel depuis le départ de l'homme qu'elle aimait n'avait fait qu'empirer. Et cela ne pouvait plus durer.
"Au début," avait-elle confié, "je fuyais son bureau comme la peste. Trop de souvenirs difficiles, j'imagine. C'était comme si son âme était là, dans cette pièce. Mais j'ai finalement décidé d'y aller. Et cela m'a fait beaucoup de bien. J'ai pu me replonger dans ce qu'il avait laissé, et reprendre le contrôle de mes émotions. Tu sais... Si tu as accès au bureau d'Hadrian, tu devrais y faire un tour. Qui sait ? Peut-être y trouveras-tu quelque chose pour apaiser ton cœur." Elle avait même ajouté un clin d'œil à cette phrase.
Fortuna avait eu envie de se tirer des éclairs dessus après cet entretien. Ils avaient retourné les trois-quarts du monde à la recherche d'Hadrien, mais n'avaient pas fouillé le Manoir Potter lui-même.
Elle était donc rentrée ce jour-là, et en avait parlé avec Remus et Sirius. Ils s'étaient tous répartis un étage du bâtiment, Fortuna prenant celui où se trouvait le bureau, et avaient repris les recherches. Ce n'est que quelques jours après qu'elle avait finalement eu le courage d'y entrer.
Et maintenant qu'elle y était, elle ne pouvait plus reculer. Elle avait commencé par les bibliothèques, y trouvant de nombreux livres de sorts, de potions et de théorie magique. Elle était tombée sur un exemplaire du Grimoire Potter, qu'elle avait préféré ne pas toucher, voulant préserver sa vie pour le moment.
Une fois toute la pièce retournée, elle décida de fouiller le bureau. Et la voilà, maintenant, en train d'ouvrir les tiroirs du dernier Lord Potter et de lire un à un les documents qu'elle y trouvait.
Tout y passait. Lettres échangées, factures, plans d'entraînement pour Harry et pour Sirius. Même certaines recettes de cuisine étaient notées, bien qu'elle n'en comprenne pas l'utilité.
Soudain, sous une énième facture, elle trouva une petite feuille de papier froissée. Elle la sortit, la déplia et commença à la lire, ses yeux s'écarquillant de plus en plus à mesure qu'elle déchiffrait les mots notés.
"Liste de choses à faire," lut-elle à haute voix. Elle remarqua rapidement que certaines parties de la liste étaient barrées, signifiant probablement que tout avait été réglé, que d'autres avaient un point d'interrogation, et que finalement quelques-unes étaient entourées en rouge, avec une flèche indiquant "à faire" à côté.
- M'entraîner pour réapprendre à contrôler ma magie
- Trouver des alliés (de toutes les factions si possible pour avoir des yeux partout)
- Trouver un régent pour éviter de subir toutes les réunions du Magenmagot (Greengrass de la faction neutre pourrait être un atout).
Elle comprit aussitôt qu'Hadrian avait eu la famille Greengrass dans le collimateur depuis bien plus longtemps qu'elle ne le pensait, cette liste semblant dater de son arrivée en Grande-Bretagne.
- Attendre le journal (deuxième année d'Harry), puis lancer le sort de rassemblement d'âme.
La deuxième partie de la phrase avait été barré en noir. Un commentaire, écrit de la main d'Hadrian, se trouvait juste au-dessus de la rature: "Changement de plan imprévu". Elle se souvenait de cela. Alors Hadrian avait-il prévu initialement de détruire tous les horcruxes de Voldemort d'un seul coup ?
Le courageux Lord lui avait parlé des artéfacts maléfiques créés par Voldemort, et avait insisté pour qu'elle n'en parle à personne d'autre en dehors des habitants du Manoir Potter. Elle n'avait jamais ressenti autant de répulsion envers un autre être vivant dans toute sa vie que lorsqu'elle avait appris que Voldemort avait divisé son âme en sept parties. L'idée même de jouer avec sa propre âme la répugnait. Alors la diviser ? Et en plusieurs parties, par-dessus tout ? Quelle horreur !
En tout cas, il semblait qu'il avait décidé de changer ses plans.
- Finir les réparations du manoir
- Rencontrer Dumbledore et essayer d'en faire un allié. Sinon, le tuer.
- S'occuper du Basilic. Devra attendre qu'Harry se révèle être fourchelangue. Peut utiliser la vue magique comme excuse pour trouver la chambre.
- Libérer Sirius après avoir attrapé Queudver.
La destruction du manoir familial des Potter lors de la première guerre n'était un secret pour personne. Le Seigneur des Ténèbres, satisfait de sa victoire à l'époque sur la famille, faisait passer le mot à qui le voulait quant à leur chute face à lui.
Alors voir cela dans la liste ne l'a pas choquée. Cependant, cela avait cimenté un point: celle-ci avait bien été réalisée avant que tous les événements notés ci-dessus ne surviennent. Elle n'avait jamais su qu'Hadrian avait autant de talent lorsqu'il s'agissait de préparer et d'organiser à l'avance. La pression qu'il devait ressentir à cette époque… Elle ne pouvait même pas l'imaginer.
Une autre ligne qu'il lui avait fait hausser un sourcil était la mention d'Harry pouvant être un fourchelangue. Il faudrait qu'elle se renseigne plus tard à ce sujet. Le seul fourchelangue en vie, à sa connaissance, était Voldemort, connu pour diviser son âme régulièrement. Alors si Hadrian pensait qu'Harry avait peut-être le don… Elle ne voulait pas imaginer cette possibilité.
Heureusement, la partie "fourchelangue" avait été rayée comme précédemment, avec les mots: "Changement de plan, hcx détruit."
Elle avait une idée de ce que signifiait "hcx", mais ne voulait pas s'éterniser sur la question. Si le problème était vraiment réglé, alors cela ne lui servirait à rien de s'épuiser psychologiquement dessus.
- S'occuper des mangemorts à Azkaban
- Mettre fin à la guerre magique au Mexique.
- S'occuper de la meute de Greyback, et voir si je peux me débarrasser des géants.
Elle savait déjà qu'il était à l'origine de l'attaque sur Azkaban. Ce n'était pas très compliqué à déduire. Il avait utilisé le même nom de code le jour de l'attaque, et lorsqu'ils avaient travaillé en mission ensemble.
Maintenant qu'elle y pensait, c'était étrange. Lui, qui était si attentif et perfectionniste sur tout ce qu'il faisait, avait laissé une liste parlant de son attaque là où elle pourrait la trouver, et avait utilisé son nom de code devant elle.
C'était presque à croire qu'il voulait qu'elle comprenne cela.
Un autre aspect étrange de toute cette situation était le dernier élément rayé. Elle avait retrouvé du sang de Loup-Garou sur le site de l'attaque d'Hadrian. Alors, cela signifiait que ce jour-là, il restait encore des membres de la meute de Greyback. Alors comment avait-il pu barrer la phrase, et mettre son commentaire "Plus tard", au-dessus des géants, s'il était vraiment mort ce jour-là ?
Après avoir lu et analysé les éléments de la liste qui étaient apparemment déjà achevés, elle passa à celui qui avait un point d'interrogation à la fin.
- Récupérer la pierre sur l'anneau des Gaunt et la garder pour Harry ?
Elle n'avait aucune idée de ce que cela signifiait. Peut-être pourrait-elle en parler à quelqu'un d'autre plus tard. Elle verrait. Le point d'interrogation représentait bien ce qu'elle en pensait. "On dirait qu'Hadrian aussi était perdu", ricana-t-elle, avant de tourner son attention vers les derniers éléments de la liste: ceux entourés.
- Laisser Voldy reformer son corps, puis le tuer.
- Trouver un poste légal au sein du ministère pour éliminer les mangemorts. Sinon, les faire mourir par "accident".
- S'occuper de Fudge et de l'autre connasse en rose.
- Traquer Siena, Alexei, Sethom et tous les futurs seigneurs des ténèbres.
- Réfléchir à quoi faire avec les anciens membres de l'ASDT
Elle ne comprenait pas tout. Mais ce bout de papier lui avait révélé des informations cruciales.
Ses mains tremblaient, tandis que les larmes coulaient le long de ses joues. Son cœur se remit à battre, enfin nourri par l'espoir qui renaissait. Les preuves étaient irréfutables. Elle ne savait pas comment, mais Hadrian était toujours en vie, quelque part.
Le départ en "vacances" de certains membres du personnel du Ministère, les apparitions publiques de Fudge réduites à peau de chagrin, la meute de Greyback disparue, ainsi que la modification de la liste à une période où il était censé être décédé constituaient des indices suffisants.
Elle se laissa glisser le long du mur, posant sa tête sur ses bras. Elle avait tout mis en œuvre pour retrouver Hadrian. Encore et encore, elle avait combattu, noué des alliances, rencontré des informateurs et parcouru les trois quarts du monde. Et enfin, son enquête acharnée portait ses fruits.
Son cœur, apaisé pour la première fois depuis sa disparition, ralentit doucement ses battements tandis qu'elle s'assoupissait dans le bureau de l'homme qu'elle aimait.
Depuis si longtemps, elle était seule, sans famille, sans amis. Puis Hadrian était arrivé dans sa vie. Il s'était forgé une place dans son cœur, avant de disparaître. Pendant deux ans, il avait été son unique repère.
Bien sûr, elle n'avait pas manqué de prétendants. Mais la plupart de ces idiots ne convoitaient que son corps. Quant aux rares qui s'intéressaient réellement à elle, ils ne comprenaient pas son désir de vengeance et sa volonté de s'améliorer sans cesse.
Mais Hadrian Potter ? Non seulement il l'avait surpassée en magie, mais il l'avait prise sous son aile, l'avait sauvée et lui avait apporté son soutien. Il lui avait offert un foyer, chose qu'elle avait perdu à la mort de ses parents, et lui avait redonné l'espoir d'un avenir autre que la mort au combat.
Et après tout cela ? Il l'avait abandonnée ? Il était mort ? Elle avait refusé d'y croire. Et enfin, ses efforts étaient récompensés. Désormais, elle avait une nouvelle mission : accomplir les points restants de la liste. Ce faisant, elle finirait par le retrouver.
Ce furent ses dernières pensées avant que le sommeil ne la gagne, les longues journées de recherches l'ayant épuisée plus qu'elle ne l'imaginait.
24/02/1995, 10H57, Poudlard, Ecosse:
Harry prit une grande inspiration. Il avait vu juste. Daphné avait été enlevée la veille au soir. Il en était certain car elle n'était pas venue à leur rendez-vous nocturne, ce qui ne s'était jamais produit auparavant.
Et comme si cela ne suffisait pas, son absence au petit-déjeuner avait levé tous les derniers doutes. Une fois de plus, Harry se retrouvait à regretter d'avoir raison. Il l'aurait préférée en sécurité, pendant qu'il nageait pour aller chercher sa cape d'invisibilité, ou un quelconque objet qui lui tenait à cœur, comme l'album photo de ses parents.
Heureusement, il avait pu discuter avec le directeur. Ce dernier ne semblait pas apprécier l'épreuve plus que lui, mais elle avait été décidée par le ministère, donc sa parole, bien qu'importante, n'avait pu qu'en modifier certains aspects. Suite à leurs discussions, deux nouvelles mesures de sécurité avaient été prises. Malheureusement, le directeur n'avait pas le droit d'en parler aux autres candidats, car la capacité à garder son sang-froid jouait un rôle important dans l'épreuve. Lui-même ne le savait que parce qu'il avait insisté, aux côtés de Sirius et Lady Greengrass, pour que soient mises en place ces nouvelles mesures.
Tout d'abord, chaque otage avait sur lui un portoloin que Dumbledore pouvait activer de n'importe où. Si l'un des candidats devait abandonner avant la fin de l'épreuve, alors son otage pourrait être ramené en vie, avec, normalement, pas la moindre égratignure. Et de deux, sur chaque participant avait été gravé un lot de runes qui permettrait aux juges, ainsi qu'aux spectateurs, de voir ce que cette personne verra. Cela permettrait d'aller les chercher dans le Lac s'il venait à leur arriver quelque chose.
Malgré tout cela, Harry restait inquiet. Pas pour sa sécurité. Il vivait avec le même dicton que son oncle : "Je m'en fiche de moi-même. Si vous arrivez à me faire tomber alors que je suis baguette en main, alors c'est que c'était mérité." Mais Daphné, c'était une toute autre histoire.
"Allez Harry ! Et tu reviens vite hein ! On pourra tout voir de là-haut, alors pas de bêtise, d'accord ?" l'avertit Hermione, semblant apprécier son rôle temporaire de grande sœur d'Harry. Le garçon força un sourire confiant sur son visage et la rassura, avant de se tourner vers son meilleur ami.
"Je garde ce que tu m'as donné dans la poche si jamais mon plan échoue Neville, ne t'inquiète pas", déclara-t-il avant même que le Gryffondor ne puisse intervenir.
Celui-ci soupira, avant de tirer Harry dans une étreinte serrée. "J'étais déjà inquiet avec le dragon, mais au moins tu pouvais utiliser ta baguette correctement. Sous l'eau… Tu ne veux pas au moins m'expliquer ton plan ?" redemanda Neville pour ce qui semblait être la centième fois.
Harry lui fit un clin d'œil et, après une dernière tape amicale sur l'épaule de son ami, s'approcha du bord du ponton. Dumbledore avait en effet appelé tous les participants à se préparer.
"Tout le monde est prêt ?" demanda le vieux directeur, sa voix amplifiée par sa baguette magique posée sur sa gorge. Devant le hochement de tête unanime des quatre champions, il commença le décompte. "Dans ce cas, la deuxième tâche du Tournoi des Trois Sorciers va commencer. À vos marques... prêts...", il fit une courte pause, activant les runes qui projetaient en temps réel la vision des candidats, "Partez !"
Un *BOUM* puissant retentit dans tout le stade, marquant le début de l'épreuve. Mais alors que Cédric, Fleur et Victor plongeaient dans l'eau, les deux premiers avec des sorts de Têtenbulle sur le visage et le dernier en effectuant une transformation partielle en requin, Harry resta immobile sur le ponton, sous le regard stupéfait de tous les spectateurs.
En silence, il sortit sa baguette et commença à conjurer une corde. Attention, il ne s'agissait pas d'un simple fil, mais d'une corde immense, capable de faire trois fois le tour de la Terre et plus encore. Il y ajouta plusieurs sorts pour la solidifier et la rendre imperméable, puis l'attacha à l'un des piliers du ponton.
Une fois cela fait, il attira l'autre extrémité de la corde vers lui et l'enroula autour de son torse, se reliant ainsi au point de départ. Puis, toujours dans le silence, il s'avança au bord de l'eau. Serrant les dents, il implora que ses réserves d'énergie tiennent le coup et commença à comprimer son noyau, imposant son aura à tous ceux qui l'entouraient pendant quelques instants.
Des cris terrifiés percèrent le silence, mais Harry n'y prêta aucune attention. Il rétrécit aussitôt la zone d'effet de son pouvoir à la taille d'une petite sphère autour de lui.
Il avait découvert cette capacité lorsqu'il avait déchiffré le message de l'œuf, et n'avait pu contenir sa colère. À ce moment-là, toute l'eau autour de lui s'était évaporée, créant une poche d'air. C'est alors qu'il s'était dit: "Et si je pouvais maintenir cet état pendant quelques minutes ? Je pourrais atteindre Daphné beaucoup plus rapidement qu'à la nage."
Il invoqua ensuite son balai, monta dessus et plongea dans l'eau.
"Hermione ! Il... il vole dans l'eau ! Je n'arrive même pas à croire que je dis ça", s'exclama Neville, les yeux écarquillés par le choc.
"Il n'y a que lui pour faire quelque chose d'aussi stupide et intelligent à la fois. Avec ça, il devrait pouvoir aller bien plus vite que le meilleur nageur du monde !" ajouta-t-elle en soupirant devant l'audace de son ami.
Harry, quant à lui, resta sourd aux réactions suscitées par sa méthode peu conventionnelle, et se mit en route vers le village des êtres de l'eau. Il avait réussi à le localiser lors d'une de ses explorations avec Neville. Si le principal problème, à première vue, est la distance à parcourir pour l'atteindre, la vraie difficulté réside plutôt dans le fait qu'il se trouvait si profondément immergé et caché derrière d'immenses algues qu'Harry et Neville avaient dû consacrer de longues heures à sa recherche.
Fendant l'eau à toute allure, sentant la magie s'écouler de son noyau à une vitesse alarmante, il plongea. Pendant près d'une minute, son trajet se déroula en silence, aucun bruit ne traversant le mur de magie pure qu'il avait créé autour de lui. Cela perdura jusqu'à ce qu'il rencontre un groupe de strangulots. Il dut alors freiner brusquement pour éviter de foncer droit dans l'un de ces démons sous-marins.
Il les observa s'amasser autour de lui, curieux de savoir ce que son aura leur ferait s'ils la touchaient. Et comme le hasard le voulait, l'un d'entre eux osa tenter l'expérience. Harry le vit pénétrer dans la bulle d'air avant de s'écraser, plié sous la force brute qui émanait de comprit alors que, comme s'il s'était enfermé dans un ballon géant, la bête ne pourrait s'échapper et retourner dans l'eau. Il la voyait déjà manquer d'air et mourir en quelques secondes. Mais si d'autres strangulots entraient, ils obstrueraient son champ de vision, ce qui risquait de le faire dévier de sa trajectoire.
Reprenant rapidement sa baguette en main, il murmura "Evanesco" en désignant la bête morte, puis avança son bras de manière à ce que le bout de sa baguette touche l'eau.
Serrant les dents face à l'effort que demandait le sort, il commença à augmenter la température de l'eau dans tout le périmètre. Il vit alors les petites créatures mesquines se débattre tandis que l'eau attaquait leur peau. Profitant du répit que cela lui offrait, il plongea, virevoltant avec grâce entre les créatures marines. À partir de là, son parcours ne fit que se compliquer. Il rencontra de nombreuses créatures sous-marines, parfois inoffensives, parfois moins. Au fur et à mesure qu'il devait lancer des sorts, sa sphère rétrécissait.
Il sentit également sa corde tirer légèrement en arrière à plusieurs reprises, indiquant que des strangulots ou d'autres petits poissons devaient s'y attaquer.
Il avait toujours la plante de Neville en cas d'urgence, mais il préférait éviter de l'utiliser s'il le pouvait, car cela le bloquerait sous l'eau pendant une heure, l'empêchant de remporter l'épreuve avant la fin du décompte.
Finalement, après quelques minutes qui lui parurent des semaines tant elles étaient éprouvantes, il aperçut le village des êtres de l'eau au loin. Décidant de se débarrasser définitivement de tous les gêneurs qui le poursuivaient, il conjura un morceau de roche de taille moyenne et commença à y graver plusieurs runes.
Il avait découvert cette technique dans le dernier livre que lui avait légué son oncle. L'ensemble de runes qu'il avait gravé, tant qu'il serait alimenté en magie, lui permettrait de se rendre temporairement invisible.
Il avait envisagé d'emporter sa cape d'invisibilité, mais avait changé d'avis en apprenant les nouvelles mesures de sécurité. Cette cape était son atout secret, et il ne tenait pas à la dévoiler au grand public. Il avait donc décidé de mettre à l'épreuve une technique récemment acquise : les runes.
Il avait suivi le cours de runes à Poudlard, mais avait largement dépassé le programme officiel. Pour être précis, il ne connaissait aucune théorie, mais maîtrisait la pratique. Il savait globalement quels symboles tracer pour obtenir l'effet désiré, sans en comprendre les tenants et aboutissants.
Achevant la dernière rune, il se mordit le pouce et laissa quelques gouttes de sang s'y mêler, avant de rétrécir et de ranger le morceau de roche runique dans sa poche. Il sentit alors son corps devenir transparent. Seule la bulle d'énergie qui l'entourait trahissait sa présence. Cependant, pour les strangulots et autres petits démons qui le poursuivaient, cette bulle n'avait aucune valeur et ils commencèrent alors à s'éloigner.
L'autre avantage inattendu de sa rune était que la corde, également liée à lui, était devenue invisible. Il sentit les tiraillements cesser et, satisfait mais conscient de l'épuisement imminent de ses réserves, il se lança dans un dernier sprint en direction de son otage qu'il aperçut attachée au loin.
Il traversa le village, ignorant les sirènes qu'il dépassait, et s'arrêta devant la jeune fille blonde. "Daphné...", murmura-t-il en la voyant, son visage ne reflétant aucune inquiétude. Elle avait une confiance aveugle en lui, et l'éventualité d'un échec ne semblait même pas l'avoir effleurée.
Il commença à la détacher, annulant la rune qui le dissimulait afin de conserver suffisamment de magie pour lancer un sort de coupe. Il était à bout de forces et espérait que son plan fonctionnerait. Sinon, il se retrouverait dans une situation périlleuse.
Une chose qu'il remarqua rapidement néanmoins, c'était que Daphné était d'une pâleur extrême. Bien trop pâle. Les autres otages, eux, semblaient parfaitement normaux, à l'exception du sort de stase qui les figeait. La petite sœur de Fleur avait également disparue, preuve pour Harry que le système de Portoloin de secours fonctionnait également.
Pourtant, il y avait anguille sous roche, il en était certain.
Cette pâleur n'était pas naturelle.
Inquiet et partiellement furieux, il la détacha rapidement et l'attira dans sa bulle, mettant fin au sort de stase. Il la vit aussitôt grimacer sous la force appliquée par son aura, mais elle retrouva ses esprits lorsqu'elle se colla à lui.
"Harry...", murmura-t-elle faiblement, "je savais que tu...". Sa phrase fut brutalement interrompue par un filet de sang s'échappant de sa bouche. "Daphné ! Bon sang, ne bouge pas !"
Le Gryffondor, luttant pour maintenir la pression sur son noyau, enroula la corde autour du torse de Daphné et pointa sa baguette vers elle.
La corde se mit à rétrécir, la grande longueur qu'il avait conjurée avant de plonger dans l'eau disparaissant instantanément. Sachant que ses réserves ne tiendraient pas une seconde de plus, il vida le reste de sa magie dans le sort.
La corde, violemment raccourcie, le tira violemment vers l'arrière, le ramenant à toute vitesse vers son point d'attache le plus solide : la plateforme en bois.
En chemin, la bulle qui l'entourait disparut, et seul l'air dans ses poumons l'empêcha de se noyer. Il serra les dents tout au long du trajet, priant pour que son torse et celui de Daphné ne se déchirent pas en deux, alors qu'il s'envolait hors de l'eau. Son balai atterrit proprement dans les bras de Ron, qui le posa sur la terre ferme avant de rejoindre Neville, Hermione et le directeur, qui était arrivé devant les adolescents et avant tout le monde.
Avant qu'Harry ne puisse ouvrir la bouche, il vit le directeur pointer sa baguette vers sa petite amie et relancer le sort de stase qui la maintenait figée.
Le directeur le regarda, lui demandant silencieusement s'il était blessé. Harry secoua la tête. "Je suis épuisé magiquement, mais je vais bien. Elle, par contre..."
Le Gryffondor voulait être en colère contre le vieil homme, mais il ne le pouvait pas. Il avait vu les portoloins placés sur chaque otage, et avait remarqué qu'en dehors de Daphné, ils étaient tous en bonne santé. Autant qu'il le souhaitait, il ne pouvait pas reprocher cela à Dumbledore. D'autant plus qu'il faisait tout pour la sauver, alors que Harry lui-même n'avait même plus la force de tenir sa baguette à cause de son épuisement magique.
Et puis, il savait qu'elle allait être attaquée. Si quelqu'un était en faute, c'était lui-même. Il détestait le vieil homme pour l'enfance qu'il avait vécue. Mais, tout comme il l'avait compris avec la disparition de l'homme qu'il pensait imbattable, personne n'est invincible. Ni omniscient d'ailleurs.
"Tant qu'elle reste sous le sort de stase, elle restera en vie. Elle a dû être empoisonnée. Poppy !" appela le vieil homme. Lorsque l'infirmière arriva, il conjura deux brancards sur lesquels il posa Harry et Daphné. Il s'approcha de lui, le visage dur. Harry n'avait jamais vu le directeur aussi âgé. Une partie de lui comprenait désormais pourquoi il était désigné comme le seul homme dont Voldemort avait peur.
"Mme Pomfresh saura gérer tout cela mieux que moi. Je te promets qu'à l'instant où l'épreuve est terminée, je partirai à la recherche du responsable, Harry, même si c'est l'un des professeurs comme tu le soupçonnais. Pour l'instant, je dois m'assurer que tout le monde va bien. Félicitations, Harry, je ne peux pas encore te dire ton score, mais tu remportes cette épreuve haut la main", déclara Dumbledore, avant de s'éloigner.
Harry acquiesça d'un signe de tête, son regard se portant sur la foule. Inconsciemment, il attira les vestiges de magie qui s'étaient reformés dans son noyau et les concentra au niveau de ses yeux, améliorant ainsi sa vision. La douleur lancinante dans sa tête due à l'afflux d'informations le mena presque à la folie, mais il serra les dents et scruta la zone.
Il aperçut Hermione, en larmes, dans les bras de Neville. Il remarqua Fleur Delacour, paniquée sur le ponton, examinant sa sœur sous tous les angles. Tout semblait se dérouler au ralenti. Il analysa chaque détail, comprit la situation et fut capable de prédire chaque mouvement pendant quelques secondes. Même le visage de Daphné, marqué d'un sourire triste, comme si l'incompréhension face à son sort avait été remplacée par une forme d'acceptation. Il refusait qu'elle disparaisse ainsi.
Le court laps de temps arriva à son terme. Mais c'était suffisant. Il avait trouvé le coupable. Il en était certain. Il remarqua Drago Malefoy, accompagné du garçon qu'il avait humilié quelques années auparavant : Theodore Nott. Les deux garçons affichaient un sourire carnassier, comme si Noël était arrivé avant l'heure, et se serrèrent discrètement la main.
Entre la haine de Malefoy et la rancœur accumulée des deux garçons à son égard, il était sûr d'avoir identifié les responsables. Et alors qu'on l'emmenait, il se jura qu'ils le regretteraient amèrement.
Depuis son retour, il avait adopté une attitude passive. Mais peut-être était-il temps de libérer la haine qui rongeait. "Si ces deux singes au QI d'un poisson rouge pensent pouvoir agir impunément, ils se trompent lourdement !" s'exclama-t-il intérieurement, avant de sombrer dans l'inconscience.
24/02/1995, 23H21, Poudlard, Ecosse:
Harry arpentait les couloirs du château. Pour une fois, il ne cherchait pas à passer inaperçu. Bien au contraire, il souhaitait être repéré. Sa cible : le préfet de Serpentard en patrouille.
Soudain, des bruits de pas se firent entendre. Quelqu'un approchait. Harry aperçut un reflet de cravate verte et sut instantanément qu'il avait trouvé sa proie.
"Tiens, tiens, tiens, qui avons-nous là ? Le grand Harry Potter se croit au-dessus des règles et se promène la nuit ?", lança le garçon dont Harry avait oublié le nom. Peu importe, il n'avait jamais vraiment cherché à retenir.
Harry s'approcha de lui et demanda d'un ton direct : "Oui, en quelque sorte. Est-ce que tu pourrais me donner le mot de passe de la salle commune des Serpentards, par hasard ?"
Le garçon écarquilla les yeux, figé sur place. Il semblait ne pas en croire ses oreilles, tant l'audace de la question d'Harry dépassait tout ce qu'il avait pu imaginer.
"J'espère que c'est une blague, Potter !", grogna-t-il. Harry haussa un sourcil, visiblement peu intimidé par le garçon plus âgé.
"Ce que je te propose plutôt, c'est d'aller voir ta petite copine traître à son sang à l'infirmerie", cracha le garçon, sa haine envers le Gryffondor semblant l'empêcher de réfléchir suffisamment pour éviter de lui enlever des points.
"Fais attention à tes paroles", le prévint Harry, sa voix montant dangereusement à la mention de Daphné.
Le préfet sembla remarquer que mentionner Daphné touchait réellement Harry, et décida d'enfoncer le clou.
"Tu sais, je lui souhaite réellement de mourir de ce qui lui arrive en ce moment. Elle a réussi à éviter les foudres de la maison Serpentard avant la tâche car certains doutaient encore de vous deux, surtout ceux absents à la fin du bal. Mais maintenant que toute l'école le sait, elle va passer un mauvais quart d'heure", railla le garçon en s'approchant d'Harry, sa baguette à la main.
L'expression d'Harry ne changea pas, mais sa magie s'excita. Un mage expérimenté aurait pu décrire cela comme les quelques secondes avant l'explosion d'une bombe.
"Ne t'inquiète pas, on va s'assurer qu'elle prenne un minimum de plaisir", acheva le garçon, avant de pointer le chemin vers l'infirmerie à Harry.
En un éclair, l'expression sur le visage d'Harry se transforma en une rage indescriptible. D'un coup de poing violent dans le ventre du garçon, il le fit reculer, protégeant son propre corps d'une fine couche de magie pour éviter tout dommage.
Le garçon tituba en arrière, essayant de lever sa baguette dans sa direction, mais dans un impressionnant coup de pied retourné, Harry l'envoya voler.
Harry attrapa alors violemment le garçon, son visage autrefois arrogant désormais figé dans une expression de terreur pure. Il frappa encore et encore, la rage aveuglant son jugement. Tout ce temps, il s'était juré d'être comme son oncle, de garder le contrôle de ses émotions, de ne jamais montrer aucune faiblesse. Mais malgré tout ce qu'il avait accompli, il restait un adolescent.
Il ne sut pas combien de temps il continua à le frapper. Tout ce qu'il savait, c'est qu'au moment où il se releva, le garçon gisait inconscient, respirant à peine. Il ramassa la baguette du Serpentard, ne voulant laisser aucune trace de son passage, et la pointa vers sa tête.
"Legilimens", murmura-t-il. Il sonda l'esprit du garçon, effaçant habilement tout souvenir de sa présence. Il n'était pas encore un maître en la matière, et grimaça lorsqu'il réalisa qu'il avait involontairement effacé l'intégralité des souvenirs de la journée du garçon.
Une fois cela fait, il chercha le mot de passe de la salle commune, le trouvant rapidement. "Sang-pur... ? Vraiment ? Ils auraient pu faire plus original", pensa-t-il en quittant l'esprit du préfet.
Il se redressa, couvert de sang. Un sortilège de nettoyage résolut rapidement ce problème. Le garçon gisait inconscient à ses pieds, sa respiration faible et irrégulière.
Il savait qu'un autre préfet de Serpentard patrouillait dans le couloir adjacent. S'il le laissait là, il serait découvert rapidement. Toujours muni de la baguette du garçon, il le fit léviter et le déposa dans un autre couloir, plus loin. Puis, il fit taire ses bruits de pas, anticipant déjà l'arrivée de Rusard ou d'un élève en patrouille.
Il n'éprouvait aucune culpabilité. Cette situation ne lui inspirait qu'un froid désir de vengeance. Un groupe d'imbéciles avait trouvé amusant de tenter de tuer la fille qu'il aimait.
Cette fois, c'était à son tour de s'amuser. Il s'enveloppa dans sa cape d'invisibilité et se dirigea vers l'entrée de la salle commune de Daphné. S'assurant qu'il était seul, il murmura le mot de passe et le mur devant lui s'ouvrit, l'invitant à entrer.
Sans perdre une seconde, il franchit le passage, secrètement satisfait de trouver la salle commune vide. Il monta les escaliers qui menaient au dortoir et commença à lire les inscriptions sur les portes une par une.
"Quatrième année... Trouvé", murmura-t-il, un sourire diabolique se dessinant sur son visage. Il ouvrit la porte et entra, découvrant un dortoir semblable à celui des Gryffondors, où l'or et le rouge étaient simplement remplacés par l'argent et le vert.
Le premier lit qu'il vit était celui de Blaise Zabini. Harry n'avait pas aperçu le garçon parmi les partisans de Malefoy, alors il décida de lui accorder le bénéfice du doute. Voyant le Serpentard remuer dans son sommeil, il le stupéfia d'un sort, choisissant de l'épargner pour cette fois.
Il vit ensuite Goyle et Crabbe. Ces deux-là étaient parmis les sorciers les plus idiots qu'Harry n'avait jamais rencontré de toute sa vie.
Utilisant la baguette du préfet, il les ligota à leurs couchettes à l'aide de cordes puis les frappa d'un sortilège de silence. Réveillés en sursaut, ils tentèrent de se libérer en vain, conscients de leur impuissance.
S'approchant d'eux, Harry extirpa de ses poches deux petites pierres gravées de runes. Leur principe était simple : dès que la personne la plus proche de la rune bougeait, une décharge électrique puissante la frappait.
Il les déposa sur leurs tables de nuit avant de leur infliger de légères incisions à la main. Recueillant les gouttes de sang qui s'écoulaient, il les utilisa pour activer les runes.
Un cycle infernal de douleur s'enclencha. La décharge électrique les forçait à remuer, ce mouvement déclenchant une nouvelle décharge de la rune, et ainsi de suite.
Observant les deux victimes se contorsionner sous l'effet de la torture, Harry ne put que constater l'efficacité redoutable des runes. Il se dirigea ensuite vers les deux derniers garçons, endormis d'un sommeil si profond que les cris de leurs camarades ne les avaient même pas tirés de leur torpeur.
"Un sommeil aussi profond après un tel méfait n'est que mérité," murmura-t-il avec mépris. D'un mouvement vif de sa baguette, il ouvrit la porte des douches du dortoir, les frappa d'un sortilège de silence, les fit léviter et les projeta violemment contre le mur de la salle de bain.
Sans perdre de temps, il entra à son tour, ferma la porte et plongea la pièce dans le silence. Comprenant immédiatement son intention, les garçons avouèrent aussitôt leur acte, comme si cela pouvait apaiser sa fureur. Mais ils se trompaient lourdement.
Ce qu'ils endurèrent cette nuit-là surpassa de loin l'imagination la plus perverse. Même Malefoy n'aurait pas hésité à affirmer qu'Harry Potter était bien pire que le Seigneur des Ténèbres lui-même.
Soumis à tous les supplices imaginables, ils subirent des atrocités que même les Mangemorts les plus sadiques n'auraient jamais osé concevoir. Harry lui-même était en proie à une folie furieuse, son cerveau incapable de penser à autre chose qu'à la haine qui le consumait. Il les frappait, les soignait, violait leurs esprits, les laissait souffrir, leur brisait les membres puis les guérissait, et ce cycle infernal se poursuivit pendant deux longues heures.
À bout de forces, les deux garçons implorèrent la mort.
"Vous avez tenté de la tuer," gronda Harry, le visage ensanglanté, les cheveux tombant sur ses yeux, le regard fou.
Désormais, il comprenait les paroles de son oncle : "Tant que tu auras des ennemis, tu ne pourras jamais être en paix, car tôt ou tard, ils te rattraperont," lui avait-il dit un soir.
Harry avait battu et humilié Nott des années auparavant, et l'incident appartenait au passé. Mais le garçon et son père étaient toujours en vie, et il en avait payé le prix. Cette fois, il s'assurerait que les deux adolescents ne puissent plus jamais le menacer.
Paradoxalement, sans cette épreuve, Daphné serait morte. Seul le sort de stase lui avait permis de survivre aussi longtemps. Sans cela, elle aurait succombé au poison ingéré, dans son dortoir.
"Vous avez deux options," ordonna le Gryffondor. "Soit je vous tue tous les deux maintenant, et personne ne le saura. Ou, deuxième option, vous prêtez serment sur votre magie de ne plus jamais rien tenter contre moi ou l'un de mes proches. Choisissez maintenant !"
Les deux garçons n'hésitèrent pas. Ils pensaient que la mort était leur seule issue. Après ce qu'ils avaient subi, même sans le serment, ils avaient compris la leçon.
Mais la possibilité de rester en vie et de ne plus jamais affronter Harry Potter leur parut un don du ciel. Après tout, il semblait que Durmstrang recherchait des étudiants. Leur père serait ravi qu'ils étudient loin de l'influence de Dumbledore, n'est-ce pas ?
Harry s'approcha d'eux, sortit sa baguette et la pointa vers la gorge de Drago, allongé au sol, incapable de bouger. Il lui tendit la baguette du préfet, et le garçon récita le serment, l'idée d'une vengeance s'étant depuis longtemps envolée.
D'une voix tremblante, il déclara : "Moi, Draco Lucius Malefoy, je jure sur ma magie de ne plus jamais rien tenter contre Harry Potter ou l'un de ses proches." Harry le fixa d'un regard perçant, et Malefoy s'empressa d'ajouter : "Et de ne jamais révéler à personne ce qui s'est passé ce soir !"
Une lumière rouge jaillit de la baguette, scellant le serment (ou plutôt, les serments). Harry reprit la baguette à Malefoy et répéta le processus avec Nott, qui prononça à son tour les mêmes paroles, jusqu'à ce qu'une nouvelle lumière rouge émane de la baguette.
Satisfait, Harry la récupéra et les soigna suffisamment pour qu'ils restent en vie, sans prendre la peine de soulager la douleur qu'ils ressentaient encore. Il quitta ensuite la salle de bain et le dortoir.
Dans la salle commune, il déposa la baguette du préfet sur une table quelconque et s'enveloppa de la cape d'invisibilité avant de retourner dans le dortoir Gryffondor.
Le lendemain, Theodore Nott apporta l'antidote au poison à l'infirmerie, qui fonctionna. Daphné aurait besoin de repos, mais sa vie n'était plus en danger.
Cette nuit-là, Harry Potter avait laissé sa part d'ombre s'exprimer. Bien que les témoins n'en parleraient jamais.
En effet, personne ne l'avait vu partir, et personne ne le verrait revenir. Pour tous, Harry Potter n'avait jamais quitté la tour des Gryffondors cette nuit-là. Et ceux qui voudraient l'accuser n'auraient aucune preuve, car les victimes n'avaient aucun souvenir de l'avoir vu. Aucun d'entre eux ne mentionna leur agresseur.
De plus, l'enquête sur sa baguette avait prouvé qu'il n'avait utilisé que trois sorts de nettoyage ce soir-là. Les accusations contre Harry s'éteignirent rapidement. Mais les professeurs étaient en état d'alerte. Les préfets ne patrouilleraient plus seuls le soir. Non pas que cela changerait quoi que ce soit pour le Gryffondor. Après tout, sa vengeance était accomplie.
