Note de 2024

Une fois de plus, j'ai attribué un rôle de bêta à Seiya. N'y voyez pas une attaque personnelle, en fait j'apprécie beaucoup ce personnage ! Mais je trouve que parmi les Bronzes principaux, c'est lui qui convient le mieux dans ce rôle.


Chapitre 1 : Les malheurs de Thanatos

Les Enfers, chambre de Thanatos. Il est en train de jouer à son jeu favori. Tuer des humains, bien sûr.

- Élimination ! s'amuse Thanatos tout en en tuant un.

Hypnos entre sans frapper.

- Thanatos ? l'appelle-t-il.

Mais le Dieu de la Mort est trop absorbé par son jeu.

- Élimination ! exulte-t-il tout en tuant un autre humain.

- Thanatos ? insiste Hypnos.

- Élimination ! ricane l'interpellé, toujours en train de faire mumuse.

- Tha-na-tos ! articule Hypnos, perdant patience.

- Attends un peu, je suis occupé, là...

- Le patron veut te voir.

- Deux minutes, j'arrive.

- Tout de suite.

Silence. Hypnos répète :

- Tout de suite !

Thanatos, contrarié, s'arrête de jouer et demande à son frère :

- C'est à quel propos ?

- Je sais pas.

- Tu sais pas ?

- Non, je sais pas !

- Ne me dis pas qu'il faut ENCORE qu'on aille promener Cerbère à sa place !

- Aucune idée.

- Je sais bien qu'il a du travail, mais nous aussi !

- Certes. Et si tu allais le voir ? Tu serais fixé. Et les lecteurs aussi !

- Aller voir Cerbère ?

- Non, le boss !

Thanatos se rend rapidement chez le boss proprement dit. Après tout, plus vite ce sera fait, plus vite il pourra retourner faire joujou avec les humains.

Le domaine d'Hadès est sombre, faiblement éclairé par un ciel rouge sang. Et silencieux, exceptés les cris de souffrances des damnés diffusés en direct. Le Dieu des Enfers, assis sur son trône imposant, sursaute en voyant entrer Thanatos et cache sa console de jeu portable.

- Thanatos ! Tu as fait vite !

- Votre Majesté, s'adresse respectueusement Thanatos en s'inclinant et en s'agenouillant.

- Tu peux te relever si tu veux.

- Non ça va merci.

- Mets-toi à l'aise.

- Je suis bien comme ça.

- Tu veux boire quelque chose ?

- Non merci.

- Un verre d'eau ?

- Non merci.

- De lait ?

- Non merci.

- Une tisane ?

- Non merci. (s'impatientant et pensant) Bon, on va en venir aux faits ?!

- Café ?

- Non merci.

- Thé ?

- Non merci.

- Vin ?

- Non merci, réplique Thanatos par réflexe, et le regrettant aussitôt.

- Tu sais pas ce que tu manques. Le vin de Dionysos est un vrai régal ! Je vais en prendre un verre.

Le subordonné ne peut que regarder, impuissant, son patron se verser son verre de vin. Puis le siroter lentement. Du coup, Thanatos se sent vraiment en Enfer. D'autant plus qu'il est pressé de retourner jouer avec les humains. On ignore toujours pourquoi Hadès l'a convoqué.

- Sauf le narrateur, souffle Hypnos qui épie discrètement.

Hadès pose son verre vide et en vient, enfin, à l'essentiel.

Enfin ! pense Thanatos.

Enfin ! pense Hypnos.

Enfin ! pensent les lecteurs.

- Mon cher Thanatos, commence Hadès d'un air grave, tu me sers depuis les temps immémoriaux. Mais ça ne peut pas continuer comme ça.

L'intéressé sent soudain un frisson le parcourir. C'est affreux ! Hadès veut le virer ! Ou pire, le tuer ! Ou pire, le presque-tuer et laisser Cerbère l'achever ! Ou pire, le donner à Athéna ! Ou pire, lui retirer ses pouvoirs divins et en faire un humain ! Ou pire ! ... Non, y'a pas pire.

Thanatos panique et pâlit à vue d'oeil. Il cherche désespérément son frère du regard pour qu'il vienne l'aider. Hadès reprend la parole :

- Écoute les cris de souffrances des damnés !

Thanatos les entend parfaitement, et pour une fois, les comprend. Il se sent en grand danger ! Mais qu'est-ce que Hadès lui reproche, au juste ? (question également soumise par les lecteurs impatients)

- Les cris sont de plus en plus forts ! semble se plaindre Hadès.

Thanatos passe de la peur à l'incompréhension. Le Dieu des Enfers, se plaindre des cris des damnés ?!

- Non, non, me corrige Hadès, les cris ne me dérangent absolument pas.

Alors, c'est quoi le problème ? se demandent Thanatos, Hypnos, et tous les lecteurs qui sont encore là.

Soudain, on entend des aboiements plaintifs. Hadès regarde sa montre.

- Déjà ?! s'exclame-t-il.

Il se lève et sort trois balles de sous son trône.

- Il est vrai que je lui ai promis de venir jouer avec lui dès qu'il aurait terminé son repas.

Il se retourne vers Thanatos en souriant.

- Hier, tu aurais dû le voir ! Je lui lance les trois balles. Et à chaque fois, il vient me les rapporter toutes ! Trop cool ! Bon, j'y vais.

Mais c'est quoi le souci avec Thanatos alors ?! s'unissent tous les lecteurs.

La question insistante arrive jusqu'au patron.

- Ah oui, c'est vrai. Thanatos, j'avais failli t'oublier !

Gloups ! Thanatos avale bruyamment sa salive.

- Bon, comme je suis pressé, ce sera bref.

Il va me tuer ! panique Thanatos. Hypnos, fais quelque chose ! l'appelle-t-il mentalement.

- Thanatos, profère Hadès, tu tues trop.

Hein ?! manque de répliquer le Dieu de la Mort.

- Quoi ?! répond-il poliment.

- Si les cris de souffrances s'entendent si fort, c'est parce que tu tues beaucoup trop d'humains ! C'est une vraie addiction chez toi !

- Mais non !

- Mais si ! Il y a de plus en plus de cris !

- Je veux dire non, je ne suis pas accro !

- Si tu l'es !

- Non !

- Non ?

- Non, je le suis pas !

- Ah... Alors, pas besoin de t'envoyer en cure de désintoxication.

- Bien sûr que non ! rit Thanatos tout en haussant les épaules.

Il est rassuré. Hadès pensait simplement qu'il était accro.

- Non non, me contredit Hadès. Le problème, cher Thanatos, et lecteurs curieux, est qu'il y a trop de damnés aux Enfers. La surpopulation de morts est dangereuse, les Enfers pourraient s'effondrer !

Voilà enfin le coeur du problème !

- Dans ce cas, propose Thanatos, refusez l'entrée aux Enfers à une partie des morts.

- Ils sont déjà des milliers à faire la queue devant l'entrée ! Là aussi, ça menace de s'effondrer !

- On peut pas placer les morts ailleurs ?

- Tu veux les envoyer à Elysion ?

- Oh non surtout pas ! grimace Thanatos.

Si Elysion grouillait d'humains, il ne voudrait plus jamais y remettre les pieds.

- Pareil ! se montre Hypnos. Dans ce cas, donnez plus d'humains à manger à Cerbère !

- Personne ne gave mon toutou ! tranche Hadès.

Aboiements d'impatience de l'intéressé.

- Il m'attend pour jouer à la baballe ! s'attendrit le Dieu des Enfers. S'il mange trop d'humains, il sera si gros qu'il ne pourra plus courir après les baballes et me les ramener !

Hadès désigne Thanatos du doigt.

- C'est pas poli de montrer du doigt, ose Hypnos.

- Peut-être mais c'est moi le chef ici, je fais ce que je veux. Thanatos !

- Oui, Votre Majesté ?

- La solution au problème de surpopulation des Enfers est très simple : ne tue plus d'humains.

Hadès passe entre les deux Dieux jumeaux pour aller rejoindre Cerbère. Quoique, ils ne se ressemblent plus tellement avec Thanatos qui est plus blanc qu'un frigo de Camus.

- Jus... Jusque quand ? parvient à articuler le Dieu de la Mort.

- Oh, pas longtemps, le rassure le chef.

- C'est-à-dire ?

- Un siècle ou deux. Cela ne représente qu'un battement de cil pour nous, les Dieux.

Alors qu'Hadès part jouer avec son toutou, Thanatos se décompose.


Thanatos, dépité, est seul avec son frère pour le consoler. Hypnos sait comment l'aider.

- Si tu veux, je peux te faire dormir pendant deux siècles.

- J'ai pas sommeil ! s'énerve Thanatos.

- Eh bien ! Tu as retrouvé toute ta vigueur, on dirait.

- J'ai pas envie de dormir ! Et les humains doivent continuer à me craindre ! Après chaque mort sur Terre, ils doivent crever de trouille en se disant : "Oh non nous avons encore manqué de respect au fabuleux Dieu Thanatos ! Pourvu que je ne sois pas le prochain sur sa liste !"

Une goutte de sueur perle sur le front d'Hypnos. Il doute que les humains pensent ainsi. Mais ce n'est pas le moment de vexer son frère, il est très irritable en ce moment.

- Je sais ! s'exclame soudain Thanatos. Hadès m'a interdit de tuer des humains, à moi seul. Mais pas à toi !

- J'ai peur de te suivre...

- C'est toi qui vas tuer des humains à ma place ! Bien sûr, je serai à côté et je te dirai qui tuer.

Et il est pas accro qu'il disait... remarque Hypnos.

- Alors, t'es d'accord ?

- Je crains que le patron ne fasse le rapprochement si c'est moi qui tue...

- Mais non !

- Et je suis le Dieu du Sommeil ! Que va devenir ma réputation si je commence à tuer ?

- Lâche ! râle Thanatos.

- Eh ! M'insulte pas ou je t'aide pas !

- Ah bon ? T'as une idée ?

- Euh oui, mais ça va peut-être pas te plaire... répond Hypnos, soudain réticent.

- Vas-y, accouche ! Je peux pas rester deux siècles sans tuer ! Je pourrais même pas tenir un jour !

Complètement accro, je le savais ! confirme mentalement Hypnos, qui lui livre son plan :

- Eh bien, tu sais que les humains aiment s'entretuer.

- Oui, et c'est d'ailleurs la seule qualité que je leur accorde. Et ?

- Alors, tu pourrais par exemple confier une partie de ton pouvoir à l'un d'eux.

Grimace de dégoût de Thanatos.

- Confier une partie de MON pouvoir à un de ces vers de terre ?! T'es fou ou quoi ?!

- Réfléchis ! Si un humain pouvait tuer sans risque ses semblables, tu crois qu'il se retiendrait ?

Thanatos se met alors à réfléchir. L'idée ne lui semble pas si mauvaise, après tout.

- Ouais, ça pourrait être marrant...

- Et Hadès ne pourra pas deviner que tu seras derrière tout ça. Les humains s'entretuent tous les jours, quelques morts de plus ou de moins ne feront pas de différence. L'humain que tu choisiras sera ta marionnette !

- Ouais ! s'enthousiasme Thanatos. Et pour que ce soit plus fun, il me faut choisir un humain cruel, mais aussi intelligent pour pas qu'il se fasse démasquer. Bien sûr je le tuerai une fois qu'il m'aura assez diverti.

Ils retournent dans la chambre de Thanatos, où ce dernier allume son écran qui lui sert à regarder sur Terre pour choisir les humains qu'il veut tuer. En plus, il le paramètre pour qu'ils puissent voir les niveaux de cruauté et d'intelligence des humains qu'ils observent.

Après quelques recherches, ils tombent sur Albérich.

- 120 points de cruauté ! s'exclame Thanatos, ébahi.

- Je croyais que le niveau maximum était 100 ?! remarque Hypnos, sidéré.

- Et 99 points d'intelligence ! Énorme pour une larve humaine !

En ce moment Albérich est en train de dormir. Hypnos utilise alors son pouvoir pour entrer en contact avec lui durant son sommeil. Thanatos se joint à la conversation et pose la première question :

- Si tu avais tous les pouvoirs, que ferais-tu, vermiss... humain ?

- Je m'emparerais de l'épée de Balmung, je renverserais la princesse Hilda et je gouvernerais le monde !

- Avec ou sans effusion de sang ? questionne à son tour Hypnos.

- Avec, bien sûr !

Thanatos et Hypnos se regardent, satisfaits. Albérich est le candidat idéal !

- Ensuite, continue Albérich sans qu'on l'interroge, j'éliminerai Athéna !

Thanatos et Hypnos ressentent soudain de la sympathie pour un humain. Ça ne leur arrive pas souvent !

- Ensuite, poursuit Albérich, je crèverai Poséidon !

Thanatos et Hypnos sont un peu surpris. Quoique, Poséidon peut devenir un rival.

- Et puis je butterai Hadès !

Thanatos et Hypnos sont saisis d'effroi.

- Puis Zeus ! Je deviendrai le plus puisant Dieu de l'Olympe ! Tous les autres Dieux devront choisir entre me lécher les bottes ou mourir dans d'atroces souffrances !

Thanatos et Hypnos, épouvantés, coupent vite la communication.

- Ce mortel est complètement fou !

- Je crois qu'on va éviter les psychopathes... conclut Hypnos.

- En tout cas, il est préférable que je ne confie pas directement mes pouvoirs à un de ces pitoyables humains.

- Le faire par l'intermédiaire d'un objet ?

- Pourquoi pas ? Ainsi, je le lui reprendrai si par hasard il tente de se retourner contre nous.

- Tu comptes passer quelques temps en compagnie des humains ? s'étonne Hypnos.

- Oui, c'est pas agréable, mais je pourrai plus facilement inciter ma marionnette au meurtre ainsi ! Et je serai aux premières loges lors des massacres !

Thanatos se concentre.

- Que fais-tu ? demande Hypnos.

- Je me concentre ! râle son frère. Tu sais pas lire ?!

- Mais pour quoi faire ?

- À l'aide de mes pouvoirs, je vais créer un objet qui contiendra une partie de mon pouvoir, celui de donner la mort.

- Qu'as-tu choisi, comme objet ?

- J'sais pas, je vais le faire au hasard.

Thanatos se concentre à nouveau. Puis prononce une curieuse incantion :

- Tsugumi Ohba... Takeshi Obata... Note Death !

[Note du narrateur : Tsugumi Ohba et Takeshi Obata sont les auteurs du manga Death Note]

Pouf ! Un cahier se matérialise dans les mains du Dieu de la Mort.

- Un cahier ? s'étonne Hypnos.

- Oui, un... un Note Death.

Death Note ! corrigent les lecteurs.

- Et comment ça marche ? questionne à nouveau Hypnos.

- Je sais pas, admet Thanatos.

Boum ! Hypnos tombe à la renverse. Mais grâce à l'aide des lecteurs qui lui expliquent, parce qu'ils veulent savoir comment cette histoire va continuer, Thanatos apprend que...

- Maintenant je sais ! Si j'écris le nom de quelqu'un dans ce cahier, il meurt au bout de 40 secondes.

- Et tu dois avoir en tête le visage de ta victime.

- Comment tu sais ? s'étonne Thanatos.

- Ben moi aussi j'ai écouté les lecteurs expliquer.

Voilà pour la règle principale. Car il y en a d'autres.

Thanatos ouvre son cahier. Hypnos l'arrête.

- Stop ! Le patron t'a dit de ne plus tuer !

- Du calme ! Je faisais que regarder l'intérieur !

De l'autre côté de la couverture sont écrites les règles principales du Death Note dans plusieurs langues. Thanatos rouspète.

- Les règles sont là ! Si j'avais su, je ne me serais jamais abaissé à demander à ces humains insignifiants !

- Au fait, à qui vas-tu confier ce cahier ? demande Hypnos.

- Je sais pas... Et je commence à avoir la flemme de réfléchir. Je vais le confier à un humain au hasard !

Thanatos prend son courage à deux mains et vole rejoindre le monde des humains qu'il déteste tant.


Monde des humains. Tokyo, Japon. Entrons dans une école comme les autres. Avec des élèves comme les autres. Enfin, en théorie.

Dans une salle de classe, Hyoga regarde par la fenêtre avec ennui. Encore deux longues heures avant de te revoir, maman, pense-t-il.

Dans la même salle de classe, Shun regarde par la fenêtre avec ennui. Encore deux longues heures avant de te revoir, niisan, pense-t-il.

Dans la même salle de classe, Shiryu regarde par la fenêtre avec ennui. Encore deux longues heures avant de te revoir, papy, pense-t-il.

Dans la même salle de classe, Seiya regarde par la fenêtre avec ennui. Encore deux longues heures avant de rentrer et de prendre mon goûter, pense-t-il.

Dans une autre salle de classe, Ikki regarde par la fenêtre avec ennui. Le dernier qui a embêté Shun et que j'ai tabassé a perdu connaissance trop vite, pense-t-il.

Soudain, un cahier tombe dans la cour de récréation. Mais seul un de nos héros l'a vu.

Dans la première salle de classe, le prof rend des devoirs.

- Encore un travail bâclé, Jabu... Quant à toi Seiya, bon travail, continue !

Jabu jette un regard mauvais à Seiya qui exhibe son 16 sur 20.

Lors de la récré, Seiya remercie Shiryu.

- Merci Shishi ! Et t'as si bien imité mon écriture !

- Pas si fort ! panique Shiryu.

Il regarde autour de lui pour voir si on les écoutait. Puis il dit à Seiya :

- Personne ne sait, alors te fais pas remarquer !

- Oui, oui. Et toi, combien t'as eu ?

- 20 sur 20 bien sûr, répond Shiryu en haussant les épaules.

- Alors pourquoi tu m'as pas donné toutes les bonnes réponses ?

- Je t'ai déjà expliqué ! Si t'as 20 aussi, ça va sembler suspect, surtout que t'as pas souvent de bonnes notes !

- Ouais... répond Seiya, pas tout à fait convaincu.

- Et essaie d'être plus attentif en classe, comme ça tu pourras avoir de meilleures notes sans mon aide.

- Mais je suis attentif !

- T'arrêtais pas de regarder par la fenêtre, tout à l'heure. T'as vu un cheval ailé ou quoi ?

Seiya sursaute soudain.

- La fenêtre ! Mais oui, la fenêtre !

- Quoi, la fenêtre ?

- J'ai vu quelque chose tomber dans la cour pendant que je regardais par la fenêtre !

- Et c'était quoi ?

- Ch'ais pas.

- Alors pourquoi tu t'y intéresses ?

- Ch'ais pas... Ce doit être le narrateur qui m'y pousse.

- Quel casse-pieds, celui-là... ENCORE une fanfic où on va en baver !

- Oui mais je crois qu'on s'éloigne du sujet, là.

- Hem... Et il est tombé où, ton objet non identifié ?

Seiya et Shiryu s'approchent des poubelles. C'est là que Thanatos a fait tomber son cahier.

- Quelqu'un a dû mal viser la poubelle en le lançant, devine Shiryu. Allez viens, ça pue ici.

Dans la cour, quelques petites disputes ont lieu. D'abord Ichi qui s'est moqué du T-shirt de Hyoga où il est écrit "Maman je t'aime", avec un gros coeur autour de "aime". Ichi est maintenant en train de frissonner en croisant le regard glacial du Cygne. Il y a aussi Nachi qui a légèrement bousculé Shun sans le faire exprès et qui serait bon pour l'hosto si Shun ne retenait pas son frère.

Retour à Shiryu et Seiya. Ce dernier ayant eu une très bonne note, Geki vient lui demander des précisions au sujet du devoir.

- Euh... répond Seiya, sur la défensive. Demande à Shiryu, il t'expliquera bien mieux que moi !

Comme Shiryu disserte longuement, Seiya s'éloigne et, intrigué, retourne voir le mystérieux cahier. Il le ramasse.

- "Death... Note" lit-il. (oui, incroyable, il a quelques notions d'anglais !)

Il tourne la page et découvre les règles du Death Note. Par chance, elles sont aussi écrites en japonais.

- "La personne dont le nom est écrit meurt", apprend-il. Et il faut avoir en tête le visage de la victime.

N'importe quoi ! aurait répliqué un élève lambda tout en jetant le cahier. Mais Seiya prend cela au sérieux. Il est pensif.

- Il faudrait vérifier si ce cahier peut vraiment tuer.

Thanatos, invisible et inaudible à tous les humains, ricane.

- Oui, vas-y, écris un nom ! Après, tu ne pourras plus t'en passer ! ... Enfin moi je pourrais plus m'en passer.

Seiya réfléchit.

- Sur qui vais-je faire l'expérience ?

- Vas-y, tue ! s'impatiente Thanatos.

- Je sais ! s'exclame soudain Seiya, sûr de lui.

Thanatos le regarde écrire.

- Alors, qui sera la première victime ? (puis lisant) "Sei"... "Ya".

Thanatos fronce les sourcils. Comme il peut voir le nom des humains rien qu'en les regardant, il a vu celui de Seiya. Et c'est ce même nom que Seiya est en train d'écrire ! Thanatos, paniqué, devient visible et audible à Seiya uniquement. [Oui normalement ça devait être le cas au moment où Seiya avait touché le Death Note, mais c'est pas tout à fait Death Note ici]

- Idiot ! l'invective Thanatos. Tu es en train d'écrire ton propre nom !

Seiya aperçoit enfin Thanatos. Il l'observe curieusement.

- Mais c'est pas carnaval, aujourd'hui...

Thanatos est bien sûr dans son armure.

- T'es en train d'écrire ton propre nom ! répète-t-il. C'est bien "Chevalier", ton nom ?

- Oui et alors ?

Thanatos se fige, sidéré. Seiya, généreux, lui explique :

- Je vérifie si ce cahier peut vraiment tuer. Si je meurs, ce sera vrai, sinon ce sera faux !

- Et si jamais tu meurs ? Il y a quoi, après ?!

Seiya réfléchit longuement.

- Oui, j'y avais pas pensé... Je vais pas écrire mon nom, finalement.

Ouf ! On a déjà failli perdre le personnage principal !

- Cool, c'est moi le héros ! triomphe Seiya.

Thanatos s'éponge le front. Il n'aurait peut-être pas dû confier son cahier à un humain au hasard. Mais c'est trop tard ! Seiya lui demande :

- T'es qui ? Et pourquoi t'es déguisé ?

- Misérable ! Comment oses-tu me parler ainsi ?! Je suis Thanatos, le Dieu de la Mort ! C'est moi qui ai créé ce cahier !

- Ah bon ?

- Oui ! Demande au narrateur !

- Et pourquoi t'as créé ce cahier ?

- Pour que tu tues plein d'hu... pour faire une expérience !

- Quelle expérience ?

- Tu devrais d'abord vérifier que ce cahier fonctionne.

- Mais tu veux pas que j'écrive mon nom !

- Teste-le avec un autre nom, imbé... humain !

- Un autre nom... répète Seiya, pensif. Ok !

Seiya commence à écrire un nouveau nom. Thanatos le surveille et lit : "Tha"... "na"...

- STOP ! crie Thanatos.

- Quoi encore ?!

- C'est mon nom que t'es en train d'écrire ?!

- Oui pourquoi ? Ça s'écrit pas comme ça ?

- Tu ne peux pas me tuer avec mon cahier ! Même que l'attaque va se retourner contre toi, puisque je suis un Dieu, et c'est toi qui vas mourir !

- "L'attaque" ? Quelle attaque ?

Thanatos soupire d'ennui.

- Disons simplement que tu écrives ton nom ou le mien, le résultat sera le même !

- Ah ? Toi aussi, tu t'appelles Seiya ?

Argh ! Thanatos se retient difficilement de l'étrangler.

- Non mais crois-moi sur parole ! Écris un autre nom !

- Lequel ?

- N'importe lequel ! Tiens, par exemple celui qui vient d'enlever sa chemise et qui exhibe son tatouage !

- Shiryu ?

- Écris son nom !

- Oui mais... Si j'ai bien compris, si le Death Note marche vraiment, Shiryu va mourir.

Ce benêt doute d'avoir compris ! se moque Thanatos en lui-même. Il décide de ruser pour en finir :

- Écoute, même si Shiryu meurt, il te suffira d'effacer son nom pour le ressusciter !

- Vraiment ?

- Vraiment !

- Dans ce cas...

Thanatos le regarde écrire, avec un sourire de plus en plus large, "Shiryu Draco".

- Ça marche pas, constate Seiya.

- Il faut attendre 40 secondes !

- Pourquoi ?

- Parce que !

- Et pourquoi 40 et pas 30 ?

- Parce que !

- Ça aurait été plus simple si ça avait été une seconde.

- Tais-toi donc !

- Pourquoi ?

Finalement, c'est Thanatos qui décide de se taire, puisqu'à chacune de ses répliques suit une de Seiya.

Soudain, exactement 40 secondes après que Seiya ait écrit son nom dans le Death Note, Shiryu s'écroule.

- Ça marche ! s'étonne Seiya. Bon, maintenant, j'efface son nom...

Ce qu'il fait, mais rien ne se passe.

- Il faut attendre 40 secondes aussi ? demande-t-il à Thanatos.

- Oh non, je me suis trompé ! pouffe de rire celui-ci. En fait, une fois que le nom est écrit, il n'y a plus rien à faire !

Seiya pâlit.

- Mais... Shiryu...

- Mort ! Définitivement !

- Mais... Qui va faire mes devoirs, si Shiryu n'est plus là ?

Seiya accourt sur le lieu du drame. Shiryu est déjà pris en charge par Ikki qui le regarde les bras croisés sans bouger, et Shun qui lui fait du bouche-à-bouche. Hyoga fait signe à Geki et à Ban.

- Venez m'aider à apporter un frigo ici, on va conserver Shiryu dedans le temps que les secours arrivent !

Seiya, désemparé, se tourne vers Thanatos.

- Sauve-le !

- Impossible !

Ikki rigole malgré les circonstances.

- Regardez-moi cet âne qui parle tout seul !

- Qui, moi ? demande Seiya.

- Bien sûr ! Qui d'autre !

- Mais je parle à lui ! répond Seiya en montrant Thanatos.

- Désolé, ment Thanatos en souriant, mais tu es le seul à pouvoir me voir et m'entendre.

- Ah... Bref ! T'es un Dieu, non ? Alors, sauve Shiryu !

- Je suis le Dieu de la Mort, je ne peux ressusciter personne. Navré, ment-il à nouveau.

Je vais te manipuler ! exulte-t-il intérieurement. Vu ton niveau d'intelligence, ce ne sera pas difficile ! Je te dirai : "Pour racheter ton âme d'assassin, si tu ne veux pas aller en Enfer, tu dois tuer cette personne-ci, celle-là...".

Shun, désespéré de ne pouvoir sauver Shiryu, va pleurer dans les bras de son frère. Reste Seiya qui tente l'impossible.

- Debout, Shishi !

Seiya improvise un massage cardiaque. Sans résultat. Il retourne Shiryu.

- Tiens, son tatouage s'efface ! remarque Ikki, amusé.

- Non, pas lui ! se désespère Seiya. En plus je vais doubler s'il m'aide plus ! Allez, réveille-toi !

Il donne des coups de poings répétés dans le dos de Shiryu. Thanatos regarde et se retient de se marrer. Jusqu'à ce que...

- Aïe ! crie Shiryu. Qui ose frapper mon tatouage ?!

Il se relève et ses cheveux s'hérissent... tout comme ceux de Thanatos, qui n'en revient pas.

- IMPOSSIBLE ! ! ! Rien ni personne ne pouvait le ramener à la vie !

Shun explique la situation à Shiryu avant que celui-ci ne frappe Seiya pour maltraitance de tatouage.

- Je suis tombé raide mort ?! s'étonne Shiryu.

- T'avais plus de pouls ! précise Shun.

- Et donc, Seiya m'a en fait sauvé ?!

- Oui, c'est certain !

Shiryu prend Seiya dans ses bras en pleurant.

- Merci infiniment, Seiya ! Grâce à toi, papy a encore un petit-fils ! Demande-moi ce que tu veux !

- Eh bien... J'ai une punition. 1000 lignes à écrire. Tu peux le faire pour moi, dis ?

- Bien sûr ! répond Shiryu sans hésiter.

Geki et Ban arrivent peu après avec un grand frigo vide, fonctionnant sur piles, suivi de peu par Hyoga.

- Mais... Shiryu est pas mort ! remarque Geki, perspicace.

Ban se contente d'hausser les épaules.

- On a amené ce frigo ici pour rien, soupire Geki. On le ramène ?

- Non, laissez-le, réplique Hyoga.

- Pourquoi ?

- Au cas où Shiryu mourrait encore.

- Ah, ok.

Une fois qu'il est seul, Hyoga ouvre le frigo et s'installe dedans.

- Comme il fait bon, là-dedans...

Joie de courte durée car la récré est finie.

- Oh non ! s'attriste Hyoga.

Bon, pour le consoler, allons directement à la fin des cours.

- MAMAN ! crie Hyoga tout en courant vers elle et en la prenant dans ses bras.

Les autres rentrent à pied, sauf Shun qui est sur les épaules d'Ikki.