Salut ! Le site fanfiction n'était pas opérationnel ce week-end donc je publie en retard. Je ne pourrais serai pas disponible le week-end qui vient donc le prochaine chapitre sera dans deux semaines. Et compte tenu du suspens de cette fin de chapitre... vous allez me détester ;)

Shadow : Mais tu as peut-être raison d'être parano... ? Quasiment envie ? Mdr La formulation me fait rire. Tu as presque envie de lire la suite XD Hehe. Tu vas probablement beaucoup m'en vouloir car cette histoire réserve pas mal de suspens...

4meChan : Tu as du flair quand même... Ou bien est-ce moi qui suis devenue prévisible après toutes ces années ?

Bonne lecture !


Chapitre 5 :

(vous noterez que j'ai abandonné l'idée de nommer mes chapitres...)

oOo

Ils descendirent dans la vallée et dès la fin de la journée, virent les montagnes rapetisser. La vallée restait couverte de neige mais aussi de forêts aux arbres bien plus touffus et hauts. Akashi n'était jamais allé aussi loin. Il se sentait petit.

Dès qu'ils avaient quittés le village, le capitaine avait relâché un oiseau voyageur avec un message accroché dans ses plumes. Il devait se rendre à la capitale et prévenir le culte que lui, l'héritier, le nouvel empereur, arrivait.

Sur conseil du capitaine, Akashi dissimulait son visage et surtout son œil sous sa capuche. Ainsi, les traversées des villages furent calmes. Personne ne s'intéressa à ce garçon entouré des gardes du culte d'Amaterasu.

Le jeune homme ne pensait qu'à ses amis et avait du mal à les savoir loin, à s'imaginer dans une autre vie, si différente de ce qu'il avait connu jusqu'ici. Il allait devenir empereur. La lignée avait été brisée depuis si longtemps… il allait en créer une toute nouvelle. Sa vie n'aura pas la liberté qu'il avait espéré mais il allait laisser une marque sur ce monde. Il n'arrivait pas à déterminer s'il appréciait cette perspective ou non.

Ils passèrent la nuit dans un village à la lisière de la vallée, à quelques kilomètres de ce qu'il restait du fleuve qui avait creusé ces montagnes et qui, plus loin, allait se jeter dans l'océan. Akashi n'avait jamais vu l'océan et il était curieux. À quoi pouvait bien ressembler cette étendue bleue infinie ?

Durant le repas qu'il partagea avec les gardes, presque aucun mot ne fut échangé. Le capitaine ne fit aucun pas vers lui pour tenter, peut-être, de le rassurer. Aucun ne chercha à lui parler de la capitale, de son rôle, de la vie là-bas.

Il alla se coucher tôt, et, seul dans sa chambre, sentit le poids de la solitude sur ses épaules. Il espérait que sa nouvelle vie serait assez chargée pour lui faire oublier ce qu'il avait laissé derrière.

oOo

Nijimura sortit des tasses de thé pour tout le monde et, tandis que l'eau chauffait, ils attendirent dans le silence. Les deux visiteurs s'étaient à peine présentés. Aida Kagetora et Riko. Le père et la fille. Tous deux avec des yeux et des cheveux châtains.

Kuroko sentait ses épaules tendues.

Les deux visiteurs avaient fait part de leur empressement mais Nijimura avait tenu à faire preuve de bonnes manières et offrir le thé aux deux voyageurs.

-Vous dîtes qu'il est parti hier ?

-En effet, confirma Kuroko alors que Nijimura servait le thé.

Cette information semblait contrarier les deux visiteurs.

-Et vous êtes… ? demandât Aomine en croisant ses bras.

-Nous faisons partie d'un mouvement qui chercher à rétablir la lignée impériale.

Kuroko fronça les sourcils.

-Et donc… ? Les hommes du culte sont en train de l'emmener à la capitale pour qu'il monte sur le trône. C'est ce que vous voulez, non ?

Kagetora Aida poussa un lourd soupir.

-Le culte ne veut pas le retour de la lignée impériale.

-Mais… bien sûr que si ! insista Kuroko. Pourquoi ne…

-Depuis cinquante ans, quatorze enfants sont nés avec l'œil de l'empereur, expliqua Riko Aida. Tous ont été tués avant leurs trois ans. Je suppose qu'Amaterasu a dû trouver un moyen pour cacher l'œil de ses empereurs jusqu'à ce que son détenteur soit plus mature pour se défendre.

-Mais… si je vous suis bien…

-Votre ami, s'il possède bien l'œil de l'empereur, sera probablement emprisonné ou tué en toute discrétion.

Kuroko sentit un long frisson remonter le long de sa colonne vertébrale.

-Alors qu'est-ce qu'on attend ? Il faut aller le chercher ! s'écria Nijimura.

Les Aida sourirent.

-Nous n'avions pas l'intention de nous attarder ici. Récupérer l'œil de l'empereur est…

Avant même qu'ils aient finis, Nijimura jeta son thé et alla préparer trois sacs pour le voyage. Aomine le suivit tandis que Kuroko restait choqué, sa tasse brûlante entre les mains.

-Pourquoi ? soufflât le garçon.

-Le culte est très hermétique, nous avons eu beaucoup de mal à l'infiltrer. D'après nos informations, le culte d'Amaterasu est persuadé que la famille impériale a déçu la déesse et que c'est pour cela que les yeux de l'empereur sont petits à petits apparus chez des membres plus éloignés de la famille, jusqu'à surgir chez de parfaits anonymes. Ils pensent que les mariages et naissances incestueuses ont pourris la lignée.

-Mais dans ce cas-là, mettre un anonyme sur le trône, choisi par la déesse, permettrait de régler la situation, non ?

-Il faut croire qu'ils ne pensent pas ainsi étant donné qu'il se débarrassent des porteurs de l'œil de l'empereur.

Nijimura apparus, les bras chargés.

-Nous pouvons partir tout de suite. Ils n'ont qu'une journée d'avance sur nous. Si nous chevauchons toute la nuit nous…

Aomine prit également un sac et acquiesça, déterminé.

-Bien. Nous ne serons pas trop de cinq pour le récupérer, déclara Kagetora Aida avec le sourire.

Ils sortirent leurs chevaux de l'écurie, fermèrent la maison sans savoir dans combien de temps ils allaient pouvoir rentrer, espérant que ce sera avec Akashi à leurs côtés, et prirent la route. Dans les rues couvertes de neige, au milieu de la nuit, ils partirent sans dire adieu aux autres villageois.

Ils chevauchèrent la majeure partie de la nuit afin de rattraper leur retard, suivant les reliefs de la vallée pour rejoindre la plaine et, ensuite, trouver les grandes voies qui menaient à la capitale.

oOo

Cela faisait deux jours qu'il avait quitté son village. Akashi se sentait déjà las de ce voyage où il ne pouvait que penser à ce qu'il avait laissé derrière lui. Il était incapable de se projeter sur sa vie à la capitale et d'ailleurs les visions qui venaient l'assaillir ne lui montrait rien de cela. Des navires en mer. Une silhouette encapuchonnée dans une pièce sombre. Une forêt sous la neige. Des chevaux courant dans la neige. Un trône vide. Une table au milieu d'une pièce aux murs couverts d'inscriptions. Le dos d'un homme aux chevaux blonds. Tant de visions imparfaites qu'il espérait apprendre rapidement à décrypter.

En début d'après-midi, ils arrivèrent à un village et firent une pause pour se sustenter. Akashi gardait toujours sa capuche bien enfoncée pour dissimuler son œil. Le capitaine laissa son cheval à proximité d'autres et entra dans une maison à l'état douteux. Elle ne ressemblait ni à une habitation ni à une auberge.

Les fenêtres étaient couvertes de givre. Dans la vallée, il faisait bien plus chaud qu'au sommet de sa montagne mais pas encore assez pour libérer les maisons de leur emprise de neige, surtout si personne n'était là pour s'en occuper.

Akashi entra à la suite du capitaine et reconnu aussitôt la pièce. Il l'avait vue dans une vision. C'était la seconde fois que le phénomène se produisait et cela lui confirmait la puissance de son œil. Il ne manquait que d'entraînement pour apprendre à maîtriser ce don unique. Pour la première fois, il se sentit légitime. Il possédait l'œil de l'empereur. Il avait été choisi par Amaterasu.

Les autres soldats tapèrent leurs chaussures pour retirer la neige qui s'était accrochée à la semelle.

-Où sommes-nous ? demanda Akashi.

-Je ne connais pas le nom de ce village.

-Nous devons y rencontrer quelqu'un. N'est-ce pas ? Qui attendons-nous ?

Le capitaine fronça les sourcils.

-Qu'as-tu vu d'autres ?

-Beaucoup de choses à vrai dire mais j'ignore où placer ces événements sur la trame du temps.

Le silence se fit. Au bout de quelques minutes une silhouette encapuchonnée se présenta et s'avança dans la bâtisse. Il s'agissait d'un homme au regard froid et grisâtre. Ses cheveux étaient noirs et barrés de deux grandes mèches blanches sur les côtés. La peau autour de sa bouche commençait à s'affaisser pourtant Akashi ne lui aurait pas donné plus de quarante ans.

-Ainsi c'est lui.

Sa voix était coupante et Akashi se sentit aussitôt mal à l'aise.

-Oui, Shirogane-dono, confirma le capitaine.

Le dénommé Shirogane s'avança et, d'instinct, Akashi fit un pas en arrière. L'homme avança son bras et lui saisit le menton.

-Quel âge ?

-Quinze ans, articulât le garçon.

-Depuis quand as-tu cet œil ?

-Deux mois. Il est apparu après la mort de mon père.

Shirogane l'étudia avec minutie. Akashi se sentait nu sous ses yeux grisâtres.

-Tu ne semble pas savoir te servir de cet œil.

Il relâcha sa prise sur son menton.

-Je vous avais vu, expliqua Akashi. J'ai des visions.

-Je sais. Mais tu ne les contrôle pas. Elles viennent à toi, te montre n'importe quoi, puis repartent sans te laisser le moyen de comprendre ce que tu as vu. Tu n'as qu'un œil primitif.

Alors son œil ne serait pas suffisant ? Akashi se mordillât la lèvre. Se pourrait-il qu'il ne puisse pas devenir empereur ? Qu'on le renvoi chez lui ? Il ignorait s'il était déçu ou, au contraire, heureux de cette perspective.

-Mais c'est déjà trop, trancha Shirogane. Éliminez-le.