Chapitre 2
PDV Keijy
J'ouvre les yeux et je vois que Claire est à quelques mètres de moi. Je remarque qu'elle est dans une espèce de longue jupe en lin et qu'elle porte un chandail aux manches bouffantes blanche en dessous d'un veston sans manche vert, ce ne sont absolument pas les habits qu'elle portait en quittant. Je vois que moi aussi, je suis habillée différemment. Je porte une jupe similaire mais rouge, un veston orange et un chandail blanc au manches qui viennent se poser sur les épaules. Je regarde ensuite un peu l'environnement dans lequel on est, même si c'est plutôt dur de voir loin, puisque le soleil commence à se coucher. Nous sommes dans un grands terrain vague couchées dans du gazon. Claire semble encore évanouie. Je me relève sur les coudes et j'ai beau chercher, je ne vois pas Fanny. Elle est absolument nulle part. Il n'y a aucune trace d'elle. Je ne comprends pas. La madame à pourtant dit...
-Ça va? Qu'est-ce que tu cherches? demande Claire, coupant mon train de penser alors qu'elle se redresse elle aussi.
- Je cherche Fanny, je ne comprends pas où elle pourrait être... Elle devrait être ici, elle a dit la comté...
- Cherche la et je reste ici au cas où qu'elle revienne, propose Claire.
J'hoche la tête en me levant et me mets à la chercher un peu partout en suivant toujours un même chemin de roches pour commencer. J'arrive à l'orée d'une forêt assez rapidement. Je me demande si elle s'y est introduite, mais ça serait complètement dégénérée. On est dans la comté, il y a sûrement davantage de maisons et de boutiques un peu plus loin passé la prairie. Alors que je retourne sur mes pas. J'entend soudainement quelqu'un crier mon nom alors je décide de retourner dans la prairie où j'ai laissé Claire. Je remarque tout de suite Gandalf et Frodon à côté de Fanny et Claire qui était déjà en train d'engueuler Fanny qui garde la tête basse.
-...mais qu'est ce qui t'a pris de laisser tes deux amies inconscientes dans une prairie, on aurait pu se faire manger ou bien capturer! crie Claire.
- Je suis allée chercher de l'aide je ne savais pas ce que vous aviez!
Gandalf se présente ainsi que Frodon pour arrêter l'engueulade.
-Je peux vous acceuillir chez mon oncle en attendant que vous récupérez. Je suis sûr qu'un repas ne vous fera que du bien, ajoute Frodon en nous guidant vers la maison.
Pendant que Frodon nous ramène chez lui, j'essaye d'expliquer à voix baisse à mes amies que nous ne devions jamais dire que nous étions d'un autre monde et que si on nous pose des questions comme d'où nous venons on doit répondre que nous sommes nées à Bree, mais que nous sommes des rôdeuses. Claire semble comprendre à 100% pourquoi je fais ça, alors que Fanny ne semble pas être confortable à l'idée de mentir. Bien sûre elle comprend la partie sécuritaire, mais elle n'est ni une bonne menteuse, ni veut le devenir. Les dernières minutes de marche se font en silence, si bien sûr on ne compte pas Fanny qui chantait de façon incompréhensible les paroles de sa chanson préférée. C'est finalement Gandalf qui casse le silence, une fois entrée dans le trou que Monsieur Frodon avait hérité de son oncle.
- Excusez-moi dame...?
- Je ne l'ai pas dit? demande-t-elle à voix haute. Moi c'est Fanny, elle c'est Claire et elle c'est Keijy!
-Alors, reprit le magicien, dame Fanny, qu'est-ce que vous chantez je n'ai jamais entendu cette langue, dit-il en parlant des paroles que Fanny chantait.
- Ça? Mais c'est de l'anglais voyons! Tous le monde parle anglais d'où...
-Fanny as-tu au moins écouter ce qu'a dit Kei!? la coupa Claire
-Oups, oui désolée. C'est de l'anglais, répondit Fanny d'une petite voix.
-De l'anglais? Je n'ai aucune idée de ce qu'est l'anglais, ça vient d'où Gandalf?
-Je n'en ai pas la moindre idée, je n'ai jamais entendu une chose pareil.
-Ce n'est pas vrai! Tu n'es qu'une pauvre tarte même une pomme est plus intelligente que toi, tu es stupide, idiote, une sans génie, depuis qu'on se connait tu ne fais que dire des conneries par dessus idioties! Se fâche Claire.
-L'anglais est une langue que nos familles ont inventés pour pouvoir communiquer ensemble sans se faire comprendre et ce peut importe où on va. On en a fait en quelque sorte notre culture, inventais-je au fur et à mesure.
-Vous venez d'où? demande Frodon
-On vient de Bree, théoriquement, mais nos familles sont voyageuses, on a été un peu partout, répond Claire.
-Et que faisiez-vous dans la clairière, qu'est-ce qui s'est passé?
-C'est les pierres, je pense, répond Fanny.
Je serre la main de Claire pour qu'elle évite de se fâcher contre Fanny.
-Les pierres? demande Gandalf.
-Je peux pas... J'ai encore gaffée, nous dit Fanny en tournant la tête vers Claire et moi avant de s'enfouir la tête dans ses mains.
-Je pense qu'on... commence Claire en me regardant.
J'hoche la tête comprenant qu'elle veut mettre Frodon et Gandalf dans la confidence.
-Bon, ce qu'on va dire, vous le gardez pour vous. On epnse que vous pourriez nous aider Gandalf. On ne vient pas de Bree. On ne vient pas de la Terre Du Milieu tout court, je pense que c'est ça le nom... Nous venons de la Terre, de l'Europe, plus précisément, continue Claire.
-Et comment vous êtes-vous rendu jusqu'ici? renchérit Gandalf le gris.
- Grâce à ça, dis-je en montrant les pierres au magicien.
- Savez-vous au moins ce que c'est?
- Pas vraiment on nous juste dit comment s'en servir.
- La personne qui vous les à donner a certainement voulu votre mort.
J'écarquille les yeux, mes amies font de même. Puis je commence à me poser plusieurs questions. Voyant nos regards interrogateur, il continue.
-Très rare sont les personnes capables de passer d'un univers à l'autre, vous aurez probablement toutes trois un rôle important à jouer dans l'histoire. Qui vous a donné cela?
-Si je me rappelle bien c'était une vieille femme avec la peau très pâle et les yeux presque noir, elle était vraiment effrayante, déclare Fanny.
Assez ironique vu que c'est elle qui a pris la pierre en premier.
-Je me demande qui cela peut être quoi qu'il en soit un grand voyage vous attend, alors dormez.
Frodon montre à Fanny sa chambre, à Claire la chambre pour les invités et pour moi la chambre qu'occupait son oncle, mais je refuse.
-Prenez la, je vais prendre le divan, dis-je en souriant sur ce, je me couche et dormis comme une bûche.
