Au début de la randonnée, ce sont surtout Pippin et Fanny qui parlent. Ils apprennent à se connaître tranquillement. Je souris à leur vue.
-Où nous conduisez-vous? Demande Frodon alors qu'on s'éloigne de plus en plus des routes.
-Dans la forêt.
-Comment être sûr que ce Grands-Pas est bien un ami de Gandalf? Demande Merry.
-Nous n'avons pas le choix il faut lui faire confiance, répond Frodon.
-Et où s'est qu'il nous conduit?
-À Fondcombe, maître Gamegie, dans la demeure d'Elrond.
-Vous avez entendu ça? Nous allons voir les elfes?
-Oh! Des Elfes! J'ai toujours rêvé d'en voir, s'exclame Fanny.
-Vous en avez jamais vu dans vos voyages Dame Fanny? lui demande Pippin.
-Non... On est jamais allé près des elfes, leurs sens sont trop développer et nous voulons rester dans l'ombre...
Je tourne le regard vers Claire, assez étonné de la réponse de Fanny, mais celle-ci hausse les épaules. Fanny est probablement l'amie qui m'étonne le plus. Elle est à la fois brillante, mais naïve et impulsive. Parfois elle peut nous étonnée avec sa sagesse, comme parfois elle peut nous faire honte avec un manque de bon sens. Environ deux heures de marche plus tard, les hobbits commence à s'installer pour cuisiner.
-A... Euh... Commençais-je avant de pratiquement m'échapper de nom en essayant d'avoir l'attention de l'héritier d'Isildur.
-Grands-Pas! appelle Claire, m'aidant au même moment.
Il se retourne finalement vers nous alors que Claire fait des mouvements pour montrer la situation. Les 4 hobbits sortent la vaisselle, alors que Fanny s'est couchée sur le sol.
-Nous ne ferons pas d'arrêt avant la tombée de la nuit, explique-t-il suivit d'un chignement de Fanny.
-Mais... Et notre petit-déjeuner? demande Pippin.
-Vous l'avez déjà pris.
-Oui, le premier, c'est vrai. Qu'en est-il du second petit-déjeuner?
Aragorn fait quelques pas avant de sortir de notre champs de vision. Je fais relever Fanny pendant ce temps-là.
-Il n'a pas l'air au courant pour le second petit-déjeuner, Pippin.
-Et la collation de onze heures? Le déjeuner, puis le goûter, de dîner? Le souper? Il est au courant pour ça, pas vrai? demande-t-il inquiet comme s'il s'agissait d'une question de vie ou de mort.
-Vaut mieux les oublier.
Puis des pommes "tombent du ciel". Nous continuons la route alors qu'un haut de coeur me prend comme hier. Je sors de l'eau pour essayé de calmer le haut de coeur se qui marche un peu.
-Kei, ça va, tu es toute pâle, me demande Fanny d'une petite voix.
-Oui ça va, ça va passer.
-Ça va vous donner des forces, dit Aragorn en me tendant une pomme.
J'hoche la tête avant de la prendre, mais je n'ai pas du tout le coeur à la manger, alors je vais la garder pour plus tard, ou pour Pippin. Alors que la nuit tombe, nous arrivons finalement à la grande tour de garde d'Amon Sûl où nous allons passer la nuit. On arrive tous un peu essouflés mise à part le rôdeur. Mes jambes sont lourdes et me font mal. Je ne sais pas comment je pourrais faire pour suivre la communauté de l'anneau. Je ne pourrais pas en faire parti sans les ralentir, ça c'est sûr.
-Tenez, c'est pour vous, dit Aragorn en plaçant des épées au sol.
Il y en a 7 en tout. 4 plus petites et 3 plus grandes. Je me demande sérieusement comment il a fait pour en trouver autant. D'où viennent-elles?
-Garder les à porter de mains, je vais surveiller les alentours, conclut-il avant de partir.
-I wanna go home... (Je veux aller à la maison...) Dit Fanny.
-We are stuck here until we die. This is our new home (Nous sommes prises ici jusqu'à notre mort. C'est notre nouvelle maison), répond Claire.
-It was a mistake. I regret it. (C'était une erreur. Je le regrette.)
-It doesn't change anything. This is our new life. (Ça ne change rien. C'est notre nouvelle vie.) dis-je à mon tour.
-What if we change the story? (Et si on changeait l'histoire?) demande Claire.
-It's already the case. It's okay I think as long as we don't change the outcome. (C'est déjà le cas. C'est correct, je pense tant qu'on ne change pas la fin) répondis-je.
-On ne dérange pas trop? demande Sam, visiblement frustré.
-Désolé, répondis-je avec un sourire.
-Comment on sait si vous ne parlez pas de nous? Hein? Ou de vous enfuir? Ou si vous ne faites pas un plan dans nos dos?
-C'est rien de tout ça, je t'assure. On parlait simplement de nos maisons.
-Comment on sensé vous croire? Poursuit-il.
Je ne réponds rien. Je comprends qu'il soit méfiant.
-Tu fais, comme tu veux, on s'en fou, restes sur tes gardes si ça te chante, mais arrête de nous accuser comme ça, rugit Claire.
Le silence vient et tout le monde finit par se préparer à dormir.
