Peu à peu après, la conscience me revient. J'entends de nouveau du bruit, puis des voix et finalement, je suis capable de discerner les mots de la discussion.
-Elle ne fait que nous ralentir! Elle est encombrante et il n'y a aucune raison pour laquelle elle devait venir. Laissons la ici ou se sera notre mort.
-Boromir, j'ai demandé sa présence et j'ai de bonnes raisons que vous découvrirez en temps et lieu, répond Gandalf visiblement énervé par le ton de sa voix.
J'ouvre les yeux et m'adosse contre la paroi de la mine pour écouter la conversation. Je ne peux pas dire que je ne m'y en attendais pas. Mais ça me fait tout de même un pincement au coeur.
-Boromir a raison, elle est si faible et... commence Gimli.
-C'est par là, dit Gandalf en se levant.
-Ah ça lui revient, dit Merry soulagé de voir que Gandalf sait où aller.
-Pas du tout, mais l'air est moins nauséabond en bas. Dans le doute Meriadoc, il faut toujours se fier à son flair.
Aragorn s'approche de moi et réalise que je suis réveillée. Il sourit et m'aide à me relever puis, nous nous dirigeons vers les autres. Les premiers pas sont dure à faire, mes jambes étant complètement raquées en plus d'être engourdis, mais Aragorn me supporte un peu pour éviter que je tombe.
-Ah vous êtes réveiller! disent en choeur les Hobbits.
-Vous nous avez faite une belle frayeur, commente l'elfe.
-T'es debout! me dit Fanny en venant me faire un câlin.
-Hein quoi? nous questionne Claire ne comprenant pas se raffut vu qu'elle ne c'est pas encore retournée, Kei!
Nous descendons les escaliers dans un noir presque complet. La seule chose qui nous éclaire étant le bâton de Gandalf.
-Risquons nous de faire un peu de lumière. Regardez! Le grand royaume et la cité des nains de Cavenain.
Devant nous se dresse une pièce immense ornée de piliers gigantesques, tous sculptés dans la pierre. Nous admirons tous les belles gravures et sculptures de la grande salle. Même si je les ai déjà vu sur l'écran, je dois avouer que dans la vraie vie, ce n'est vraiment pas la même chose. C'est beaucoup plus grandiose et magique.
-Sûr que c'est artistique y a pas d'erreurs! dit Sam ébahit.
Nous continuons de nous avancer dans la salle sous la lumière de Gandalf. Fanny vient me rejoindre et m'agrippe au bras assez fort. Je tourne la tête vers elle et je vois qu'elle est nerveuse. Très nerveuse. Trop nerveuse pour que ça ne passe pas inaperçu.
-Voyons Dame Fanny, il n'y a aucune raison pour quoi vous agripper aussi férocement. D'abord il n'y a aucune menace et ensuite, je doute que ce soit la personne qui va savoir vous protéger.
Je ne réponds rien face au commentaire de Boromir. On passe devant une salle. LA salle. Gimli se précipite dedans. Il commence à pleurer au pied de la tombe de Balin qui a eu la chance de mourir dignement et d'avoir eu une cérémonie.
-On ne va pas mourir hein? me demande Fanny.
-Non, ne t'inquiètes pas, lui dis-je pour essayé de la rassurer.
En vérité, même si je ne pense pas que nous allons mourir ici, je ne pourrais pas lui promettre de s'en tirer en vie. Il est tout à fait possible de se faire blesser ici pendant la bataille ou plus tard en courant. Je ne pense sérieusement pas qu'on va mourir ici, mais il y a quand même une probabilité que ce soit le cas. Plus je pense à cette probabilité et plus j'ai peur pour Fanny, Claire et moi, j'ai peur qu'on ne s'en sorte pas et pour les bébés. Legolas semble percevoir mon malaise et chuchote à Aragorn des mots que que ne peux pas entendre d'où je suis, mais je sais qu'il lui dit qu'on ne doit pas s'attarder ici. Gandalf lit le texte dans le livre, puis résonne un bruit. La peur m'envahie, je ne veux pas mourir ici, ni maintenant. J'oublie momentanément tout se qui m'entoure puis j'entends:
-Crétain de Touque! Jetez-vous dedans la prochaine fois cela nous débarrassera de votre stupidité!
Je lève la tête et vois l'air honteux de notre cher Hobbit.
-Aller Gandalf, ne soyez pas trop dur avec lui, après tout, c'est un Touque, dit Claire avant de réaliser qu'elle vient de l'insulter à son tour.
-De tout façon l'erreur est humaine! rajoute Fanny au désespoir de tous. Dans mon cas, ça en ait trop et j'éclate de rire se qui je dois dire malgré moi à le dont de détendre instantanément l'atmosphère. Le sérieux revient, tous ont un air grave sur le visage quand on entend les tambours. Aragorn nous demande de rester près de Gandalf. On sait tous ce qui nous attend. Je sens mes mains devenir de plus en plus moites.
-Ils ont un troll des cavernes! s'écrit Boromir
-Ah oui, pour vrai, je n'avais pas remarqué, dis-je tous bas pour éviter d'être entendu.
-Qu'ils approchent, il y a encore un nain dans la moria qui respire, dit Gimli debout sur la tombe.
Nous avons tous dégainé nos armes. Que ce soit les épées qu'Aragorn nous ont donné, ou bien les armes qui nous ont accompagnées dans de nombreuses batailles. Nous sommes tous et toutes armés et prêt à combattre, mais je ne me sens pas prête, l'idée de tuer est très loin de me ravir. L'idée de voir des cadavres et de sentir le sang chaud sur ma peau est loin de me réjouir. La porte ouvre sous la pression et nous dévoile une multitude d'orcs déjà attaqué par les flèches de Legolas et d'Aragorn. Boromir, suivit de Gimli, se joint au combat. Gandalf et les Hobbits ne tardent pas à leurs donner un coup de main.
-Comme ont dit, la meilleure défense est l'attaque, dis je à mes amies avant de me lancer dans l'assaut.
J'essaye de me rappeler se que mon coach d'escrime me disais, mais ce n'est pas si facile de réfléchir quand on est attaquée de partout. Je bloque, riposte, évite et recommence jusqu'à ce que j'ai achevé mon adversaire. J'ai de la difficulté à respirer, ma vue se brouille de larmes et j'ai si honte de moi, même si je sais que ce sont des ennemis. Mais je n'ai pas le temps de m'attarder sur ces petits détails insignifiants, je dois recommencer et ne pas arrêter. Sans même m'en rendre compte, le troll était rentré dans la salle et fût achevé. Mon dernier adversaire à terre, je me retourne et vois le troll des cavernes s'écrouler et mes compatriotes se précipiter sur Frodon pour voir s'il respire encore.
