Je me rappelle de cette forêt et de tous ces avertissements, alors je reste attentive aux bruits autour de moi. Pas par peur, mais par curiosité, Je suis impatiente d'entendre Gimli et Haldir. Je suis épuisée et je sais que je tiendrai plus très longtemps avant de m'effondrer. Certes, ma vue est redevenue à peu près normale depuis que je suis entrée dans ces bois, mais ma tête me fais toujours aussi mal voir plus.
-Ne vous éloignez pas, jenues femmes, on raconte qu'une ensorceleuse vit dans ces bois. Une sorcière elfe aux terribles pouvoirs. Tous ceux qui l'ont regardée sont tombés sous son charme. Et on ne les a jamais revus, raconte Gimli à Fanny et Claire.
Fanny se rapproche instantanément de Gimli, comme si elle tentait de se cacher derrière lui. Claire, elle, sachant ce qui arrive reste de marbre face à l'histoire.
-Et bien voici un nain qu'elle n'envoutera pas si aisément. J'ai l'œil du faucon et les oreilles, continue Gimli convaincu.
Avant même qu'il ne finisse, des flèches sont pointés à nous. Nous nous retrouvons entouré d'elfes qui pointent leurs arcs bandés sur nous. Instinctivement, Aragorn me pousse derrière lui et Legolas.
-Le nain respire si fort que nous aurions pu le tuer dans le noir, dit une voix que j'associe tout de suite à celle de Haldir.
Je souris. Même si je n'aime pas particulièrement Haldir, je dois avouer que j'adore cette réplique.
-Haldir de Lorien, dit Aragorn en le saluant convenablement.
Il lui demande sa protection et son aide en elfique. J'ai beau ne pas vraiment comprendre, j'ai tellement vu les films et lu les livres, que je le sais.
-Aragorn, ces bois sont dangereux, rebroussons chemin, plaide Gimli.
On nous amène sur une espèce de plateforme. La nuit est déjà tombée quand nous l'atteignons. Haldir nous regarde tous avant de commencer à parler avec Legolas et Aragorn. Voyant que Gimli chuchote avec Fanny, je me retourne vers Claire qui comprend que Gimli ne va pas intervenir. J'essaye de lui faire comprendre qu'elle devrait le dire, mais elle me regarde comme si j'avais deux têtes. Je comprends... Elle ne sait probablement pas quoi dire, ni quand. Alors je lance:
-Voici donc la légendaire courtoisie des elfes ! Ils parlent une langue qui nous ait inconnue, dis je sur un ton dépassé.
-Nous n'avons pas eu de rapports avec des nains ou des humains, depuis les jours sombres, répond-t-il en s'approchant de moi.
-Et vous savez se que l'humaine réponds à cela: Go kill yourself, it will not be a lack asshole (en gros, vas te tuer, ça ne vas pas être un manque connard)
Seules Fanny et Claire comprennent ce que j'ai dit et répondent par un fou rire.
-Ce n'était pas très courtois ça non plus, dit Claire entre deux rire, quoi que je n'aurais pas fait mieux.
-Je suis tout à fait d'accords avec dame Keijy, ces elfes ne sont pas du tout courtois c'est donc avec plaisir que je dit: Ishkhaqwi ai durugnul, in khuzdûl!
-Était-ce vraiment mérité? demande Aragorn à Gimli.
-Totalement.
Aragorn se retourne vers lui et lui lance un regard sévère, mais le nain semble s'en moquer.
-Vous apportez un grand danger avec vous, dit Haldir en se tournant vers Frodon, Vous ne pouvez pas aller plus loin.
Aragorn prend Haldir à part et commence à parler avec lui. Tout le monde à un air grave, personne n'ose parler. Même les hobbits semblent comprendre que ce n'est pas le moment de faire quoi que ce soit, puisque la moindre petite chose pourrait gâcher tous les efforts d'Aragorn pour nous faire entrer. Legolas vient me rejoindre et me fais signe de m'assoir. Je sais que ça va prendre un petit bout et que je serais mieux de me reposer, mais je ne sais pas si je serai capable de me relever. Mais je finis par m'assoir le dos contre un arbre. J'entends Boromir parler calmement avec Frodon.
-La mort de Gandalf n'est pas en vain. Mais elle le sera si vous abandonner tout espoir. Vous porter un lourd fardeau Frodon, ne porter pas le poids des morts en plus.
-Vous allez me suivre, intervient Haldir.
Je prends une grande respiration avant d'essayer de me lever. Une main apparaît dans ma vision. C'est celle de Legolas. Je la prends sans hésiter.
-Nous allons marcher jusqu'à Caras Galadhon, ça va prendre une bonne partie de la nuit, sinon pas toute.
J'hoche la tête avant de me diriger vers les escaliers pour descendre de la plateforme. Je sens qu'on m'attrape par la taille et mes pieds quitte le sol. Je pousse un cris de surprise.
-Posez-moi, dis-je assez fermement.
-Désolé, où sont mes manières ma dame. Vous préférez que ce soit moi, Legolas ou un membre de la garde qui vous porte? retentit la voix de Boromir.
-Personne, je vais marcher.
-Vous êtes blessés.
Ce n'était pas une question, c'était une affirmation. Je vois que sur une de ses main, il y a du sang, le mien. Les regards se tournent vers nous.
-Pourquoi ne l'avez-vous pas dit quand nous vous l'avons demandé? C'était totalement inconscient de votre part, dit Aragorn visiblement surpris, mais aussi fâché en se dirigeant vers nous.
Haldir vient vers nous sous les signes que lui fait d'Aragorn. Il regarde un peu ma plaie avant d'aller de demande une certaine plante à sa garde, puis il l'applique en disant que ça devrait aidé en attendant d'être rendu à Caras Galadhon. Je ne porte pas attention à ce qui se passe autour de moi puisque quelque chose d'autre a capté mon attention. Un certain regard que j'ai croisé, venant du garde qui a apporter la plante m'a interpellé. Parce que je le connais.
