Je me réveille sur le dos d'Aragorn. Je sais que c'était sur celui de Legolas que je m'étais, malgré moi, endormie.

-Est-ce que je peux descendre? lui demandais-je.

-Non.

-Pourquoi pas?

-Parce que vous êtes inconsciente et que vous ne respectez pas vos limites. Tant que vous n'êtes pas guérie, je vais vous superviser.

-Je ne suis pas une enfant qui a besoin de supervision.

-Alors pourquoi agissez-vous comme telle?

-Vous savez, je pense que vous et moi avons juste des visions très différentes des mêmes évènements. Vous avez demandé à ce qu'on déguerpisse le plus rapidement possible des collines alors, je me suis exécutée. Je n'ai pas dit que j'étais blessée, puisque c'était insignifiant et qu'avec l'adrénaline, je ne le sentais pas. Donc, je voulais faire passer la communauté avant ma douleur. Alors que vous, vous voyez quelqu'un qui a décidé de ne pas dire que j'étais blessée par entêtement et par désir d'être indépendante?

Il me laisse descendre et je vais rejoindre Fanny et Gimli qui sont déjà réveillé eux aussi. Environ une trentaine de minutes plus tard, nous nous arrêtons en réveillant tous ceux qui ne sont pas réveiller pour faire un repas.

-Gimli, demande Fanny, qu'avez-vous dit à l'elfe hier?

-De quoi parlez-vous Dame Fanny?

-Ben à l'endroit qu'on nous a fait arrêter dans les airs?

-J'ai simplement dit: un fléau sur votre coup.

-Et vous dame Keijy qu'aviez-vous dis? demande Aragorn qui est visiblement curieux lui aussi.

-J'ai lancé heum, comment dire...

-Vas te tuer, ça ne sera pas un manque connard, répond Fanny à ma place.

-Comment osez-vous être aussi irrespectueuse envers Aragorn? s'indigne Legolas qui arrive vers nous.

-Non, elle a juste traduit se que Keijy a dit à l'elfe hier! répond Claire se voulant aidante.

Les regards se dirigèrent vers moi et aussi tôt, je me sens rougir de honte. Avoir de l'attention sur moi, je ne suis pas capable et dans ces moments de stress, la seule chose que je suis capable de faire est de rire. Ce moment ne fait pas distinction des autres et mon rire se libère suivit rapidement de celui de Fanny et de Claire.

Peu de temps plus tard, nous reprenons la marche et en quelques heures, nous arrivons finalement dans Caras Galadhon. Nous arrivons devant un grand arbre entouré d'escaliers. Nous l'escaladons à un quand même bon rythme et j'entends devant moi Fanny se répété à elle-même "ne regarde pas en bas" alors que nous montons de plus en plus haut. Nous arrivons finalement en haut où nous sommes accueuillis par Galadriel et Celeborn.

-L'ennemi sait que vous êtes entré sur ces terres. Vos souhaits d'entrer en secret sont morts. Onze sont ici, alors qu'ils étaient douze en quittant Fondcombe. Dites-moi où est Gandalf, car j'aimerais vivement m'entretenir avec lui. Je ne peux plus le voir de loin.

Galadriel regarde dans nos yeux, dans nos esprits pour comprendre que Gandalf n'est plus.

-Gandalf le gris n'a pas traversé la frontière de ces terres. Il a basculé dans l'ombre.

-Il a été pris par les ombres et le feu, répond Legolas, Un balrog de Morgoth.

-Votre quête ne tient malheureusement qu'à un fil. Écartez-vous en un tant soit peu et ce sera l'échec entrainant la ruine de tous. Mais l'espoir perdure tant que la compagnie existe. Ne laissez pas vos coeurs se troubler. À présent allez prendre un peu de repos, car vous êtes accablés par le labeur et le chagrin. Cette nuit, vous dormirez en paix.

Galadriel regarde tout le monde un a un. Boromir à l'air d'être de plus en plus pris de remords. Puis j'entends sa voix dans ma tête: "Bonjour, élue de feu. Trop longtemps ses pouvoirs ont été oublié. Le temps est venu de les utiliser". Je me dis que je le sais, mais que je ne sais juste pas comment. Je ne sais pas comment les contrôler correctement et je n'ai plus d'aide puisque Gandalf n'est pas là, ou du moins pour l'instant.

On nous dirige par la suite vers le pied d'un arbre où nous pouvons installer nos campements pour la nuit. Nous ne somme pas rendu là, mais en temps et lieu, nous allons avoir un endroit pour nous reposer. Nous allons rester ici un peu plus de 24 heures. Nous allons dormir cette nuit et l'autre et partir le lendemain matin. C'est ce qu'Aragorn a décidé pour nous. En même temps, plus on reste ici et plus nous laissons de chances à l'ennemis de se préparer à nous attaquer. Cependant, nous avons tous besoin de repos. Nos journées ont toutes étés très éprouvantes, surtout ces dernières dans la Moria.

Alors que j'arrive au campement, j'entends une voix dans ma tête. C'est Galadriel. Je l'entends me donner une certaine localisation. Je m'exécute et j'y vais. Elle m'accueuil devant le miroir dans lequel Frodon va regarder un peu plus tard. Mais je me doute qu'elle ne va pas me faire regarder. Je suis sûr qu'elle sait d'où Claire, Fanny et moi venons. Je sûre que de la même façon, elle sait que je sait plus que ce que je devrais.

-On a mené à mon attention que vous êtes fait blesser et possiblement empoisonné dans la Moria.

Je me contente d'hocher la tête. Il n'y a pas de question, pas de réponse à donner. Elle s'approche de moi et applique quelque chose de très froid contre ma peau.

-Gandalf le Gris n'aurait pas pu vous enseignez à les utiliser. Ce n'est pas vain d'avoir essayé, mais c'est à vous de trouver comment les contrôler, dit-elle.

Elle me lâche, puis me sourit avant de me souhaiter un bon repos. Je suis plus perdue qu'autre chose par rapport à cette interaction. Je retourne au campement.