Après que Boromir nous aie quitté, Aragorn, Legolas, Gimli, Claire et moi, nous nous dirigeons vers notre campement. Legolas commence à mettre une embarcation à l'eau et demande au reste de la communauté de se dépêcher, car nous pouvons encore rattraper Sam et Frodon. Cependant, Aragorn l'arrête pour lui dire que nous ne pouvons plus rien pour ces deux hobbits, mais que nous pouvons encore sauver Merry, Pippin et Fanny si nous nous mettons tout de suite en route. Nous décidons de voyager léger donc, avec toutes nos armes, bien entendu, mais avec moins de matériel comme ce qui est nécessaire pour la cuisine. Malheureusement, nous devons courir pour les rattraper et je n'ai vraiment pas un bon cardio au niveau de la course. Biensûre la grossesse n'aide pas, mais le jogging n'a jamais été ma grande force. En plus courir avec une épée et une dague qui pend de chaque côté, ce n'est pas particulièrement évident. Malgré ma peine, je suis tout de même contente de savoir que l'histoire va bien. Notre présence n'a pas trop perturbée le cours de l'aventure.
Pendant les trois nuits et jours, l'ordre n'a que très peu changer; Aragorn et Legolas sont en avant, puis Claire et finalement, Gimli et moi qui sommes toujours à bout de souffle. Les nuits étaient courtes pour éviter que nous perdions plus de temps que nécessaire et que nous puissions le plus possible les rattraper. On se faisait toujours réveiller par Aragorn ou Legolas.
-C'est étonnant pour une humaine tel que vous, que vous courrez aussi lentement, me dit Gimli, sans vouloir vous offenser.
-Aucune n'est prise et, j'ai toujours eu de la difficulté en course.
-Ça ne dois pas vraiment aider, que vous soyez, dans cet, état.
-Dans cet état? Vous voulez dire enceinte? dis-je en riant
-Oui... Enceinte...
-N'ayez pas peur des mots mon cher ami, ils ont une raison d'être, on les a inventés pour qu'ils soient utilisés.
-De bien sage mots pour une si jeune fille...
Je me contente de sourire légèrement avant d'incliner ma tête pour le remercier.
-Allez dame Keijy, Gimli, on prend de l'avance, vous êtes capable, nous encourage Legolas en se retournant vers nous avant de revenir à l'avant au côté d'Aragorn comme si de rien.
Par "on prend de l'avance" l'elfe veut dire que lui et Aragorn prennent de l'avance. J'ai juste tellement hâte de voir Éomer et d'embarquer sur un cheval. Mes jambes vont enfin pouvoir se reposer un peu. Je ne sais honnêtement pas comment Claire fait pour suivre aussi bien.
-Nous les nains, sommes d'incroyable sprinters, imbattables sur de courte distance, dit Gimli, surtout à l'intention de l'elfe.
Devant moi, je remarque qu'ils se sont arrêtés. Aragorn va se coucher sur une roche pour écouter le sol pour entendre la cadence des Urukaïs et constater qu'elle a augmentée. Puis, il va demander à Legolas dans quel direction ils vont: l'Isengard. Je n'ai jamais compris ce bout-là d'ailleurs. Comment ce fait-il qu'il soit capable d'entendre la cadence des Urukais et comment Legolas peut-il voir aussi loin? Est-ce qu'il ajuste sa vision où voit-il toujours à des kilomètres à la rondes?
Gimli et moi sommes à peine arrivés qu'ils repartent encore plus rapidement. Présentement, j'aimerais tellement plus être avec Fanny, Merry et Pippin même si ça implique d'être avec des êtres ignobles, c'est sur aussi que l'odeur doit être atroce. Nous continuons de courir pendant toute la nuit avec une seule heure de repos jusqu'à ce que Legolas annonce:
-Un soleil rouge se lève...
-Beaucoup de sang a coulé cet nuit, continuais-je.
Nous continuons comme toujours à courir pendant quelques heures puis, vers midi je dirais avec la position du soleil, Aragorn nous fait nous immobiliser sur une plaines.
-Des cavaliers, s'écrit-il. De nombreux cavaliers sur de rapides courisers, et ils viennent vers nous.
Tout le monde semble surpris par la déclaration. Même moi... Je dois dire que j'était tellement occupée à pensée aux cavaliers que j'avais oublié qu'ils ne savaient pas qu'il y allaient en avoir.
-Oui, il y en a 500 en tout. Leur chevelure est blonde et leur lances brillantes. Leur chef est très grands, dit Legolas.
-Oui on a compris, tu as des yeux d'elfe... Pas besoin de te la péter non plus... dit Claire en baillant.
-Les yeux des elfes sont certes pénétrant, commente Aragorn.
-Ils ne sont pas à plus de cinq lieues, finit l'elfe.
-À cinq ou à une lieue, il est impossible de leur échapper dans un pays aussi... dénudé, râle Gimli.
-On poursuit notre route ou on reste ici? demande Claire.
-Nous allons attendre. Ces cavaliers viennent de la pistes des orques, ils auront peut-être des nouvelles pour nous.
-Ou des lances.
-S'il viennent des orques, c'est qu'ils sont probablement du Rohan. Bien qu'ils n'ont pas de lien avec les nains, ils ont des liens amicaux avec la plupart des elfe et tant qu'ils ne savent pas que Legolas est le fils du roi, il n'y aura pas de problème. Et vous, Aragorn, vous êtes ami de leur royaume, vous les avez côtoyé, non? dis-je pour essayer de détendre l'atmosphère.
-Je ne croyais pas qu'une humaine pourrais aussi bien comprendre les liens entre royaumes... Sauf votre respect dame Keijy, simplement que bien des hommes mûres ne pourraient faire une telle réflection, répond Legolas.
-Alors nous ne sommes pas dans l'attente du mort subite? demande Gimli visiblement anxieux.
-Ils sont fiers et opiniâtres, mais loyaux et généreux. Nous savons au moins qu'ils n'aiment pas les orques.
-Nous serons bientôt fixés, ils arrivent.
Aragorn nous fait signe de le suivre et nous nous cachons derrière des rochers pendant que les cavaliers du Rohan nous dépasse. Puis, nous sortons de notre cachette pour les appeller:
-Cavaliers du Rohan, quelles nouvelles des hommes de la marche, hurle Aragorn à leur égard.
Les cavaliers font un demi-tour avant de nous encercler.
-Que font un elf, un homme, un nain et deux femmes sur le Riddermark? Répondez? Nous hurle Eomer sur son cheval.
-Donnez-moi votre nom, dresseur de chevaux et je vous donnerais le mien, rétroque Gimli.
-Je vous couperais volontiers la tête, nain, si elle sortirais un peu plus du sol. Répond-t-il d'un ton singlant, comme si "nain" était une insulte.
-Et vous seriez mort au moindre geste! Prévient Legolas en bandant son arc.
-Je suis Aragorn, fils d'Arathorn, voici Gimli fils de Gloïn et Legolas du royaume Sylvestre. Nous sommes des amis du Rohan et de Théoden, votre roi, dit Aragorn en évitant de mentionner nos noms, à Claire et à moi.
- Et ces deux dames, elles n'ont pas de noms? demande-t-il.
Personne n'ose répondre. On dirait qu'Aragorn essaye de calculer quelque chose.
-Elles sont dame Claire et dame Keijy de... hésite Legolas sans nous lâcher du regard.
-Elles sont d'Eriador, continue Aragorn.
Après un court moment de silence, Eomer reprend.
-Théoden ne reconnais plus ses amis de ses ennemis. Pas même les siens. Sarouman a empoisonné l'esprit du Roi et a revendiqué la suzeraineté de ces terres. Mes cavaliers sont loyaux au Rohan. Et pour cela, nous avons été bannis. Le Magicien Blanc est rusé. Il va et viens, à ce que l'on dit, vieillard enveloppé d'un manteau à capuchon. Et ses espions se faufilent partout à travers nos filets. Dit-il tristement
-Nous ne sommes pas des espions. Nous pourchassons un groupe d'Uruk-hai en direction de l'ouest. Ils ont emmené captifs trois de nos amis. Continue Aragorn.
- Les Uruks ont été détruits, nous les avons massacré pendant la nuit.
-Mais il y avait deux hobbits et une femme? Avez-vous vu deux hobbits et une femme avec eux? questionne Gimli inquiet.
-Ils sont petits, des enfants à vos yeux, explique Aragorn. Eomer prend un air triste. Il s'apprête à parler, mais je le devance.
-Il n'y a pas de survivant... Vous les avez brûlés?
-Oui c'est cela...
-Ils seraient mort? demande Claire.
-Je suis désolé... Hasufel! Arod! Valka! Puissent ces chevaux vous apporter meilleur fortune qu'à leurs permiers maîtres. Adieu! Cherchez vos amis mais n'ayez pas trop d'espoir c'est peine perdue sur ces terres. Vers le nord!
Je jette un regard incompréhension à Claire. Nous ne sommes pas sensés avoir trois chevaux. Nous aurions dû en avoir deux.
