.

Comme toujours, petite section remerciements pour les personnes à qui je ne peux pas répondre directement : SeveraMaxima, MitsukiYaoi et Ana Snape ! Merci pour vos reviews continues (ainsi qu'à tous les autres reviewers bien sûr) et pour votre soutien (:

Bienvenue sur ce nouveau chapitre, qui marque le début de la dégringolade de la relation entre Sirius et Severus. Outre leur relation forcément tumultueuse, je les ai fait vivre dans une petite bulle jusqu'ici et il s'agit de ne pas oublier que la réalité, menaçante, est là autour d'eux et peut frapper à tout moment...

Bien sûr, après les derniers chapitres, il aurait été possible de partir sur un happy end - qui aurait sûrement donné quelque chose comme :

« Après avoir vécu d'intenses nuits de débauches pendant leurs vacances, Sirius et Severus se rendirent compte des profonds sentiments qui les unissaient et ils se déclarèrent leur amour éternel. Severus fut bien trop accaparé par ses sentiments vis-à-vis de Sirius pour songer un seul instant à rejoindre les méchants mangemorts. Après la fin de leurs études, Sirius rejoignit la formation des Aurors ainsi que l'Ordre du Phénix ; Severus ne put qu'être entraîné par la fougue de ce dernier, et lui-même rejoignit le côté du Bien. Aucune prophétie ne fut donc rapportée à Voldemort. Lily et James restèrent en vie. Le mage noir fut finalement défait par Dumbledore (parce que oui, quitte à avoir défait Grindelwald, il peut quand même bien s'occuper de ce satané Voldy). Et tout le monde vécu heureux jusqu'à la fin des temps dans le meilleur des mondes. The End. »

Bon. Mais ce serait un peu trop facile, et puis ça ferait tomber à l'eau la deuxième partie de cette fic que j'avais tant envie d'écrire : les retrouvailles mouvementées de Severus et Sirius à partir du tome 3, et l'évolution de leur relation au travers des années suivantes jusqu'à la fin du tome 7 !

Alors si vous voulez un happy end immédiat, navrée, mais vous pouvez arrêter votre lecture ici (...Non mais, non, attendez, je ne disais pas ça sérieusement, ne partez pas !). Mais si vous voulez que leurs aventures se poursuivent (et promis, au final j'offrirai une meilleure fin à Severus et Sirius que ce que leur a réservé JKR), alors je vous invite à découvrir ce nouveau chapitre !

.

Partie I

.

Chapitre 10

.

Sirius était particulièrement satisfait d'avoir réussi à convaincre Snape de passer les vacances de Pâques avec lui. Bien sûr le serpentard gardait son caractère et tenait à ses principes, comme par exemple ne pas passer toutes les nuits en compagnie de Sirius et aller manger dans la Grande Salle à chaque repas – Sirius avait néanmoins réussi à lui faire prendre un petit-déjeuner dans la Salle sur Demande. Snape était également le genre de personne qui avait besoin de se retrancher dans son espace personnel : il ne passait donc pas les journées entières avec le gryffondor, n'arrivant parfois dans la salle qu'en fin de matinée ou au cours de l'après-midi. Mais, tout de même, le temps passé ensemble était considérable – ce que Sirius prenait comme une victoire personnelle.

Sirius aurait souhaité que ce petit train de vie dure toutes les vacances, et c'est d'ailleurs ce qu'il pensait naïvement. Néanmoins, la petite bulle qu'ils avaient créé vint soudainement éclater, sans le moindre avertissement.

En ce début de deuxième semaine de vacances, après avoir réussi à convaincre Snape de partager un deuxième petit-déjeuner avec lui dans la Salle sur Demande, le serpentard avait comme d'habitude tenu à se rendre dans la Grande Salle pour sauvegarder les apparences. Sirius avait décidé de le suivre, tout en lui laissant quelques minutes d'avance pour éviter de réveiller le côté parano de Snape qui ne souhaitait absolument pas que quiconque les voit débarquer ensemble.

Lorsqu'il arriva dans la Grande Salle, Sirius jeta un regard négligent à la table des serpentards, voyant que Snape était effectivement déjà installé. Celui-ci ne manqua pas son coup d'œil mais choisit de l'ignorer superbement, comme il l'aurait fait normalement s'il n'y avait pas eu entre eux ces interactions secrètes des derniers temps.

Cependant, une fois assis, Sirius constata qu'il n'était pas le seul à jeter des regards à Snape : à la table des professeurs, Dumbledore et Slughorn le regardaient régulièrement. Sirius observa cet étrange manège de sa place, intrigué. Au bout de plusieurs minutes Dumbledore quitta la Grande Salle, mais Slughorn resta attablé même s'il semblait pourtant avoir fini son repas. Lorsque Severus termina son dessert, le directeur de Serpentard se leva et vint alors à la rencontre de son élève.

De là où il était, il était difficile pour Sirius de saisir ce que Slughorn disait à Snape. Il entendit vaguement « ...avons cherché ce matin », « directeur »... Mais sans réussir à saisir le fond de la discussion. Puis, impuissant, il regarda Snape se lever et suivre le représentant de sa maison. Bien que Sirius le suivit des yeux intensément, le serpentard ne lui adressa pas un regard.

Une fois qu'il eut fini de manger, Sirius se rendit à nouveau dans la Salle sur Demande. Il reprit ses révisions là où il en était, attendant que Snape revienne.

Il attendit une heure.

Puis deux.

Puis l'après-midi entière...

Mais Snape ne revint pas.

Que se passait-il ? Slughorn ne pouvait tout de même pas avoir séquestré Snape dans son bureau tout la journée. Alors quoi ? Le serpentard avait-il, par exemple, écopé d'une retenue pour une raison inconnue à Sirius ?

Quoi qu'il en soit, Snape ne pouvait tout de même pas être interdit de manger ; alors à l'heure du dîner Sirius décida de se rendre à nouveau dans la Grande Salle. Toutefois il fut bien obligé de constater que, là non plus, le serpentard n'était pas présent.

Une fois son repas terminé Sirius remonta rapidement jusqu'à la Salle sur Demande : peut-être avait-il manqué Snape et que celui-ci y était retourné entre-temps ? Cependant lorsqu'il y arriva, la Salle était vide de toute trace humaine. Il passa à nouveau la soirée à attendre... En vain.

Sirius se coucha dans la chambre créée par la Salle sur Demande, des pensées plein la tête. Que signifiait l'absence de Snape ? Pourquoi n'était-il pas revenu ? Il finit par s'endormir sur ces questionnements – qui influencèrent son sommeil : tour à tour il rêva que Slughorn noyait Snape dans un chaudron pour l'une de ses expériences, puis que le serpentard était renvoyé de Poudlard parce qu'il avait obtenu la note Troll à un devoir de Potions...

A son réveil, Sirius cligna des yeux plusieurs fois pour s'habituer à la luminosité du matin. Il se leva rapidement et ouvrit la porte qui donnait sur la pièce principale de la Salle sur Demande, pour constater que Snape n'était toujours pas revenu. Un pli soucieux lui barra le front.

Il essaya de prendre son mal en patience, tentant de se replonger dans ses révisions afin de faire passer le temps. Mais sa concentration n'était pas au rendez-vous, ses pensées revenant régulièrement à l'étrange disparition de Snape. La matinée lui parut interminable, et au bout d'un énième coup d'œil jeté à la pendule – qui semblait fonctionner au ralenti – Sirius se leva d'un bond. Il quitta la Salle sur Demande et parcourut les couloirs de Poudlard, espérant finir par croiser la route de Snape. Il passa par la Grande Salle, la bibliothèque, plusieurs salles d'études, jusqu'à arriver devant l'entrée des quartiers des serpentards... Il resta planté là quelques instants, se demandant comment savoir si Snape y était présent ou pas.

Et puis, l'idée vint à lui soudainement. Il fit demi-tour et se dépêcha en direction de la Tour Gryffondor. Une fois dans son dortoir, il fouilla les tiroirs des tables de chevets des ses amis. Est-ce que l'un d'entre eux l'avait prise... ? Finalement, il poussa un cri victorieux : la Carte du Maraudeur était bien là. Il la déplia rapidement, cherchant le point représentant Snape dans tout le château.

Cependant, même après plusieurs minutes d'inspection, il ne le vit nulle part.

L'idée sous-jacente à l'un de ses mauvais rêves de la nuit passée lui revint à l'esprit, mais Sirius secoua la tête à l'idée que Snape ait pu être renvoyé : cela n'avait juste aucun sens. Snape finirait forcément par revenir. Il fit alors le choix d'emporter la Carte avec lui dans la Salle sur Demande, bien résolu à continuer de l'étudier jusqu'à ce que le nom de Snape y apparaisse de nouveau.

Il patienta longtemps... Pratiquement toute la journée. Puis enfin, vers la fin d'après-midi, le point de Snape réapparut sur la carte. Sirius s'y pencha et fronça les sourcils en voyant qu'il franchissait les portes d'entrée de l'école accompagné du point portant le nom de Slughorn. Il les suivit yeux, jusqu'à voir les deux points se séparer à l'entrée de la Salle Commune des vert-et-argent : Snape se rendit dans son dortoir tandis que Slughorn faisait demi-tour pour rejoindre son bureau.

Sirius attendit de voir si Snape allait bouger, peut-être pour venir le rejoindre dans la Salle sur Demande... Ou peut-être, pensa-t-il en voyant l'heure avancer, afin de se rendre dans la Grande Salle pour le dîner ? Même si la Carte lui certifiait que Snape n'avait pas quitté son dortoir, Sirius alla tout de même dans la Grande Salle pour vérifier – et se nourrir un peu au passage. Mais Snape ne pointa pas le bout de son nez.

Sirius resta toute la soirée, assis en tailleur sur le lit de la chambre de la Salle sur Demande, à fixer sur la Carte le point de Snape qui ne semblait toujours pas vouloir bouger d'un pouce, tandis qu'un étrange et désagréable poids s'installait dans sa poitrine.

Il chassa définitivement l'idée absurde que Snape puisse être mort lorsqu'il vit son point faire un aller-retour jusqu'à la salle de bain de son dortoir. Alors quoi, Snape était-il malade ? Mais dans ce cas, il aurait plutôt dû se trouver à l'infirmerie... Sirius ressentit le poids dans sa poitrine s'alourdir tandis qu'une autre idée lui venait à l'esprit : et si Snape n'avait tout bonnement pas envie de le voir ?

Cette nuit-là, Sirius fit d'autres cauchemars. Un dans lequel c'était Slughorn qui interdisait à Snape de le voir après lui avoir tenu un sermon homophobe. Un autre où Sirius lui-même se retrouvait dans un tribunal, devant un jury composé de tous ses professeurs, qui choisissaient de le renvoyer de Poudlard pour avoir eu des « relations immorales avec un autre étudiant »...

Sirius se réveilla en sursaut, puis secoua la tête pour chasser les restes désagréables de ses mauvais rêves. Il reprit rapidement la Carte en mains, et passa tout le début de sa matinée à continuer à lorgner le point de Snape, comme si le fait de le fixer ainsi avait le pouvoir de téléporter le serpentard jusqu'à lui. Au fur et à mesure que les heures avançaient, Sirius commençait à réfléchir à un moyen d'entrer en douce dans les quartiers des serpentards, quand enfin sur le point répresentant Snape sur la Carte se mit à bouger. Il avait été rejoint par Slughorn, et Sirius regarda les deux points se mouvoir le long des couloirs jusqu'à quitter le château ensemble.

Sirius passa tout le reste de l'après-midi penché sur la carte, attendant de voir Snape et Slughorn revenir sur les terres de Poudlard. Lorsque enfin ils réapparurent, Sirius garda la carte dans la main et, sous le coup d'une impulsion, il sortit en trombes de la Salle sur Demande et courut comme un dératé dans les escaliers. Quand il arriva dans le Hall il aperçut Slughorn saluer son étudiant, puis partir en direction de la salle des professeurs tandis que Snape prenait la direction des cachots. Sirius descendit les dernières marches en manquant de tomber plusieurs fois dans son élan, puis piqua un sprint dans le but de rattraper Snape. Lorsqu'il le vit dans le couloir, s'apprêtant à franchir le passage menant à la Salle Commune des serpentards, Sirius l'interpella.

« Snape ! »

Celui-ci se retourna vivement puis, voyant qui l'appelait ainsi, il leva les yeux au ciel et fit tout de même mine de rentrer dans les quartiers des vert-et-argent. Sirius accéléra sa course et, après un magnifique dérapage contrôlé, parvint juste à temps pour glisser un pied à travers l'ouverture du passage.

« Black » siffla Snape froidement par l'entrebâillement.

Sirius resta un instant indécis face à la réaction du serpentard. Puis il se sentit adopter une attitude à l'opposé de ce qu'il ressentait réellement, dans une tentative de désamorcer la tension qui semblait s'être installée. Il s'appuya nonchalamment contre le chambranle et prit son air le plus innocent.

« Dis donc, c'est très joli tout ce vert chez vous » dit-il en désignant la décoration de la Salle Commune visible derrière l'ouverture du passage.

La technique parlons un peu de la pluie et du beau temps ne sembla pas porter ses fruits.

« Fous-moi la paix » répliqua Snape.

Sirius haussa un sourcil. Il ne se laissa néanmoins pas déstabiliser et continua sur sa lancée.

« Hm... Non.

- Comment ça, non ?

- Et bien, ''non'' comme pour dire ''non'' » répondit Sirius d'un ton faussement badin. « Tu veux un dessin ? Vous avez des crayons de couleur dans votre Salle Commune ? » dit-il tout en se tortillant, faisant mine de regarder derrière le serpentard.

Ce dernier se passa une main lasse sur le visage. Puis après un regard noir, il sembla réfléchir et fit soudainement un pas en avant, bousculant le gryffondor pour ressortir dans le couloir.

« Hé ! » s'écria Sirius après un instant de stupéfaction.

Il s'élança à la suite de Snape, tandis que ce dernier marchait d'un pas vif tout en actionnant les serrures des salles adjacentes jusqu'à finalement en trouver une qui soit ouverte.

« Là » fit-il en s'engouffrant dans une salle d'étude inutilisée, dans laquelle Sirius le suivit.

Snape referma la porte derrière eux puis croisa les bras sur sa poitrine et le toisa du regard.

« Quoi ? » lâcha-t-il finalement.

Sirius lui jeta un regard éloquent.

« Quoi ? »

Il fronça les sourcils. Snape ne comptait donc lui donner aucune explication ?

« Et bien je ne sais pas moi, dit-il en sentant l'irritation commencer à le gagner. Un jour on couche ensemble, et le lendemain tu disparais complètement. Tu m'expliques ? »

Les yeux de Snape lancèrent des éclairs.

« Black, arrête de croire que le monde entier tourne autour de ta personne.

- Non mais t'es gonflé ! Je me suis inquiété pour toi !

- Inquiété ?

- Bah ouais, t'as disparu d'un coup... Alors, tu m'expliques ?

- Non. »

Sirius cligna des yeux.

« Hein ?

- ''Non'' comme dans ''non'', fit Snape dans une imitation de Sirius – que celui-ci trouva fort mal jouée.

- Rah ça va Snape, répliqua Sirius. Fais pas ta tête de mule.

- Non mais en quoi ça te regarde au juste ? coupa le serpentard. Tu te prends pour qui, Black ?

- Ben, pour le gars avec qui tu couches.

- Je ne sais pas ce que tu t'es mis dans la tête, trancha Snape, mais ce qu'il s'est passé entre nous dernièrement ne change rien. Qu'est-ce que tu crois au juste, qu'on est soudainement devenus les meilleurs amis du monde ?

- Euh, non, je ne suis pas du genre à coucher avec mes meilleurs amis, rétorqua Sirius en ayant une pensée pour James, Remus et Peter.

- Et bien voilà, répondit Snape qui n'en démordait pas. Nous ne sommes pas amis, et pour ce qui est du reste, c'est sans importance. Et d'ailleurs, à partir de maintenant ça ne se reproduira plus.

- Hein ?! »

Sirius oscilla entre stupéfaction et colère. Qu'est-ce que c'était que ce nouveau délire de la part de Snape ?

Ce dernier s'approcha de lui d'un pas menaçant.

« Je suis sérieux, Black. A partir de maintenant tu vas me foutre la paix.

- Non mais ça va pas, qu'est-ce que- Hé ! »

Snape ne l'avait même pas laissé finir sa phrase et s'était détourné de lui, se dirigeant vers la porte en vue de quitter les lieux.

« Merde Snape, je te parle ! »

Sirius s'élança dans sa direction et l'attrapa par la manche – d'une manière un peu plus brusque que ce qu'il aurait souhaité, mais ses gestes réagissaient à la colère et à la pointe d'humiliation qu'il sentait palpiter dans ses veines.

Snape fit alors volte-face et Sirius se figea, abasourdi : le serpentard avait dégainé sa baguette pour en enfoncer la pointe dans sa poitrine.

Sirius cligna des yeux plusieurs fois pour réaliser que, non, il ne rêvait pas. L'air autour d'eux sembla alors se charger d'électricité, comme avant un qu'un orage éclate.

« T'es complètement malade » souffla Sirius en jetant un regard indigné à la baguette que Snape tenait toujours tout contre son sternum.

Le temps sembla suspendu, comme si lui aussi attendait de voir si l'orage allait finir par éclater ou non.

« Tu restes loin de moi » ordonna le serpentard dans un sifflement menaçant.

Sirius serra les poings, se retenant de dire ou faire quoi que ce soit uniquement de fait de la baguette pointée sur lui. Le silence orageux s'étira entre eux pendant un temps qui sembla interminable. Puis, finalement, Snape enleva sa baguette de la poitrine de Sirius d'un geste lent, comme prêt à parer une éventuelle attaque.

Estomaqué, Sirius regarda le serpentard partir ; et une fois de celui-ci quitta son champ de vision, il sembla comme exploser de l'intérieur et donna un coup de poing dans le mur de plus proche.

.

Snape est un immonde connard.

Voilà la pensée qui tournait en boucle dans l'esprit de Sirius. Pensée alimentée par la colère qu'il continuait à sentir bouillir à l'intérieur de lui : Snape l'avait traité comme le dernier des veracrasses, et Sirius se disait que le serpentard aurait bien mérité que son poing s'écrase sur son nez plutôt que dans le mur. Mais derrière la colère, bien qu'il faisait tout pour l'éviter, Sirius ressentait autre chose : de la honte. La honte de s'être fait rejeter, surtout après s'être donné si intimement à Snape. Pour chasser ce sentiment, Sirius repensait au regard haineux de Snape et alors la colère reprenait le dessus, telle une boucle sans fin.

Toutefois, au fil des jours, ses sentiments se calmèrent quelque peu et furent remplacés par des questionnements. Pourquoi Snape s'était-il comporté ainsi ? Bien sûr, le fait qu'il soit un immonde connard expliquait bien des choses. Mais... Et si ce n'était pas tout ? Le regard du serpentard avait donné l'impression à Sirius de revenir des années en arrière, lorsque James – souvent accompagné de Sirius lui-même, devait-il admettre – s'en prenait à Snape... Cependant, cette fois-ci Sirius ne lui avait rien fait. C'était Snape qui l'avait menacé, et non l'inverse. Qu'est-ce qui avait poussé le serpentard a avoir cette attitude ?

Le lendemain, Sirius retourna dans la Salle sur Demande. Il prit avec lui la Carte du Maraudeur et ses révisions, alternant entre les deux tout au long de sa journée : les révisions pour tenter de s'occuper l'esprit, et la Carte pour observer si Snape se décidait à venir à sa rencontre... Sirius en doutait au vu du caractère du serpentard ; toutefois, dans un coin de son esprit, il espérait que peut-être le vert-et-argent viendrait s'expliquer – et qui sait, après une engueulade en bonne et due forme ils pourraient finir par enterrer la hache de guerre au fond d'un lit...

Mais, évidemment, Snape ne vint pas. Ni ce jour-là, ni le jour suivant. A ce constat, Sirius décida d'abandonner la Salle sur Demande et les souvenirs qu'elle contenait. Le sujet Snape continuait tout de même à hanter son esprit, et c'est pourquoi il continua malgré tout à consulter la Carte régulièrement.

Deux choses l'intriguaient : Snape ne se rendait pas dans la Grande Salle pour les repas, et il continuait ses étranges allées et venues en-dehors de Poudlard en compagnie de Slughorn. Qu'est-ce que tout cela pouvait bien signifier ? La curiosité commença à prendre le pas sur la colère et la honte ; néanmoins Sirius possédait encore sa fierté, et il était hors de question d'envisager de demander à Snape de quoi il en retournait après que le serpentard l'ait traité comme il l'avait fait. Résultat : Sirius se retrouvait avec de plus en plus de questions et d'hypothèses non résolues, engendrant une frustration difficilement soutenable.

La fin des vacances passa à la fois lentement et rapidement : lentement car il lui semblait passer des heures sur ses pensées insolubles, et rapidement car lorsque les élèves revenus par le Poudlard Express envahirent à nouveau l'école il sembla à Sirius qu'il avait largement manqué de temps pour résoudre le sujet qui le taraudait tant.

Il accueillit néanmoins avec une certaine joie le retour des trois autres Maraudeurs, qui allaient ramener un peu de vie de leur dortoir et dans le quotidien de Sirius. Son sourire gagna en intensité lorsqu'il vit que James, Remus et Peter avaient tous les trois profité de leurs vacances pour ramener davantage d'ingrédients pouvant servir à la confection des feux d'artifices artisanaux qu'ils préparaient en vue de célébrer comme il se doit la fin de leur dernière année d'étude.

Ils triaient lesdits ingrédients au milieu des diverses anecdotes de vacances lorsque deux coups retentirent contre la porte de leur dortoir.

« James ? » appela la voix de Lily derrière la porte.

Le susnommé se leva pour rejoindre sa dulcinée.

« A plus tard les gars ! »

Sirius passa le reste de la journée en compagnie de Remus et Peter, et il ne s'offusqua pas lorsqu'après le dîner – lors duquel Snape avait enfin fait sa réapparition, mais Sirius avait bien pris soin de l'ignorer totalement – les deux autres Maraudeurs le laissèrent pour aller roucouler avec leurs petites-amies respectives.

Sirius pensait que James ne referait pas surface de sitôt lui non plus, toutefois il eut la surprise de voir que ce fut le premier revenu parmi les Maraudeurs. Tandis que Sirius était assis dans l'un des canapés de la Salle Commune, essayant de détourner ses pensées d'un certain serpentard en s'occupant avec un livre d'artihmancie aux vertus soporifiques, James le tira de ses pensées en venant s'asseoir à côté de lui.

« Sirius ?

- Hm ? »

Sirius releva la tête et constata que son meilleur ami le regardait d'un drôle d'air, et semblant du mal à prendre la parole.

« Dis, euh... Je voulais te demander... Tu es au courant... Pour Snape ?

- Snape ? De quoi Snape ? »

Le cœur de Sirius s'emballa soudainement. Pourquoi James venait lui parler de Snape ? Est-ce qu'il avait découvert quelque chose à leur sujet... ?

« Ben, je sais pas, reprit James. Vu que lui et toi vous avez plus ou moins... sympathisé...

- Sympathisé ? répéta Sirius dont la voix était peut-être monté d'un octave. Je n'ai pas sympathisé avec Snape » répondit-il avec empressement à l'entente de la pointe de désapprobation dans la voix de son meilleur ami.

Est-ce que devenir amants pouvait correspondre à la définition de « sympathiser » ? Est-ce que le fait que ledit amant avait dernièrement pointé sa baguette contre lui n'allait pas à l'encontre de ce concept ?

Néanmoins James ne s'embarqua davantage sur le sujet, et son air particulièrement sérieux déstabilisa Sirius un peu plus.

« Écoute... reprit-il. En fait, c'est Lily qui me l'a dit... »

Sirius ne lui avait jamais vu un tel air embêté.

« Quoi ? Tu peux accoucher s'il te plaît ?

- Ça va, ça va, répondit James d'un ton légèrement irrité. C'est que, quand même... Enfin, c'est un peu délicat quoi. »

Délicat ? James n'avait jamais fait dans la délicatesse, tout particulièrement concernant Snape. Il prit un instant avant de poursuivre, semblant chercher ses mots.

« Tu sais, Lily, elle vient du même village que Snape. Et en fait, elle m'a appris que là, pendant les vacances, et ben... Apparemment, il s'est passé des trucs graves entre ses parents.

- Des- Quoi ? »

Sirius resta abasourdi. Qu'est-ce que c'était que cette histoire ?

« Je sais pas exactement, répondit James. Mais bon, de ce que sous-entendait Lily, ça a l'air assez moche... Et, du coup, ben... Elle m'a demandé qu'on fiche la paix à Snape. Bien sûr je lui ai dit que c'était fini toutes ces vieilles histoires, mais bon, elle a vraiment insisté, alors... Tu comprends ? »

Sirius hocha lentement la tête tandis que les mots de James faisaient leur chemin dans son esprit.

Mais non, il ne comprenait pas.

Snape... Il y avait eu un problème avec ses parents. Quelque chose de grave apparemment. C'était pour ça qu'il était parti pendant les vacances ? Pour ça qu'il l'avait rejeté l'autre jour ?

Pourquoi Snape ne lui avait-il rien dit ?

.

Le lendemain avait lieu l'habituel cours de Potions du lundi matin. Dans la salle de classe, Sirius repéra Snape à sa place habituelle ; celui-ci avait le visage fermé, encore plus pâle que d'habitude, et son regard d'obsidienne fixait le tableau sans ciller, semblant ignorer le monde entier.

Durant toute la leçon, Sirius pensa à différents moyens de réussir à se retrouver seul à seul avec Snape à la fin du cours : le serpentard n'était toujours pas revenu vers lui malgré le temps écoulé, alors Sirius avait pris la décision d'aller lui-même le confronter, au plus vite. Mais comment s'y prendre ?

A la fin du cours, Sirius vit Snape ranger ses affaires à un tel rythme qu'il serait probablement dehors avant lui ; Sirius risquerait donc de le manquer. Alors, discrètement, il profita d'un moment d'inattention du serpentard pour lancer un sort de découpe par en-dessous de sa table tout en visant la lanière de son sac. Cela ne manqua pas : dès que Snape le mit sur son épaule, son sac tomba à terre et plusieurs de ses livres s'en échappèrent.

Bien. Il avait gagné du temps.

Ignorant le serpentard resté pour ramasser ses affaires, Sirius sortit rapidement de la classe à la suite des autres Maraudeurs. Puis, après avoir tourné à l'angle d'un couloir, il mima une soudaine illumination.

« Ah ! fit-il. M'attendez pas, j'ai un truc à faire ! »

Il vit James lui lancer un regard intrigué mais Sirius ne donna pas davantage d'explications, et il laissa les trois autres continuer vers leur cours de Divination tandis qu'il rebroussait chemin. Il arriva pile au moment où Snape quittait la salle de Potions, son sac rafistolé d'un sort sur l'épaule. Celui-ci se figea à sa vue.

« Snape » commença Sirius.

Celui-ci l'ignora et accéléra le pas en vue de le dépasser.

« Attends ! »

Sirius lui attrapa le bras au passage et le serpentard se retourna vivement pour se dégager de sa prise.

« Fous-moi la paix Black. »

En l'espace d'une micro-seconde, Sirius décida de jouer le tout pour le tout.

« Écoute Snape, je... J'ai appris pour tes parents. »

Face à lui, le visage de Snape sembla se décomposer. Le silence plana un temps, puis la stupeur sur les traits du serpentard fut remplacé par la colère.

« ...Qui ? » siffla-t-il finalement après ce silence de plomb.

Voyant le manque de réponse de Sirius – qui était bien embêté par la question, il ne se voyait mentionner James ni Lily – le serpentard l'empoigna par sa robe.

« Hé, lâche-moi !

- Qui t'a dit ça ?! s'emporta le vert-et-argent.

- Pas toi en tout cas » fit Sirius en attrapant la main du serpentard pour le faire lâcher.

Celui-ci sembla mi-interloqué mi-enragé à sa répartie. Il eut alors une exclamation dédaigneuse.

« Non en effet, cracha-t-il. Comment je t'aurais dit ça, hein ? "Salut Black, mon enfoiré de moldu père a essayé de tuer ma mère, puis sa magie a pété les plombs, et là les deux sont à l'hôpital. Sinon, tu veux qu'on baise un coup ?" »

Sirius resta abasourdi par ce qu'il venait d'entendre.

« Ton... Ton père a... Quoi ? » balbutia-t-il.

Les yeux de Snape s'écarquillèrent en voyant sa réaction, réalisant que Sirius n'avait pas été au courant de tant de détails. Le silence s'étira entre eux... Puis à nouveau le serpentard approcha son visage tout près de lui d'un air menaçant.

« Tu ne répéteras ça à personne, siffla-t-il rageusement.

- Je... Non... répondit Sirius. Bien sûr que non, pour qui tu me pr- »

Mais le serpentard ne le laissa pas finir et se détourna subitement pour reprendre sa course dans le couloir. Et, cette fois encore, Sirius ne put rien faire d'autre que de le regarder partir, cloué au sol par cette violente révélation.

.

Sirius avait passé la journée à ruminer les informations données par Snape, tentant de les démêler un fois le choc passé. Bien sûr il allait tenir sa parole et ne pas en parler autour de lui, ceci incluant les autres Maraudeurs ; toutefois Sirius aurait bien eu besoin de quelqu'un avec qui partager ses pensées. L'idéal aurait été Snape lui-même bien sûr, mais il était probable que ce dernier se terre encore plus profondément dans ses retranchements à présent, tel un animal blessé qui gronderait à toute tentative d'approche.

Il ne pouvait pas en parler à Snape, ni aux Maraudeurs... Sirius soupira. Il devrait composer seul face à ses pensées...

...Ou pas, se fit-il soudainement la réflexion en voyant la tête rousse qui arrivait en compagnie de James pour le dîner. Lily. Peut-être que si quelqu'un pouvait lui apprendre quelque chose, c'était bien elle...

Alors, une fois le repas terminé, Sirius déclina l'invitation à assister à l'entraînement Quidditch de James. Il le regarda partir de la Salle Commune en compagnie de Remus et Peter, puis il avisa Lily qui s'était installée seule dans l'un des canapés près de la cheminée.

Sirius s'approcha d'elle d'un pas hésitant.

« Lily ?

- Oui ? »

Elle se retourna vers lui tandis qu'il cherchait ses mots.

« Je, euh... Je voudrais te parler de... Et bien, de Snape.

- Quoi ? fit la rouquine qui sembla se tendre soudainement.

- En fait... Tu vois, James m'a dit pour ses parents. Alors j'ai voulu en parler à Snape, mais-

- Quoi ? fit-elle à nouveau, sur la défensive. Ne me dis pas que tu t'es servi de ça contre lui !

- Non non, s'empressa d'assurer Sirius. Écoute, je... En fait, ça fait un moment que... Enfin, je ne dirais pas que Snape et moi on est, euh, amis, mais-

- Amis ? s'étonna Lily. Snape et toi ?

- Oui, enfin, non justement, mais... En gros il a accepté de m'aider pour les révisions des ASPIC, et-

- Comment tu as réussi à faire ça ? rétorqua-t-elle d'un ton soupçonneux. Tu l'as menacé ?

- Hein ? Mais non, je l'ai pas menacé du tout ! Je lui ai passé mes notes d'Histoire de la Magie en échange. »

Les notes de Sirius avait déjà été utiles à Lily elle-même alors, lentement, la jeune fille hocha la tête.

« Bon, reprit Sirius avant de risquer d'être à nouveau interrompu. Et donc, disons que... Et bien on n'est pas devenus amis, mais... on s'entendait à peu près quoi. Sauf que, depuis les vacances... »

Sirius secoua la tête, perdant ses mots.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » demanda-t-il en regardant la jeune fille droit dans les yeux.

Lily pinça les lèvres.

« Je ne peux pas te le dire. C'est personnel, ça ne regarde que Severus.

- Il m'a dit... répondit Sirius avec précaution. Que... Enfin, que son père... »

Lily le regarda fixement ; apparemment elle ne s'attendait pas à ce qu'il détienne pareille information.

« Est-ce que c'est vrai ? » demanda-t-il.

C'était une question stupide. Pourquoi Snape mentirait-il sur une chose pareille ? Au fond ce n'était pas que Sirius doutait de sa parole ; il s'agissait davantage du fait qu'une telle horreur puisse se produire était difficile à accepter.

Lentement, Lily hocha la tête. Elle baissa son regard sur le livre posé sur ses genoux.

« C'est horrible » souffla Sirius.

De nouveau elle pinça les lèvres, puis finalement laissa échapper un long soupir teinté de tristesse. Puis, après un long silence, elle murmura une réponse.

« Les parents de Severus... Quand j'étais amie avec lui, parfois j'allais le chercher devant chez lui. Il ne m'a jamais fait entrer. Au départ j'étais un peu vexée, mais ensuite j'ai compris... Souvent il y avait des cris, des disputes. Mais je n'aurais jamais pensé que... Que ça pourrait aller jusque là... »

Le silence flotta un temps à nouveau.

« Est-ce que... Tu as pu parler avec Snape ? demanda Sirius. Pendant les vacances ? »

Lily secoua la tête.

« Non. Je ne l'ai pas vu. J'ai appris ce qu'il s'est passé par nos voisins... Quand je suis rentrée à Poudlard par contre, j'ai essayé de lui parler, mais... C'est peine perdue » soupira-elle.

Sirius fronça les sourcils.

« Comment ça, peine perdue ? Même s'il nous rejette il ne faut pas laisser tomber, il a besoin de-

- Sirius, le coupa Lily. C'est trop tard. J'ai essayé de l'aider, vraiment...

- Mais, enfin, tu peux pas dire ça comme ça ! Qu'est-ce que c'est que ce ton fataliste ?

- Tu ne comprends pas. »

Lily regarda fixement le sol et Sirius attendit. Il s'écoula plusieurs longues secondes avant qu'elle ne reprenne la parole d'une voix éteinte.

« Déjà quand on était enfants... Severus était mal vu à l'école primaire – l'école pour les enfants moldus, ajouta-t-elle devant le regard interrogateur de Sirius. C'était ce petit garçon bizarre, toujours mal habillé, complètement renfermé, à qui personne ne parlait jamais... Il y avait des enfants qui se moquaient de lui... Qui étaient vraiment méchants avec lui. Moi à l'époque je ne le connaissais pas vraiment – c'est seulement quand on a eu dix ans qu'on est devenus amis. Mais voilà, il y avait ça, plus son père... Parfois Severus avait des bleus. Il me disait que son père détestait la magie, et que s'il en faisait sans faire exprès ça le mettait dans une rage folle... »

Lily secoua la tête.

« Je me suis dit que lorsqu'on serait à Poudlard, cette fois au moins, il aurait une amie avec lui. Et que sûrement il s'en ferait d'autres – des sorciers, qui pourraient le comprendre, pas comme les enfants de l'école primaire... Mais les seuls amis qu'il s'est fait ce sont ces sang-purs de serpentards, avec leur idées extrémistes à propos des moldus, qui n'ont fait que renforcer ce qu'il pensait déjà. Et maintenant, avec ce qu'il vient de se passer... »

Elle sembla avoir la gorge serrée.

« C'est trop tard, murmura-t-elle. C'était sûrement déjà trop tard avant même que je devienne son amie en fait. »

Sirius haussa un sourcil.

« A t'entendre, on dirait que tu penses qu'il va faire un truc du genre rejoindre les Mangemorts » lança-t-il avec réprobation.

Il fut alors surpris par le regard que le adressa Lily. Un regard résigné et empli de tristesse...

« Hein ?! s'exclama Sirius. T'es pas sérieuse ! Enfin quoi, ok, il traîne avec ces abrutis qui approuvent les idées de Tu-Sais-Qui. Mais entre dire qu'on est d'accord avec ses idées et rejoindre la guerre... Il y a une différence quand même ! »

Lily pinça les lèvres à nouveau.

« Regarde, reprit Sirius. Moi dans ma famille ils sont tous pro-Tu-Sais-Qui. Ok. Mais ils ne font qu'en parler, personne n'a réellement rejoint ses rangs pour autant. Alors oui peut-être que Snape déteste les moldus, peut-être qu'avec ce qu'a fait son père c'est encore pire, mais... Ça ne veut pas forcément dire qu'il va basculer dans l'extrême pour autant. »

Tandis qu'il prononçait ces derniers mots Sirius sentit un doute s'insinuer un lui, une sensation froide qui le prit soudain au creux du ventre.

« ...J'aimerais te croire » finit par lui répondre Lily dans un souffle.

Mais Sirius vit dans son regard que ce n'était qu'un souhait et, qu'au fond d'elle, elle n'y croyait déjà plus.

.

.

.

Pauvre Sirius encore naïf et qui s'accroche toujours au déni... Il risque de tomber de haut. Mais évidemment, ça ne l'empêchera pas de faire une dernière tentative vis-à-vis de son serpentard préféré !

Et, bien sûr, pauvre Severus aussi... J'ai hésité à mettre un Trigger Warning au début de ce chapitre pour la thématique concernant ses parents, mais bon, peut-être que le fait que le rating de cette fic suffit... Au cas où : je le mentionne ici en vue du prochain chapitre, car même si on ne va pas rentrer dans des descriptions détaillées des faits on va quand même plonger dans les pensées de Severus à ce sujet.

Dans le prochain chapitre on retrouvera donc le POV de Severus sur ce qu'il s'est passé pour lui depuis les vacances ; puis on assistera à une tentative (quelque peu saugrenue) de Sirius vis-à-vis de notre cher serpentard, et enfin on conclura sur la fin de leurs années d'études à Poudlard... Avant d'attaquer la suite, quinze ans plus tard, dans le chapitre d'après !