Disclaimer : Magnificent Century Kösem est l'oeuvre de Yılmaz Şahin .
Résumé : Recueil d'OS en UA!Moderne sur Magnificent Century : Kösem et qui ne sont pas axés sur Osman et Meleksima.
Note de l'auteur : Cet écrit a été réalisé dans le cadre de l'atelier du Discord « Papotage, écriture, lecture et bonne humeur» du 23/02/2023. Soirée à thèmes. N°3: Thème 40 : Au hasard : Inspiré par le pitch du film Knight & Day : Que se soit pour se cacher, pour se couvrir ou pour faire passer un objet discrètement à la douane ou dans un aéroport ou autre, votre personnage choisit une personne au hasard dans la foule, mais tout se complique lorsque les deux se rapprochent et qu'un coup de foudre les unis.
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances d'Univers Alternatifs (13/50) + UA challenge 51 : Moderne!UA + Défi de Sarah et son cerveau n°58 : faire un UA!Modern + ACTION 150 : Avoir un coup de foudre + Quatre aspects de... Shannon (Lost) : 2/4 : Je viens avec vous : Écrire sur quelqu'un qui sort de sa zone de confort ou qui propose son aide
Il était une fois
Une aide providentielle
Hümasah regrette sa sortie. Déjà, quelle femme de son page sort en boîte ? Elle a trente-huit ans, pas dix-huit, c'est d'un ridicule… Profiter de son divorce, c'est bien mais autant le faire intelligemment, en buvant chez soi… Parce que là, sur le dancefloor se trouve son ex-mari.
Oui, sur la piste de danse, celui qui a fait de quinze ans de sa vie un enfer est là et il n'a toujours pas accepté la séparation, le fait qu'elle ait dénoncé les violences conjugales qu'il lui a fait subir : les gifles, les tentatives d'étranglement, les insultes… Sa propre mère, à qui elle s'était confiée, avait fermé les yeux. C'est son neveu, Ahmed, qui l'a convaincue que ce n'était pas une vie, qu'elle méritait mieux.
Alors, comme en plus elle a eu, pour le coup, la chance de ne pas avoir d'enfants, ce qui l'aurait liée à lui jusqu'à la fin des temps, elle a porté plainte et l'a assigné en divorce. Elle est divorcée, lui, il a été condamné à des dommages et intérêts pour tout ce qui découle d'un divorce pour faute.
Les bruits des danseurs, la musique, ont couvert aux oreilles des autres les insultes, les menaces. Et elle, elle a peur : il va vraiment la tuer. Elle aperçoit au loin un homme au bar sur le point de partir. Elle se précipite comme elle le peut.
-Excusez-moi…
L'inconnu est surpris mais quand il voit sa panique, elle remarque que quelque chose prend le dessus. Comme un genre de façade, un comportement de professionnel. Peut-être est-il soldat ? Ou policier ? Il en aurait la carrure. Entre deux âges, des yeux bleus superbes, les cheveux grisonnants, une barbe taillée avec soin, l'homme a la musculature discrète mais puissante des gens entraînés.
-Madame ?
-J'ai besoin de votre aide… Mon ex-mari est là et il me menace de mort…
-J'appelle la police.
-Pas tout de suite… j'ai besoin de sortir d'ici…
La menace se rapproche.
-Votre nom ? Demande-t-il
-Hümasah.
-Zulfikar.
Il observe celui qui arrive, fait en sorte qu'il les aperçoit avant de se fendre d'un sourire radieux. La jeune femme se dit qu'il est superbe. Il illumine ses traits, lui rend au moins dix ans de jeunesse et il y a des fossettes au niveau de ses joues.
-Hümasah ! Je suis si content de te revoir ! Ca fait quoi ? Deux ans ?
Elle comprend et joue le jeu.
-Oui, deux ans. Tu partais pour ta mission en Syrie.
Le duo regarde l'autre se décomposer quand il réalise qu'elle n'est pas seule et que son compagnon a les moyens de lui casser la gueule.
-Est-ce que tu accepterais de venir prendre un verre à la maison ? On a tellement à rattraper !
Elle saisit la perche tendue et le suit. Ce n'est qu'une fois dans la voiture de Zulfikar, lequel lui dit qu'il l'emmène au commissariat le plus proche, qu'elle éclate en sanglots. Ca n'en sera donc jamais fini ? Elle ne pourra jamais être en paix ?
-Ca va aller, Madame.
Il a laissé tomber l'acte.
-Il ne me laissera jamais en paix… il me frappait quand on était mariés…
-Des enfants ?
-Allah en soit remercié, non…
Ils arrivent. Là, Hümasah peut déposer plainte. Elle sait qu'il va y avoir une enquête, si ce n'est pas classé sans suite, il y aura sans doute une audience correctionnelle. Cela veut dire reprendre contact avec l'avocat, espérer qu'il y aura les interdictions de contact et de paraître au domicile. Sinon, ce sera classé et à part s'accumuler, rien ne sera fait. Elle avait envisagé de déménager, de mettre de la distance entre elle et lui mais pourquoi se serait à elle de partir ?
-Vous avez quelqu'un chez qui dormir ce soir ? Lui demande Zulfikar
Il s'avère qu'il travaille ici.
-Je ne peux pas rentrer chez moi ?
-Je vous conseillerai plutôt d'aller dormir chez un ami ou un proche. Il m'a paru éméché et il pourrait venir chez vous si vous avez gardé la jouissance de votre domicile.
Merde, il y a ça aussi…
-Mon neveu, Ahmed. Il n'habite pas très loin du palais de Topkapi avec sa femme et ses enfants. J'ai mon frère, Iskander, en banlieue.
Il y a sa mère aussi qui, pour toutes ses fautes, quand elle a réalisé que sa fille disait vrai, est devenue sa plus grande défenderesse.
-Appelez-les, voyez si quelqu'un peut rester avec vous.
-Et s'ils ne peuvent pas ?
-Je vous garderai chez moi.
Elle hausse un sourcil. Il réalise que ce qu'il dit peut paraître étrange : même en étant très dévoué à son métier et aux valeurs qu'il véhicule, on ne se donne pas autant pour un étranger, sinon, on n'a pas fini.
-Je serai honnête et si je suis inconvenant, je vous présente de suite mes excuses, c'est sans doute la dernière chose que vous ayez en tête en ce moment… mais quand je vous ai vue, je… comment dire…
Il rougit et bafouille
-Je vous ai trouvée très belle. Avoue-t-il, honteux, presque comme un adolescent confessant son amour pour la première fois
-Merci…
-Il ne se passera rien, bien sûr que non, mais…
-Vous me trouvez belle et vous vous sentez responsable de moi. Les deux mélangés, vous ne voulez pas qu'il m'arrive quelque chose parce que vous avez eu un coup de cœur.
-Voilà… Je suis navré, c'est très peu professionnel et c'est encore moins humain quand vous traversez une telle chose…
Hümasah lui sourit, amusée.
-Ne vous excusez pas, c'est flatteur pour moi de savoir que je peux encore plaire. Et de vous à moi, je vous trouve pas mal non plus.
Au final, Ahmed l'accueille sans aucune hésitation.
Cependant, quand Hümasah part, elle laisse son numéro de téléphone à Zulfikar, déjà pour pouvoir l'appeler plus tard et le remercier comme il se doit. Mais aussi avec cette promesse :
Le verre évoqué pour lui permettre d'échapper à la boîte de nuit, ils iront le boire.
Elle lui doit bien ça.
Et puis, qui sait, peut-être était-ce le destin, pour eux, de se rencontrer ainsi et d'éventuellement faire un bout du chemin ensemble.
FIN
