Disclaimer : Magnificent Century Kösem est l'oeuvre de Yılmaz Şahin .

Résumé : Recueil d'OS en UA!Moderne sur Magnificent Century : Kösem et qui ne sont pas axés sur Osman et Meleksima.

Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances d'univers alternatif (38/50) + UA challenge 51 : Moderne!UA + Défi de Sarah et son cerveau n°58 : faire un UA!Modern + M - UA!Modern + Vierge : Mehmed (le frère d'Osman) + Prénom 202 : Osman

Il était une fois

Le lit fraternel

Ils sont épuisés. Ils reviennent de Konya où ils ont dû gérer les affaires de leur arrière grand-mère, Safiye, qui vient de mourir. Son propre petit-fils, leur père, a refusé de s'en mêler. Safiye n'était pas une bonne personne. Osman ignore le drama, s'en fout et n'y est allé que par respect pour sa grand-tante Hümasah. Mehmed étant le seul autre de la fratrie à avoir le permis, ils y sont allés ensemble.

Sauf que là, ils sont à Bursa, à moins de deux heures de route d'Istanbul et la voiture est tombée en panne.

Ils sont levés depuis cinq heures du matin, ils ont roulé près de six heures, les jours ont été éreintants et l'aîné du duo peste entre ses dents : il se voyait déjà rentré chez lui, auprès de Meleksima et de leur bébé. Le voyage n'est pas des plus agréables non plus : pour éviter de s'engueuler, ils ne se parlent presque pas, ce qui est chiant au possible.

Et là, alors qu'ils sont KO, le destin a décidé de les emmerder un peu plus : la dernière chambre disponible n'a qu'un seul lit, certes double, mais un seul lit. Ils n'ont pas la force de repartir. Osman serre les dents, les poings et surtout lutte pour éviter de pleurer devant Mehmed. Il refuse de lui donner cette joie : la frustration, la fatigue, le manque de sa compagne et de son fils, lui qui est tout jeune papa. Ömer n'a que quatre mois et il s'en est déjà assez voulu de laisser sa concubine seule, même avec sa bénédiction, même en sachant que leurs parents lui avaient proposé de rester avec eux pour qu'elle ne soit pas seule. En plus, il a mal au crâne et le mauvais sandwich du midi lui reste sur l'estomac.

-Prends le lit, Mehmed. Je dors sur le canapé.

Parce que même au trente-sixième dessous, même si c'est Mehmed, il ne laisse pas un de ses cadets se péter le dos sur un sofa miteux.

Les aînés protègent les cadets.

-C'est toi qui as le plus conduit, tu mérites le lit. Argumente son demi-frère

-Mehmed, s'il te plaît, j'ai pas la force de me battre.

-Ou bien… Il est double. On peut toujours dormir à deux.

-Je dois vraiment être à l'ouest pour comprendre ce que je comprends…

-Ca ne m'enchante pas non plus de t'entendre potentiellement ronfler et péter. Mais c'est une nuit et on est tellement rincés qu'on dormira de suite.

Ils finissent donc par se partager le lit.

C'est Mehmed qui se réveille le premier le lendemain. Il observe son adelphe sommeiller et se demande, comme une épiphanie fulgurante, pourquoi il le déteste comme il le fait. Pourquoi Osman continue d'essayer, même en mettant des limites pour se protéger. Il se rappelle aussi les mots de leur arrière grand-mère qui avait dit à Osman un jour que si Kösem prenait bien soin de lui, ce qui était à son honneur, il ne serait jamais réellement son fils. C'est ce que lui-même a pensé.

Lui, il est son vrai fils.

Sauf qu'un vrai fils de sa mère ne traiterait pas son frère ainsi.

Il serait comme Murad, Kasim ou Ibrahim.

Oui, en vrai, une fois à Istanbul, ce serait bien d'aller peut-être consulter.

Et espérer que la patience d'Osman ne s'est pas étiolée sous ses brimades et son harcèlement.

FIN