Le clair de lune découpait 3 corps dans la pénombre, entrelacés, nus, sans dessus-dessous. Elle montait le premier avec fièvre, tandis que le second, le torse contre son dos enfonçait ses ongles dans sa peau, au rythme de ses mouvements.
Elle hurlait à s'en décrocher la mâchoire. Le premier jeune homme, allongé sur le matelas, épuisé, la peau perlée de sueur, les cheveux noirs trempés, serrait le matelas de toutes ses forces afin de garder le rythme, emporter par son plaisir, le cœur qui battait à 100 à l'heure, le corps arc-bouté, il allait jouir.
Il zieuta l'autre garçon qui lui faisait face, la jeune fille entre eux, évidemment. Ses tempes rouges, ses veines sorties dessinaient une carte sur son corps. Allait-il tenir ?
L'orgasme le prit de plein fouet, le second homme, pour faire bonne mesure, se moqua de lui
- « Tu ne tiens pas longtemps » souffla-il, heureux d'avoir gagné.
Il en profita également pour finir, se retira et se laissa tomber sur le coté
La jeune fille en profita pour se relever, essuya la sueur qui perlait sur son front, puis s'allongea quelques instants, son souffle encore haletant. Elle attrapa sa baguette et fit apparaître l'heure : « 22h45 ». Après avoir repris son souffle durant quelques minutes, elle se leva et s'habilla rapidement. Il fallait qu'elle soit rentrée qu'avant Helena s'en aperçoive.
Elle ouvrit le passage secret et s'y glissa sans bruit. Cette entrée était dissimulée derrière un tableau, menait à un couloir du deuxième étage. Elle descendit silencieusement, referma le tableau derrière elle et commença à arpenter les couloirs, à l'affut du moindre bruit.
Arrivée deux étages plus bas, elle bifurqua à droite.
Léger souffle court et joues rosées, elle arriva devant une rangée imposante de grands tonneaux. D'un geste précis, elle frappa le deuxième, en partant du bas, au milieu de la deuxième rangée. Aussitôt, une porte s'ouvrit, dévoilant une petite pièce aux teintes chaleureuses de jaune et de noir, ronde et confortable, avec un plafond bas. Elle prit la porte de droite et monta se coucher.
Le petit matin éclaira la chambre couleur jonquille, ses rayons dorés filtrant à travers les rideaux. Les jeunes filles s'éveillèrent doucement, profitant des premiers instants de la journée pour s'étirer et se préparèrent avec soin. Puis, se regroupant, elles prirent la direction de la grande salle, la démarche assez pressée, pour prendre leur petit déjeuner.
Elise accusant les courbatures de la nuit précédente, trainait le pas.
- « Dépêche-toi, » l'encouragea Helena, sa meilleure amie et présidente du club secret, un sourire complice aux lèvres. « Sinon, les meilleures places seront prises. »
- « C'est vrai, » répondit Élise, esquissant un sourire en retour, malgré la fatigue.
Helena lui prit la main et accéléra. Le groupe arriva enfin dans la grande salle, où les premières places se remplissaient déjà. Heureusement, leur table habituelle était encore relativement vide. Avec soin, elles choisirent leurs places, se positionnant de manière à être bien en vue, face à la table des Gryffondors. Pourquoi, vous demandez-vous ?
Elles échangeaient des regards complices, tout en gardant un œil discret mais attentif sur la porte. L'attente se prolongeait, jusqu'à ce qu'une des demoiselles donne un coup de coude à Helena. À cet instant, celui, ou ceux, qui les faisaient se lever si tôt pénétrèrent dans la salle, inconscient ou désintéressés par ce manège.
Les filles commencèrent à manger doucement, se laissant porter par le brouhaha qui croissait à mesure que la salle se remplissait. Elles échangeaient des regards complices, tout en gardant un œil discret mais attentif sur la porte. L'attente se prolongeait, jusqu'à ce qu'une des demoiselles donne un coup de coude à Helena. À cet instant, celui, ou ceux, qui les faisaient se lever si tôt pénétrèrent dans la salle, inconscients du manège qui se déroulait à leur insu.
Sirius Black et James Potter entrèrent dans la grande salle, l'uniforme froissé, la chemise à moitié sortie, comme d'habitude. Avec leur bande, ils s'installèrent à leur coin habituel de la table des Gryffondors, qu'ils avaient fièrement rebaptisé « places des Maraudeurs ». En balayant la salle du regard, Sirius croisa par hasard celui de la fille avec qui il passait ses nuits. Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres dans sa direction, avant qu'il ne se retourne pour s'asseoir, dos à elle, comme si de rien n'était.
Le groupe de Poufsouffle fan des Maraudeurs s'arrêta net de manger. Elles se regardèrent, perplexes, chacune espérant en silence que le sourire de Sirius était pour elle.
Helena serra la main d'Élise sous la table et chuchota, convaincue : « T'as vu ? Ce sourire, c'était pour toi, c'est sûr ! »
« Non, c'était pour toi, » répondit Élise en murmurant, un sourire en coin. Elles se sourirent l'une à l'autre, chacune essayant de se persuader que Sirius l'avait choisie.
Une fois le petit déjeuner terminé, elles prirent leur temps pour rejoindre la salle de cours, comme à leur habitude, en discutant des Maraudeurs. Helena, encore dans l'euphorie du sourire de Sirius, dit joyeusement : « Il a tellement de charme. Et ce sourire… » Elle jeta un regard plein d'étoiles à Élise, qui le lui rendit sans hésitation.
Les jours se suivaient, se ressemblaient, et le simple espoir de croiser James ou Sirius, ou même de s'asseoir près d'eux pendant les cours communs, était ce qui animait leur quotidien. Ces petits moments, aussi fugaces soient-ils, suffisaient à remplir leurs journées.
Elise était la plus chanceuse d'entre elles. Cette année, elle avait pour coéquipier Potter en potion. Potter qui, était plus intéressé par la rousse assise au premier rang. Mais peu importe lui disait Helena, car un, c'était Sirius l'homme de ses rêves et deux, il leur était impossible de passer 10min l'un sans l'autre, de sorte que Sirius passait le plus clair de son temps à la paillasse d'Elise. Elles espéraient que ce hasard permettrait un rapprochement.
Justement, aujourd'hui ils avaient potion. L'occasion de tenter une discussion lui dirent les filles.
Elise s'installa au fond de la classe, juste devant elle se tiendrait, quand ils arriveront, Sirius et Remus Lupin. Ses amies, hélas étaient loin.
Elle sorti ses affaires, regarda le tableau et parti sortir les ingrédients nécessaires.
A son retour elle vit Potter, le nez dans les bras, et Sirius, dans le même état. La discussion tant espérée de ses copines serait pour plus tard. Elle connaissait James, et donc commença la potion seule.
30min plus tard, il ouvrirait les yeux s'étirerait et demanderait à Elise ce qu'il fallait faire. Heureusement pour eux, il était bon élève et rattrapait très vite ses retards.
Le cours se passa calmement, et rien de notoire semblait arriver.
Sauf peut être ceci.
Alors qu'elle était absorbée par la coupe des racines avec James, le nez plongé dans son pupitre, Sirius se glissa discrètement devant eux. Il s'appuya sur la table comme s'il était lui aussi fasciné par les racines, mais ses yeux brillaient d'une lueur malicieuse.
Il chuchota à Élise, suffisamment bas pour que seuls eux puissent entendre.
- « Demain soir, 22h, même endroit ? »
James leur fit un clin d'œil et Élise, le regardant du coin de l'œil, acquiesça discrètement. Pas assez, hélas.
- « Sirius t'a parlé, » lui dit Helena, l'air ravi. « Je suis tellement contente pour toi ! Tu dois être aux anges, qu'est-ce qu'il t'a dit ? » elle semblait pleine d'espoir.
- « Rien d'intéressant, » répondit Élise tristement. « Il m'a juste demandé si c'étaient des racines de valériane. »
- « Zut. Peut-être la prochaine fois » la rassura son amie avec douceur.
- « Ou peut-être toi, » ajouta Élise en essayant de sourire. « Tu es dans son groupe de travail pour le prochain devoir de métamorphose. »
Helena lui fit un clin d'œil, accompagné d'un sourire radieux, ce qui fit grimacer Élise intérieurement.
Les heures défilèrent, et Élise se perdit dans ses tâches quotidiennes, tentant de chasser cette conversation de son esprit. Le lendemain passa dans la même routine, jusqu'à ce que la nuit tombe enfin.
Comme à chaque fois, elle prétexta une séance de yoga dans la salle secrète qu'elles avaient découverte en suivant les Maraudeurs. Un alibi bien rodé pour dissimuler ses véritables intentions.
Sur la pointe des pieds, elle se rendit au lieu de rendez-vous. Elle prit sa baguette et activa le tableau qui s'ouvrit sur un passage étroit mais peu profond qui menait à une salle relativement petite, pourvue d'un matelas à même le sol et de deux chandeliers sur pied.
Elle avança dans la pièce, et n'eut pas le temps de constater qu'elle était seule que déjà elle senti une première personne s'approcher doucement et lui prendre la taille.
La seconde, James, se mit face à elle, ses mains touchant sur ses hanches alors qu'il souriait. "Salut. Elise"
"Salut les gars" les salua-t-elle
James lui fit un sourire narquois, alors même que les mains se déplaçaient sur ses seins.
Les doigts de James attrapèrent l'ourlet de sa jupe. Elle pouvait sentir l'envie de Sirius pressé contre son dos. James se mit à genoux.
Il la regarda fixement, ses mains glissant ses sous-vêtements le long de ses jambes. Sa tête se baissa sous sa jupe et Elise soupira quand elle sentit sa langue.
"Chut," sourit Sirius. Sa tête retomba contre son torse, et elle le regarda, alors qu'il défaisait sa chemise et tirait son soutient gorge vers le bas.
James glissa deux doigts, amorçant des mouvements.
Sirius s'était pressé contre ses fesses, lui prit le menton et entra sa langue dans sa bouche.
Elle senti ses jambes devenir coton, et commença à vacillée, heureusement rattrapée par Sirius qui la maintenait debout. Tremblante, elle jouit.
James enleva sa main, et Sirius cassa son baiser. Elle les laissa la guider sur le lit, tous les deux enlevant leurs chemises et défaisant leurs pantalons.
James tomba sur le lit. Elle s'installa sur lui et le guida en elle.
Sirius toujours debout s'approcha d'eux. Il se trouvait maintenant à hauteur de la tête d'Elise. Elle baissa son boxer et le prit en bouche.
Chevaucher James tout en ayant Sirius en bouche était une tâche délicate, mais elle commençait à en avoir l'habitude.
Sirius lui attrapa les cheveux et ondula à travers ses lèvres. James de son coté, lui attrapa les hanches et amorça des mouvements de bassins.
Elle se démenait avec force.
Elle senti Sirius tressaillir, la main qu'il avait dans ses cheveux se durcir, et les coups de reins de James devenait erratiques.
James s'affaissait le premier, lui laissant le champ libre pour se concentrer sur sa bouche.
Elle accéléra, et senti Sirius venir. Il vacilla, manqua la chute mais réussi à tenir debout. Elise retira sa bouche, avala rapidement, tant le goût n'était pas fameux.
Élise se releva, fit quelques pas, et se pencha là où ils avaient laissé leurs vêtements éparpillés. Elle entreprit de chercher sa baguette pour lancer un sort de nettoyage. Une fois fait, elle ramassa leurs fringues respectives et les balança aux garçons, qui continuaient de se chamailler. Elle se rhabilla en silence, les observant du coin de l'œil. Puis, se retournant, elle leur adressa un sourire avant d'amorcer son départ.
- « Dis, » l'interpella Sirius, tandis que James, complice de la situation, s'éclipsait discrètement. « Je me demandais si ça te dirait qu'on officialise. C'est trop chiant de devoir t'envoyer des bouts de papiers ou d'attendre le cours de potion. » « Tu veux sortir avec moi ? Alors que je couche avec vous deux ? »
- « Tu veux sortir avec moi ? Alors que je couche avec vous deux ? » répondit-elle, un sourcil levé.
- « Je ne suis pas jaloux. Tant que je suis là. Si ça t'embête, on jarte James. Il comprendra, il est toujours à fond sur Evans. »
- « Non merci, » rétorqua Élise, sérieusement.
Sa réponse le surprit, et il la fixa, interloqué.
- « Je ne suis pas amoureuse de toi, Sirius. Pas plus que de James. Et l'anonymat me convient très bien »
Il ouvrit la bouche pour répondre, mais elle le coupa.
- « T'es un bon coup. Et c'est très sympa »
- « Vous me suivez partout avec tes copines, » répliqua-t-il, un peu désorienté.
- « Oui, fondue dans la masse des fans de Sirius Black et James Potter. Belle couverture, tu ne trouves pas ? » lui demanda-elle de son sourire timide
- « Ouais … » répondit-il, souriant mais un peu décontenancé. Ne vous méprenez pas, il n'était pas fou d'elle, mais il l'aimait bien, et après tout, pourquoi ne pas sortir avec des filles qu'il apprécie vraiment pour changer ?
Il se reprit, et lui demanda polisson
- « Et pourquoi tu veux rester transparente ? Aurais-tu un petit secret que tu ne veux pas qu'on découvre ? »
Elle secoua la tête, et commença à récupérer son sac
- « Non et toi ? » elle amorça un départ.
Il secoua la tête, un sourire en coin.
- « A plus tard Sirius. Si notre arrangement tient encore » lui sourit elle
- « Bien sur » mais il semblait un peu déçu.
C'était bien la première fois que quelqu'un faisait semblant d'être amoureux de lui. Aimait-elle James en secret ? Lui qui était obsédé par Lily ? Ou peut-être Remus, avec qui elle aimait discuter pendant les cours de potions. Se serait-elle rapprochée d'eux pour mieux approcher Remus ?
Sirius la regarda partir, un peu perplexe.
Mais la réponse était moins simple et bien plus triste.
De retour dans son dortoir, Élise trouva Helena déjà endormie. Elle s'approcha doucement, remettant la couverture en place sur son amie. Elle se retint de la regarder trop longtemps, de peur que son cœur ne trahisse ses pensées. Puis, elle se glissa dans son propre lit, se tournant vers la fenêtre pour fixer l'horizon.
Pourquoi l'amour devait-il être si cruel ?
Ca faisait très longtemps que je n'avais pas publié, j'ai décidé de m'y remettre. J'en ai propfité pour corriger quelques coquilles dans "Pour une colle..." et "On ne vit...". J'espère que cette petite nouvelle vous a plu :) J'ai plein de traduction à reprendre
