Je ne possède aucun des personnages de la série

Ce texte a été écrit pour un atelier de la Fabrique à Plumes avec les contraintes suivantes : Troisième contrainte : A est blessé mais décide de faire comme si de rien était. Il continue à vivre sa vie (tandis que B continue à lui dire de chercher de l'aide). Finalement, A admet qu'il a besoin d'aide (soit parce qu'il tombe de douleur, soit parce que B arrive à le convaincre)

En espérant que cela vous plaise !

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


Aller au bout de ses forces

Hardison tourna la tête en direction de Parker qui lui fit un haussement d'épaules qui montrait qu'elle n'avait pas plus d'arguments que lui alors le hacker se leva de son fauteuil et se dirigea vers la salle de bain où Eliot s'était engouffré. Quand il entra son ami jetait dans la poubelle de la gaze tachée de sang et tout ce qu'il avait utilisé pour se soigner.

- Je t'avais dit t'attendre, je n'en ai pas pour longtemps Hardison.

- Tu as pris une balle dans le ventre Eliot, elle a peut-être évité tout organe vital, mais ta place est à l'hôpital. Ta perte de sang, l'infection, tu…

- Tu crois que c'est la première ? J'ai retiré la balle, tout va bien.

- Eliot, tu…

- Dis-moi plutôt comment on fait tomber ce salopard, marmonna Eliot en sortant de la salle de bain d'un pas rapide.

Hardison le suivit et fit un signe d'impuissance à Parker qui le regardait. Eliot ne se soucia pas de la jeune femme, se glissa dans la cuisine et attrapa une bière qu'il décapsula avant de revenir vers eux.

- Bon, ce qu'on sait c'est que notre banquier a une vraie armée de gardes du corps, tous anciens militaires. C'est donc qu'il n'est pas tout à fait net et on n'a toujours pas identifié le type qui lui servait de contact.

- Tu n'as pas besoin d'aller à l'hôpital ? Lui demanda Parker en se rapprochant de son ami.

Sans lui demander la permission, la blonde posa la main doucement sur sa blessure et Eliot frémit.

- Hey ! Ne touche pas et je n'ai pas besoin d'hôpital.

- Sûr ?

- Tu ne vas pas t'y mettre toi aussi Parker !

La blonde baissa la tête et marmonna.

- D'accord, fais donc ce que tu veux.

Eliot hocha la tête et continua à repasser les éléments avec ses amis. Tant que Sophie et Nathan ne les avait pas rejoints, il fallait qu'il gère cette affaire, mais il était tard et si lui ne dormait pas plus de 90 minutes par nuit, ce n'était pas le cas de ses amis. Il remit donc le reste au lendemain et prit un livre pendant que Parker montait se coucher. Hardison lui lança un regard noir.

- Tu ne voudrais pas monter te coucher aussi ?

- Tu ne vas pas me lâcher ?

- Eliot, tu es solide, je le sais. Tu nous protège, mais on tient à toi tu sais. Je m'inquiète.

- Tu n'as pas à le faire, répondit Eliot en se levant, mais il avait été trop rapide.

Des vertiges l'assaillirent et il se serait écroulé si Hardison ne l'avait pas rattrapé par le bras.

- Hey ? ça va ?

- Oui, juste un faux mouvement et…

Eliot se tut pour gémir plaintivement et Hardison passa son bras dans son pour le soutenir.

- Je n'en ai pas l'impression.

- Je ne sais pas ce que j'ai…

- Moi si, répondit Hardison dont la main s'était posée sur la joue de son ami. Tu as de la fièvre.

- Je vais bien…

- Mais moi j'ai besoin de me rassurer, laisse-moi t'emmener à l'hôpital.

Eliot ne répondit pas, fit un pas pour se détacher de son ami, mais les vertiges revinrent brutalement et la main d'Hardison lui agrippa plus fermement le bras.

- Tu ne tiens pas debout.

- D'accord, j'ai peut-être laissé un éclat…

- Alors rassis-toi, je vais aller chercher la voiture.

Hardison le fit asseoir sur le canapé et Eliot murmura quand Hardison se redressa.

- Je suis désolé…

- De quoi ? D'avoir pris une balle pour nous protéger ? C'est moi qui suis désolé Eliot, mais ne t'en fais pas, ça va aller, je vais prendre soin de toi.