Épilogue
Bordel de merde. Sam n'imaginait pas finir sa journée comme ça. Assis sur une chaise dure de l'hôpital sorcier, il patientait depuis plusieurs heures et observait les lumières de l'étage clignoter à intervalle régulier. Des cris s'entendaient de la chambre, le médicomage était sorti depuis un moment lui adressant un sourire contrit, mais le couple resta enfermer à l'intérieur.
BAM ! Et un autre objet cassé, Sam se demanda combien Hermione en avait encore sous la main.
— Tout est de ta faute ! Putain ! hurla-t-elle comme une damnée.
Là vous ne comprenez rien, alors laissez-moi vous éclairez un peu.
5 mois plus tôt…
Il y a un an jour pour jour Ved'ma dit oui à Bucky, il y a un an jour pour jour ils rencontrèrent ses parents. À présent, toujours aussi heureux et amoureux, le couple vivait paisiblement sa petite vie bien loin des conneries des sorciers anglais. Hermione donnait des cours à l'université magique, revenant à sa toute première passion, et James aidait le vieux Carlos au garage.
Cette vie leur convenait, les horaires étaient chouettes, ils pouvaient chercher Severus à l'école, emmener Molly à son club de danse ou aider Ted avec ses devoirs universitaires. Car oui, l'adolescent avait obtenu haut la main ses aspics avec plusieurs années d'avance et étudiait désormais sa première licence. Il en voulait trois au minimum.
— Savoir c'est pouvoir ! affirmait-il.
Cet après-midi là, Bucky se rendit chez les Wilson les mains dans les poches. Il déposa sa moto sur le bas côté et toqua avant d'entrer, il fit bien ! Sarah et Peter Quill se détachaient l'un de l'autre après un très long baiser, s'il notait leur manque de souffle.
— Salut, Ved'ma est là ? demanda-t-il.
— Non pas encore. Severus est dans le jardin avec les garçons.
— Merci.
Au pas de course, l'homme se rendit dans le jardin où Sam se « battait » avec ses neveux et son filleul. Heureusement Severus savait controler sa super force maintenant, il aurait sans doute blessé les autres dans le cas contraire. Âgé de sept ans maintenant le garçon n'allait pas tarder à fêter son huitième anniversaire, en février plus exactement.
— Bonjour tout le monde.
Les garçons répondirent dans une symphonie indistincte, seul le bruit de Sam tombant lourdement par terre fut perceptible.
— HOURA ! On a gagné ! s'exclama Aj.
— C'est pas juste, Sev a triché, se plaignit Captain America.
À plusieurs mètres de là, le garçon lui réserva un sourire malicieux et s'enfuit courir avec ses cousins après avoir salué son père.
— Bah alors on se ramollit ? taquina-t-il Sam.
— C'est la faute de ton fils, tu lui apprends trop de chose.
— Il t'a pas touché.
Certainement pas, mais Severus savait manier sa magie bien mieux qu'un gamin de son âge. Bucky n'avouerait pas à Sam pourquoi il trébucha pour autant, c'était bien trop drôle de le laisser croire s'être fait battre par ses neveux.
— Mouai.
Buck aida son ami à se relever et lui tendit une bière, comment l'avait-il volée dans la cuisine sans se faire tacler par Sarah ? Sam ne préférait pas savoir. Ils s'installèrent tous les deux dans l'herbe, regardant les gosses faire des âneries.
— Et alors tu as prévu quoi pour votre anniversaire de mariage ? demanda le noir. Aller Buck tu peux me le dire non ? Je garde tous tes secrets !
— La dernière fois que tu as gardé l'un de mes secrets j'ai dormi sur le canapé, alors pas question !
— T'abuses vieux, c'était même pas ma faute en plus, Mione devait bien savoir que Severus c'était cassé un truc.
— Tu étais pas obligé de lui préciser comment ! En plus il avait déjà guéri avant même qu'elle ne l'apprenne, j'ai crû qu'elle allait me faire un arrêt cardiaque !
— C'était un arbre de huit mètre de haut Buck, on a de la chance qu'il soit surhumain ce gamin.
Il n'avait pas tord, seulement Bucky connaissait bien mieux l'histoire : Severus avait voulu imiter ses parents et s'était persuadé que sauter d'un grand arbre ferait un « effet de style » comme disaient ses copains d'école. Inutile de préciser qu'il fut puni pendant une semaine.
— Un tour en bateau, ronchonna-t-il.
— Chouette, mais vous connaissez pas la baie par cœur ?
— Un tour en bateau à des miliers de kilomètres sur une île appelé Hawaïe, tu connais ? nargua Bucky.
Sam lui mit un coup de poing dans l'épaule, se faisant plus mal qu'autre chose, et Bucky rit de sa tentative râté.
— J'arrive pas à croire que vous partez trois jours, comment vais-je survivre à vos enfants, à ceux de Sarah et à la présence de Quill ? geignit-il.
— Sois heureux, elle n'a pas choisi Nott.
— Ouai mais Nott vit sur Terre lui !
— Au moins il a pas l'ado Groot avec lui, le dernier dîner de famille était comique…
— C'est l'histoire de trois super-héros, un gars de l'espace, un mini super-soldat, un demi-lycan et un adolescent arbre. Ça sonnerait comme une mauvaise blague.
Les deux hommes rirent ensemble, et si Bucky fut entraîné par les garçons pour jouer, Sam lui souhaita un ironique : « Bonne chance ! ». Diantre, le bougre lui piquait ses expressions ! Soudain le jardin s'illumina d'une belle couleur bleuté, un animal translucide courrait dans leur direction et s'arrêta juste devant Bucky. La bouche fermé, pour ne pas baver, l'homme fixa le gigantesque loup-garou devant ses yeux.
— Salut Pap's ! Je suis à l'hôpital avec Mam's, elle a fait un malaise pendant son cours, j'ai envoyé tonton Bill pour te faire transplaner ici. T'inquiètes pas hein, les docs disent que c'est rien. Elle m'a ordonné d'aller direct chez Victoire donc j'espère que vous pourrez quand même partir en voyage ce soir ! À bientôt, bisouuus.
Son sang se glaça dans ses veines, immédiatement Bucky pensa au pire. Et si le sérum de super-soldat qu'il lui avait été injecté la tuait à petit feu ? Et si lui aussi était entrain de mourir ? Qui s'occuperait de Sev et Ted ? Et merde ! Sev, serait-il malade lui aussi ? Avait-il une chance de survie ?
— Mec ! l'appela Sam pour la quatrième fois.
Bucky prit une profonde inspiration, le cerveau tournant trop vite à son goût. Heureusement Cas, AJ et Sev étaient rentrés à l'intérieur avant l'arrivé du patronus, il refusait d'imaginer l'état de son fils maintenant.
— Je dois y aller.
— J'avais compris. Va rejoindre ta louve du dimanche et tiens-nous au courant ok ?
— Ouai ouai.
Au milieu du jardin transplana alors Bill Weasley, sans échanger un mot les deux hommes partirent en direction de l'hôpital magique dans un « plop » sonore. Les couloirs se ressemblaient un peu tous, et si Weasley ne fut pas avec lui Bucky se serait perdu à coup sûr.
Ved'ma n'était jamais malade. Ved'ma ne tombait jamais dans les pommes. Ved'ma survivait à des explosions de lance-roquettes. Alors pourquoi diable se retrouvait-elle là sans raison apparente ? Cela ne pouvait être que grave à ses yeux. Éloigner Ted n'était qu'un subterfuge pour analyser la situation.
Devant la porte 3 du quatrième étage, Bill s'arrêta et lui indiqua qu'il repartait immédiatement : apparemment le véla de sa fille Dominique s'amusait à ressortir ses derniers temps et Fleur n'arrivait pas à la gérer toute seule.
TOC-TOC-TOC.
Inspirant un bon coup, Bucky ouvrit la porte lorsque la voix enraillée de sa louve se fit entendre de l'autre côté. Il la trouva allité, lisant et relisant encore une feuille de résultat.
Hermione redressa brusquement les yeux lorsqu'elle entendit la porte se refermer, en deux petites enjambées son loup était près d'elle et essuyait les larmes roulant sur ses joues.
— Qu'y-a-t-il Ved'ma ? Qu'est-ce que les médecins ont dis ?
D'une main tremblante, la brune tendit le morceau de papier à Bucky. Des chiffres, des noms à coucher dehors, d'autre chiffre, ah ! Un mot qu'il connait : prise de sang. Chouette. Son regard fut attiré par une ligne entourée en vert, apparemment le chiffre ne correspondait pas à la norme mais Bucky ignorait ce que cela voulait dire.
— James dis quelque chose… supplia Hermione.
Elle pleurait, encore. Pourquoi ? Il n'y comprenait rien.
— Dans la santé comme dans la maladie mon amour, la rassura-t-il.
Raté, elle pleura de plus belle. Merde Bucky fait quelque chose ! Le brun s'assit doucement sur le lit de sa femme et la serra dans ses bras, ignorant ce qu'il se passait exactement.
— Je ne suis pas malade James.
— Ok, fit-il septique.
— Tu n'as aucune idée de ce que sont les Bêta HCG n'est-ce pas ?
Enfin un miniscule sourire se glissa sur son visage, la tête enfouit dans son cou Bucky la sentait triturer ses cheveux alors qu'il lui mordillait la peau.
— Aucune idée, tant que tu vas bien je m'en fous.
Hermione le repoussa légèrement, surpris James l'interrogea du regard et elle l'invita à grimper et se poser contre la tête de lit. Enfin elle se réfugia dans ses bras et lui expliqua.
— D'après les médecins je suis enceinte.
La première réaction de James fut exactement celle à laquelle la sorcière ne pensait pas, il se détacha subitement d'elle, les yeux brillants d'excitation et chercha la moindre parcelle de sincérité dans son regard.
— Pour de vrai ?
— Oui.
Il n'y eu pas de question sur le pourquoi ou le comment, le pourquoi ils le connaissaient tout les deux : un excès virulent de sexe. Le comment en revanche était une très bonne question, après tout Hermione prenait sa potion tous les mois, une potion avec un pourcentage de conception de 0%. Comment était-ce possible ?
— On attend un bébé, murmura Bucky. Je vais être papa !
Son cri se répercuta sans doute dans tout l'étage, une main sur les lèvres Hermione pouffa devant le comportement de son loup.
— Oui Jamie, tu vas être papa.
— Et vous êtes tous les deux en bonne santé ?
— En parfaite santé.
Bucky n'attendit pas un instant de plus pour sauter sur les lèvres de Ved'ma, lui coupant le souffle et ravageant sa bouche avec sa langue. Quand ils se détachèrent, les cheveux de la sorcière formaient une immense couronne au-dessus de sa tête et ses joues se teintaient d'un rouge soutenue.
— Je t'aime, murmura-t-elle à son oreille en profitant pour attaquer son lobe.
— Attend une seconde… Ça fait combien de temps qu'il est là-dedans ? l'interrogea Bucky.
Une main sur le ventre de sa sorcière, il entendit alors un petit battement régulier, le battement d'un minuscule petit cœur. Comment avait-il fait pour ne pas s'en rendre compte auparavant ?
— 4 mois… C'est un déni de grossesse, lui apprit-elle.
Inquiet le super-soldat demanda, le plus sérieusement du monde :
— Merde, est-ce qu'on le blesse lorsqu'on fait l'amour ?
Fourbe, Ved'ma éclata de rire. Bucky se renfrogna, se sentant bien con devant le manque de connaissance anatomique qu'il accumulait.
— Non, bien sûr que non.
D'un geste de main, Hermione amena une feuille et un stylo à elle, se faisant un devoir d'éduquer son loup sur l'anatomie de l'appareil génital féminin…
3 mois plus tôt.
— Non c'est non ! entendirent Teddy et Yori de la rue.
— Et bien ta mère a de sacré poumon jeune homme, pourquoi s'énerve-t-elle ainsi sur ce pauvre Bucky ?
— Il est dix heures, la raison la plus probable est qu'il ait beurré sa tartine de confiture, admit l'adolescent le plus sérieusement du monde.
— …
— Alors je vous accompagne chez Mme Nilborn ou pas papi Yori ? Non pas que je m'ennuis avec vous, je vous adore, mais j'ai promis à Vic' de l'emmener prendre un café.
— Ohlala les jeunes, tellement pressé de découvrir le monde, rit le vieil homme. Aller montre-moi le chemin.
Au domicile des Barnes, Bucky essayait tant bien que mal de supporter sa Ved'ma, sa femme. Elle n'était pas encore enceinte jusqu'aux dents, du moins elle parvenait à se déplacer sans soucis, mais le problème étant qu'il adorait la gâter. Beurrer sa tartine faisait partie des petites attentions dont il raffolait. L'attention de trop apparemment.
— Ça suffit James ! Je peux accepter beaucoup de chose mais cette fois j'en ai marre ! J'apprécie que tu prennes soin de moi mais tu ne peux pas toujours être derrière mon dos, je vais finir par faire un arrêt cardiaque ! J'aime que tu me masses les pieds, que tu vérifies si je n'ai besoin de rien mais tu n'as pas besoin de me précéder dans chaque pièce pour vérifier s'il y a un danger ! Encore moins d'interrompre nos jeux avec les garçons quand tu estimes que je ne peux pas le gérer ou m'interdire les virées shopping entre fille ! Et je peux beurrer mes tartines toute seule !
Hermione n'en pouvait plus, elle était littérallement furieuse, ses cheveux crépitaient dans tout les sens. La magie voltigeait viollement dans la pièce, heureusement Severus et Molly étaient à l'école.
— Je veux juste que vous soyez en sécurité tout les deux ! essaya-t-il de la calmer, les mains en l'air en signe de redition.
— TU M'AGACES !
Un vase explosa dans la pièce et Bucky recula d'un pas. Ce n'était plus de la fureur à ce compte là, c'était carrément un ouragan.
— Hermione… ma Ved'ma… ma louve… Je t'aime… Ne pleure pas s'il te plaît.
— MAIS MOI AUSSI JE T'AIME ET JE NE PLEURE PAS D'ABORD !
Il fallait pas mal de courage pour avancer vers une Hermione Barnes furieuse, encore plus pour la prendre entre ses bras, pourtant Bucky ne se positionnerait jamais comme un gryffondor. Poufsouffle était une belle maison. S'il était sorcier, il y serait sans doute allé. Ved'ma se débattit mollement puis sentit deux mains surélever son ventre arrondit et se détendit contre le torse de son mari.
— Je devrais te castrer pour avoir fais ça à mes hormones.
— On aurait dû s'y attendre, super-sorcière, super-grossesse, ta médicomage a bien dit que ça exacerbait tes symptômes.
— Je ne veux plus me fâcher contre toi.
— Alors ne le fais pas.
— Mord-moi.
— Avec plais… Quoi ? Ved'ma tu voulais m'émasculer il y a trois minutes !
— S'il te plaît James… J'ai besoin de toi.
Merde. Hermione ne se reconnaissait quasiment pas, elle ne fut jamais autant louve que depuis le début de sa grossesse, sa libido voltigeait entre le néant et celui d'une femelle en chaleur.
Heureusement son Jamie s'adaptait terriblement bien à son rôle de loup, il la souleva en une seconde et la déposa sur la table de la cuisine. Le petit déjeuné voltigea par terre, rien que la magie ne puisse arranger. D'un coup il y eux trop de sensation, trop de main, trop de baiser, trop de sensation. Hermione était à fleur de peau, ses seins gonflés réclamaient l'attention exclusive de James et lorsqu'enfin ils l'obtienrent le pauvre homme faillit s'étouffer.
— Tu as une montée de lait mon amour.
La bouche pleine de colostrum Bucky remonta ses lèvres vers sa sorcière et lui donna un doux baiser.
— Alors verdict ?
— C'est pas très bon, admit Hermione. Comment fais-tu pour aimer ça ?
— Ça a le goût du paradis mon amour, tu es mon paradis.
Les vêtements tombèrent sur le sol et si Hermione griffa le dos de James avec la joie d'une tigresse, il se fit un mâlin plaisir à embrasser chaque parcelle de peau disponible, descendant lentement sur le ventre de sa femme.
— Bonjour là-dedans, dit-il. Maman et Papa vont faire des bêtises alors je te déconseille de nous écouter d'accord ?
— James descend !
— Oui ma louve, j'arrive.
Enfin, Hermione eut ce qu'elle désirait : James utilisait sa langue pour la faire jouir.
— Bucky ! gémit-elle fermant ses cuisses autour de sa tête et grattant son cuir chevelu.
Ils passèrent un bon moment, très bon moment même, Bucky se perdit tant dans son objectif qu'il en oublia ce qu'il se passait autour de lui. Baisant sa femme comme elle le demandait, aussi vite qu'elle le voulait, la menant par-dessus bord autant de fois qu'elle le souhaitait.
— Oh putain mes yeux ! Les gars il y a des chambres pour ça ! cria soudain quelqu'un.
— Sam putain de WILSON LAISSE-MOI FINIR ! hurla Hermione. Je jure que si tu t'arrêtes à cause de lui James, je vous attache à un arbre si haut que vos couilles gèleront !
Captain America fit trois pas en arrière, observant encore un instant la scène foutrement gênante (ou totalement branlante dans un autre point de vue). Buck prenant Mione sur le tapis de leur salon. Finalement Sam se détourna, et quitta la maison au pas de course, entendant encore les grondements du loup blanc et les gémissements de la louve noire.
Il fallait qu'il aille se laver les yeux à l'eau de javel. Ses images ne sortiraient pas de sa tête de si tôt.
Aujourd'hui 10 heures 10
Nous revoilà donc avec Sam sur ce siège de l'hôpital. Quelques étages en dessous il savait qu'Isahia, Ramonda, Yori et les parents d'Hermione attendaient sagement la sortie du tout premier gamin né Barnes. Et d'après les exclamations de haine d'une certaine super-sorcière, ce serait sans doute le dernier. Tant mieux ils avaient déjà beaucoup trop de gosse, même adoptés.
Soudain, les cris cessèrent et si cela fit du bien aux oreilles de tout l'étage de l'hôpital, cela inquiéta Sam au bout d'une dizaine de minute.
Là, Bucky ouvrit la porte de la chambre, un milier de larme roulait sur ses joues. Jamais Sam ne le vit dans un état pareil. Inquiet, il bondit sur ses pieds, l'attrapa pas les épaules et le secoua un bon coup.
— Que se passe-t-il ? Hermione va bien ? Et le bébé ?
Buck marmonna quelque chose entrecoupé par ses sanglots. Ce son brisa en petit morceau le cœur de Sam alors qu'un inhabituel silence ressortait de la chambre.
— Répète Buck putain ! Il s'est passé quoi ! hurla Sam.
Une infirmière lui lança un regard noir, nul doute que s'il n'était pas Captain America elle l'aurait jeté dehors à coup de pied au cul.
— C'est une fille, avoua Bucky.
— Quoi ?
— UNE FILLE ! C'est une fille !
Les larmes roulaient toujours sur ses joues mais à présent un sourire flamboyant aveugla Sam. Bucky, heureux, serra très fort son collègue contre lui en continuant de crier.
— C'est une fille ! Mon bébé est une fille !
— Tout l'hôpital t'as entendu Buck, t'es pas obligé de crier je suis pas sourd.
— Pardon, s'excusa l'homme penaud. J'y retourne, Ved'ma demande quelques petites heures avant de vous la présenter, elle est dans un sale état.
— Je t'entends Buchanan ! appela la dîtes Ved'ma de l'intérieur de la chambre.
Le loup blanc blanchit encore un peu mais ne perdit pas son grand sourire, il retourna très vite dans la chambre, abandonnant Sam ici avec la mission la plus importante du monde : dire aux « parents » des deux fous, qu'il appelait ami, de patienter pour rencontrer leur petite fille. Merde il en avait déjà mal à la tête.
17h30.
Hermione ne cessait d'observer la toute petite chose dans ses bras, cette si petite chose fragile aux yeux myopes. Elle dormit tout l'après-midi durant, laissant James s'occuper de leur princesse, maintenant elle ne réussissait plus à la quitter, comment avaient-ils réussis à produire une chose aussi belle (bien que frippé et rouge) ? Elle se le demandait encore.
— Ma louve ils attendent, murmura Jamie embrassant son front.
La petite tenait entre ses doigts les plaques militaires de son père, elle s'accrochait déjà à tout ce qu'elle trouvait, un petit doigt, un morceau de peau, une plaque… Bucky passa un doigt dans la petite touffe de cheveux bruns sur la tête de sa fille, ses yeux exprimaient une telle adoration qu'ils rendirent Ved'ma plus amoureuse de lui qu'elle ne l'était déjà.
— Fais les entrer, mais pas tous en même temps. Les fratries d'abord.
— Tu es sûre ? Ça fait beaucoup de monde…
Ved'ma acquiesça, sûre de son choix, alors Bucky fit entrer les frères et sœurs Wilsons et Wakandai en premier. Grâce au ciel Teddy ramena Severus et Molly à la maison plus tôt dans l'après-midi, ayant déjà rencontré leur sœur aucuns d'eux ne voulaient rester dans les pattes de leurs parents alors qu'ils se reposaient.
Shuri sautillait un peu partout, très heureuse d'être une des premières à voir l'enfant et Bucky ne comprit pas tout de suite le choix d'Hermione. La connaissant, c'était purement stratégique. Stratégique pourquoi faire ? Là était la question.
— Bravo Hermione, elle est vraiment très belle, admit T'Challa.
— Autant qu'un bébé nouveau né peut l'être, rajouta Sam avant de se prendre une claque derrière le crâne. Aïe ! Qu'est-ce que j'ai dis encore ?
— Elle en a chié pendant des heures pour la sortir alors tu souris et tu lui dis que c'est le plus beau bébé du monde abruti, le rabroua sa sœur.
— Bien dis ! approuva Shuri.
— Et comment s'appelle cette petite louve ?
Le roi du Wakanda posa la question tant attendu, les vilains mini-Barnes n'avaient pas voulu leur dire comment s'appelerait leurs petites sœurs, ils attendaient donc tous la réponse fatidique. Fier comme un paon, Bucky l'annonça :
— Séléné Rebecca Barnes.
— Et nous aimerions que tu en sois le parrain.
T'Chala se décomposa. Ses paupières clignièrent tellement vite qu'Hermione crût qu'il fallait appeler un médicomage. L'homme finit par sourire, vraiment heureux devant la tête dépitée de sa frangine.
— Fallait vraiment que vous égalisiez ? ronchonna Shuri.
— Et oui petite sœur, tu ne seras plus la seule à pouvoir te vanter d'être la marraine d'un loup du wakanda ! la nargua son frère.
Prudemment, Hermione posa sa princesse dans les bras du roi. Les yeux de l'homme s'embuèrent de larmes et il parla à la petite pendant un moment, laissant les autres adultes discuter entre eux.
Bucky en profita pour embrasser brièvement sa Ved'ma. Après avoir cassé la moitié des objets présents dans cette chambre, l'avoir ensorcelé pour qu'il reste la tête en bas pendant une heure, jeté le médicomage dehors à coup d'incendio aux fesses et hurler des injures durant les vingt-deux dernières heures, elle s'était enfin calmée.
— L'adolescence va être dure, taquina Sam. Pauvre gosse, elle n'aura pas de petits amis avant ses vingts ans au moins.
— Pas avant que je sois mort.
James grogna sourdement, c'était instinctif, primale, il ne pouvait pas s'en empêcher. Hermione rit de lui, enlaçant leurs doigts ensemble.
— Mais oui mon chéri on te croit.
À bout de bras, T'Chala demanda au parent où est-ce qu'il devait déposer le bébé et cette fois ce fut Bucky qui eut le plaisir de déclarer :
— À Sarah… Après tout nous aimerions qu'elle en soit la marraine n'est-ce pas ?
T'Chala n'eut pas le temps de déposer Séléné que Sarah lui vola avec enthousiasme.
— Enfin une autre fille, t'inquiète Séléné marraine va t'apprendre plein de chose rigolote, tu aimerais naviguer sur un bateau un jour ? Je suis sûre que tu le feras, je t'apprendrais promis.
Et ainsi passèrent les visites, entre larmes, sourirent et discussions. Isahia fut peut-être le plus ému de tous, regardant les deux nouveaux parents, les deux vestiges de son passé avec toute la nostalgie dont il était capable.
Les supers-soldats se comprirent entre eux, ils savaient : ils avaient beaucoup de chance d'être en vie et aujourd'hui cette naissance sonnait une toute nouvelle aire, une aire sans terreur constante, une aire à vivre et non plus à survivre.
— Cette fillette se retrouve avec pas mal de grands-parents ! affirma Monica avec un beau sourire sincère.
C'est vrai entre, Ramonda s'autoproclamant mère de substitution de la louve noire, Yori et ses « fiston », le petit air fier d'Isahia et les « Wilkins », Séléné n'aurait jamais de panne de babysitter.
Le soir-même lorsque James s'assoupit dans le lit à moitié assit à côté d'elle, Hermione ne détacha pas son regard de sa fille. Elle lui parla alors :
— Bonjour ma loupiote, je suis Hermione ta maman et ce grand dadet qui dort à côté de moi, c'est ton papa James. Tu le reconnais déjà n'est-ce pas ? Ce sont ses ronflements. Sache qu'on t'aime plus que tout ma princesse toi comme tes grands-frères Edward, Severys, et ta cousine Molly. Je ne vais pas te mentir ma chérie : tu étais un bébé surprise. Une surprise tellement désirée. Je t'ai aimée à la seconde où j'ai appris que tu te développais en moi, à vrai dire je ne pensais pas ça possible et je remercie Merlin tout les jours pour la chance qu'il m'a donné. Ma vie n'a pas été facile tu sais mon ange ?
— Et la tienne sera peut-être un petit peu compliqué, je dois te dire un secret : tu es un super-bébé. Bien sûr tu es magnifique, ma loupiote à moi, mais tu as du sérum qui coule dans tes veines. Quand tu seras plus grande, tu seras plus forte et endurante que tes camarades, ils pourraient avoir peur de toi ou te demander de régler des histoires qui ne te concernent pas, des guerres dont tu ne veux pas prendre part. Papa et moi t'apprendrons à utiliser tes atouts, nous t'apprendrons à aimer et à être aimer sainement en retour, nous t'apprendrons les valeurs du mérite et de l'honneur, mais plus que tout nous t'apprendrons à être toi-même. Car jamais tu ne dois changer pour un tiers ma chérie. Les gens te demandant de changer radicalement n'en valent souvent pas la peine.
— Un jour quand tu seras grande, très très grande, tu ramèneras peut-être quelqu'un que tu aimes à la maison, et là j'essaierais de faire en sortes que ton père ne joue pas les connards des cavernes. Ne me regarde pas avec de tel yeux princesse, il peut être très grincheux quand il le veut. Peu importe, la dernière chose que je voulais te faire savoir c'est que quoi qu'il arrive, nous serons toujours derrière toi. Car c'est comme ça qu'une meute fonctionne : on se sert les coudes. Et ça c'est mon frère qui me l'a appris, tu ne ne l'a pas connu mais j'espère que de là où il se trouve, il est fier et te bénit de sa magie. Je t'aime ma petite Séléné. Tellement fort, tu n'as pas idée. Bonne nuit ma loupiote.
Sur ces mots, Hermione commença à chantonner sa berceuse préférée, mêlée avec un brin de magie Séléné fut bientôt endormit dans son berceau. Ce n'était pas la seule cependant, heureuse et comblée, la sorcière a retrouvé son soldat d'hiver dans le monde des songes, une chose est sûre l'avenir serait radieux pour eux deux.
FIN
Bonjour, bonsoir et bon week-end. C'est officiellement la fin de cette fanfiction harry potter croisé avenger ! J'espère que les aventures de la sorcière et du soldat d'hiver vous auront plu ! N'hésitez pas à m'en dire vos impressions, vos critiques, etc, en commentaire.
Personnellement j'ai adoré l'écrire alors j'espère qu'elle vous aura plu autant qu'à moi. Prenez soin de vous, à la prochaine, bisous.
Ericaly
