Chapitre 17 : Le choix

Bonjour tout le monde,

Oui, je suis vivante, désolée pour l'absence prolongée, malheureusement, ou heureusement, je ne sais pas, j'ai vu House of the dragon… Je n'ai que deux noms à vous donner : Aegon et Aemond.

Enfin bref, j'espère que ce chapitre vous plaira. C'est une transition, je ne voulais pas plonger directement dans Breaking Dawn.

Bonne lecture

Rhaenysa.


Les semaines à Volterra étaient souvent les mêmes. Le matin se résumait en un mot : entraînement. Rarement, mais cela arrivait quand même, Caïus décidait que l'entraînement n'était pas à l'ordre du jour. Bien, Althéïana était souvent nue et occupait ces jours-là. Ainsi, ils flemmardaient dans la chambre. C'était si elle résidait dans sa chambre à lui pour la nuit, car après son retour de Forks, la jeune femme retourna dans ses appartements, mais elle n'y résidait pas. Chaque soir, au gré de ses envies, elle passait d'une chambre à l'autre. Il n'y avait pas de planning, elle décidait ou elle allait et eux s'arrangeaient. Si elle voulait Aro pour deux jours et qu'il était disponible, alors ils y allaient, si elle voulait Caïus ou Sulpicia pour quelques heures, ils s'arrangeaient.

Il y a peu de temps, une lettre leur était parvenue de Forks, Washington, Isabella Swan était officiellement devenue membre du clan Cullen. Sa transformation avait été un succès. Althéïana avait elle-même choisi le cadeau dans le trésor du clan : une bague, simple en apparence, mais qui disposait de plus d'une centaine d'éclat de diamants. Quelque chose qui plairait à sa sœur et qui n'était pas aussi ostentatoire que le collier que ses compagnons voulaient envoyer. La réponse de sa sœur fut sobre mais pleins de vœux de bonheur pour Althéïana.

Après quelques mois à s'adapter, Althéïana s'ennuya et le sujet de ce qu'elle voulait être revint sur le tapis. Voulait-elle régner au côté de ses rois ? Où se tenir à l'ombre du trône comme ses compagnes ?

La question la hanta quelques jours, mais fut balayée par les nouvelles qui assommèrent la jeune femme et la laissa hésitante sur la suite des événements.

Althéïana discutait avec la nouvelle secrétaire, Annalisa. La femme avait repris son poste et honnêtement travailler d'arrache-pied pour remplacer la reine. Les deux passaient des heures ensemble, réglant méthodiquement tous les problèmes du clan. Althéïana servant d'intermédiaire pour éviter de nombreuses complications. Aucun de ses autres compagnons ne prenait la peine d'entendre les soucis des humains, Althéïana s'en occupait et leurs "serviteurs" l'aimaient pour ça.

Ce matin-là, la reine était appuyée sur le bureau quand elle entendit du bruit. En à peine une seconde, Santiago et Démétri partir de leur poste pour intercepter la blonde qui se dirigeait vers eux. Si sa mémoire était bonne, la fille était Irina Denali. La blonde demanda immédiatement à parler aux rois et quand elle passa devant le bureau, elle inclina la tête vers la compagne royale avant de continuer son chemin vers la salle du trône. Intriguée Althéïana se faufila aussi vers ses compagnons.

Marcus lui fit signe de venir vers eux et elle se glissa derrière Caïus, s'asseyant sur la table, en face d'Aro qui était assis et qui lisait un livre, mais ce dernier sembla l'ennuyer aussitôt. En effet, le roi le posa sur ses genoux pour passer une main sur la cuisse de sa femme. Son regard suivant chaque courbe et sa langue passant sur ses lèvres sensuellement plusieurs fois. Puis alors qu'Althéïana se perdait dans la sensation de cette main, ses yeux complétement fermaient, inconscience du monde autour d'elle, la main disparut et avec elle son compagnon. Aussitôt, la reine ouvrit les yeux pour voir Aro tenir la main d'Irina. La jeune femme s'empêcha de grogner, mais fit la moue, ce qui amusa grandement Caïus qui s'approcha et lui donna un léger coup de hanche et prit sa main déposant un rapide baiser sur le dos. Toutefois, son mécontentement, laissa place à un effarement total.

Aro lâcha la main et fit répéter à Irina ce dont elle avait été témoin. Bella avait créé une enfant immortelle ! Irina avait préféré s'enfuir plutôt que d'être prise pour cible par la vampire. Les Cullen devaient savoir et étaient donc tout aussi coupable qu'Isabella. Althéïana failli déchirer l'immortelle. Comment osait-elle présumer que sa sœur avait fait ça ? Bella connaissait les règles ! Heureusement, ses compagnons prirent la mesure de ses sentiments et envoyèrent Irina dans une chambre surveillée par des gardes.

Pendant des jours, Althéïana fit rage contre la vampire, et contre le mensonge honteux qu'elle propageait. Cependant, un jour, Aro vint la voir contrit, les Cullen réunissaient une armée. Il était donc évident que sa sœur avait fait quelque chose, sinon pourquoi réunir une armée autour d'eux ?

Althéïana s'écroula devant la nouvelle. Sa sœur ne pouvait pas être aussi bête, n'est-ce pas ? Pendant des jours, elle essaya de la joindre par téléphone, de comprendre ce qui avait pu lui passer par la tête, mais le numéro de ce téléphone n'était plus attribué et la jeune femme songea qu'appeler son père ne ferait que rouvrir de vielles blessures. Maintenant, il devait savoir que sa cadette était morte et comme son aînée ne donnait plus de nouvelles depuis le mariage de sa sœur, c'est-à-dire, il y a plus d'un an, cela ne serait pas bien de l'appeler. Oh, elle s'en voulait de faire cela à Charlie, mais que faire d'autre ? Il vieillirait, pas elle.

Sans moyen pour la contacter, désespérée à l'idée de devoir condamner sa propre sœur à mort, la jeune reine chercha une solution et la trouva dans deux personnes depuis longtemps oubliées. Iancu et Cassandra étaient restés dans le clan, après le mini procès et avaient rapidement gravi les échelons pour devenir membre transitoire de la garde. Les deux gardaient souvent les chambres des reines ou d'Althéïana.

« J'aimerais que vous alliez à Forks et que vous compreniez ce qu'il se passe avec les Cullen. Pensez-vous pouvoir le faire pour moi ?

- Tu veux te servir de nous comme espions ? Demanda Iancu.

- En quelque sorte. Je veux savoir si l'enfant est vraiment une immortelle.

- Tu ne crois pas Aro ? S'enquit Cassandra.

- Si je le crois, mais je crois aussi Isabella et je ne pense pas qu'elle puisse faire quelque chose comme ça.

- Bien, nous irons, mais je ne veux pas que les maîtres pensent que nous avons déserté.

- Ils ne le feront pas. »

Les deux gardes partirent le soir même et ses compagnons furent mis au courant dans la foulée. Caïus ne put s'empêcher de la traiter d'idéaliste et d'insupportable compagne qui n'écoute pas les ordres, mais après une nuit en sa compagnie, il chantait davantage ses louanges. Marcus et Aro ne firent aucun commentaire, mais la jeune femme savait sans avoir besoin qu'ils lui disent, qu'ils ne croyaient pas en l'innocence des Cullen. Ses reines furent beaucoup plus pragmatiques et elles attendirent d'avoir des nouvelles des espions.

Nouvelles qui arrivèrent deux semaines après. À leur arrivée, le clan entier se tenait dans la salle du trône. Après tout, Caïus avait ordonné que l'ensemble des vampires soient sur le pied de guerre.

« Nous n'avons pas pu nous approcher, il y avait des dizaines de vampires que nous ne connaissions pas… Le regard d'Iancu se tourna vers celui de sa reine et amie et il la fixa avec rage, mais aussi inquiétude. Toutefois, … Vladimir et Stefan étaient là. »

Démétri et Félix avaient suivi la piste des deux vampires, mais n'avaient pas réussi à les attraper. Finalement, Aro décida de les faire revenir après des mois de recherche. L'idée que ces monstres, qui hantaient encore ses pensées, soient si proches de sa sœur, soient avec sa sœur, résolurent Althéïana sur sa prochaine décision. Se levant des genoux de Caïus, elle regarda Aro, qui lisait les pensées d'Iancu et de Cassandra et qui hocha la tête l'air contrit pour lui affirmer que les deux roumains se trouvaient bien à Forks. Son visage se cristallisa, devenant un masque d'acier.

« Nous partons à Forks et nous nous occuperons des Cullen et de ses connards de Roumain une bonne fois pour toutes ! »

Les vampires regardèrent leur reine et d'un commun accord s'abaissèrent tous dans une révérence, même les rois et reines.