Warning : Mention de sexe (et du fluff, pour une fois)


18. Chute (2p!PruLand)

Franciszek ne savait plus pourquoi il avait accepté, déjà, mais une chose était sûre, il regrettait d'être venu. Un peu plus tôt dans la journée, son petit-ami, Gilen, lui avait proposé de venir avec lui pour un pique-nique en pleine nature. Enfin, disons que depuis qu'ils étaient ensembles, le Polonais avait pu remarquer que le Prussien avait l'étrange tendance de disparaître pendant plusieurs heures de la journée sans qu'il sache exactement où il allait. Ainsi, il avait voulu savoir, et l'avait tout de suite regretté. Gilen lui avait expliqué qu'il avait souvent besoin de s'isoler en pleine nature et de là était née son idée de l'accompagner. Et comme un con, il avait accepté. Mais qu'il était stupide, des fois !

Voilà qu'il se retrouvait assis dans l'herbe mouillée, dans une forêt embrumée, proche d'un lac avec une chute d'eau bruyante et qui lui envoyait des embruns dans la gueule. Lui qui chopait si facilement des maladies à cause de son putain de système immunitaire de merde ; il allait à tous les coups revenir avec la crève. Tout ça, en plus de son ennui profond dû au moment silencieux et particulièrement chiant. Et le mutisme de son petit-ami, perdu dans sa contemplation de la chute d'eau, ne l'aidait en rien à l'amuser. Il savait qu'à partir du moment au Gilen se perdait dans ses pensées, il n'y aurait rien pour attirer son attention. Et lui qui se geler le cul et se faisait chier en même temps ! Il sentait déjà un mal de gorge pointer le bout de son nez.

Soudain, il eut une brillante idée. Une idée qui lui permettrait, ET de s'amuser un peu, ET de se réchauffer. Mais pour cela, il allait avoir besoin de l'aide de son amant. Bien qu'il n'était pas le genre très tactile, encore moins qui réclamait des câlins, il y avait pourtant certains cas où il fallait avoir recours à son côté coquin. Un sourire sadique aux lèvres, il se rapprochait du Prussien qui avait le dos tourné à lui et passa alors ses mains dans le dos frêle mais finement musclé de Gilen. Il n'obtint aucune réaction, ceci jusqu'à ce qu'il glisse ses mains sur son torse et son ventre. Il fut récompensé par un léger sursaut.

- Fran-Franciszek… ? Q- Qu'est-ce que tu fais… ?

- Mmh… J'ai froid et je m'emmerde ! Occupe-toi de moi plutôt que ta putain de cascade de merde ! C'est moi ton mec ou c'est la nature ta meuf ?!

Alors, Franciszek entendit le plus merveilleux des bruits qu'il eut jamais entendit ; le rire léger de Gilen. Alors il sut que finalement, il avait quand même bien fait de venir avec son petit-ami, autrement, il n'y aurait jamais eu cette cascade que Gilen observait, il n'aurait jamais fait cette remarque et il n'aurait pas entendu ce petit son cristallin qu'il aimait tant et qui était si rare.