Warning : Mention de sexe


22. Printemps (2p!AmeriPan)

Le Printemps. Annonciateur d'un nouveau départ, d'une nouvelle année qui commençait, du beau temps qui revenait, mais surtout pour Kuro, des cerisiers en fleurs. C'était une période que tous les Japonais attendaient avec impatience. Lui ne faisait pas exception. Il ne l'avouerait pas même sous la menace de la mort, mais le Printemps était de loin sa saison favorite justement grâce à ses fleurs d'un rose nacré comme des bonbons qui fleurissaient comme présage de cette saison.

Tous les ans, chaque jour que durait leur éclosion, Kuro se rendait dans son parc de cerisiers préféré et restait des heures à les observer. C'était son petit moment de tranquillité à lui ; et personne n'avait le droit de venir le déranger. C'était un moment de méditation, d'intériorisation dont il avait besoin pour se recentrer sur lui-même ; son état mental oblige.

Cependant, le Japonais n'avait pas pris en compte l'obsession que son amant avait pour lui et qu'avec pareil type, la solitude était une chose pas toujours évidente à trouver.

Un seul craquement de branche fit rouvrir les yeux à Kuro et ils se mirent à scintiller de leur couleur écarlate de colère. Le Japonais n'était pas connu pour être très calme lorsqu'il était dérangé. Il fut plus vif que son suiveur, dégaina son katana et le pointa vers l'intrus en moins de temps qu'il en fallait pour cligner des yeux, tous les pétales aux alentours s'envolèrent sous la rapidité du mouvement.

Sa colère ne fut que peu adoucie en voyant son amant américain, un sourire sarcastique mais nerveux aux lèvres. La lame du katana avait laissé une petite coupure sur le cou du basané. En tout aussi peu de temps, Kuro rengaina son arme et se détourna d'Allan avec une expression tout aussi neutre que d'habitude.

- Hé, Kuro ! Sois pas comme ça ! Bébé !

Mais Kuro ne répondit même pas, il n'avait en tête que l'idée de s'éloigner de ce crétin. Seulement, il fut stoppé par deux bras qui l'entourèrent et il sourit néanmoins à la sensation d'une bouche taquine dans son cou. Si c'était vraiment ce que voulait son amant…

Le Japonais n'aurait jamais pensé qu'une baise sous les cerisiers en fleur puisse être aussi jouissive. C'est en regardant les pétales roses voletaient au-dessus de lui en sentant le corps chaud de l'Américain qui réchauffait le sien alors que la température ne volait pas encore très haut que Kuro se dit que, finalement, il allait rajouter un élément à sa tradition de tous les ans.