Warning : Mention de maladie mentale et de sexe
24. Rosée (2p!ScotFra)
Réveillé tôt par son insomnie, François s'était levé à l'aube, comme beaucoup d'autres matins avant celui-là. Ce à quoi il ne s'attendait pourtant pas, c'était de voir, en passant devant la fenêtre de la cuisine en préparant son café, son amant dans le jardin, assis au milieu des fleurs. François ne savait pas trop quoi penser de ce comportement, mais se décida à aller le voir.
Il faisait frais dehors. En même temps, il était encore tôt et le soleil n'avait pas eu le temps de réchauffer l'air. Une épaisse rosée recouvrait l'herbe et les plantes et le Français regretta de ne pas avoir enfilé des chaussures plutôt que d'avoir gardé ses fins chaussons. Il prit une gorgée de café pour se réchauffer et hésita deux secondes à retourner à l'intérieur. Mais voir son amant dans une telle position l'interpella davantage. Il s'approcha et s'accroupit sans toucher le sol autre qu'avec ses pieds, à côté de son amant.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Rien.
François savait que lorsque son amant était aussi peu éloquent, il ne servait à rien d'essayer de lui parler. Gavin était quelqu'un de très bavard d'accoutumée, mais lorsqu'il ne répondait que par monosyllabe, voire pas du tout, le Français pouvait être sûr qu'il était retombé dans l'une de ses périodes de dépression de laquelle il allait devoir le tirer avant qu'il ne fasse une bêtise. Le blond passa sa main dans l'herbe mouillée de rosée jusqu'à tremper sa main de gouttelettes d'eau brillantes sous la faible clarté du jour naissant et laissa alors courir sa main sur la joue blanche mouchetée de tasses de rousseur de son amant. Surpris, ce dernier se tourna vers lui les yeux grands ouverts et l'observa, étonné, de ses yeux bleus bébé.
- François ?! Le questionna-t-il.
- Rentrons, il fait froid ! Répondit l'interpellé en se levant puis tendant sa main vers Gavin.
Celui-ci l'attrapa alors timidement et il se sentit être remis sur ses pieds alors qu'il fut pressé contre le corps tiède par le froid matinal de son petit-ami. Le sourire revenu à ses lèvres, l'Écossais suivit le blond barbu dans leur maison pour qu'ils puissent se réchauffer de la fraîcheur de l'aube. François n'était peut-être pas très bavard en termes de réconfort, mais il savait parfaitement comment changer le tempérament bipolaire de son amant roux avec quelques acrobaties sous la couette de leur chambre.
