Je ne possède aucun des personnages des film

RAIN MAN : Le soleil d'août brillait impitoyablement sur le palais de Justice de Los Angeles. Charles Babbit, vêtu d'un costume sobre, se tenait droit devant le juge, son cœur battant la chamade.

Ce texte a été écrit pour l'anniversaire du personnage de Charlie Babbit, le 12 août.

En espérant que cela vous plaise !

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


Un jugement tant attendu

Le soleil d'août brillait impitoyablement sur le palais de Justice de Los Angeles. Charles Babbit, vêtu d'un costume sobre, se tenait droit devant le juge, son cœur battant la chamade. À ses côtés se trouvait Susanna, sa petite amie, qui lui serrait discrètement la main en signe de soutien. De l'autre côté de la salle d'audience se trouvait Dr. Bruner, le directeur de l'institut Wallbrook, l'air tendu et visiblement agité. Cela faisait maintenant deux ans que Charlie avait retrouvé son frère Raymond, un autiste savant dont il ignorait l'existence jusqu'à la mort de leur père. Deux années pendant lesquelles Charlie avait radicalement changé. D'un jeune homme égoïste et arrogant, il était devenu quelqu'un de plus mature, plus empathique, qui avait appris à aimer son frère malgré ses différences et qui n'avait plus qu'un seul but, récupérer sa garde pour qu'ils ne soient plus jamais séparés.

Le juge Wilson, un homme d'une soixantaine d'années au visage sévère, prit la parole :

- Après avoir examiné attentivement tous les éléments du dossier, les rapports des experts et les témoignages des différentes parties, je suis prêt à rendre mon verdict concernant la tutelle de Raymond Babbit.

Charlie retint son souffle pendant que son cœur se mit à battre à tout rompre. C'était le moment qu'il attendait depuis si longtemps. Il avait travaillé tellement dur pour prouver qu'il était capable de s'occuper de Raymond, suivant des formations sur l'autisme et adaptant sa maison pour accueillir son frère dans les meilleures conditions.

- J'ai pu constater, poursuivit le juge, les efforts remarquables accomplis par Charles Babbit ces dernières années. Son dévouement envers son frère est indéniable et les liens qu'ils ont tissés sont profonds et authentiques.

Le cœur de Charlie se mit à battre plus fort. Il sentit la main de Susanna serrer la sienne un peu plus fort.

- Bien que l'institut Wallbrook ait fourni d'excellents soins à Raymond pendant de nombreuses années, je crois qu'il est dans l'intérêt de Raymond d'être placé sous la tutelle de son frère, Charles Babbit.

Un murmure parcourut la salle. Charlie resta figé, n'osant pas y croire.

- Par conséquent, conclut le juge, j'accorde la tutelle légale de Raymond Babbit à son frère, Charles Babbit, à compter de ce jour.

À peine le marteau du juge eut-il frappé sur le bureau que le Dr. Bruner se leva d'un bond, le visage rouge de colère.

- C'est une erreur monumentale, Votre Honneur ! S'exclama-t-il. Charles Babbit n'a pas les compétences nécessaires pour s'occuper de Raymond. C'est un homme d'affaires qui vend des voitures de luxe, pas un soignant qualifié !

Le juge fronça les sourcils.

- Dr. Bruner, j'ai rendu ma décision.

Mais Bruner ne voulait pas en rester là. Se tournant vers Charlie, il pointa un doigt accusateur dans sa direction.

- Vous ne voulez que l'argent de votre père, n'est-ce pas, Babbit ? Les trois millions de dollars de l'héritage, c'est tout ce qui vous intéresse dans cette affaire !

Charlie sentit la colère monter en lui, mais s'efforça de rester calme.

- Vous vous trompez, Dr. Bruner. L'argent n'a plus d'importance pour moi depuis longtemps. C'est de Raymond dont j'ai besoin, de sa présence dans ma vie.

- Absurde ! Cracha Bruner. Vous ne tiendrez pas une semaine ! Raymond a besoin de soins constants, de routines strictes. Vous allez le perturber, peut-être même le faire régresser !

Charlie fit un pas en avant, les poings serrés.

- Vous savez que vous vous trompez. La semaine de notre rencontre il a fait plus de progrès avec moi en 7 jours qu'avec vous en des années et depuis, e, plis, j'ai appris, Dr. Bruner, j'ai étudié sa maladie. A chaque visite nos échanges sont de plus en plus profonds, vous le savez parfaitement, c'est pour ça que vous me supprimez mes visites dès que vous le pouvez. C'est vous qui ne voulez pas perdre les trois millions de mon père… Moi, je sais ce dont Raymond a besoin et je suis prêt à tout sacrifier pour son bien-être.

Susanna s'avança et posa une main apaisante sur le bras de Charlie.

- Vous savez que Charlie dit la vérité, Dr. Bruner.

Le juge frappa à nouveau avec son marteau.

- Ça suffit ! Ma décision est prise et elle est irrévocable. Dr. Bruner, je vous conseille de vous calmer si vous ne voulez pas être accusé d'outrage à la cour.

Bruner serra les dents, lançant un dernier regard meurtrier à Charlie avant de se rasseoir.

De son côté, Charlie se tourna vers Susanna, les larmes aux yeux. Sans un mot, elle l'attira dans ses bras, et de fut là, dans l'étreinte réconfortante de celle qu'il aimait, que Charlie laissa enfin ses émotions s'exprimer. Des sanglots secouèrent son corps tandis qu'il pleurait silencieusement, le visage enfoui dans le cou de Susanna. C'étaient des larmes de joie, de soulagement, mais aussi peut-être d'appréhension face à cette nouvelle responsabilité.

- Chutt… Tu as réussi, Charlie, murmura Susanna en lui caressant doucement le dos. Je suis si fière de toi.

Charlie se redressa lentement, essuyant ses larmes d'un revers de main. Il aperçut Raymond, accompagné de son aide-soignant habituel, qui attendait patiemment dans un coin de la salle. Charlie s'approcha de son frère.

- Salut, Ray, dit-il doucement.

- Salut, Charlie Babbitt, répondit Raymond de sa voix monocorde.

Charlie prit une profonde inspiration.

- Ray, tu te souviens quand je t'ai parlé de venir vivre avec moi ?

Raymond hocha la tête.

- Oui. Vivre avec Charlie Babbitt. Nouvelle maison. Nouvelle routine.

- C'est ça, Raymond, et bien, c'est aujourd'hui que ça devient réel. Tu vas venir vivre avec moi et Susanna.

Raymond cligna des yeux plusieurs fois, assimilant l'information.

- Aujourd'hui c'est jeudi. Le 12 août. C'est l'anniversaire de Charlie Babbitt.

Charlie ne put s'empêcher de sourire malgré l'émotion.

- C'est vrai, Ray. C'est mon anniversaire et savoir que tu vas vivre avec moi, c'est le plus beau cadeau que je pouvais recevoir.

Susanna s'approcha à son tour.

- Joyeux anniversaire, Charlie, dit-elle en l'embrassant tendrement sur la joue.

Charlie regarda autour de lui, son frère d'un côté, sa petite amie de l'autre. Il réalisa soudain à quel point sa vie avait changé depuis ce jour, deux ans plus tôt, où il avait découvert l'existence de Raymond. À l'époque, tout ce qui l'intéressait était l'héritage de son père pour tenter de sauver son entreprise, ou au moins 80 000 dollars pour pouvoir le faire. Aujourd'hui, il était prêt à tout sacrifier pour le bien-être de son frère.

- Allez, dit-il en en faisant signe à Ray de le suivre. Rentrons à la maison.

Alors qu'ils quittaient le tribunal, Charlie sentit le regard furieux du Dr. Bruner les suivre. Il savait que le chemin serait difficile, que beaucoup douteraient de lui, mais il était déterminé à prouver qu'il était à la hauteur de cette responsabilité.

En montant dans la voiture, Charlie jeta un dernier regard au palais de justice. Ce 12 août resterait à jamais gravé dans sa mémoire comme le jour où sa vie avait véritablement pris un nouveau départ. Un départ qu'il abordait avec joie, détermination et, pour la première fois depuis longtemps, un sentiment de plénitude.