Je ne possède aucun des personnages de la série TV.

Un recueil de textes courts sur l'univers de la série Prodigal Son nous plongeant dans un instant ou une pensée des protagonistes de l'histoire

Ce texte a été écrit pour la nuit du FOF sur le thème "Perversion"

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


QUELQUES TEXTES SUR PRODIGAL SON

Face à face avec le Chirurgien

Gil Arroyo détestait Martin Whitly. Pour lui, cet homme était le symbole vivant de la perversion, un psychopathe qui avait prit la vie de 23 personnes sans le moindre remord et qui en aurait tué bien plus s'il n'avait pas été arrêté. Seulement voilà, si Gil détestait Martin Whitly, il aimait profondément Malcolm Whitly. Le petit garçon traumatisé par les actes de son père était devenu comme le fils que la vie lui avait donné pour se faire pardonner de ne pas leur avoir permis d'en avoir avec Jackie.

Depuis le jour où il lui avait prit la main pour dénoncer Martin avant de ne plus vouloir le quitter, Gil avait prit soin du gamin. Il l'avait aidé à combattre ses troubles psychotiques, il avait passé des nuits entières à le tenir dans ses bras, il l'avait soutenu quand il était entré au FBI et il avait été là quand on avait fini par le renvoyer, craignant de manière injuste qu'il soit tout aussi psychopathe que son père. C'était si faux… Derrière sa maladie, ses terreurs nocturnes et ses psychoses, séquelles d'un stress post traumatique qu'il tentait de gérer comme il pouvait, Malcolm était empathique, sensible, doux et à l'écoute des autres. Il n'avait aucun point commun avec ce pervers qui lui servait de père à part un nom qu'il avait décidé de changer dès qu'il avait été majeur.

Seulement voilà, malgré toute son aversion pour ce tueur en série qui le révulsait, Gil avait besoin de lui… besoin de lui parce que Malcolm était tombé entre les mains de son complice, d'un salopard qui avait partagé ses meurtres vingt ans plus tôt et qui était sans doute en train de le torturer… et cette simple pensée lui donnait la nausée parce qu'il savait qu'il finirait par le tuer s'il ne le retrouvait pas rapidement… Il lui fallait des indices sur ce monstre et Martin le connaissait bien… C'était sa seule chance de retrouver Malcolm.

Alors Gil entra dans la cellule du tueur en série tentant de ne pas bloquer sur le sourire pervers qu'il adressa à celui qui aurait dû être sa vingt-quatrième victime.

- Voilà une visite inattendue ! Mais elle me fait plaisir ! Cela fait longtemps Gil. Vous n'êtes pas venu avec mon fils ?

Martin avait appuyé le mot « mon », revendiquant la possession de Malcolm comme s'il était une chose et rappelant au capitaine de police qu'il avait peut-être fini par l'élever, mais qu'il n'était pas son fils.

- J'ai besoin d'informations.

- Je ne crois avoir quelque chose à vous dire.

- Vous ne comprenez pas, j'ai besoin d'informations pour sauver Malcolm.

Le sourire provocateur de Martin disparut instantanément alors que la colère déforma ses traits.

- Comment ça pour sauver Malcolm ? Qu'avez-vous fait de mon fils ?

- Moi, rien, c'est un de vos anciens complices qui l'a enlevé.

- Je n'ai jamais eu de…

- Paul Lazar, le coupa abruptement Gil.

Il avait espéré que Martin se trahisse par une expression ou quelques mots et il in le fut pas déçu. Il le fit se décomposer, son regard se fit noir et il souffla au bout de quelques secondes.

- Je n'ai rien à vous dire.

- Je suis en train d'essayer de sauver Malcolm.

- Vous ne comprenez pas, il n'y a plus rien à sauver… Mon fils est déjà mort et c'est de votre faute.