Heya ! Nous sommes le 15 du mois !
Remerciement spécial à pour l'avalanche de reviews, ça fait très plaisir x)
Grand merci également à Andromeda pour son travail de bêta-lectrice !
Nous atteignons enfin la fin de la troisième année ! Elle a été plus longue que les deux précédentes et je peux vous garantir que la suivante sera encore plus longue, mais aussi plus mouvementée et un peu plus dark...
Après tout c'est le point dans l'histoire originale où "Harry Potter c'est plus pour les enfants" x)
Je n'ai pas grand-chose de plus à ajouter pour le moment, amusez-vous à faire des théories et autres bêtises, c'est toujours chouette à lire :3
Bonne lecture~!
Il faisait encore nuit quand Emerald ouvrit les yeux et croisa le regard de Madame Pomfresh. Pendant un instant, elle se demanda ce qu'il s'était passé, puis elle se rappela des Détraqueurs sur le lac et de la fuite de Sirius.
- Ah, fit-elle simplement.
- Ne me dites pas "ah", Miss Coldstone, dit l'infirmière avec une légère contrariété. Vous avez tout de même failli perdre votre âme !
- Comment va Harry ?
- Bien, il s'est réveillé un peu avant vous.
L'infirmière lui fit un examen rapide, puis lui donna des morceaux de chocolat et ne la laissa pas avant qu'elle ait tout fini. Emerald pouvait l'entendre grommeler à propos des Détraqueurs trop dangereux pour être laissés à l'école.
- Le ministre va enfin les faire repartir, dit-elle pourtant. Deux élèves qui ont failli perdre leur âme, c'est inadmissible.
- Tant mieux… soupira la Serpentard entre deux bouchées. J'ai passé trop de temps ici, cette année.
Quand Madame Pomfresh fut enfin satisfaite, elle repartit avec sa réserve de chocolat jusque dans son bureau. Le rideau sur la gauche de la Serpentard s'ouvrit pour révéler le trio de Gryffondor, Harry et Hermione assis sur le lit où Ronald était allongé, avec sa jambe cassée surélevée.
- Comment tu te sens ? demanda Harry avec un léger sourire.
- J'ai englouti une tonne de chocolat avant même d'avoir un verre d'eau, répondit Emerald avec un air blasé. J'ai soif.
Le trio se mit à pouffer alors qu'elle se saisissait d'une cruche posée sur la table de chevet pour se verser un peu d'eau dans un verre.
- J'ai l'impression d'avoir manqué quelque chose, dit-elle ensuite, alors dans l'ordre : Comment va votre jambe, Ronald ?
- Mieux, fit le rouquin. D'ici demain on devrait tous pouvoir sortir.
- Bonne nouvelle. Et donc, quelqu'un veut bien me dire ce qu'il s'est passé après le lac ?
Harry se tourna instantanément vers Hermione.
- C'est toi qui raconte.
Levant les yeux au ciel, la brunette se mit néanmoins à raconter que Rogue s'était réveillé alors qu'elle l'emmenait en direction du château avec Ron. Elle l'avait immédiatement informé de la fuite des deux autres vers le lac et il les avait trouvés inconscients sur la rive, Sirius Black disparu. Il les avait menés jusqu'à l'infirmerie et la conclusion officielle de Dumbledore était que Black avait ensorcelé les adolescents, ce qui leur évitait toute sanction vu qu'ils ne se trouvaient pas avec lui par choix.
- Mais il sait qu'il est innocent, précisa Hermione. Nous lui avons tout raconté quand il est venu nous voir avant que tu te réveilles.
- Je vois, fit Emerald en hochant lentement la tête.
Lorsqu'ils quittèrent l'infirmerie le lendemain à midi, Harry, Ron, Hermione et Emerald retrouvèrent un château presque désert. La chaleur étouffante et la fin des examens avaient incité tout le monde à profiter d'une dernière sortie à Pré-au-lard. Mais ni Ron, ni Hermione, ni Emerald n'avaient envie d'aller rejoindre les autres, préférant se promener dans le parc en compagnie de Harry. Assis au bord du lac, ils se demandaient où pouvaient bien être Sirius et Buck, à présent.
Soudain, Emerald réalisa quelque chose.
- Harry, allons voir Lupin, il faut lui dire ce qu'il s'est passé, dit-elle avec un sourire.
Le Survivant hocha la tête avec enthousiasme et ils laissèrent Ron et Hermione au bord du lac.
La porte du bureau de Lupin était ouverte et leur sembla affreusement vide. Il avait l'air de faire ses bagages et avait presque fini de ranger ses affaires. L'aquarium vide du strangulot était posé à côté de sa vieille valise ouverte. Lupin était penché sur son bureau et ne releva la tête qu'en entendant Harry frapper à la porte.
- Je vous ai vu arriver, dit Lupin avec un sourire.
Il montra le morceau de parchemin sur lequel il était resté penché: c'était la carte du Maraudeur.
- Professeur, qu'est-ce que vous faites ? demanda le jeune homme.
- J'ai posé ma démission au professeur Dumbledore ce matin, répondit nonchalamment le loup-garou.
Il ouvrit les tiroirs de son bureau et commença à les vider de leur contenu.
- Mais pourquoi ? dit Harry. Le ministère de la Magie n'a pas cru que vous avez aidé Sirius, n'est-ce pas ?
Lupin alla fermer la porte du bureau.
- Non, répondit-il. Le professeur Dumbledore a réussi à convaincre Fudge que j'ai essayé de vous sauver la vie. C'était le comble pour Severus. Et donc, ce matin, au petit déjeuner, il a... heu... accidentellement révélé que je suis un loup-garou.
- Pardon ?! s'exclama Emerald, parfaitement outrée.
- Vous n'allez quand même pas partir simplement à cause de ça ! s'exclama Harry.
Lupin eut un sourire las.
- Demain matin à cette heure-ci, les hiboux envoyés par les parents vont commencer à arriver. Ils ne voudront jamais que leurs enfants aient un loup-garou comme professeur. Et après ce qui s'est passé hier soir, je les comprends, Harry. J'aurais pu mordre n'importe lequel d'entre vous... Il ne faut pas que cela puisse se reproduire.
- Vous êtes le meilleur professeur de Défense contre les forces du Mal qu'on ait jamais eu ! dit Harry. Ne partez pas !
- Vous avez toujours fait preuve de prudence, les événements d'hier étaient exceptionnels ! argumenta Emerald.
Lupin hocha la tête en silence et continua de vider ses tiroirs.
- D'après ce que m'a dit le directeur ce matin, reprit-il, vous avez sauvé la vie de Sirius hier soir. S'il y a une chose dont je suis fier, c'est des progrès que vous avez faits. Parlez-moi un peu de vos Patronus.
- Comment savez-vous qu'on a réussi à les créer ? s'étonna Harry.
- Sinon, comment auriez-vous fait reculer les Détraqueurs ?
Les jeunes gens racontèrent alors à Lupin ce qui s'était passé. Lorsqu'il eut terminé, Lupin eut un nouveau sourire.
- Oui, votre père se transformait toujours en cerf, dit-il. Vous avez bien deviné... C'est pour ça qu'on l'appelait Cornedrue.
Lupin jeta ses derniers livres dans la valise, referma les tiroirs de son bureau et se tourna vers Harry. Il hésita, puis lui donna la carte du Maraudeur.
- Je ne suis plus votre professeur, je peux donc vous rendre ceci sans me sentir coupable... Je n'en ai pas l'usage, mais j'imagine qu'elle vous sera utile...
Harry prit la carte avec un sourire.
- Vous m'avez dit que Lunard, Queudver, Patmol et Cornedrue voulaient m'attirer à l'extérieur de l'école... Vous disiez qu'ils trouveraient ça drôle.
- C'est vrai, répondit Lupin en fermant sa valise. Je n'hésite pas à affirmer que James aurait été singulièrement déçu si son fils n'avait jamais découvert aucun des passages secrets qui permettent de sortir du château.
Quelqu'un frappa à la porte. Harry fourra précipitamment la carte du Maraudeur dans sa poche.
C'était le professeur Dumbledore. Il ne sembla pas surpris de trouver Harry dans le bureau de Lupin, mais il adressa un regard intrigué à Emerald.
- Votre fiacre est à la porte, Remus, dit-il enfin.
- Merci, Monsieur le Directeur.
Lupin prit sa valise et l'aquarium vide.
- Bon, eh bien... au revoir, Harry, Emerald, dit-il en souriant. C'était vraiment un plaisir de vous avoir comme élèves. Je suis sûr que nous nous reverrons un jour. Monsieur le Directeur, inutile de m'accompagner, je trouverai le chemin...
La demoiselle eut l'impression que Lupin voulait partir le plus vite possible.
- Alors, au revoir, Remus, dit sobrement Dumbledore.
L'aquarium sous le bras, Lupin serra la main de Dumbledore.
- Emerald, dit-il soudain.
La Serpentard se fit attentive alors qu'il se tournait vers elle.
- Merci pour les bonbons à chaque pleine lune. J'ai été très touché, déclara-t-il, faisant rougir la demoiselle.
Puis il adressa un signe de tête et un bref sourire aux jeunes adolescents et quitta le bureau. Harry s'assit et regarda par terre d'un air sombre, Emerald posant une main qu'elle voulait réconfortante sur son épaule. Mais elle-même n'en menait pas large. Lorsqu'ils entendirent la porte se refermer, ils relevèrent la tête d'un même geste pour constater que Dumbledore était toujours là.
- Pourquoi as-tu l'air si accablé, Harry ? demanda-t-il. Tu devrais au contraire être très fier de toi après ce qui s'est passé la nuit dernière.
- Ça ne change rien, répondit Harry d'un ton amer. Pettigrow a réussi à s'échapper.
- Ça ne change rien ? Au contraire, ça change tout. Tu as aidé à révéler la vérité et tu as permis à un innocent d'échapper à un sort terrible.
Harry sembla réfléchir un instant.
- Professeur Dumbledore, dit-il. Hier, quand j'ai passé mon examen de Divination, le professeur Trelawney est devenue très... très bizarre.
- Veux-tu vraiment me parler de cela ici, Harry ? demanda le directeur en jetant un regard furtif vers Emerald.
Harry ne sembla pas le remarquer, ou bien il s'en fichait.
- Oui… répondit-il. Sa voix était grave, tout d'un coup, elle roulait les yeux et elle a dit... Elle a dit que le serviteur de Voldemort partirait rejoindre son maître avant minuit... Elle a dit que son serviteur l'aiderait à retrouver sa puissance. Ensuite, elle est redevenue normale et elle ne se souvenait plus du tout de ce qu'elle avait dit. Est-ce que... Est-ce qu'elle a fait une véritable prédiction ?
Dumbledore ne parut pas très impressionné.
- C'est possible, Harry, dit-il d'un air songeur. Qui aurait pu le penser ? Voilà qui porte le nombre de ses prédictions vérifiées à un total de deux. Je devrais lui donner une augmentation...
- Mais...
Harry regarda Dumbledore d'un air effaré. Emerald cligna des yeux en voyant le directeur aussi calme face à la révélation que venait de faire le jeune homme. Il venait aussi d'avouer que le professeur Trelawney avait déjà fait une prédiction auparavant ?
- J'ai empêché Sirius et le professeur Lupin de tuer Pettigrow ! dit-il. Ce sera ma faute si Voldemort revient !
- En fait, la "faute" me revient, intervint Emerald en marquant les guillemets avec ses doigts. Mais c'était la bonne décision, Harry, les choses ne sont juste pas allées dans notre sens.
- Les conséquences de nos actions sont toujours si complexes, si diverses, que prévoir l'avenir est une entreprise bien difficile... dit Dumbledore d'un ton paisible. Le professeur Trelawney en est la preuve vivante. Tu as fait quelque chose de très noble en sauvant la vie de Pettigrow.
- Mais s'il aide Voldemort à reprendre le pouvoir !
- Harry, sans vouloir vous offenser, je préfère prendre le risque que Voldemort revienne que de voir votre vie ou celles de Black et Lupin détruites pour avoir tué Pettigrow, fit Emerald.
Dumbledore fronça légèrement les sourcils, mais reprit bien vite son calme.
- Pettigrow vous doit la vie, dit-il à Harry. Vous avez envoyé à Voldemort quelqu'un qui a une dette envers vous. Lorsqu'un sorcier sauve la vie d'un autre sorcier, il se crée un certain lien entre eux... Et je serais très étonné que Voldemort veuille d'un serviteur qui a une dette envers Harry Potter.
- Mais moi, je ne veux pas avoir de lien avec Pettigrow ! dit Harry. Il a trahi mes parents !
- Il s'agit là de magie à son niveau le plus profond, le plus impénétrable, Harry. Mais crois-moi... Un jour viendra peut-être où tu seras très content d'avoir sauvé la vie de Pettigrow. J'ai très bien connu ton père, Harry, à Poudlard et plus tard, dit-il avec douceur. Lui aussi aurait épargné Pettigrow, j'en suis persuadé.
Harry regarda Dumbledore. Il semblait assez évident qu'il ne parlait pas à la légère.
- Ton père vit en toi, Harry, et il se montre davantage lorsque tu as besoin de lui. Sinon, comment aurais-tu pu créer ce Patronus en particulier ? Cornedrue est revenu la nuit dernière.
Il fallut quelques instants à Emerald pour comprendre le sens des paroles de Dumbledore.
- Ce matin, Remus m'a raconté comment Sirius et James étaient devenus des Animagi, dit Dumbledore avec un sourire. Un exploit extraordinaire... ce qui est encore plus extraordinaire, c'est de l'avoir fait à mon insu. Je me suis alors rappelé la forme très inattendue qu'avait prise ton Patronus lorsqu'il s'est attaqué à Mr Malefoy déguisé en Détraqueur, le jour du match contre Serdaigle. Tes parents ne sont peut-être pas en vie, Harry, mais ils sont toujours là.
Dumbledore sortit alors du bureau, laissant les deux jeunes gens.
Le quatuor et le professeur Dumbledore étaient les seuls à savoir ce qui s'était passé la nuit où Sirius et Pettigrow s'étaient enfuis. À mesure qu'approchait la fin des classes, on entendait de plus en plus de théories qui prétendaient expliquer les événements, mais aucune ne ressemblait si peu que ce fût à la vérité.
Percy Weasley, pour sa part, avait beaucoup de choses à dire sur la fuite de Sirius.
- Si jamais j'arrive à entrer au ministère, j'aurai beaucoup de choses à proposer pour faire respecter la loi ! affirmait-il à la seule personne qui consentait à l'écouter, c'est-à-dire Pénélope, sa petite amie.
Le temps était idéal, l'atmosphère joyeuse, et ils savaient qu'ils avaient réussi l'impossible pour aider Sirius à garder son âme et sa liberté. Pourtant, Harry et Emerald se sentaient un peu déprimés.
Ils n'étaient pas les seuls à regretter le départ du professeur Lupin. Tous les élèves du cours de Défense contre les forces du Mal étaient attristés par sa démission, même certains élèves de Serpentard.
- Je me demande qui ils vont nous mettre l'année prochaine, dit sombrement Seamus Finnigan.
- Un vampire, peut-être, suggéra Dean Thomas avec une nuance d'espoir.
Ce n'était pas seulement le départ du professeur Lupin qui préoccupait Harry. Emerald et lui parlaient régulièrement de la prédiction du professeur Trelawney et se demandaient sans cesse où pouvait bien se trouver Pettigrow, à présent. Était-il déjà en sûreté auprès de Voldemort ?
Mais ce qui accablait encore davantage le Survivant, c'était la perspective de devoir retourner chez les Dursley. Pendant environ une demi-heure, une magnifique demi-heure, il avait cru qu'il irait vivre chez Sirius, désormais... Le meilleur ami de ses parents... C'était presque aussi bien que de retrouver son père. Il n'avait pas de nouvelles de Sirius, ce qui était bon signe, car cela signifiait qu'il avait réussi à se cacher quelque part. Mais Harry ne pouvait s'empêcher de ressentir une profonde tristesse en pensant à cette maison qu'il aurait pu avoir et qui n'était plus qu'un rêve, maintenant.
Les résultats des examens furent affichés le dernier jour du trimestre. Tous les quatres avaient réussi toutes les épreuves. Harry était stupéfait d'avoir obtenu son examen de Potions. Il soupçonnait Dumbledore d'être intervenu pour empêcher Rogue de le recaler volontairement. Le comportement de Rogue envers Harry au cours de cette dernière semaine avait paru inquiétant aux yeux d'Emerald. On n'aurait jamais pensé que Rogue puisse détester le Survivant encore davantage, mais c'était pourtant le cas. Chaque fois que Rogue le regardait, un tic agitait le coin de sa bouche et il ne cessait de remuer les doigts comme s'il rêvait de les serrer autour de son cou.
Percy avait obtenu son ASPIC, Fred et George leur BUSE. Par surcroît, Gryffondor, grâce notamment à ses prouesses sur le terrain de Quidditch, avait gagné la coupe des Quatre Maisons pour la troisième année consécutive. La Grande Salle fut donc décorée aux couleurs rouge et or de Gryffondor pour le banquet de fin d'année et la table des vainqueurs se montra de très loin la plus bruyante.
Lorsque le Poudlard Express quitta la gare, le lendemain matin, Hermione annonça à Ron, Harry et Emerald une nouvelle surprenante.
- Je suis allée voir le professeur McGonagall ce matin, juste avant le petit déjeuner, dit-elle. Et j'ai décidé d'abandonner l'étude des Moldus.
- Mais tu as eu ton examen avec trois cent vingt pour cent de bonnes réponses ! dit Ron.
- Je sais, soupira Hermione, mais je ne pourrai pas supporter une autre année comme celle-ci. Sans l'étude des Moldus et la Divination, j'aurai de nouveau un emploi du temps normal.
- Tant mieux, il faut prendre soin de votre santé si vous voulez être performante, fit Emerald.
Elle se tourna vers Harry qui regardait le château disparaître derrière une montagne. Elle pouvait le comprendre, ils auraient deux longs mois à attendre avant de pouvoir y retourner…
- Ne sois pas triste, Harry, dit Hermione.
- Je pensais aux vacances, répondit Harry.
- Moi aussi, j'y ai pensé, dit Ron. Harry, il faut que tu viennes à la maison. J'arrangerai ça avec mes parents et je t'appellerai. Je sais comment me servir d'un fêlétone, maintenant.
- Un téléphone, Ron, rectifia Hermione. Tu devrais étudier les Moldus, l'année prochaine...
Ron ne lui répondit pas.
- C'est la coupe du monde de Quidditch, cet été ! dit-il. Qu'est-ce que tu en dis ? Viens à la maison et on ira ensemble ! Mon père s'arrange toujours pour avoir des billets par le ministère.
Cette proposition eut pour effet de remonter sensiblement le moral de Harry.
- J'imagine que les Dursley seront ravis de me laisser partir... Surtout après ce que j'ai fait à la tante Marge...
Vers la fin de l'après-midi, Harry eut enfin une excellente raison de retrouver toute sa gaieté.
- Harry, lui dit Hermione, le regard tourné vers la fenêtre, qu'est-ce que c'est que ça ?
Le jeune homme jeta un coup d'œil dehors. Une petite boule grise venait d'apparaître derrière la vitre. Il se leva pour mieux voir : c'était un minuscule hibou qui portait une lettre beaucoup trop grande pour lui. Le hibou était si petit qu'il avait peine à voler dans les remous d'air provoqués par la vitesse du train. Harry se hâta d'ouvrir la fenêtre, tendit le bras et attrapa l'oiseau. On aurait dit un Vif d'or en peluche. Le hibou laissa tomber la lettre sur la banquette et se mit à voleter d'un air joyeux dans le compartiment comme s'il était très fier d'avoir accompli sa mission.
Hedwige fit claquer son bec en signe de désapprobation. Pattenrond se leva et suivit l'oiseau de ses grands yeux jaunes. Ron attrapa alors le hibou pour le protéger.
La lettre était adressée à Harry. Il ouvrit l'enveloppe et s'exclama:
- C'est Sirius !
- Quoi ? s'écrièrent Ron et Hermione d'une même voix. Lis-nous ça !
Emerald ne dit rien mais se fit attentive.
"Cher Harry,
J'espère que cette lettre te parviendra avant que tu n'arrives chez ton oncle et ta tante. J'ignore s'ils ont l'habitude de recevoir du courrier par hibou postal.
Buck et moi, nous nous cachons. Je ne te dirai pas où, au cas où cette lettre tomberait en de mauvaises mains. Je ne sais pas si on peut faire confiance à ce hibou, mais c'est le seul que j'aie trouvé et il avait l'air très content de faire ce travail.
Je crois que les Détraqueurs me cherchent toujours, mais ils ne me trouveront jamais ici. Je vais m'arranger pour que des Moldus m'aperçoivent bientôt très loin de Poudlard afin que les mesures de sécurité du château soient levées.
Il y a quelque chose que je n'ai pas eu le temps de te dire quand nous nous sommes vus. C'est moi qui t'ai envoyé l'Éclair de Feu…"
- Ah ! dit Hermione d'un air triomphant. Tu vois, je te l'avais dit que c'était lui !
- Oui, mais il ne l'avait pas ensorcelé, fit remarquer Ron. Aïe !
Le minuscule hibou qui hululait allègrement dans la main de Ron lui avait mordillé un doigt dans ce qu'il pensait être un geste d'affection.
"C'est Pattenrond qui a apporté le bon de commande à la poste de Pré-au-lard. J'ai indiqué ton nom, mais je leur ai dit de prendre l'or dans le coffre numéro 711 de Gringotts. C'est le mien. Considère qu'il s'agit d'un cadeau de ton parrain pour tes treize ans.
Je voudrais aussi te demander pardon pour la frayeur que j'ai dû te faire le soir où tu as quitté la maison de ton oncle. Je voulais simplement t'apercevoir un bref instant avant de continuer ma route vers le nord, mais je crois bien que tu as eu peur en me voyant.
Je t'envoie également quelque chose qui devrait te faciliter la vie à Poudlard, l'année prochaine.
Si jamais tu as besoin de moi, écris-moi, ta chouette saura où me trouver.
Je t'écrirai bientôt une autre lettre.
Sirius"
Harry s'empressa de regarder dans l'enveloppe et y trouva un autre morceau de parchemin. Lorsqu'il l'eut parcouru, il afficha un grand sourire.
"Je, soussigné, Sirius Black, parrain de Harry Potter, donne par la présente l'autorisation à mon filleul de se rendre à Pré-au-lard le week-end."
- Ça suffira pour Dumbledore ! dit Harry d'un ton joyeux. Il y a un P.-S...
"J'ai pensé que ton ami Ron aurait peut-être envie de garder ce hibou, puisque c'est à cause de moi qu'il n'a plus de rat."
Ron écarquilla les yeux. Le minuscule hibou continuait de hululer avec ardeur au creux de sa main.
- Le garder ? dit Ron, indécis.
Il examina attentivement l'oiseau pendant un moment puis, à la grande surprise des trois autres, il le tendit à Pattenrond pour que celui-ci puisse le flairer.
- Qu'est-ce que tu en penses ? demanda Ron au chat. Un hibou, ça te va ?
Pattenrond se mit alors à ronronner.
- Pour moi, c'est d'accord, dit Ron, d'un air ravi. Ce hibou est à moi.
Harry lut et relut la lettre de Sirius jusqu'à l'arrivée du train à la gare de King's Cross. Il la tenait toujours bien serrée dans sa main lorsqu'ils franchirent la barrière magique du quai 9 3/4. Mrs Weasley vint les serrer tous les quatre dans ses bras, elle repartit avec sa famille. Hermione rejoignit ses parents et Harry s'approcha d'un homme obèse qui avait l'air extrêmement déplaisant à cotoyer. Mais après quelques échanges de mots, il semblait que le Survivant avait la situation bien en main, alors avec un sourire, Emerald se mit à la recherche de madame Duke.
Cependant, avant de trouver l'éducatrice, elle trouva un homme, debout devant une voiture, qui la regardait fixement. Emerald perdit son sourire et ses couleurs. Neely Edath s'était évadé de prison.
Merci aux mécènes qui me soutiennent : Andromeda, Clixia, Mariam Pizette et portgas yuwine !
