Je ne possède aucun des personnages de la série ou des livres

Ensembles de textes courts et de défis sur The Witcher qui nous plonge dans un moment d'histoire ou dans les pensées des personnages.

Ce texte a été écrit pour la nuit du FOF sur le thème "Aléa" et pour le défi de la saint valentin de bibliothèque de fictions.

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


QUELQUES TEXTES DU LOUP BLANC Tome 2

Le fil de la vie

Géralt avait appris à vivre avec les aléas de la vie de Sorceleur, les quolibets, les monstres pour lesquels il n'était pas toujours payés, les nuits dehors sous la pluie, le vent et la neige, la faim quand il était déjà trop faible pour chasser, les blessures à répétitions et surtout la haine pour les gens comme lui alors que les autres en avaient besoin pour vivre avec un minimum de sécurité… Tout cela faisait qu'il ne s'attachait pas aux gens, que les femmes dans son lit n'étaient que des rencontres de passage, que les compagnons de beuverie étaient oubliés dès le lendemain.

Oui, dès qu'il sortait de Caer Mohren, les gens n'avaient que peu d'importante. Oh, il ne leur souhaiter pas de mal, mais il se moquait de leur présence et cela rajoutait au mythe que les Sorceleurs n'éprouvaient pas de sentiments… de toute manière, personne n'aurait accepté le contraire. Seulement voilà, sur sa route, le Sorceleur avait fini par faire des rencontres qui avaient fait entrer dans sa vie des personnes qui comptaient et qui n'étaient pas Sorceleur. La première personne fut un barde bavard, bruyant, adepte des ennuis qui le poursuivaient tout autant que la variole s'attache à la catin, mais loyal, courageux et intègre. Un barde qui prenait sa défense, pansait ses blessures, le rabrouait par moment et n'avait, surtout, jamais peur de lui, même quand il grognait. Un barde qui était devenu un meilleur ami… La deuxième personne était une enfant surprise qu'il n'avait pas souhaité, mais qui était revenu à lui par la force des choses et qu'il aimait profondément. Ciri avait un caractère rebelle et une force insoupçonnée. Elle était déterminée, solide et la fille que la vie lui avait offerte, ce qui amusait beaucoup la troisième personne de sa vie qui disait souvent qu'ils avaient beaucoup trop de points communs pour deux personnes qui n'avaient pas le même sang…

Une troisième personne qui était là, devant lui, le détaillant de son regard d'améthyste avec un petit sourire à la fois provocateur et doux. Une personne au parfum de lavande et de groseille à maquereau qui se rapprocha de lui et l'enlaça doucement pour se fondre dans ses bras, déposant sa joue contre son torse.

Géralt frissonna et passa en retour ses bras autour de Yennefer, serrant avec tendresse la sorcière dans ses bras. Elle était fière, souriante, mais si elle venait se réfugier dans ses bras, c'était qu'elle ne se sentait pas très bien. Géralt se sentait maladroit dans ses situations, il ne savait pas vraiment aider ses amis et les consoler, mais il savait qu'il devait faire ou dire quelque chose.

- Tu ne te sens pas bien ?

Yennefer frémit sans bouger et répondit dans un souffle.

- Non, j'avais juste envie de me retrouver dans tes bras, tu m'as manqué.

Le Sorceleur fit la moue, ça c'était un demi mensonge. Elle lui avait manqué à lui aussi alors la réciproque devait être vraie, mais il y avait autre chose, il le savait… Comme il savait qu'elle ne dirait rien si elle n'en avait pas envie. Ne sachant pas quoi dire pour l'aiguiller, Géralt fit glisser une main sous ses jambes pour le soulever et la prendre dans ses bras. La sorcière se laissa faire et se blottit un peu plus contre lui alors qu'il monta l'escalier pour gagner l'étage de l'auberge. A l'exception du tenancier, la salle était vide et il leur lança un coup d'œil rapide alors qu'ils montaient.

Du bout du pied, Géralt poussa la porte de la chambre, la referma derrière lui et déposa doucement Yennefer sur le lit. Quand il voulut se redresser, cette dernière passa les bras derrière son cou et l'embrassa avec passion. Il lui répondit avec tout autant d'empressement et murmura un « je t'aime » lorsque leurs lèvres se séparèrent… Yennefer avait été la première et la seule femme à laquelle il avait murmuré ses mots. Malgré une relation compliquée, il savait qu'elle était son âme sœur et il aimait voir la petite étincelle dans son regard quand il baissait la garde pour lui rappeler ses sentiments.

L'étincelle fut là cette fois aussi, gommant la légère tristesse qu'il avait senti quand elle l'avait rejoint.

- Je t'aime aussi Sorceleur.

Géralt lui fit un petit sourire, l'un de ses sourires si rares et précieux pour elle avant de s'allonger à côté d'elle. Il la détailla, caressa sa joue et remit en place une mèche de cheveux rebelle. Yennefer le laissa faire avant de se rapprocher de lui pour l'embrasser. Elle n'est pas du genre à vraiment se confier, mais ce qu'elle sait au fond d'elle c'est qu'il est l'homme de sa vie, celui qu'elle aime de tout son être et elle a besoin de lui, là, tout de suite, elle a besoin de ses bras, de sa peau contre la sienne et qu'il lui fasse l'amour.

Géralt répond à ses caresses, ses doigts calleux volent sur sa peau fine et douce pour l'effeuiller avec tendresse. Leurs baisers s'enflamment et les deux amants tombent leurs carapaces quotidiennes pour s'abandonner totalement l'un à l'autre.

Géralt ne peut s'empêcher de frissonner, c'est vrai qu'il vit depuis des années avec tous les aléas que comportent la vie de Sorceleur, mais il y a aussi des belles choses en ce monde et Yen en fait partie, il espère juste qu'il pourra toujours les protéger.